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Bien que je ne me sois jamais attaché à une étude suivie des Vespides, j'ai néanmoins, durant de longues années, recueilli une masse considérable de notes sur cette famille, et réuni un assez grand nombre d'espèces nouvelles. Je rassemble ici tous ces documents, dans la pensée qu'ils pourront être de quelque utilité aux spécialistes et aux monographes. Avant d'entrer dans le sujet même de ce travail, je crois devoir soumettre au lecteur quelques remarques qui me parais- sent indispensables. La première, et la plus essentielle, concerne la notion du seginent médiaire. Proclamée par Latreille, longtemps oubliée, puis récemment remise en lumière, cette donnée est aujourd'hui admise par tous les entomologistes, au moins pour certains groupes d'Insectes, et particulièrement les Hyménoptères. Tou- tefois, si vraie soit-elle au fond, elle ne laisse pas d'avoir ouvert la porte à des interprétations incorrectes, à des erreurs même. C'est ainsi que Fr. Fr. Kohi, bien que le segment médiaire, par son transfert de l'abdomen au thorax, soit devenu partie intégrante de ce dernier, chez l'adulte, tient toujours ce segment pour le premier de l'abdomen. Par suite, le premier segment Tome LXIV. 1 — 2 — apparent de rabdomeiien est le deuxième et est désigné comme tel dans les diagnoses du savant entomologiste. Cette terminologie ne me paraît pas acceptable. Quand on a distingué par des noms spéciaux le thorax et l'abdomen des animaux articulés, on avait en vue l'adulte, où ces deux parties du corps sont bien distinctes, et non la larve, oii l'on ne les retrouve que par analogie. Pourquoi donc la larve serait-elle le prototype et pourquoi faudrait-il, à l'inverse des premiers ento- mologistes, la prendre pour point de départ? Ils avaient mal connu la constitution du thorax, Latreille est venu corriger leur erreur : le thorax de l'adulte a quatre segments et non trois. L'embryogénie a démontré que, chez les animaux articulés, les parties de la bouche apparaissent d'abord comme organes ambulatoires. 11 n'est venu à l'idée de personne d'appeler les mandiî5ules, mâchoires et lèvre inférieure, 1'% 2" et 3« paires de pattes, et de prendre la l'^' paire de pattes thoraciques pour la 4^ paire de pattes. Mais ce n'est là qu'une question de mots en définitive. H en est qui tiennent davantage au fond des choses. Dans le grand ouvrage d'André, le Species, qui est en toutes les mains, le premier segment apparent de l'abdomen de l'adulte est désigné comme tel. Mais si la partie postérieure du thorax est reconnue comme segment médiaire, elle ne peut représenter que la partie dorsale, le tergite de ce segment. De son arceau ventral, de son sternite, il n'est rien dit. Ce silence est de règle. 11 est cependant intéressant de savoir ce qu'est devenu ce sternite. Dans sa belle monographie des Vespa, R. du Buysson (1) le voit dans l'arceau ventral de ce premier segment abdominal dont nous venons de parler. Le sternite du segment médiaire, dissocié du tergite correspondant, aurait glissé en arrière pour venir s'adapter au tergite du premier segment abdominal et se substituer ainsi au propre sternite de ce seg- ment. Ce sternite refoulé serait entré en coalescence avec celui du 2* segment, en sorte que l'arceau ventral de ce 2' segment (1) Ann. Soc. enl. de France, 1903 et 1904. — 3 — serait constitué par deux sternites soudés. De cette évolution compliquée, de ces disjonctions, glissements, soudures, quelles sont les preuves? L'auteur n'en fournit malheureusement aucune. Il est plus naturel et plus simple, l'idée d'ailleurs n'est pas nouvelle, d'admettre la disparition, au cours de la nymphose, de la région sternale du segment médiaire. L'arceau ventral du 3^ segment thoracique (métalhorax) est déjà considérablement réduit, et il n'en reste guère que ce qui est nécessaire pour l'insertion des pattes; le 4" segment thoracique (segment mé- diaire) l'est plus encore : il s'est, ou peu s'en faut, anéanti sur place, et il n'y a pas lieu de le rechercher ailleurs en bou- leversant la constitution des segments voisins. Nous considérerons donc le 1^'" et le 2*^ sternites de l'abdomen comme de même rang que les tergites auxquels ils sont unis et nous les désignerons comme tels dans ce travail. Le segment médiaire (tergite) occupe une étendue fort varia- ble, suivant les groupes, dans la partie postérieure du thorax; mais les auteurs considèrent, en général, la tranche posté- rieure tout entière, depuis le postécusson, comme en faisant par- tie, y compris sa portion médiane et supérieure, Vespace cor- diforme ou triangulaire, plus ou moins développé, souvent nul, compris entre les deux plaques, inférieurement soudées, diver- gentes vers le haut du segment médiaire. Il ne me parait point démontré que cet espace appartienne au segment émigré de l'abdomen. Je suis plutôt porté à la considérer comme la con- tinuation du postécusson, plus ou moins dégagée entre les pla- ques niédiaires qui l'embrassent. On voit souvent, en effet, cet espace prolonger directement, sans suture, la face postérieure du postécusson. Je continuerai donc, dans ce travail, ainsi que je l'ai fait dans mes publications antérieures, de désigner cette partie sous le nom d'espace triangulaire ou simplement de triangle, sans rien préjuger de sa nature et de son origine. Je ne vois non plus, ainsi que de Saussure (1), aucun inconvénient (1) H. de Saussure, Hist. p/iys. nat. et polit, de Madagascar, vol. XX, 1898, p. xx. à conserver la terminologie ancienne et à désigner comme tranche postérieure du métathorax l'ensemble des deux pla- ques médiaires et du triangle, puisqu'il ferme en définitive et complète celte région du thorax. Il suffit de s'entendre, et aucun malentendu ne peut exister, après les explications qui précè- dent. Resterait encore une question à examiner, celle de la distri- bution comparée des stigmates dans la larve et dans l'adulte, question connexe, à certains égards, de celle du segment médiaire. Nous trouverions encore là quelques points intéres- sants à discuter. Mais nous ne nous y attarderons point, leur solution n'ayant aucun intérêt pratique au point de vue descrip- tif, auquel nous devons ici nous astreindre. Lorsqu'une expression, un vocable est depuis longtemps en usage avec un sens précis, on devrait se faire une règle absolue de n'en pas changer l'acception. Le nom de joues, gênas, Wangen, cheeks est un de ceux qui reviennent le plus fréquem- ment dans les diagnoses. Les entomologistes qui nous ont pré- cédés, les Lepeletier de Saint-Fargeau, les Fôrster, les Schenck, les Fr. Smith, pour n'en pas citer d'autres, entendaient par ce mot la portion de la face comprise entre le chaperon et l'orbite. Fôrster définit formellement les joues: « die Wangen, in beiden Seiten des Glypeus bis an die Orbita reichend » (1). Depuis Thomson et Morawitz, l'usage semble établi d'appeler joues l'espace ordinairement étroit, parfois nul, qui sépare le bord inférieur des yeux de la base des mandibules, ce que Fôrster nomme « Kieferaugenabstand ». Ed. André, étendant la com- préhension du terme, définit les joues, genœ : « Parties de la tète situées derrière les yeux et au-dessus de la base des man- dibules » (2). Dans cette définition, on voit s'ajouter aux joues une partie qui jusqu'alors n'y avait pas été comprise, le bas (1) Fôrster, Monoffi: der Gattung llylaeus {Verh. der k. k. zool. bot. Gesellsch., Wien, 1811). (2) Ed. André, Species der llijinénoplères, t, I, p. clyi. — 5 ~ postérieur de la tête; par contre en est exclu ce qui, pour les anciens auteurs, constituait précisément et uniquement les joues. Ces variations auraient-elles pour excuse le souci de mieux adapter la notion des joues, chez l'Insecte, à ce qu'elle est chez les animaux supérieurs, elles n'en seraient pas pour cela plus légitimes. C'est par suite d'idées fausses sur l'unité de compo- sition organique qu'on a été amené à imposer des dénomina- tions identiques à des parties qui, dans des groupes absolument différents et non comparables, ne sauraient avoir aucune homo- logie réelle. Où que l'on mette les joues d'un Insecte, elles n'ont et ne peuvent avoir rien de commun avec les joues d'un Verté- bré. Pour ma part, je reviens à la terminologie ancienne, ou plutôt j'y reste fidèle, car je ne m'en suis jamais écarté dans mes publications antérieures, et je continuerai à appeler «joues » le bas de la face compris entre le clypéus et les yeux, et « espace ou intervalle oculo-mandibulaire » la partie que cette expression définit. J\l,-B. — Dans les descriptions qui suivent, le terme « seg- ment », non suivi d'un qualificatif, doit s'entendre « segment de l'abdomen ». GUÊPES SOCIALES Genre VESP L. V. Crabro L., var. Altaica n. var. — Femelle. Les teintes brunes ou ferrugineuses plus sombres que dans le type. Tête en grande partie jaune; une tache noirâtre entre les yeux, em- brassant les ocelles, avançant en angle ou en arc sur la base du tubercule interantennaire et envoyant un prolongement sur les côtés de celte protubérance; derrière de la tête noirâtre, avec un prolongement de cette teinte vers le milieu de l'orbite, qu'elle n'atteint pas. Antennes noirâtres en-dessus, base du troisième article ferrugineuse. Corselet entièrement noirâtre, avec un peu de ferrugineux au bord postérieur de l'écusson. — 6 - Extrême bout des fémurs, dessus des tibias, tous les tarses fer- rugineux. Abdomen comme dans le type, sauf l'exclusion des teintes ferrugineuses et brunes, remplacées par le uoirâtre, et un faible rétrécissement des bandes jaunes, qui fait que les points noirs sont remplacés par des sinus assez grands, ce qui d'ailleurs s'observe quelquefois chez la Crabro de nos contrées. Ailes plus sombres que dans le type. Altaï. V. Crabro, var. Caspica n. var. — Femelle. Tête d'un orangé sombre, plus ou moins lavé de ferrugineux; les parties noirâ- tres de V Altaica ferrugineuses et leur étendue diminuée : ainsi la tache de la région ocellaire devient ferrugineuse, n'atteint pas toujours les yeux, tend à se fondre avec la couleur voisine plus claire, et même peut s'effacer entièrement. Au corselet, les lignes ferrugineuses du mésonotum sont moins distinctes, par- fois absentes, les taches sous-alaires le plus souvent nulles. Bandes jaunes des trois P" segments dorsaux très étroites, la V^ parfois obsolète, les suivantes à peine un peu triéchancrées, suivant leur largeur, élargies sur le côté; la 4' peu profondé- ment triéchancrée; la 5* largement biéchancrée, entièrement jaune, avec deux petits points noirs latéraux. Segments ven- traux brunâtres vers la base, ferrugineux vers le bout, portant, du 2* au 5^, dans la partie ferrugineuse, une tache latérale transversale jaune, très distante de la ligne médiane, n'attei- gnant pas le bord postérieur, échancrée en arc en avant; taches du 5*^ segment parfois continentes; au 6% deux grandes taches ordinairement confluentes, rarement séparées par un trait ferru- gineux plus ou moins apparent, et n'atteignant pas l'extrémité. Pattes plus brunes que ferrugineuses. Ailes plus rousses que dans le type. Vestiture tl'un roux plus sombre, presque noi- râtre sur le dos. — Souvent le 2' segment de l'abdomen porte en avant une bande ferrugineuse raccourcie latéralement, ne touchant pas la base, dont elle est très rapprochée, distante du bord postérieur d'une longueur plus grande que la demi largeur du segment. Parfois cette bande est de largeur presque uniforme, mais le plus souvent plus ou moins rétrécie au milieu, et enfin dissociée en deux taches distinctes. Cette bande, accidentelle dans l'es- pèce, est normale, on le sait, chez plusieurs autres. Talysch et Lenkoran, région Caspienne (Korb.). V. parallela André, var. — Femelle. Long. 21'""'. Diffère du type par la tête entièrement jaunâtre ou orangée, à peine rem- brunie dans la région ocellaire; les bordures jaunes des seg- ments régulières, sans échancrures en avant, leur largeur étant insuffisante pour atteindre la région des points noirs; la 2' la plus large; la 5" élargie au milieu ; toutes précédées d'une bande brun ferrugineux mal définie et se fondant graduellement dans le fond noir de la base; en haut de la partie déclive du 1" seg- ment, une grande tache transversale, subréniforine, d'un ferru- gineux plus clair. Pattes n'ayant de jaune que sur le dessus des tibias antérieurs. Ailes d'un roussâtre obscur, à peine éclaircies vers le bout. Le denticule de l'échancrure du chaperon est tout à fait rudi- mentaire, ne faisant aucune saillie au delà du bord antérieur. Celui-ci, entre les deux dents très courtes, largement arrondies, presque abruptes du côté interne, est sensiblement rectiligne et à peu près de la largeur de chacune des dents elles mêmes. Chine, sans indication plus précise. V. analis Fabr., var. tenebrosa Buyss. — De deux ouvrières provenant de Malang (Java), l'une a les deux V segments sans jaune, avec un liséré ferrugineux sombre; l'autre a un liséré jaune sombre au 2' segment. V. mandarinia Sm. — Une femelle du Japon a deux taches jaunes à l'écusson, pas de taches au postécusson; deux femelles et deux ouvrières de même provenance ont l'écusson et le pos- técusson immaculés. V. affinis Fabr. — Aux variations déjà signalées de Vafflnis, une des formes de la cincta F [iropica L.), j'ajouterai les deux suivantes : 1" 1*'' segment entièrement noir en avant et sur les côtés; le jaune de la partie dorsale déchiqueté latéralement et entamé par trois linéoles noires, l'une antérieure et médiane, les deux autres latérales et transverses. Celte forme pourrait s'appeler trisignata. Trois ouvrières provenant de Timor. 2° Le jaune du l"'' segment dorsal réduit à une bande margi- nale raccourcie et rétrécie sur les côtés; celui du 2" segment largement sinué en avant, raccourci sur les côtés et portant de part et d'autre un petit point noir transversal, qui se voit, plus ou moins vague, sur d'autre variétés. Iles Banda. V. Indosinensis n. sp. — Se distingue immédiatement de Vafflnis, dont elle a l'aspect, par les angles antérieurs du cha- peron largement arrondis. Formes moins élancées. Femelle ou grande ouvrière. Long. 24-26™™. Coloration générale de Vaffinis. Tête et corselet ou entièrement noirs ou variés de ferrugineux en proportions très diverses. Tête par- fois entièrement ferrugineuse, sauf le chaperon, maculé ou lavé seulement de ferrugineux dans le bas, quelquefois vers sa base, ainsi que l'orbite interne et l'échancrure des yeux. Antennes ou entièrement ferrugineuses, à peine plus sombres en dessus; ou noirâtres en dessus, d'un ferrugineux vif en dessous, le dernier article ordinairement ferrugineux en entier, le scape noirâtre ou ferrugineux sombre. Prothorax tantôt noir, tantôt en entier ferrugineux, tantôt n'ayant qu'un liséré margi- nal, fréquemment discontinu, sur son pourtour ; la tranche anté- rieure est d'ordinaire plus sombre que les épaulettes. L'écusson peut porter deux taches mal limitées, ainsi que le dessous des ailes. 2' segment dorsal entièrement ferrugineux, sauf un étroit liséré basilaire, parfois élargi au milieu. 1"' segment largement bordé de cette couleur, la bordure souvent augmentée en avant, dans sa partie moyenne, d'un épaississement plus sombre, plus — 9 — ou moins étendu en avant, sinué ou bilobé à son bord antérieur, sinué ou échancré sur le côté, envahissant tout le segment, chez les sujets les plus colorés, tout en s'assombrissant de plus en plus vers la base, la partie noire du segment laissant alors comme témoin un petit point latéral, qui n'est probablement pas constant. 2" arceau ventral orné tantôt d'un petit point jau- nâtre près de l'angle postérieur, ou d'une grande tache jaunâtre couvrant largement cet angle et englobant un point brunâtre, ou d'une large bande marginale ferrugineuse, jaunâtre aux angles, avec le point sombre normal, rétrécie au milieu, précé- dée d'une teinte ferrugineuse sombre, d'étendue variable. Le reste de l'abdomen est noir, quelquefois lavé de brun sur les derniers segments ventraux. Pattes noirâtres ou brunes avec les tarses plus clairs, surtout les antérieurs. Ailes moins obscurcies à la base que celles de Vaffinis, moins claires au contraire vers le bout; nervures ferrugineuses ainsi que l'écaillé. Poils dressés, noirs, très courts, surtout à l'abdomen, où ils sont très peu apparents, si ce n'est sur le milieu du 1" segment dorsal . Duvet velouté plus fin, plus court et aussi plus chatoyant que chez Vaffinis , noirâtre seulement sur le haut de la tête et le dessus du corselet, chez les sujets les plus sombres, et avec des reflets gris brun; brun avec des reflets cendrés sur les par- lies brunes; gris blanchâtre sur les parties ferrugineuses. Tête un peu plus étroite que le corselet, plus large en arrière que les yeux. Chaperon peu profondément échancré, ses angles très largement arrondis. Intervalle oculo-mandibulaire plus étroit de moitié que chez Vaffiiiis. Antennes fortes et épaisses, leurs articles moyens 1 1/3 fois plus longs que larges [affinis, 1 1/2). 1" segment plus large et plus court, sa partie antérieure plus déprimée. Ponctuation en général plus forte, les intervalles assez bril- lants, par suite de la ténuité plus grande du duvet; celle du chaperon très profonde, les intervalles faiblement striés; celle du dos du corselet plus forte du double que dans Vaffinis, les intervalles, au milieu, 2-3 fois plus grands que les points; celle du 6' segment dorsal très forte aussi, nullement effacée vers le bout. — 10 — Var. Un exemplaire de Cochinchine porte au 3^ segment, en dessus, près de la base, une tache transversale ferrugineuse, atfectant la forme d'un chapeau à larges bords renversé, et, en dessous, près des angles postérieurs, un petit point jaune. Ouvrière. Long. 18-20 ™"'. Gomme la femelle. Un sujet de l'Annam est à signaler comme ayant le 1" segment entièrement ferrugineux, sans distinction de bande marginale, avec un point noir latéral, la teiate ferrugineuse s'assombrissant graduelle- ment vers la base. Cochinchine; Annam (M. Boutan); Malacca; Célèbes septen- trionales; Inde. V. rubricans n. sp. — Groupe de Yafjînis. Tête et corselet noirs, abdomen brun, plus clair en avant, graduellement assom- bri vers le bout; abdomen, surtout le 1"" segment, moins étroit. Femelle. Long. 26-27°"^. Antennes brunes, le funicule brun jaunâtre en dessous; les 2-3 derniers articles ferrugineux en dessus. 1" segment brun rougeâtre clair, obscurci vers l'inser- tion, les 3 suivants graduellement plus sombres; les 4" et 5^ brun noirâtre, étroitement rougeâtres au bord postérieur; la base des 5* et 6^ plus sombre que le disque. E-.i dessous, l'ab- domen est brun; le 2*" segment le plus clair dans sa partie moyenne; les suivants assez uniformément bruns, le bord plus clair. Pattes brun noirâtre, les tarses moins sombres, les der- niers plus ou moins ferrugineux. Ailes comme la cincta, mais moins sombres, brunes et non noires vers la base. Tout le corps couvert d'un très fin duvet couché, brun noi- râtre sur la tête et le corselet, chatoyant en teintes plus claires, brunes sur le dos, cendrées sur le prolhorax, let; méso- et méta- pleures, le métathorax, dorées sur la ligne médiane de l'abdo- men, gris argenté sur les côtés, gris blanchâtre à la base des segments, gris brun sur les pattes. Les cils dressés, ordinaire- ment plus courts et moins forts que chez Va/jînis, noirs sur la tête et le corselet, le dos des segments, roux sur leurs côtés, sur les derniers et le dessous de l'abdomen, ainsi qu'au bas du chaperon. — 11 — Forme générale plus trapue que chez Vaffinis. Corselet un peu plus large que la tête, plus étroit que l'abdomen. Chape- ron moins profondément échancré que celui de Vaffinis, les dents plus petites, moins relevées. Tubercule interantennaire très rétréci et très prolongé en avant, profondément canalicuié avant le bout, ses côtés fortement arqués. Vertex relevé en épais Jiourrelet en arrière des ocelles. Face postérieure du corselet moins aplanie au milieu que chez Vaffinis, plus largement arron- die sur les côtés. Abdomen proportionnellement plus gros, le 1" segment surtout plus large, plus bombé, moins aplani sur la partie déclive antérieure. Ponctuation générale plus forte, celle de la tête, en outre, plus serrée. Lindi (Afrique orientale allemande). V. fervida Sm. — Une ouvrière de taille supérieure à celle qu'a observée du Buysson (20°"^ au lieu de 16°^") se distingue, en outre, du type par l'augmentation des dessins jaunes, savoir : une grande tache à l'orbite postérieure, s'élevant de l'articula- tion des mandibules presque jusqu'à mi-hauteur des yeux; une linéole longitudinale à l'arrière du mésothorax, en prolongement du sillon scutellaire; à la face postérieure du corselet, en outre de la grande tache médiane quadrangulaire, à angles prolon- gés, une autre tache de part et d'autre, au-dessus de l'insertion des pattes postérieures; stigmate médiaire taché de jaune; une petite tache au haut des métapleures. L'étroit liséré marginal du V segment dorsal est largement interrompu au milieu et le 2" en est totalement dépourvu. Ailes rousses, non enfumées. Toli-Toli (Nord-Célèbes). V. velutina Lep., var. ardens Buyss. — Comme R. du Buys- son est disposé à l'admettre, je suis d'avis qu'il y a lieu de réunir les V. velutina et auraria Sm. L'espèce parait extrême- ment variable, et il est vraisemblable que beaucoup de variétés nouvelles viendront s'ajouter à celles qui sont déjà connues. J'en apporte ici quelques unes. * _ 12 — Des exemplaires venant de l'Inde ont le dessus de la tête jaune lavé d'orangé, le prothorax orangé roux, jaunissant le long du bord postérieur. Les deux lignes du mésonotum de couleur ferrugineuse, divergeant en avant pour atteindre le prothorax, sont réunies en arrière par une grande tache qua- drangulaire adossée à Fécusson. Celui-ci est orangé, jaunissant au milieu. Le postécusson est marqué de ferrugineux sombre sur les côtés. Liséré jaune du l'"" segment dorsal précédé d'un trait ferrugineux aussi large que lui au milieu, s'atténuant puis disparaissant sur les côtés. Bordure du 2^ segment jaune orangé, couvrant le quart postérieur du segment et trisinuée. Celle du 3% plus large encore, fortement échancrée sur les côtés par les taches normales; 4*, 5" et 6* segments n'ayant de noir que la base, de plus en plus étroite, et englobant, par suite, les points latéraux, peu sensibles et reconnaissables seulement à une tache légèrement assombrie. 2' et 3* seg'ments ventraux jaunes, les suivants orangés, sauf la base étioitement brune. Pattes brunes; hanches antérieures orangées en avant; fémurs antérieurs orangés dans leur moitié distale; tous les genoux jaunâtres ou orangés, ainsi que le bout des tibias. Ailes enfumées. Sikkim et Assam. V. velutina Lep., var. Celebensis n. var. — Femelle ou grande ouvrière. Long. 16°"". Tête noire en dessus, jaune orangé dans le bas, celle couleur n'atteignant pas en arrière le haut des yeux, réduile en avant aux mandibules, au chaperon, à une courte ligne orbilaire vers les antennes, une tache sur le tuber- cule fronlal, dont le bout est noir. Scape noir en dessus, jau- nâtre en dessous, funicule orangé, plus sombre en- dessus. Bord antérieur du prolhorax et le dorso-latéral, en grande partie, lisé- rés d'orangé sombre. Le reste du corselet noir. Segments 1-4 ornés d'une bordure orangée, la 1"' étroite et très rétrécie sur les côtés; la 2' plus large du double, à bord antérieur inégal, brusquement élargie sur les côtés; la 3" trois fois plus large que la '2% angulairement échancrée en avant; la 4^ couvrant le — 13 - segment presque eu eutier. Sur la 3*' et la 4% le point noir ordi- naire, presque nul sur celle-ci. 5" et 6* segments bruns, lavés d'orangé sombre. Segments ventraux 2 et 3 portant une bande large et jaunâtre sur les côtés, avec une échancrure semi-circu- laire, orangé sombre et très rétrécie au milieu; les segments 4 et 5 étroitement lisérés d'orangé sombre; 6^ segment entière- ment de cette couleur. Tous les tarses jaunâtres, le dernier plus clair. Ailes hyalines, jaunâtres, plus colorées le long de la côte; écaille brune, rougeâtre extérieurement; nervures d'un roux clair. Le duvet, court, velouté, brun sur le haut de la tête et le dos du corselet, avec des reflets grisâtres, d'un brun roux sur le dos de l'abdomen, gris cendré sur les côtés et en dessous, ainsi que sur les pattes. Bua-Kraeng (Sud-Gélèbes). V. velutina Lep., var. Megei n. var. — Cette variété atteint le maximum coiinu dans l'espèce de la coloration noire. Femelle. Long. 24-25°"". Mandibules, chaperon, tubercule frontal, échancrure des yeux, derrière de la tête jusqu'à moitié hauteur des yeux de couleur orangée obscure, plus claire sur le chaperon. Antennes noirâtres eu dessus, orangé sombre en dessous. Corselet entièrement noir. 1"' segment noir, étroite- ment liséré de jaune vif, doublé en avant d'un trait orangé sombre. Aux 2^ et 3% une bordure de cette dernière couleur, rétrécie avant le côté, où la 3" atteint presque la base; 4" seg- ment presque entièrement orangé, avec une échancrure angu- laire médiane et le petit point noir normal; 5* et 6' bruns lavés d'orangé. 2*^ et 3^ segments ventraux comme dans la précédente forme, le jaune plus vif; au 3% à la place de l'ëçhancrure, un petit point noir; 4' et 5' bruns, le bord brun orangé; 6** entiè- rement de cette couleur. Pattes comme dans la variété précé- dente. Ailes un peu rousses, très enfumées, nervures et écailles brunes. Vestiture développée. Les poils, dressés, longs et abondants, en général noirs, bruns sur les parties claires, roux pâle sous le — 14 — ventre, gris cendré sur la troncature du l'*' segment. Duvet velouté noir changeant en grisâtre plus ou moins argenté sur le dessus de la tête et du corselet, ce chatoiement plus clair et plus vif en dessous et sur les pattes; sur les segments dor- saux, les reflets sont dorés avec une ceinture gris blanchâtre très apparente à la base du 2^ En arrière de cette ceinture appa- raît vaguement, sous une certaine incidence, une bande rousse, illusion provenant d'une teinte plus chaude du duvet en cette région, vestige néanmoins de la bande effective qui existe chez beaucoup d'espèces et qui pourra se retrouver dans quelque variété de la veliitina. Ouvrière. Long. IS-lô"""". Semblable, le duvet seulement avec des reflets moins vifs. Koueï-Tchéou (Chine centrale). Reçu de M. l'abbé Mège. V. velutina Le p., var. mediozonaiis n. var. — Ouvrière. Tête jaune orangée sans tache derrière les yeux ; une tache fron- tale ne dépassant pas en arrière les ocelles, arrêtée à la base du tubercule, et envoyant de part et d'autre de celui-ci un pro- longement vers les antennes; échancrure des yeux brun jaunâ- tre. Ecaille et bord postérieur de Técusson ferrugineux som- bre; 1'' segment presque entièrement jaune. Une large bor- dure orangé sombre, rétrécie vers les côtés, irrégulièrement élargie au milieu, atteint en avant le bord, limite de la partie déclive, où elle s'unit à un étroit liséré qui en fait le tour; au bord du 2' segment, un liséré très étroit, brusquement élargi sur les côtés. Segments ventraux orangé sombre, avec la base noire à partir du 2% dont la bande, sinuée au milieu et mal limi- tée, en couvre la moitié. Tibias et tarses ferrugineux, ces der- niers s'éclaircissant vers le bout, le dernier article jaune clair. Ailes enfumées, faiblement jaunâtres. Sikkim. V. multimaculata n. sp. — Du type velutina; dessins jau- nes, pattes orangées. Ouvrière. Long. 15-16""". Mandibules, une large bordure au — 15 — bout et sur les côtés du chaperon, une tache transversale vers le haut du tubercule frontal, la moitié inférieure du derrière de la tète, jaunes; antennes noirâtres en dessus, devant du scape jaune, dessous du funicule fauve sombre. Sur tout le pourtour du prothorax un étroit liséré jaunâtre sur le devant et les côtés, jaune clair sur le bord dorso-interne. Ecaille, deux petites taches rondes sur les côtés de l'écusson, deux grandes taches presque contiguës au bord antérieur du poslécusson, presque tout le segment médiaire, sauf la base et le milieu, une grande tache sous l'aile, une autre moindre au bas des méso- pleures, jaunes. Troncature antérieure du l'"" segment abdo- minal presque entièrement jaune, sauf une grande tache basi- laire reliée par un trait noir médian à la région noire du disque. Segments 1-5 bordés de jaune; ces bordures dilatées sur les côtés et remontant jusqu'à la base, la 1'" en étroit liséré aminci au milieu, unie ainsi à la partie jaune antérieure; la 2" moins largement rétrécie en liséré, à bord antérieur déchiqueté; la 3e fortement triéchancrée ; la 4' profondément échancrée en angle aigu au milieu, englobant latéralement un gros point jaune sombre; la o« couvrant le segment presque en entier, irrégulière en avant, avec un gros point latéral, comme la précédente; 6^ segment brun en dessus. Ventre presque entiè- rement jaune, sauf la base des segments plus ou moins étroite- ment noire. Pattes entièrement et uniformément orangées, les hanches comprises; les trochanters obscurcis. Ailes hyalines, à peine roussies, légèrement enfumées; nervures fauves. Les poils, dressés, moins abondants et moins longs que chez la vehUina, particulièrement sur l'abdomen, à partir du 2« segment, sont noirs sur tout le corps en dessus, d'un blanc sale sur les côtés et en dessous. Le duvet, velouté, analogue à celui de la velutina, mais moins dense, a des reflets beaucoup plus ternes. Tête aussi large que le corselet; chaperon faiblement échancré, les angles très largement arrondis, plus distants l'un de l'autre que des côtés ; tubercule interantennaire assez convexe en dessus, son bout épais et obtus; intervalle oculo-mandibulaire très réduit. Prothorax plus étroit que celui de la velutina; écusson — 16 — presque bituberculeux, le sillon médian large et profond. T'' segment très court, ses côtés non rectilignes [velutina], mais faiblement arqués; sa troncature antérieure à peine dépri- mée le long- de la ligne médiane (distinctement dièdre chez la velulina). Chaperon plus lâchement et plus fortement ponctué, très sensiblement strié, surtout- vers le bas. Ponctuation du reste de la tête et du corselet également plus distante et plus forte, les intervalles assez brillants [velulina ternes). Brunei (Java). V. Mongolica André, var. divergens n. var. — Cette variété est curieuse en ce que les teintes claires sont, en certaines par- ties, diminuées, augmentées en d'autres. Ouvrière. Tête entièrement ferrugineuse, sans tache noire dans le haut; face et derrière des yeux orangés ; scape orangé avec une tache brune au bout, funicule orangé en dessous, noi- râtre en dessus. Prothorax, dessus du mésolhorax presque en entier, écusson, deux taches linéaires au bord supérieur du postécusson, d'un orangé sombre ou ferrugineux ; le reste du corselet noir, la tranche postérieure variée d'orangé obscur. Abdomen comme la variété sexpunctala Pérez (1), avec quel- ques différences : l^"" segment orangé sombre, avec le milieu de la partie déclive noir, ainsi que la bande dorsale antérieure, beaucoup plus étroite; au bord postérieur, un liséré jaunâtre, de teinte peu vive; sur les segments 2-5, une large bordure orangé sombre, mal limitée antérieurement ; le 6" entièrement de cette couleur. Au 2^ segment, se voient, en outre, deux gran- des taches transverses d'un orangé rougeâtre assez vif , graduel- lement effacées et fondues dans le noir ambiant. 2" segment ventral noir à la base, vaguement brun rougeâtre ensuite, irré- gulièrement jaunâtre au bord. Les suivants largement marginés d'orangé sombre ; le 6^ entièrement de cette couleur. Fémurs, tibias intermédiaires et postérieurs noirs ; une ligne d'un rou- (1) Dullelin du Muséum de Paris, 1705, p. 79. ~ 17 — geâtre obscur sous les fémurs postérieurs; fémurs et tibias antérieurs ferrugineux, ceux-ci avec une ligne brune en avant; tarses jaunâtres, le dernier article plus clair. Ailes plus sombres que dans la forme sus-indiquée dans toutes leurs parties. Les poils, dressés, sont noirs sur tout le haut de la tète, le dessus du corselet et des segments dorsaux de l'abdomen. Perak. V. Mongolica André, var. flavata n. var. — Ouvrière. La couleur noire, presque complètement éliminée, ne se voit qu'au vertex, entre les yeux; en des taches plus ou moins étendues, plus ou moins prononcées sur les flancs du corselet; à la base invaginée des segments de l'abdomen; sur le disque du 1" seg- ment, dont la bande transversale noire est raccourcie, très rétré- cie, parfois interrompue au milieu; le mésothorax est brun; le reste du corps est ferrugineux ou jaune, suivant les parties, comme dans le type, seulement ce ferrugineux est de teinte très claire et se fond à sa limite avec le jaune. Chine (sans autre indication). V. média de Geer, var. lineolata n. var. — Cette espèce, rare partout, se rencontre çà et là dans les plaines du Sud-Ouest, sans variations marquées. Le mâle est, en général, plus coloré que l'ouvrière, dont les derniers segments ont souvent leur bor- dure jaune assez réduite pour ne pas englober le point noir latéral. Un mâle du Canada est, à ce point de vue, semblable aux ouvrières de nos contrées. Le minimum jusqu'ici observé du dessin jaune est présenté par une ouvrière de Millau, dans laquelle les bordures des seg- ments 1-5 sont réduites à d'étroits lisérés n'atteignant pas, au milieu, un 5* de millimètre de largeur, un peu élargis sur les côtés; le 5^ présente, au milieu, un épatement irrégulier. En dessous, les bandes, deux à trois fois plus larges, surtout celles des segments 2 et 3, ont leur bord antérieur inégal, plus ou moins sinué. La tête n'a plus de jaune dans le haut et, en arrière, seulement contre l'orbite. Le corselet n'a qu'un imper- ToME LXIV. 2 — 18 — ceptible liséré jaunâtre le long de la suture postérieure de l'écusson et deux lignes étroites au bord supérieur du posté - cusson. Je donne le nom de lineolata à cette curieuse variété. V. germanica Fabr. — Les points noirs latéraux du 1'"' seg- ment, chez des ouvrières très colorées, cessent d'atteindre le noir de la troncature antérieure. La tache médiane elle-même tend à perdre le pédicule qui l'unit à cette troncature; mais je ne l'en ai jamais vue complètement séparée. Par contre, elle abandonne souvent le bord postérieur du segment, si non chez les femelles, du moins chez les ouvrières, où le cas est très fréquent et s'observe même chez des sujets des environs de Paris. Inversement, on voit des ouvrières à jaune amoindri dont toutes les bordures sont sans point latéral inclus, celles des segments 2-5 triéchancrées ou trisinuées, celle du 1"'' segment très étroite, presque régulière, n'ayant qu'une simple échan- crure angulaire médiane, comme chez la viilgaris (Bordeaux, Mont-Dore, Moulins, Gothenburg). V. vulgaris L. — Plusieurs femelles et ouvrières d'Helena (Montana) et du Canada ne diffèrent des sujets de nos contrées que par la nuance plus pâle du jaune sur la tête et le corselet. On voit cependant quelques exemplaires européens manifester faiblement cette tendance dans le dessin des mêmes parties. Dans un mâle d'Helena, tout le jaune, même aux pattes, est franchement blanchâtre. V. Pennsylvanica de Sauss. — Une femelle d'Helena (Mon- tana) et une ouvrière de Mariposa (Californie) ayant, comme le type, l'arrière et le haut de la tête noirs, ont la grande tache frontale séparée du siaus jaune des yeux, le noir du vertex envoyant un prolongement de part et d'autre du tubercule vers les antennes. Mais l'orbite a son pourtour entièrement jaune, un trait délié contournant le haut de l'œil pour relier le jaune du sinus à celui de l'orbite postérieure. Chez une ouvrière de Mari- — 19 — posa (Californie) ce Irait d'union n'existe pas, ce qui la rappro- che encore plus que les précédents sujets de notre germanica. En sorte que je n'hésiterais point à réunir les deux espèces, n'étaient les grandes différences constatées par R. du Buysson dans l'organe copulateur mâle des deux formes. V. rufa L. et Austriaca Panzer. — La V . rufa s'observe dans tout le Sud-Ouest aquitain, plus fréquente aux Pyrénées. La F. austriaca n'a pas encore été rencontrée dans la plaine, mais j'en possède plusieurs exemplaires pris à Aragnouet, au fond de la vallée d'Aure (Hautes-Pyrénées). Un mâle de Change Haï ressemble aux sujets les moins colorés de nos contrées; ses bordures abdominales sont très étroites, n'englobant qu'à moitié le point noir latéral, et la grande tache du 2® segment, entière- ment libre, est d'un roux obscur; le dessin de la tête et du cor- selet a tendance au blanchâtre. Contrairement à l'opinion qui semblait établie depuis quelque temps déjà, R. du Buysson ne voit dans la seconde de ces deux guêpes qu'une variété de la première, par la raison que les dif- férences qu'elles présentent ne lui paraissent pas assez impor- tantes. Il signale cependant lui-même ces différences : le cha- peron moins ponctué chez Y austriaca, ses angles plus aigus et quelques particularités de l'organe copulateur mâle. J'ajouterai que si l'échancrure du chaperon n'est pas plus profonde, elle est au moins plus arquée, plus étroite; les angles sont plus rap- prochés, plus aigus, spiniformes; la ponctuation est partout, et non pas seulement sur le chaperon, plus fine, moins distincte, avec les intervalles mats, imperceptiblement chagrinés, alors qu'ils sont luisants chez la rufa, différence sensible au corselet surtout. Je m'abstiens de parler de l'organe copulateur, cela m'entraînerait trop loin. R. du Buysson dit avoir observé toutes les transitions entre les deux formes, entendant sans doute par- ler uniquement de la coloration, car je n'ai jamais constaté la moindre tendance à la transition dans les caractères distinctifs que je viens de signaler. Est-il nécessaire d'ajouter qu'on n'a jamais observé la nidification de Y austriaca; qu'on n'en a jamais — 20 — rencontré d'ouvrières, d'ordinaire bien plus abondantes que les femelles ? D'où l'induction, assez légitime, semble-t-il, que Vaiis- triaca ne mène point l'existence normale de ses congénères et vit en parasite chez elles ou chez une d'entre elles, la r?e série, I, p. 148 {sans description). Coquille petite, déforme cylindroïde- allongée; sommet subob- tus ; spire haute, très régulièrement conique, un peu atténuée vers le sommet, composée de 7 à 8 tours peu convexes k crois- sance lente et bien régulière ; suture linéaire, nettement indi- quée; dernier tour médiocre, à peine plus grand que lavant- dernier, vaguement subanguleux; ombilic entièrement recouvert ; ouverture oblique, subpyriforme, bien anguleuse en haut, arrondie en bas, largement échancrée par l'avant-dernier tour et à bords marginaux convergents. Hauteur : 9 3/4 millimètres; diamètre maximum : 4 1/4 mil- limètres; hauteur de l'ouverture : 2 1/2 millimètres; diamètre de l'ouverture : 1 3/4 millimètres. Test? Les individus recueillis étant à l'état de moule interne ne permettent pas de préciser les caractères du test. Le Buliminus Couffoni Germain, dont les rapports s'établis- sent, comme je l'ai précédemment indiqué, avec les espèces des iles Madère et Canaries, a été recueilli dans les mêmes forma- tions que VHelix Gruveli Germain. 11 y est moins abondant. Port-Etienne. Région d'EI Aioudj (R. Chudeau et Gruvel). EXPLICATION DE LA PLANCHE 1 FiG. 1. Physa (Isidora) strigosaMa.rlens. Echantillon recueilli à 3 kilomètres au sud de Boguent. X 2. FiG. 2-3. Planorbis salinariim Morelet. Echantillon recueilli entre Bialk et Tin Amata. x 2. FiG. 4-5-6-7. Buliminus Couffoni Germain. Quaternaire du Cap Blanc, x 2. FiG. 8-9-10. Eelix (Euparypha) Chudeaui Germain. Cap Blanc. Type vu en dessus, en dessous et du côté de l'ou- verture. Grandeur naturelle. FiG. 11-12, 17-18. Planorbis Bvidouxi'Qom-^và^xïzi. Echantillons recueillis à 3 kilomètres au sud de Boguent. X2. FiG. 13-14. Planorbis salinariim Morelet. Echantillon déterminé par Morelet, recueilli dans la localité originale : ruisseau salé des salines de Dungo, district de Pungo- Andango, Angola. Collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris. x2. FiG. 15-16. Planorbis Riippelli Uunker. Ouabi Mana, à 1.700 mètres d'altitude, au sud de l'Abyssinie. (Mission du Bourg de Bozas). Collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris, x 2. FiG. 19-20-21. Hélix (Eremina) Durai Hidalgo, variété minor Kobelt. Formes ornées de bandes colorées, vues du côté de l'ouver- ture. Cap Blanc. Grandeur naturelle. FiG. 22-23. Hélix (Eremina) Durai Hidalgo, variété ?nmo?' Kobelt. Forme unicolore. Cap Blanc. Grandeur naturelle. FiG. 24-25-26. Hélix {Jacosta}Gaiitieri Gevma.m, Cap Blanc. Type vu en dessus, en dessous et du côté de l'ou- verture. X 2. FiG. 27. Hélix (Jacosta) Gautieri Germain. Cap Blanc. Forme alla, vue du côté de l'ouverture, x 2. FiG. 28. Hélix (Euparypha) CImdeaui Germain. Cap Blanc. Forme à spire élevée, légèrement subscalaire, vue du côté de l'ouverture, x 2. FiG. 29-30-31. Hélix Gruveli Germain. Quaternaire du Cap Blanc. Type vu en dessus, en dessous et du côté de l'ouverture. Grandeur naturelle. FiG. 32. Hélix Gruveli Germain. Cap Sainte -Anne. Grandeur naturelle. Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. T. LXIV. PL I. II 12 G 13 14 24 25 19 20 17 18 '5 16 22 10 ^S£L^\ 21 25 28 0L. *:*'i.>cliet, p(iot. 5'kcto^tiiple 'i>olliei cS- C"' MOLLUSQUES TERRESTRES & FLUVIATILES CONTRIBUTION A LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE L'AFRIQUE OCCIDENTALE PAR Ph. DAUTZENBERG Le travail que nous présentons ici a pour objet les matériaux rapportés par M. le professeur A. Gruvel de ses voyages effec- tués de 1905 à 1909, mais plus spécialement en 1908 et 1909, depuis la baie du Lévrier jusqu'au Sénég-al. Ces récoltes sont d'autant plus intéressantes qu'elles proviennent en partie du littoral de la Mauritanie qui était resté jusqu'à présent inexploré au point de vue de l'Histoire Naturelle, à cause des difficultés que présente l'accès de celle région, que l'hostilité des indigè- nes et le manque d'eau potable rendent des plus inhospitalières. La baie du Lévrier, qui était aussi fort peu connue jusqu'à ces dernières années, est devenue plus accessible depuis la créa- tion, sur la baie de Gansado, d'un centre commercial et indus- triel auquel M. le Gouverneur général Roume a attribué le nom de Port-Etienne. Ces parages ont été soigneusement fouillés par M. Gruvel, tant au moyen de la drague que par des recherches sur le littoral. De nombreux dragages effectués entre Dakar et l'embouchureduSaloum lui ontégalement procuré unrichebutin. Le seul travail d'ensemble qui existe sur la faune malacologi- que du Sénégal est dû à Adanson et est déjà très ancien (1757). Depuis, de nombreuses notes consistant en listes de récoltes et en descriptions d'espèces nouvelles ont paru dans divers pério- diques, mais n'ont jamais été résumées. La faune des Iles du Gap Vert, qui ne peut être raisonnablement séparée de celle de le côte africaine, à cause de la proximité de cet archipel, est un - 48 — peu mieux connue, mais demande cependant à être étudiée à nouveau. Nous allons énuméier les principales récoltes qui ont été faites, à notre connaissance, sur le littoral occidental d'Afrique, en indiquant par quels auteurs elles ont été étudiées et dans quelles publications elles ont paru. Récoltes de : Rang, 1837 (collections du Mu- séum de Paris). Rousseau, 1841 (collections du Muséum de Paris). D' Tams, 1841, 1842. Inconnu. Coquilles envoyées par M. Melchers (de Brème). A. Schmidt. /)' A . Slûbel. Etudiées par : De Rochebrune, 1881. Maté- riaux pour la faune de l'Ar- chipel du Cap Vert. De Rochebrune, 1881 , loc. cit. Dunker, 1845, 1846. Diagn. Moil. quorundam novorum, quae ex itinere ad oras Africae occidentalis reportavit Cl. G. Tams, Med. Dr., in Zeitschr. ftir Malakozoologie, p. 163, etc. — 1853. Index Mollus- corum quse in itinere ad Guineam inferiorem collegit G. Tams. D' Th. Menke, 1849. Meeres- conch . von Bathurst, in Zeitschr. ftir Malakoz., p. 35- 42. D' Th. Menke, 1853. Gonch. von S* Vincent (Arch. du Cap Vert), in Zeitschr. ftir Malakoz., p. 67-82. Th. Reibisch, 1865. Capver- discheMollusken,mMalako- zoologische Blàtter, p. 125- 133. — 49 — Dohrn, 1864, 1865. Capitaine Knocker, 1870. Capitaine Vignon (collection Petit de la Saussaye). A. Bouvier. Capitaine Davis. A . Bouvier et de Cessac. ir Studer, 1874. Von Maltzan. De Rochebrune. Expédition du « Travailleur », 1880, 1881. Tome LXIV. Dohrn, 1880. Seeconchylien von Westafrica, m Jahrb. der deutsch. Malakoz. Ges., VU, p. 161-183. E.-A. Smith, 1871. A list of species of shells from Africa, in Proc. Zool. Soc. of Lon- don, p. 727-739. D'P. Fischer, \S'7Q. Description d'espèces nouvelles de l'Afri- que Occidentale, in Journal de Conchyliologie, XXIV, p. 236-240. 0^ P. Fischer, 1876, loc. cit. Marrât, 1877. A list of West African Shells, in Quart. Journ. of Gonch., I, p. 237- 244. De Rochebrune, 1881, loc. cit. Von Martens, 1876. Ueber einige Gonchylien aus West Africa, in Jahrb. d. deuts- chen Malakoz. Ges., III, p. 236-249. Von Maltzan, 1883. Beitràge zur Kenntniss der senegam- bischen Pleurotomiden, in Jahrb. d. deutschen Malakoz. Ges., X, p. 115-135. De Rochebrune, 1883. Diagn. de Moll. nouveaux propres i la Sénégambie, m Bull. Soc. Philomat. Paris, 7^ série, VII, p. 177-182. /)■■ P. Fischer, 1882. Diagnoses d'espèces nouvelles de Mol- 50 Expédition du « Talisman », 1883. D' G. Doelter. Quiroga. D' J. Jullien, 1887 (côte de Li- béria). /. Ponsonby. M'^ de Monterosato. Abbé CuHiéret, 1890. lusques recueillis dans le cours des expéditions scien- tifiques de l'aviso le « Tra- vailleur », in Journ. de Gon- chyl.,XXX, p.49-55; p. 273- 277. D"" P. Fischer, 1883. Diagnoses d'espèces nouvelles de Mol- lusques recueillis dans le cours de l'expédition scien- tifique du « Talisman », in Journ. de Conchyl., XXXI, p. 391-394. L. Tausch, 1884. Die von Prof. Dr. G. Doelter auf den Gap- verden gesammelten Gon- chylien, in Jahrb. d. deuls- chenMalacoz.Ges.XI,p.l81- 188. D" J.-G. Hidalgo, 1886, in Re- vista de Geografia Gomer- cial, n"^ 25-30. Matériaux non encore publiés. M'' de Monterosato, 1889. Go- quilles marines marocaines, in Journ. de Gonchyl. XXXVII, p. 20-42; p. 112- 121. M'' de Monterosato, 1889, loc. cit. Dautzenberg, 1890. Récoltes malacologiques de l'abbé Guilleret aux iles Ganaries et au Sénégal, in Mém, Soc. Zool. de France, p. 147-168. — 51 — Ed. Chevreux, 1890. O' deDalmas, 1895, 1896. Vont y Sagué, 1902. S, A. S. le P'" Albert de Mo- naco, 1897-1^04. Amiral Keppell. Chaitlard, 1907. Daulzenberg, 1891. Voyage de la goélette « Melita » aux Canaries et au Sénégal, m Méni. Soc. Zool. de France, p. 16-65. Dantzenberg , 1900. Croisières du yacht « Chazalie » dans l'Atlantique, in Mém. Soc. Zool. de France, p. 145-265. Z)^' J.-G. Hidalgo, 1903. Molus- cos recogidos en Rio deOro, in Bol. de la Soc. esp. de Hist. Nat., p. 209-211. Daulzenberg et H. Fischer, 1906. Résultats des campa- gnes scientifiques accomplies sur son yacht par Albert I"", Prince Souverain de Monaco. Mollusques provenant des dragages effectués à l'Ouest de l'Afrique. G. B. Soiverbtj, 1904, 1905, 1908, in Proc. Malac. Soc. of London, VI, p. 177, 280- 282; VIII, p. 18. Matériaux à l'étude. La liste qui précède est forcément bien incomplète, car beau- coup de coquilles de la côte occidentale d'Afrique ont été répar- ties dans les collections, sans qu'il soit possible de savoir par qui elles ont été recueillies. 11 en est de même de certaines autres qui ont été citées dans les grandes publications, telles que le « Conchologia Iconica » de Reeve, le « Conchylien Cabi- net », le Manuel de Tryon et Pilsbry, etc. Les récoltes faites, soit par M. Gruvel seul, soit avec le con- cours de M. Chudeau, sont incontestablement parmi les plus — 52 — importantes qui aient jamais été envoyées en Europe, puis- qu'elles comprennent 352 espèces. De ce nombre, 18 sont nou- velles ; 6, que nous représentons aujourd'hui, n'avaient pas encore été figurées et l'habitat de quelques autres, qui était inconnu ou incertain, se trouve aujourd'hui fixé. Nous avons été amené k changer quelques noms pour cause de double emploi : Aciaeon senegalensis von Maltzan (non Petit) devient^. Malt- zani. Tiirbonilla slricla Pallary (non Clessin) devient T. Pallaryi. Corbula striata Smith (non Lamarck) devient C. Roumei. » lirata Smith (non Sowerby) devient C. Chiideaui. Ce n'est que lorsque la faune de l'Afrique Occidentale sera mieux connue qu'on pourra établir d'une manière convenable ses relations avec les faunes des régions limitrophes; mais nous avons cependant jugé utile d'indiquer dès à présent, sur le tableau qui accompagne notre travail, la dispersion géographi- que de chaque espèce, d'après les renseignements que nous possédons déjà. Ce tableau montre que, sur les 352 espèces énumérées, 215 ont été recueillies dans les parages du Cap Blanc, 14i sur les côtes de Mauritanie, 219 au Sénégal et 8 dans le golfe de Guinée (Dahomey). 60 de ces espèces ont été rencontrées seulement dans les parages du Cap Blanc. 30 seulement en Mauritanie. 84 seulement au Sénégal. 91 ont été trouvées à la fois au Cap Blanc et en Mauritanie. 80 en Mauritanie et au Sénégal. 61 au Cap Blanc, en Mauritanie et au Sénégal. 52 au Cap Blanc et au Sénégal, mais pas en Mauritanie. L'absence de certaines espèces sur la côte de Mauritanie s'explique, d'une part, parce que le littoral de ce pays est presque partout sablonneux, de sorte que les espèces saxicoles ne peuvent y vivre, d'autre part, parce que les dragages dans cette portion du littoral ont été forcément moins nombreux, à cause des difficultés de toute nature qu'on y rencontre. — o3 - Si nous comparons la collection de M. Gruvel à la faune méditerranéenne, nous constatons que 98 des espèces recueillies vivent également dans Ja Méditerranée et surtout sur la côle d'Algérie : 79 de ces espèces méditerranéennes habitent les parages du Cap Blanc, 34 la Mauritanie et 52 le Sénégal. Si, d'autre part, nous comparons la même collection à la faune océanique d'Europe, nous voyons que 18 espèces remon- tent jusqu'en Norvège, 49 jusqu'en Angleterre, 57 jusqu'au golfe de Gascogne et 67 jusqu'au Portugal. Enfin 15 des espèces rapportées sont connues à la fois de l'Afrique Occidentale et des Indes Occidentales. La présence sur la côle d'Afrique de ces espèces américaines ne nous semble pouvoir s'expliquer que par le transport d'embryons pélagiques, charriés par le grand embranchement du Gulf Slream, connu sous le nom de courant des Canaries, qui part du golfe du Mexique, traverse l'Atlantique et descend le long de la côle d'Afrique, après avoir baigné celle du Portugal. Parmi les faits les plus intéressants fournis par les récolles de M. Gruvel, on peut signaler : 1° L'existence, dans les parages du Cap Blanc, du Brocchia siilcosa Brocchi qui n'était connu jusqu'à présent qu'A l'état fossile dans le Miocène et le Pliocène européens; 2° La découverte, dans la baie du Lévrier, d'un Pleurotomidé nouveau : Genotia [Oligotomd] Lamothei, appartenant à un groupe qui n'était encore représenté que dans le Miocène de la Touraine et de l'Italie. Pour le détail des localités indiquées, on pourra consulter la carte de l'itinéraire de la mission publiée dans le volume inti- tulé : « A travers la Mauritanie Occidentale ». Larose, édileur, Paris, 1909. — 54 — Octopussp.? Campagne de 1907. S.-O. de Gorée, 50-55 mètres de profon- deur, fond de roches. Alexia algerica Bourguignat. 1864. Alexia algerica Bourguignat, Malacologie de l'Algérie. II, p. 141, pi. VIII, fig. 23-30. 1898. Alexia algerica Bourg., Kobelt, Die Para. Auriculacea, II, iti Coiich. Gab., 2e édit., p. J28, pi. XVII, tig. 18-19. Campagne de 1908. Arguin. Dispersion — Algérie; Ile Saint-Honorat (Ad. Dollfus). Alexia bicolor Morelet. 1860. Auricula bicolor Morelet, Moll. terr. Açores, p. 209, pi. V, fig. 7. 1898. Alexia — Morel., Kobelt, Die Fam. Aurtcu/acea, II, îu Conch. Gab., 2e édit., p. 134, pi. XXIV, fig. 3. Campagne de 1908. El Frey (banc vaseux). Dispersion. — Açores; Iles Canaries (Ch. Alluaud). Leuconia bidentata Montagu. 1808. Voluta bidentata Montagu, Test. Brit., suppl., p. 100, pi. XXX, fig. 2. 1898. Leuconia — Mont., Kobelt, Die Fam. Auriculacea, II, in Conch. Gab., 2e édit., p. 136, pi. XIX, fig. 11-12. Campagne de 1908. Pointe Cansado (Baie du Lévrier). Dispersion. — Angleterre; côtes océaniques de France; Gibraltar (Ponsonby), Méditerranée et Adriatique. — 55 — Leuconia Micheli Mittre. 1841. Auricula Micheli Mittre, Revue Zool. Ciiviérienne, p. 66. 1898. Leuconia — Mittre, Kobelt, Die Fam. Auriculacea, II, in Concb. Cab., 2e édit., p. 137, pi. XIX, fig. 15-16. Campagne de 1908. El Mamghar. Dispersion. — Méditerranée méridionale, Algérie; Océan Atlantique à Rabat, Maroc (Pallary). Pedipes afer Gmelin. 1757. Pedipes Piétin Adanson, Voyage au Sénégal, p. 11, pi. I, fig. E. 1790. Hélix afra Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3651. 1858. Pedipes afer Gm., H. et A. Adams, Gênera of rec. MoU., II, p. 248, pi. LXXXIII, fig. 4. Campagne de 1908. Pointe Cansado (Baie du Lévrier). Dispersion. — Sénégal; plage de Hann (Ghautard) ; Archipel du Gap Vert (Bouvier). Siphonaria Algesirœ Quoy et Gaimard. 1757. Lepas Mouret Adanson, Voyage au Sénégal, p. 34, pi. II, fig. 5. 1830. Siphonaria Algesirœ Quoy et Gaimard, Voyage de 1' « Astrolabe », II, p. 338, pi. XXV, fig. 23-25. 1889. Siphonaria Algesirae Q. et G., Monterosato, Coq. mar. marocaines, m Journ. de Conch., XXXVII, p. 110. Campagne de 1908. Baie de Cansado, au niveau de la mer; Ile d'Arguin ; Lemsid; El Frey; Anse Bernard près Dakar. Campagne de 1909. Dragage entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres de profondeur. Dispersion. — Côtes du Portugal ; Méditerranée méridionale ; Maroc; Rio de Oro; Sénégal. Actaeon tornatilis Linné. 1766. Voluta tornatilis Linné, Systema Natures, édit. XII, p. H87. 1889. Actœon — Lin. Monterosato, Coq. mar. maroc. in Journ. de Conch. XXXVII, p. 119. — 56 — 1893. Actseon tornatilis Pilsbry, Man. of Gonch., XV, p. 152, pi. XIX, fig. 7-11, 15. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril. Dispersion. — Depuis la Norvège jusqu'au Maroc; Méditer- ranée. Actaeon senegaiensis Petit. iSol. Tornatella senegaiensis Petit de la Saussaye, Journ. de Conch., II, p. 262, pi. VIII, fig. 3. 1865. Tornatella senegaiensis VQi\i, Reeve, Conch. Icon., pi. III, fig. 14ff, 146. 1893. Aclceon — Petit, Pilsbry, Man. of Conch., XV, p. 152, pl. XVIII, fig. 90, 91. Campagne de 1908. Bilaouak. Campagne de 1909. 2 milles au N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres de profondeur; W. du Cap Rouge. Dispersion. — Embouchure de la Gambie; Sénégal. Actœon Maitzani Dautzenberg, nom. nov. Pl. I, fig. 1, 2 (X 8). 1 885. Actœon (Amathis) senegaiensis von Maltzan (non Petit de la Saussaye), Neue Gastrop. vom Sénégal in Nachrichtsbl. d. d. Malak. Ces., p. 29. Campagne de 1909. Baie de Rufisque, 18 à 20 mètres de pro- fondeur. Dispersion. — Gorée (von Maltzan). Comme il existe un Actason senegalenns Petit, différent de celui ci et beaucoup plus ancien, nous proposons de désigner la forme décrite par von Maltzan sous le nom d'yl. Maitzani et nous la faisons figurer pour la première fois. L'A. senegaiensis Petit est bien plus grand, a le dernier tour beaucoup plus haut en proportion et est entièrement couvert de sillons ponctués. L'A. Maitzani est lisse au sommet des tours et sa suture est plus accusée, presque canaliculée. — 57 - Retusa truncatula Bruguière. 1792. Bulla truncatula Bruguière, Encycl. Méthod., I, p. 377. 1886. Retusa — Brug , Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. du Roussillon, I, p. 527, pi. LXIV, fig. 12-14. Campagne de 1908. Baie de Cansado; Ile d'Arguin; El Frey; El Mamghar; au S.-E. d'El Maounek (subfossile); Nouak- chott. Campagne de 1909. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mè- tres de profondeur; 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mètres; Baie de Rufisque, 18-20 mètres; W. du Cap Rouge. Dispersion. — Océan Atlantique de la Norvège aux Iles Canaries et Açores; Méditerranée et Adriatique. Tornatina Knockeri E.-A. Smith. 1871. Tornatina Knockeri E.-A. Smith, Shells frora W. Africain Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 738, p. LXXV, fig. 30. 1893. Tornatina Knockeri Sm., Pilsbry, Mail, of Gonch., XV, p. 183, pi. XXII, fig. 28. Campagne de 1909. 2 milles et 3 1/2 milles au N. de la Pointe Cansado, de 6 à 15 mètres de profondeur; 5 milles à l'E. de la Pointe du Repos, 6-8 mètres; Baie de Rufisque, 18- 20 mètres; W. du Cap Rouge. Dispersion. — Wydah (Smith). Volvula acuminata Bruguière. 1792. Bulla acuminata Bruguière, Encycl. Méthod., I, p. 376. 1886. Volvula — Brug., Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. du Roussillon, I, p. 534, pi. LXIV, fig. 4, 5. Campagne de 1909. Baie de Rufisque, 18-20 mètres de pro- fondeur. Dispersion. — Océan Atlantique, de la Norvège au Sénégal ; Méditerranée. M. E.-A. Smith a décrit en 1871, Proc. Zool. Soc. of London, - 58 — p. 738, pi. LXXV, fig. 29, un Volvida cylindrica (nom que M. Pilsbry a remplacé depuis, par celui de Volvida Smithi, à cause de l'existence d'un Volvida cylindrica Garpenter, plus ancien et bien différent) de Wydah qui est à peine une variété de Vacuminata. Les caractères : stries plus accusées sur les extrémités de la coquille, sommet rostre, se retrouvent, en effet, chez les spécimens adultes et en bon état de V. acimiinata des mers d'Europe. Weinkauffla diaphana Aradas. 1840. Bulla diaphana Ai^adas, Calai, ragionato, p. 40. 1856. Scaphander gibbidus Jeffreys, Ann. and Mag. of Nat. Hist., 23, 18-20 mètres. Dispersion. — Océan Atlantique depuis l'Angleterre jusqu'au détroit de Gibraltar; Méditerranée; Gorée (v. Maltzan). Le M. subclathrata, décrit par le baron von Maltzan d'après deux spécimens défectueux, ne peut être, comme le soupçonnait son auteur, une variété du/?, brachystoma; c'(st, au contraire, une petite forme du C. linearis qui présente cliez les exemplai- res frais la même sculpture et les mêmes lincoles brunes que les spécimens européens. Cancellaria cancellata Linné. 1757. Purpura Bivet Adanson, Voyage au Sénégal, p. 123, pi. VIII, flg. 16. 1767. Voluta cancellata Linné, Syst. Nat., édit. XII, p. 1191. Campagne de 1909. Drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. — 77 — Var. similis Sowerby. 1833. Cancellaria similis Sowerby, Conch. lllustr., n° 9, fig. 38. 1848. Cancellaria — Sowerby, Thés. Conch., II, p. 450, pi. XCIV, fig. 42. Campagne de 1908. Baie de Cansado; Lenisid ; Bilaouak. Campagne de 1909. Drag. en face le cimetière de Bel-Air, sable vasard ; drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mèlres; Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. Cap Rouge. Dispersion. — Méditerranée ; Afrique Occidentale; Archipel du Cap Vert. C'est la forme typique du C. cancellata qui se rencontre le plus fréquemment au Sénégal, aussi bien que dans la JMéditer- ranée. La var. similis, caractérisée par ses cordons décurrents plus nombreux, vit sur les côtes d'Algérie ainsi que sur les côtes occidentales d'Afrique. Les deux formes sont reliées par de nombreux intermédiaires. Cancellaria piscatoria Gmelin. 1757. Purpura So^ai Adanson, Voyage au Sénégal, p. 122, pi. VIII, fig. 15. 1790. Buccinum piscatorium GmeVm, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3496. 1885. Cancellaria piscatoria Gmel., Tryon, Man. of Conch., VII, p. 77, pi. IV, flg. 70. Campagne de 1908. Bilaouak. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres. Dispersion. — Afrique Occidentale; Embouchure de la Gam- bie (Reeve); Dakar (M. Chautard). Cancellaria rigida Sowerby. PI. 1, fig. 19, 20 (gr. nat.). PI. I, 19, 20 (gr. nat.). 1832. Cancellaria rigida Sowerby, Proc. Zool. Soc, p. 53. 1848. — costata var. rigida Sowerby, Thés. Conch., II, p. 456, pi. LX, flg. 103. 1884. — g oniostoma Tvy on [ex-parte, non Sowerby), Man. of Conch. VII, p. 78, pi. V, fig. 83-85 {tantum). — 78 — Campagne de 1908, Bilaouak. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufisque, 18 20 mètres. Il règne une grande confusion parmi les espèces de ce groupe; mais nous ne croyons pas que Sowerby ait eu raison de ratta- cher son C. l'igida, conmie variété au C. coslala et encore moins que Tryon ait bien fait de les réunir tous deux au C. goniostoma. Nous avons figuré ici l'un des deux spécimens recueillis h Bilaouak par M. Gruvel afin qu'il soit possible de comparer cette coquille du Sénégal aux formes affines de l'Amérique cen- trale. Nous possédons dans la collection Petit de la Saussaye des exemplaires dont l'ombilic est bien moins ouvert que chez celui que nous avons représenté. Cancellaria Angasi Crosse. 1863. Cancellaria Angasi Crosse, Journ. de Conch., XI, p. 64, pi. II, fig. 8. iS8^. Cancellaria — Gr., Tryon, Man. of Conch., VII, p. 76. 1891. Cancellaria (Tribia) Angasi Cr., Dautzenberg, Voyage de la Mélita, in Mena. Soc. Zool. de France, p. 31. Campagne de 1909. Drag. 3 1/2 milles au N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres; drag. 2 milles au N. de la Pointe Can- sado, 6-8 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal (Chevreux) ; Méditerrannée : éponges du Golfe de Gabès (collect. Dautzenberg). Oliva flammulata Lamarck. 1757. Porcellana Girol Adanson, Voy. au Sénégal, p. 61, pi. IV, fig. 6. 18 . Oliva flammulata Lamarck, Ann. du Mus., XVI, p, 314. 1822. Oliva — Lamarck, Anim. sans vert., VII, p. 424. 1883. Oliva — Lam., Tryon, Man. of Conch., V, p, 84, pi. XXXII, fig. 11; pi. XXXIV, fig. 55. Campagne de 1909. Drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mè- tres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. — 79 — Dispersion. — Sénégal; Loanda, embouchure du Niger ; Cap Blanc; Antilles (Rômer) ; Archipel du Cap Vert (Reibisch); Sta Luzia du Cap Vert, 52 mètres (Prince de Monaco). Var. pallida Dautz., nov. var. De coloration blanche jaunâtre claire, avec quelques rares flammules fauves, k peine visibles. Campagne de 1909. Baies de Hann et de Rufisque, marées et dragages; drag. W. du Cap Rouge. Cette variété existe dans la collection formée par Petit de la Saussaye et M. Chautard nous l'a rapportée de Dakar-Bel-Air. Var. castanea Dautz., nov. var. De coloration brune uniforme, sans flammules, parfois ornée d'une zone transversale plus foncée sur le milieu du dernier tour. Nous possédons cette variété de coloration : du Sénégal (col- lection Petit de la Saussaye), de la Baie de Goré*, 15 mètres (Chevreux), et de la plage de Dakar-Bel-Air (Chautard). Var. isabellina Dautz., nov. var. Cette variété, représentée par Duclos: Rliistr. Conchyl., pi. IX, fig. 23, 24, est d'un fauve Isabelle, sans flammules; mais avec une série de petites ponctuations brunes sous la suture et avec une zone un peu plus foncée au milieu du dernier tour. Campagne de 1909. Drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres. Agaronia hiatula Gmelin. 1757. Porcellana Agaron Adanson, Voy. au Sénégal,- p. 64, pi. IV, fig. 7. 1790. Voluta hiatula Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3442. 1883. OUva [Agaronia] hiatula Gm., Tryon (ex-parte), Man. of Conch., V, p. 88, pi. XXXIV, fig. 60-63 [tantum). Campagne de 1908. Bilaouak; Toueïl. Campagne de 1909. Presqu'île du Gap Blanc; drag. entre Hann çt Rufisque. — 80 — Dispersion. — Côte occidentale d'Afrique : Sénégal, embou- chure de la Gambie. Tryon a réuni h VA. hialula Gmelin, plusieurs formes de la côte occidentale d'Amérique qui nous paraissent pouvoir être maintenues comme spécifiquement distinctes. Agaronia acuminata Lamarck. 1822. Oliva acuminata Lamarck, Anini. sans vert., VII, p. 434. 1883. — [Agaronia) aciimmata'Ldt.\n.,'ïx^ on [ex-par te), MSiXï. oi Conch., V, p. 88, pi. XXXV, fig. 71-75 [tantim). Campagne de 1908. El Frey. Campagne de 1909. Drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres ; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Rio de Oro (Font); Sénégal. Tryon et quelques autres auteurs ont considéré VAgaronia nebulosa Lamarck comme synonyme de V acuminata ; mais cette espèce qui habite l'Océan Indien et l'insulinde nous parait bien distincte de celle de la côte occidentale d'Afrique qui est plus grande et différemment colorée. Olivella pulchella Duclos. 1836. Oliva pulchella Bucios, Monogr. G. Oliva, pi. V, flg. 11,12; Illustr. Concliyl., pi. VI, fig. 11, 12. 1883. Oliva leucozonias Gray, Zool. Voy. Beechey, p. 130, pi. XVI, flg. 16,17. 1883. Oliva — Gray, Tryon, Man. of. Conch., V, p. 69, pi. XVI, flg. 16, 17. Campagne de 1908. Bilaouak. Dispersion. — Sénégal; Archipel du Cap Vert (M. Bouvier), Marginella glabella Linné. 1757. Porcellana Porcelaine Adanson, Voyage au Sénégal, p. 56, pi. IV, fig. 1. 1758. Voluta glabella Linné, SysL Nat., édil. X, p. 730. 1883. Marginella — Lin., Tryon, Man. of Conch., V, p. 17, pi. V, fig. 57, 58. — 81 — Campagne de 1906. Plage, au fond de la baie de l'Archimède. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril; Pointe du Repos; Baie de Cansado. Campagne de 1909. Baies de Hann et de Rufîsque; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Afrique Occidentale : Rio de Oro (Font) ; Cana- ries ; Sénégal ; Archipel du Cap Vert. Marginella irrorata Menke. 1839. Marginella irrorata Menke, in Jay, Catal. of Shells, p. 93. 1883. Marginella — Menke, Tryon, Man. of Gonch., V, p. 17, pi. V, fig. 60. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril; Baie de Cansado; Cap Timiris; El Mamghar; Aleïbataf; Bilaouak. Dispersion. — Rio de Oro (Font); Sénégal. Marginella limbata Lamarck. 1822. Marginella limbata Lamarck, Anim. sans vert., VII, p. 357. 1883. Marginella — Lam., Tryon, Man. of Gonch., V, p. 21, pi. VI, fig. 89. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril; Baie de Cansado; Manata; Cap Timiris; El Mamghar. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres. Dispersion. — Afrique Occidentale. Les spécimens de Port-Etienne appartiennent à la variété décrite par Crosse {Journal de Conchyliologie, XX, p. 213); mais ils ont les linéoles plus marquées. Marginella bifasciata Lamarck. 1822. Marginella bifasciata Lamarck, Anim. sans vert., VII, p. 357. 1883. Marginella {Glabella) bifasciata Lam., Tryon, Man. of Gonch., V, p. 19, pi. VI, fig. 81. Campagne de 1908. Port-Etienne. Tome LXIV. 6 — 82 — Campagne de 1909. Drag. dans les baies de Hann el de Rufis- que; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal. Marginella Cleryi Petit. 1836. Marginella Cleryi Petit de La Saussaye in Guérin, Magasin de Zool., Cl. V, pi. LXXIII. 1883. Marginella [Glahella] Cleryi Petit, Tryoïi, Man. of Goncli., V, p. 20, pi. VI, fig. 88. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres ; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres. Dispersion. — Afrique Occidentale : Sénégal. Marginella faba Linné. 1758. Voluta faba Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 730. 1883. Marginella — Lin., Tryon, Man. of Conch., V, p. 21, pi. VI, fig. 91. Campagne de 1908. Baie de Cansado; Cap Timiris; El Mam- ghar. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9 10 mètres; Baie de Hann; drag. Baie de Rutisque, 18-20 mè- tres. Dispersion. — Sénégambie. Marginella pseudofaba Sowerby. 1846. Marginella pseuclo-faba Sowerby, Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 96. 1846. Marginella pseudo-faba Sovferhj, Thés. Conch., I, p. 374, pi. LXXIV, fig. 21, 22. 1883. Marginella (Glabella) pseudofaba Sow., Tryon, Man. of. Conch., V, p. 21, pi. VI, fig. 92. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril. — 83 — Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado; Baies de Hann et de Rufisque. Dispersion. — Sénégambie; Guinée. Marginella gloriosa Jousseaume. 1884. Marginella gloriosa Jousseaume, Descr. de quelques Moll. nouv. in Bull. Soc. Zool. de France, p. 176, pi. IV, fig. 7. Campagne de 1908. Cap Blanc. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres. Dispersion. — L'habitat de cette espèce était inconnu du I)'' Jousseaume et n'avait pas été indiqué jusqu'à présent. Le test de cette jolie coquille est traversé par des linéoles décurrentes extrêmement fines, espacées et peu apparentes, qui n'avaient pas été observées par M. Jousseaume, à cause sans doute de l'état un peu fruste de son type. Marginella Bavayl Dautzenberg, nov. sp. PI. I, flg. 21, 22 (x 4). Testa ovato-conoidea, laemgata ac nilidissima ; spira conica, apice obluso; anfr. : 4 i If2 vix co7wexiusculi suluraque cojispi- ciia juncti. Anfr. tiltimiis elongalus, basin versus attenualus; aperliira pariim pahda; columella quadriplicata; labnim vix arciiatiim, edenlidum exlusque breviter marginatum. Color pallide fulviis, vitta grisea lata in humero anfr. idtimi, zoniilis transversis albidis tribus, lineisque insupra fnscis et fulguratis longitudinaliter depiclus. Labrum ac columellx basis albi. Altit. 8; diam. max. 4 millim. ; apertura 6 millim. alta. Coquille ovale-conoïde, lisse et très luisante. Spire conique, obtuse au sommet, composée de 4 1/2 tours à peine convexes, séparés par une suture bien visible. Dernier tour allongé, atté- — 84 — nué vers la base; labre très peu arqué, lisse à l'intérieur et étroitement bordé du côté externe. Coloration d'un fauve clair, orné sur le haut du dernier tour d'une large bande grise et, au dessous, de trois zones décur- rentes blanchâtres. On observe, en outre, des linéoles longi- tudinales brunes disposées en zigzags. Labre et base de la columelle blancs. Cette espèce, que nous sommes heureux de dédier à notre con- frère et ami M. A. Bavay, se rapproche du M. fesliva Kiener par sa taille et son système de coloration; mais elle en diffère par son labre non denticulé à l'intérieur, par l'absence de taches brunes sur le bourrelet du labre ainsi que par sa teinte plus claire ne présentant qu'une seule bande transversale grise, au lieu de deux. Campagne de 1908. Drag. 3 1/2 milles N. de la Baie de Gan- sado, 9-10 mètres. Marginella marginata Born. 1780. Voluta marginata Boni, Test. Mus. Caes. Vindob., p. 220, pi. IX, fig. 6. 1883. Marginella marginata Born, Tryon, Man. of Gonch., V, p. 28, pi. VIII, fig. 44-51. Campagne de 1909. Baie de Hann; drag. Baie de Bufisque, 18-20 mètres. Dispersion. — W. du Soudan (Talisman); Sénégal; Guinée. Marginella amygdala Kiener. 1757. Porcellana Egouen Adanson, Voy. au Sénégal, p. 59, pi. IV, fig. 3. 1841. Marginella amygdala Kiener, Icon. Coq, viv., p. 36, pi. XI, fig. 1, 1. Campagne de 1907. Baie de Rufîsque. Campagne de 1908. Pointe Rey ; Port-Etienne, grande marée d'avril; Baie de Cansado; Baie du Repos; Cap Sainte-Anne; Arguin; El Frey ; El Maounek; Manata; CapTimiris; El Mam- ghar; Aleïbataf; Bilaouak; Toueïl ; Nouakchott (subfossile); Baie de Hann. Campagne de 1909. Baie de Hann; drag. Baie de Bufîsque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Rio de Oro (Font); Sénégal. Gmelin a cité VEgouen d'Adanson dans la synonymie de son Vohtla prunum, en même temps (pie deux références de Lister : pi. DCCCXVII, fig. 28, et de Martini : Conch. Cab., H, p. 110, pi. XLII, fig. 422. 423 qui s'appliquent toutes deux à une espèce des Antilles, bien différente de celle d'Adanson. La description de Gmelin ne convient d'ailleurs qu'à la coquille des Antilles. Tryon a eu tort d'assimiler le M. amygdala au M. marginala Born : ce sont là deux espèces bien distinctes. Cette Marginelle est extrêmement abondante sur la côte occi- dentale d'Afrique, depuis le Cap Blanc jusqu'au Sénégal. Marginella olivaeformis Kiener. 1834. Marginella olivseformis Kiener, Icon. Coq. viv., p. 12, pi. VIII, fig, 36, 36. 1883. Marginella (Cryptospira) olivxformis Kien., Tryon, Man. of Conch., V, p. 33, pi. V, fig. 64-66. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rutisque, 18-20 mètres. Dispersion. — Sénégal. Var. lasta Jousseaume. 1875. Egouena Iseta Jousseaume, Monogr. Fam. Marginelles, p. 44, pi. VIII, fig. 2. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufîsque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal. Cette variété ne se distingue du type que par sa taille un peu plus faible et par la présence d'une bande rose foncé, étroite, située un peu au-dessus du milieu du dernier tour. Marginella Simeri Adanson. 1757. Peribolus Stmeri Adanson. Voy. au Sénégal, p. 79, pi. V, fig. 3. 1832. Volvaria triticea Lamarck (ex-partej, Anim. sans vert., VII, p. 363. 1875. Volvarina Simeri Ad., Jousseaume, Monogr. Fam. Marginelles, p. 52. — 86 — Campagne de 1908. Baie de Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mè- tres. Dispersion. — Sénégal. Cette espèce a été si diversement interprétée par les auteurs qu'il nous semble préférable de reprendre, comme l'a fait le D'" Jousseaume, le nom qui lui a été attribué primitivement par Adanson et qui seul la désigne d'une manière satisfaisante. Gmelin, en effet, a introduit le Simeri et le Falier d'Adanson dans la synonymie du Voluta pallida de Linné et il a cité en outre, comme références, des figures de Schrôter et de Martini qui sont des plus ambiguës. Lamarck a réuni dans la synonymie de son Volvaria triticea le Simeri d'Adanson et des références douteuses de Petiver, de Martini et de Gmelin qui ôtent toute certitude à son espèce, d'autant plus que Kiener, qui avait à sa disposition la collection de Lamarck, a représenté un Marginella triticea fort différent du Simeri. Tryon a encore embrouillé la question en. ajoutant comme synonymes du M. exilis Gmelin le Simeri et plusieurs autres noms qui s'appliquent à des formes différentes. Marginella persicula Linné. 1758. Voluta persicula Linné. Syst. Nat., édit. X, p. 730. 1883. Marginella (Persicula) persicula Lin., ïi-yon, Man. of Conch., p. 36, pi. X, fig. 10. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril, 25 kilomètres au N. de Port-Etienne; Arguin; Manata; El Mam- ghar; Toueïl; Baie de Hann. Campagne de 1909. Baie de Hann; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Afrique Occidentale du Cap Blanc au Séné- gal; Archipel du Cap Vert. 87 — Marginella cingulata Dillwyn. 1757. Porcellana Bobi Adanson, Voy. au Sénégal, p. 60, pi. IV, fig. 4. 1817. Porcellana cingulata Dillwyn, Descr. Catal.,I, p. 325. 1883. Marginella {Persicula) Dillw., Tryon, Man. of Concli., V, p. 36, pi. X, fig. U. Campagne de 1908. Pointe Rey; Pointe Cansado; Baie du Repos; El Frey; Aleïbataf; Baie de Hann. Campagne de J909. Baie de Hann; drag. Baie de Rufisque 18-20 mètres; drag. W. du Cap Uoiige. Dispersion. — Rio de Oro (Font); Canaries; Sénégal ; Archi- pel du Cap Vert. Marginella cornea Lamarck. 1822. Marginella cornea Lamarck, Anim. sans vert., VII, p. 360. . 1883. Marginella [Persicula) corneaha.ïn., Tryon, Man. of Conch., V, p. 30, pi. X, fig. 9. Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril; Baie de Cansado; cap Timiris; El Mamghar. Campagne de 1909. Drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos; Baie de Hann; drag. Baie de Rufisque 18-20 mètres; drag. W. du Cap. Rouge. Dispersion. — Sénégal; Archipel du Cap Vert. Marginella Chudeaui Bavay, nov. sp. PI. II, fig. 1, 2 (X 6). l'esla parva, pelhicida, cylindrala et adbasin ailenuala. Spira brevis, apice subpapillalo ac smallo vitreo undique indula. Anfr. 4, sutura sub smalto canaliculum simulante sejuncli. Aperlura superne coarctata, sat. pro/'u?ide angusteque sinuata, deinde usque ad basin dilatata. Labrum subrectum, paululum incrassatum, intus confuse dentatum et ad basin recedens. — 88 — Margo cohwiellaris oblique qiiadriplicata : plicœ infernœ duo crassiores, exsertœ ac longiores, supernœ vero breviores. Color albus ac pellucens sed ad basin columellœ opacus. Linea opaca in parte supera anfr. iiUimi a labri coymnissura primum descendit deinde ascendit ac denique pauUo sub suturam volvit. Altit. 4, diam. maj . 5 millim. Coquille de petite taille, translucide, cylindroïde, atténuée à la base. Spire composée de quatre tours, courte, en forme de dôme, légèrement apiculée au sommet et couverte d'un émail assez transparent pour laisser voir la suture qui paraît ainsi canaliculée; mais ne l'est pas, en réalité. Ouverture étroite dans ses deux cinquièmes supérieurs, s'élargissant ensuite jusqu'à la base. Elle débute, au sommet, par un sinus relativement plus profond que chez les autres espèces du genre et très analogue h celui qui existe dans le genre Oliva. Le labre est assez recti- ligne, un peu épaissi dans sa partie moyenne, confusément denté à l'intérieur; il s'infléchit en arrière dans son quart infé- rieur. Bord columellaire muni de quatre plis un peu obliques : les deux inférieurs sont très prolongés au dehors, tandis que les deux supérieurs le sont fort peu et s'empâtent chez les vieux individus. Coloration blanche, uniformément transparente, sauf à la base de la columelle qui devient opaque. On observe toujours, en outre, sur le haut du dernier tour, un trait opaque qui part de l'angle supérieur externe du labre, s'infléchit vers le bas et h droite, puis se relève et suit de près la suture à laquelle il reste parallèle. Ce trait opaque est produit par la soudure du dernier tour sur l'avant-dernier, il est très large au début, de- vient ensuite plus étroit et enfin filiforme. Var. major. Plus épaisse, plus haute et plus ventrue que le type. Var. elongata. Plus allongée que le type; mais non ventrue. — 89 — Var. ex col. quinqiievittala. Ornée, sur le dernier tour, de cinq linéoles décurrentes fau- ves, plus ou moins nettes, parfois courtes et réduites à des taches : la première règne sous la suture, la troisième au milieu du tour, la cinquième à sa hase, la seconde entre la première et la troisième, la quatrième entre la troisième et la cinquième. Mais les cinq linéoles n'existent pas toujours simultanément et la disparition de certaines d'entr'elles semhie se produire d'une manière constante : la deuxième et la quatrième disparaissent ensemhie et on pourrait désigner cette variation sous le nom de var. trivittata; ou hien, la deuxième et la quatrième suhsis- tent seules (var. bivittala); ou bien encore il ne reste que la troisième, qui, alors, est habituellement un peu élargie (var. iiniviltala). Les caractères les plus saillants de cette petite Marginelle sont : 1° la suture paraissant canaliculée sous le vernis trans- parent qui la recouvre; 2° la profondeur du sinus labial, ces deux caractères, joints à la forme cylindrique de la coquille, lui donnent l'aspect d'une petite olive; 3" le trait subsutural opa- que, infléchi d'abord dans le voisinage de l'ouverture. Ce der- nier caractère, visible même chez les individus défraîchis, per- met de reconnaitre l'espèce même chez les exemplaires morts ou subfossiles (A. Bavay). Campagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril; Baie de Gansado. Campagne de 1909. Drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mètres ; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres ; drag. W. du Cap Rouge. Marginella oryza Lamarck. 1757. Peribolus Stipon Adanson, Voy. au Sénégal, p. 79, pi. V, fig. 7. 1822. Volvaria oryza Lamarck, Anim. sans vert., VII, p. 364. 1883. MargineUa (Persicula) oryza Lava., Tryon, Man. of Gonch., V, p. 40, pi. XI, fig. 40. 1889. Gibberiila oryza Monterosato, Coq. mar. marocahies, in Joiirn. de Conch., XXXVII, p. 118. — 90 — Campagne de 1908. Pointe Cansado. Campagne de 1909. Drag. Baie de Riifisque, 18-20 mètres. Eispersion. — Côte occidentale d'Afrique, du iVlaroc au Séné- gal; Archipel du Cap Vert. IVIarginella occulta Monterosato. 1869. Marginela occulta Monterosato, ïestacei nuovi dei mari di Sicilia, p. 17, planche unique, fig. 10. J883. Marginella fPersiciila) occulta Monts., Tryon, Man. of Conch., V, p. 40, pi. XI, fig. 36. Var. mino7', nov. var. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Baie de Cansado, 6-8 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 940 mè- tres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Méditerranée : Sicile, Algérie, Côtes de Pro- vence. Cette variété diffère du M. occulta typique par sa taille un peu plus faible (2 millimètres de hauteur, au lieu de 2 1/2 mil- limètres), sa base un peu moins atténuée, son labre un peu plus infléchi dans l'intérieur de l'ouverture, mais nous possé- dons des spécimens de Saint- Raphaël qui soLt intermédiaires entre les deux formes. Marginella clandestina Brocchi. 1814. Voluta clandestina ^vocQ\\\,'C,onc\\. foss. subap., II, p. 242, pi. XV fig. 11. 1883. Marginella [Bullata) clandestina Broc, Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, I, p. 123, pi. XV, fig. 44. Campagne de 1908. Baie de Cansado; Ile d'yVrguin ; El Frey ; El Mamghar. dispersion. — Méditerranée : Portugal ; lies Canaries 91 — Yetus Neptuni Gmelin. 1757. Yetus Yet Adanson [ex parte). Voy. au Sénégal, p. 44, pi. III, fig. 1 {tantimi). 1790. Voluta Neptuni Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3467. 1861. Cymbium — Gm., Reeve, Gonch. Icon., pi. XXII, flg. 14 et pi. XXIII. Campagne de 1907. Drag. Baie de Hann, 5-12 mètres. Campagne de 1908. Plage de Haiin. Campagne de 1909. Baies de Hann et de Bufisque. Dispersion. — Bio de Oro (Font); Sénégal; Conakry (Capit. de Cliateiier). Yetus gracilis Broderip. 1757. Yetus Yet Adanson [ex parte). Voy. au Sénégal, p. 44, pi. III, flg. 1, 1 ta7itum). 1830. Cymba gracilis Broderip, Spec. Gonch., pi. VII, flg. 8a-8<î. 1882. Cymbium cisium (Laraarck), Tryon, Man. of Gonch., IV, p. 79, pi. XXII, flg. 5, 7, 8. Campagne de 1909. Drag. entre Hann et Bufisque. Dispersion. — Afrique Occidentale. Yetus porcinus Lamarck. 1757. Yetus Philin Adanson, Voy. au Sénégal, p. 48, pi. III, flg. 2, 2. 1758. Voluta Cymbium Linné [exparte), Syst. Nat., édit. X, p. 733. 1822. — porcina Lamarck, Anira. sans vert., VII, p. 334. 1861. Voluta — Lam., Reeve, Gonch. Icon., pi. XII, fig. 123-12". Campagne 1908. Baie du Lévrier; région de Nouarémech (subfossile); région de Touizikt (subfossile). Campagne de 1909. Baies de Hann et de Bufisque. Dispersion. — Sénégal ; Bathurst, Bien que Hanley ait trouvé dans la collection de Linné un exemplaire de cette espèce étiqueté « Vohita cymbium », il nous parait difficile d'adopter cet ancien nom à cause des références — 92 — disparates qui figurent dans les deux dernières éditions du Sys- tema Naturœ et nous préférons lui conserver le nom que Lamarck lui a altribué et qui ne peut prêter à l'équivoque. C'est à tort que Tryon a considéré le Yeliis porcinus comme étant le jeune âge du Yetiis proboscidalis Lamarck : ce sont là deux espèces parfaitement distinctes. Mitra Hamillel Petit. I80I. Mitra Hamillei Petit de la Saussaye, Journ. de Conch., Il, p. 259. 1882. Mitra — Petit, Tryon, Man. of Conch., IV, p. 117, pi. XXXIV, fig. 37. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Archipel du Cap Vert. Mitra senegalensis Reeve. 1844. Mitra senegalensis Reeve, Proc. Zool. Soc. of London, p. 117. 1844. Mitra — Reeve, Conch. Icon., pi. XVII, fig. 129. 1882. Mitra — Reeve Tryon, Man. of Conch,, IV, p. 117, pi. XXXIV, flg. 38. Campagne de 1907. Drag. par le travers du Cap Rouge, 30-35 mètres. Dispersion. — Sénégal. Mitra (Costellaria) strictecostata von Maltzan. PI. II, flg. 9, 10. 1884. Mitra [Costellaria) strictecostata von Maltzan, Diagn. neuer Seneg. Gastrop. In Nachrichtsbl. d. d. Malak. Ges., p. 73. Campagne de 1909. Drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Gorée. Nous avons fait figurer celte espèce qui ne l'a jamais été et que Tryon considérait comme non identifiable. 93 — Imbricaria carbonacea Hinds. 1844. Imbricaria carbonacea Hinds, Voyage Sulpliur, p. 41, pi. XI, fig. 9, 10. 1853. Mitra RoUandi Bernardi, Journ. de Conch'., IV, p. 67, pi. II, fig. 6, 7. 1882. Imbricaria carbonacea Hinds, Tryon, Man. of Conch., IV, p. 199, pi. LVIII, flg. 676, 677. Campagne de 1909. Drag\ Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Cette espèce n'était connue, jusqu'à présent, que du Cap de Bonne-Espérance. Fusus Bôttgeri von Mallzan. PI. II, flg. 3, 4 (gr. nat.). 188. Fusus Bôttgeri von Maltzan, Diagn. neuer Seneg. Gastrop. in Nachrichts- blatt d. d. Malak. Ges., p. 67. Campagne de 1909. Baies de Hann et de Rufisque. Dispersion. — Corée (von Maltzan). Il est difficile d'identifier d'une manière certaine une coquille qui n'a été ni figurée ni comparée à aucune de ses congénères. Toutefois, on pourra contrôler notre détermination en compa- rant la figure que nous donnons aujourd'hui, à l'exemplaire typique de von Maltzan. Latirus armatus A. Adams. 1854. Latirus armatus A. Adams, Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 314. 1873. Chascax maderensis Watson, Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 362, pi. XXXVI, fig. 30. 1881. Latirus maderensis Wats. Tryon, Man. of Conch., III, p. 89, pi. LXVIII, fig. 124, 125. 1886. Fasciolaria armata A. -Ad., Watson, Challenger Gastrop., p. 248, pi. XIÎI, fig. 1. 1890. Fasciolaria [Pleuroploca] armata A. -Ad., Dautzenberg, Réc. malac. Culliéret mMém. Soc. Zool. de France, p. 151, pi. Il, fig. 4. Campagne de 1909. Dra§-. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; — 94 — drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres; àvag. W. du Gap Rouge. Dispersion. — Madère; Canaries; Sénégal (Ghaper). G'est certainement par erreur que A, Adams a indiqué cette espèce comme vivant sur les côtes de Galifornie. Afer afer Gmelin. 1757. Purpura Lipin Adanson, Voy. au Sénégal, p. 125, pi. VIII, fig. 18. 1790. Murex afer Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3558. 1881. Afer — Gm., Tryon, Man. of Concli., III, p. 69, pi. XL, fig. 177. Gampagne de 1908. Port-Etienne, grande marée d'avril. Gampagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe de Gan- sado; drag. en face le cimetière de Bel-Air; drag. Baie de Rufis- que, 18-20 mètres; drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres; drag, W. du Gap Rouge. Dispersion. — Sénégambie. Afer porphyrostoma Adams et Reeve. 1847. Fasciolaria porphyrostoma Adams et Reeve in Reeve Gonch. Icon.,pl. V, fig. 11% 11''. 1881. Streptosiphon porphyrostoma Ad. et R., Tryon, Man. of. Gonch., III, p. 143, pi. LVIII, fig. 405, 406. Gampagne de 1908. Lemsid ; Bilaouak. Dispersion. — Sénégal. L'habitat : Asie orientale, indiqué par Tryon et par M. Kobelt demanderait à être confirmé. La séparation des Genres Afe?' et Streptosiphon nous parait impossible. Semifusus morio Linné. 1737. Purpura Nivar Adanson, Voy. au Sénégal, p. 141, pi. IX, fig. 31. 1758. Murex morio Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 753. 1881. Melongena — Linn., Tryon, Man. of Gonch., III, p. 111, pl.XLIII, fig. 228, 229. Gampagne de 1908. Gap Blanc (subfossile); Ile d'Arguin, — 95 — abondant sut* les prairies de Zoslères qui découvrent à marée basse (édule). Manala ; entre Nouakchott et Ijder (subfossile). Dispersion. — Sénégal; Loanda; Indes Occidentales; Brésil. Neptunea contraria i.inné. 1771. Murex contrariiis Linné, Man tissa Plantarum, p. 551. 1830. Fiisus sinistro7'Sus Desliayes, Encycl. Méthod., II, p. 160. 1881. Neptunea (Volutopsis) contraria Lin., Kobelt, Concli. Gab., 2'^ édit., p.71,pLXIV, fig. 1. 1881. Neptunea {Volutopsis) contraria Tryon, Manual of Gonch., III, p. 122, pL L, jg. 291, 292. 1897. Neptunia sinistrorsaDesh.,Loc, 2<=. Campagne de 1909. Drag. en face le cimetière de Bel-Air; drag. baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal, entre Dakar et Gorée par 15 mètres de profondeur (M. Chevreux). Le genre Pseiidobittiwn que j'avais proposé pour ce mollus- que ne peut subsister, car j'ai reconnu depuis qu'il appartient sans aucun doute au genre Alaba. Rissoa radiata Philippi. 1836. Rissoa radiata V\\\\\\^'ç\, Enum. Moll. Sic, I, p. 151, pi. XVI, flg. 15. 1887. — radiata Phil., Tryon, Man. of Gonch., IX, p. 333, pi. LXIII, fig. 55. — 128 — Campagne de 1908. Pointe Cansado; drag. Baie de Gansado; Arguin; El Frey; El Mamghar; Nouakchott (subfossile). Dispersion — Depuis les côtes d'Angleierre jusque dans la Méditerranée. Rissoa Guerini Recluz. 1843. Risso Guerini Recluz, Revue Zool. Cuviérienne, p. 7. 1884. — GueriniRecl., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, I, p. 267, pi. XXXII, fig. 1-5. 1889. Apicularia Guerini Monterosato, Coq. mar. marocaines in Jot. 22), mais qui en diffère par sa forme plus trigoae, moins arrondie, ses valves moins bombées, son bord ventral moins arrondi, ses stries concentri- ques plus accusées, son sinus palléal plus acuminé, sa dent latérale postérieure plus courte et sa coloration rosée. Callista floridella Gray. 1838. Venus floridella Gray, Analyst III, p. 306. 1843. — afrjcana Philippi, Abbildungen, p. 41, pi. I, fig. 6. 1863. Dione — Phil., Reeve, Conch. Icon., pi. XII, fig. 57. 1869. Callista floridella Gray, Roemer, Moaogr. G. Venus, p. 55, pi. XVI, flg. S-S^ Campagne de 1908. Pointe Rey; Port-Etienne; Baie de Can- sado, 25 kilomètres au N. de Port-Etienne; drag. Baie de Can- sado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6 8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9 10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mè- - 178 — très; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégambie ; Konakry (capit. Le Chatelier); Cap de Bonne -Espérance. Reeve avait assigné, mais avec doute, il est vrai, l'Australie comme habitat du Dione africana. Cette jolie espèce, qui est abondamment représentée dans les récoltes de M. Gruvel, présente de nombreuses variétés de colo- ration. Elle est, le plus souvent, marbrée de gris brun sur fond blanc, et ces marbrures confluent plus ou moins de manière à former des rayons, mais certains exemplaires ne présentent que des linéoles transversales ondulées ou disposées en zigzags et on en rencontre parfois aussi qui sont entièrement blancs. Tivela bicolor Gray. 1838. Trigona bicolor Gray, Analyst. III, p. 304. i864. Cytherea — Gray, Reeve, Conch. Icon., pi. VI, fig. 23. Campagne de 1908. El Frey; Baie de Hann, à basse mer. Campagne de 1909. Baies de Hann et de Rufiscjue. Dispersion. — Sénégal. Dosinia radiata Reeve. 1757. Chanta Cotan Adanson, Voy. au Séne'gal, p. 224, pi. XVI, flg. 4. 1850. Artemis radiata Reeve, Concli. Icon., pi. VII, fig. 37. Campagne de 1908. Pointe Rey; Pointe Cansado; Pointe du Repos; Anse Bernard, près Dakar. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mè- tres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégambie; Archipel du Cap Vert. Dosinia Adansoni Philippi. 1844. Cytherea Adansoni Philippi, Abbildungen, p. 169, pi. II, flg. 2. 1850. Artemis africana Reeve, Conch. Icon., pi. V, fig. 27. — 179 — Campagne de 1908. Port-Etienne, Baie de Cansado; région de Nouarémech (subfossile); Baie de Hann. Campagne de 1909. Presqu'île du Cap Blanc, plage; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mètres; Baies de Hann et de Rufisque; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres. Dispersion. — Sénégal. Dosinia Orbignyi Dunker. 1845. Artemis [Cytherea) Orbignyi Dunker, Diagn. Moll. Tams m Zeitschr. fur Malak., p. 167. 1850. Artemis — — Dunk., Reeve, Conch. Icon., pi. VIII, fig. 44. 1853. Dosinia Orbignyi Dunker, Index Moll. Gain., p. 59, pi. X, fig. 11-14. Campagne de 1909. Icheppê; Icheppê-Olokun (Dahomey). Dispersion. — Guinée; Loanda; Benguela. Dosinia isocardia Dunker. 1845. Artemis [Cytherea] Isocardia Dunker, Diagn. Moll. Tams in Zeitschr. fur Malak., p. 167. 1850. Artemis — — Dunk., Reeve, Conch. Icon., pi. I, fig. 1. 1853. Dosinia Isocardia Bnnkev, Index Moll. Guin., p. 59, pi. X, fig. 7-10. Campagne de 1906. Baie de Cansado, plage. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado; Ile d'Arguin; El Frey; au S. d'El Maounek; Manata; Cap Timiris; El Mamgliar; Aleïbataf; Toueïl ; plage de Nouakchott; Nouakchott (subfos- sile) ; entre Tin Amaten et Biach; salines de Moudjeran; petite Sebkha au S. d'ijder; au S. d'Agamoun (subfossile); petit chott au N. de N'Diamer. Dispersion. — Loanda; Benguela. Venus verrucosa Linné. 1757. Chama Clonisse Adanson, Voy. au Sénégal, p. 216, pi. XVI, fig. 1. 1758. Venus verrucosa Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 685. — 180 - 1889. Venus — Linn., Moiiterosato, Coq. mar. marocaines in Journ. de Conch., XXXVII, p. 25. 1893. Venus — Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Rous- sillon, II, p. 363, pi. LVII, fig. 1-8. Campagne de 1908. Port Etienne; Pointe Cansado; Pointe du Repos ; Arguin ; El Frey; Manata; El Mamghar; plage entre El Mamghar et El Mahara. Campagne de 1909. Drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Océan Atlantique depuis les côtes d'Angleterre jusqu'aux Iles Canaries, Madère et du Cap Vert (Maroc); Rio de Oro (Font); Cap de Ronne Espérance (Sowerby). Nous avons trouvé parmi les récoltes de M. Bouvier dans l'Archipel du Cap-Vert des spécimens qui paraissent établir un passage entre le V. verrucosa et le V . nodosa Dunker. Toutefois, à l'état adulte, cette dernière espèce est bien plus globuleuse, 1)1 lis é[)aisse et ornée de tubercules beaucoup plus gros que chez les spécimens européens. Anaitis foliaceo-lamellosa (Chemnitz) Schroeter. 1788. Venus foliaceo lamellosa Schroeter m Chemnitz, Conch. Cab. Namen- Register, p. 112. 1790. Venus plicata Cmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3276. 1863. Venus — Gmel., Reeve, Conch. Icon., pi. XVIII, lîg. 81. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado; Raie de Hann, à basse mer. Campagne de 1909. Raies de Hann et de Rufîsque. Dispersion. — Sénégal. Anaitis rosalina Rang. 1834. Venus rosalina Rang in Guérin, Mag. de Zool., classe V, pi. XLII. 18o3. — afflnis Sowerby, Thés. Conch., II, p. 720, pi. CLV, fig. 62. 1863. — rosalina Rang, Reeve, Conch. Icon., pi. V, fig. 16. 1863. — affinis Sow., Reeve, Conch. Icon., pi. XII, fig. 38. — 181 - Campagne de 1909. Drag. W. du Cap-Rouge. Dispersion. — Sénégal; Goiée; Archipel du Cap-Vert (Dohrn). Le V. rosalina est encore assez rare dans les collections; il varie beaucoup sous le rapport de rorncmentation et de la coloration; ses côtes sont plus ou moins espacées ou rapprochées et plus ou moins interrompues à proximité de l'extrémité posté- rieure. A notre avis, le V. affinis Sowerby n'est qu'une variété de coloration blanche, avec des flammuies brunes, du V. rosa- lina dont le type est irrégulièrement tacheté de rose et de brun. Anaitis punctigera Daulzenberg et H. Fischer. 1906. Anaitis punctigera Dautzenberg et H. Fischer, Moll. Ouest Afr. in Camp. Scient. Prince de Monaco, XXXII, p. 86, pi. IV, fig. 9-14. Campagne de 1909. Drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Santa Luzia, Archipel du Cap- Vert, 52 mètres (Prince de Monaco). Tapes durus Gmelin. 1757. Chaîna Pégon Adanson, Voy. au Sénégal, p. 228, pi. XVII, fig. 12. 1790. Venus dura Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3292. 1864. Tapes — Gmel., Reeve, Conch. Icon., pi. III, fig. 13% 13»^. Campagne de 1908. Pointe Rey; Port-Etienne; Baie de Hann. Campagne de 1900. Drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Can- sado, 9-10 mètres; drag. entre Hann et Rufîsque, 6-9 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal. Tapes lucens Locard. 1844. Tapes nitens Scacclii et Philippi mPhilippi (non Turton) Enum. Moll. Sic, II, p. 3o, pi. XIV, fig. 14^-14". 1886. — lucens Locard, Etude crit. G. Tapes in Bull. Soc. Malac. de France, p. 298. — 182 - 1889. — lucens Loc, Monterosato, Coq. mar. marocaines in Journ. de Coiich., XXXVII, p. 23. 1895. — lucens Loc, Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 426, pi. LXIV, fig. 14. Campagne de 1909. Drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Can- sado, 9-10 mètres. Dispersion. — Méditerranée et Côtes Atlantiques du Maroc. Toujours extrêmement rare. Tapes aureus Gmelin. 1790. Venus aurea Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3288. 1893. Tapes aureus Gmel., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 414, pi. LXIII, fig. 1-15; pi. LXIV, fig. 1-13. Campagne de 1908. A l'Est d'El Mamghar; Nouakchott (sub- fossile). Dispersion. — Océan Atlantique depuis les Iles Lofoten jus- qu'au Détroit de Gibraltar; Méditerranée; Adriatique; Mer Noire; Rio de Oro (Font). Tapes [Pidlastra] pullastra Montagu. 1803. Venus pullastra Montagu, Test. Brit., p. 125. 1893. Tapes ( Pullastra) pullastra Mont., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 402, pi. LXI, lîg. 1-4; pi. LXII, fig. 1 et 3-14. Campagne de 1908. Pointe Rey; Baie de Cansado; Pointe du Repos; Arguin. Dispersion. — Du Finmark au Portugal; Algérie. var. corrugala Gmelin. 1757. Chama Lunot Adanson, Voy. au Sénégal, p. 227, pi. XVII, fig. H. 1790. Venus corrugata Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3280. 1790. — sencgalensis GmeVm, Syst. Nat., édit XIII, p. 3282. 1864. Tapes corrugata Gm., Reeve, Conch. Icon., pi. XIII, fig. 72. — 183 — Campagne de 1908. Pointe Rey; Pointe du Repos; Baie de Cansado. Dispersion. — Toute l'Afrique Occidentale jusqu'au Gap de Bonne-Espérance. Nous nous voyons forcé de modifier notre manière de voir au sujet du T. corrugatiis qui ne peut être admis que comme une variété du T. pulLi^tra. Les récoltes de M. Gruvel nous ont, en effet, procuré de nombreux exemplaires intermédiaires entre ces deux formes. Tapes [Amijgdala) decussatus Linné. 1758. Tenus decussata Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 690. 1893. Tapes {Amygdala) decussatus Lin., Bucquoy, Dautzenberg et G. Doll fus, MoU. du Roussillon, II, p. 430, pL LXV, fig. 1-8; pL LXVI, fig. 1-3, 6-8. Campagne de 1907. Fossile dans la couche de sable coquillier d'un puits creusé h 3 kilomètres N.-N.-E. du fond de la Baie du Repos, 2 à 3 mètres d'altitude. Campagne de 1908. Ile d'Arguin. var. fusca Gmelin. 1790. Venus fusca Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3281. 1893. Tapes decussatus va.v. fascaGmeL, Baccfuoy, Dautzenberg et G. DoUfus, Mûll. du Roussillon, II, p. 436, pi. LXVI, fig. 4-5. Campagne de 1908. Port Etienne. Il est intéressant de rencontrer sur la côte occidentale d'x\fri- que à la fois le type du T. decussatus qui est plus spécialement méditerranéen et sa var. fusca qui est la forme habituelle des côtes océaniques d'Europe. Les récoltes de M. Gruvel renferment, en outre, des spéci- mens ambigus, qu'il est impossible d'assimiler plutôt au type ou à la var. fusca. Ces exemplaires ont été recueillis en 1908, vivants, à Manata; El Maounek; El Mamghar et subfossiles à Nouakchott. — 184 — Dispersion. — Le T. deciissahis vit dans la Méditerranée; l'Adrialique et l'Océan Atlantique, depuis l'Angleterre jusqu'au Portugal et au Rio de Oro (F^ont). Venerupis irus Linné. 1758. Donax Irus Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 688. 1889. Venerupis irus Linn., Monterosato, Coq. mar. marocaines, in Journ. de Conch., XXXVII, p. 26. 1893. Venerupis irus Lin., Bucquoy, Dautzenberg et G. DoUfus, Moll. du Roussillon, II, p. 438, pL LXVII, fig. 9-18. Campagne de 1908. Pointe Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Mer Noire; Océan Atlantique, de la Grande-Bretagne au Maroc et aux Iles Cana- ries et Madère. Petricola lithophaga Retzius. 1786. Venus lithophaga Retzius, Mém. Acad. Turin, III, p. H-14, fig. 1, 2. 1874. Petricola lithophaga Retz., Reeve, Conch. Icon., pi. II, fig. H"^, 11^. J893. Petricola — Retz., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 445, pi. LXVII, fig. 20-28. Campagne de 1908. Pointe Cansado; Baie de Cansado. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Océan Atlantique, de l'Angleterre au Détroit de Gibraltar. Petricola pholadiformis Lamarck. 1818. Petricola pholadiformis Lamarck, Anini. sans vert., V, p. 505. 1874. Petricola — Lam., Reeve, Concb. Icon., pi. I, fig. 7. Campagne de 1908. Pointe Cansado; Lemsid. Dispersion. — Sénégal ; côtes orientales de l'Amérique du Nord. Cette espèce s'est propagée récemment eu Angleterre, sur les côtes de Belgique et à Dunkerque. — 185 — Ungulina rubra de Roissy. 1805. Ungulina rubra de Roissy, Hist. nat. des Moll., VI, p. 375, pi. LXVI, fig. 4. 1818. Ungulina oblonga Lamarck, Anim. sans vert., V, p. 487. 1889. — rubra de Roissy, Monterosato, Coq. mar. marocaines, in Journ.de conch., XXXVII, p. 24. Campagne de 1908. Pointe Rey ; Pointe Gaiisado ; El Mani- ghar ; Lemsid. Dispersion. — Côtes occidentales d'Espagne et du Maroc; Sénégal ; Libéria ; Loanda. Diplodonta rotundata Montagu. 1803. Tellina rotundata Montagu, Test. Rrit., p. 71, pi. II, fig. 3. 1850. Lucina — Mont., Reeve, Conch. Icon., pi. VII, fig. 36. Campagne de 1909. Drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cau- sado, 9-10 mètres. Dispersion. — Mers d'Europe, depuis l'Angleterre jusque dans la Méditerranée ; Raie de Porto-Santo, près Madère, 100 mètres (Prince de Monaco). Felania diaphana Gmelin. 1757. Chama Félan Adanson, Voy. au Séiie'gal, p. 227, pi. XVI, fig. 8. 1790. Venus diaphana Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3292. 1850. Lucina senegalensis Reeve, Conch. Icon., pi. IX, fig. 51. Campagne de 1908. Pointe Rey; Ile d'Arguin; Cap Timiris: El Mamghar; région de Nouarémech (subfossile). Campagne de 1909. Presqu'île du Cap Blanc, plage. Dispersion. — Sénégal. Donax rugosus Linné. 1757. Tellina Pamet Adàason, Voy. au Sénégal, p. 235, pi. XVIII, fig. 1, 1758. Donax rugosa Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 682. Tome LXIV. 13 — 186 — 1819. — elongatus Lamarck, Anim. sans vert., V, p. 550. 1869. — {Chion) elongatus Lam., Uoemer, Conch. Gab., 2" édit., p. 17, pi. IV, flg. 9-12. Campagne de 1908. Port-Elienne; Toueïl ; plage de Nouak- chott; Salines de Moudjeran ; N'Diago; Baie de Hann, à liasse mer. Dispersion. — Sénégal; Guinée; Gap de Bonne-Espérance (Sowerby), Donax venustus Poli. 1791. Donax venustus Poli, Test. Utr. Sic, II, p. 80, pi. XIX, flg. 23, 24. 1895. Donax — Poli, Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, MoU. du Roussillon, II, p. 465, pi. LXIX, flg. 1-10. Gampagne de 1908. Port-Etienne; Baie et Pointe de Cansado. Dispersion. — Méditerranée; Océan Atlantique à Madère et aux Iles du Gap- Vert. Donax (Capsella) Oweni (Gray) Hanley. 1844. Donax Oivenii Gray lu Hanley, Rec. Biv. Sh., p. 81. 1854. Donax — Gray, Reeve, Conch. Icon., pi. VI, flg. 37. 1881. — (Capsella) Owenii Berlin, Revis. Donacidés du Muséum, p. 62, 109. Campagne de 1908. Port-Etienne; Baie et Pointe de Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mè- tres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Gabon; Cap de Bonne-Espérance; Port Eliza- beth (Sowerby) — 187 — Psammobia fœrœensis Chemnitz. 1782. Tellina Ferroensis Chemnitz, Conch. Gab., YI, p. 99, pi. X, fig. 91. 1895. Psammobia — Ch., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 478, pi. LXX, fig. 10-16. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6 8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Océan Atlantique depuis la Norvège, l'Islande et les Iles Faerôer jusqu'au Sénégal, aux Iles Canaries et Açores. Psammobia intermedia Deshayes. 1834. Psammobia intermedia Deshayes, Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 319. i8ï)6. Psammobia — Desh., Reeve, Gonch. Icon., pi. IV, fig. 2a. Campagne de 1908. Pointe Rey, sur la plage; Port-Etienne; entre El Mamghar et El Mahara. Campagne de 1909. Drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Can- sado, 9-10 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Côtes du Portugal (Deshayes). Solenocurtus strigilatus Linné. 1737. Solen Golar Adanson, Voy. au Sénégal, p. 237, pi. XIX, fig. 2. 1758. — strigilatus Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 673. 1893. Solenocurtus — Linn., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 319, pi. LXXVI, tig. 1-3. Campagne de 1908. Port-Etienne. Dispersion. — Méditerranée et Adriatique; Océan Atlantique, du Portugal au Sénégal. — 188 — Solenocurtus albus Reeve. 1874. Solecurtus albus (Martyn), Reeve Goncli. Icon., pi. III, fig. 16. Campagne de 1908. Plage de Nouakchott. Dispersion. — L'habitat de cette espèce était, jusqu'à pré- sent, inconnu. Elle est caractérisée par sa forme inéquilatérale, son côté antérieur court, son côté postérieur allongé et plissé, ainsi (jue par ses sillons obliques peu nombreux et s'arrêtant au milieu des valves. I^e Tellina alba de Martyn est un véritable Tellina et non un Solenocurtus, comme l'a supposé Reeve. Tagalus angulatus Suwerby. 1757. Solen Tagal Adanson, Voy. au Shiégal, p. 253, pi. XIX, fig. 1. 1874. Solecurtus angulatus Sowerby in Reeve, Goncli. Icon., pi. VIII, fig. 37. 1888. Tagelus — Sow., Clessin, Conch. Gab., 2*^ édit., p. 73, pi. XXIII, fig. 5. Campagne de 1908. El Frey;au S.-E. d'EI Maounek; Baie de Hann. Dispersion. — Sénégal; Libreville, Congo (Gapit. Le Chate- lier). Solen marginatus Pennant. 1758. Solen vagina Linné (ex parte), Syst. Nat., édit. X, p. 672. 1777. — marginatus Pennant, Brit. Zool., IV, p. 83, pi. XGIV, fig. 21. 1895. Solen — Penn., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 495, pi. LXXII, fig. 1-3. Campagne de 1908. Port-Etienne; Baie de Cansado ; Arguin, Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Mer Noire; Océan Atlantique depuis les côtes d'Angleterre jusqu'aux Açores, au Rio de Oro (Font) et au Cap de Bonne-Espérance (Sowerby), — 189 — Ensis goreensis CIcssin. 1888. Solen goreensis Clessin, Concli.Cab., 2eédit., p. 34, pi. XIII, fig. 4. Campagne de 1908. Port-Etienne. Campagne de 1909. Drag-. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres; drag. Baie de Rnfisque, 18 20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Corée (collect. Bullow), Très voisine de VE. ensis Linné, celte espèce s'en distingue [)ar sa forme plus étroite, plus atténuée à l'extrémité posté- rieure et par son lest parsemé de taches irrégulières et de ponc- tuations. Mactra glabrata Linné. 1757. Chama Lisor Adanson, Voy. au Sénégal, p. 231, pi. XVII, fig. 16. 1767. Mactra glabrata Linné, Syst. Nat., édit. XII, p. 1125. 1884. Mactra — Linn., Weinkauff, Conch. Cab., 2« édit., p. 66, pi. XXIII, fig. 3, 3^ Campagne de 1908. Pori-Elienne, Baie de Cansado; Pointe du Repos; El Frey; entre El Manigliar et El Mahara; Nouak- chott (subfossile); Anse Bernard, près Dakar; Baie de Hann. Campagne de 1909. Presqu'île du Cap Blanc; drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal; Guinée; Archipel du Cap- Vert. Les dimensions indiquées par Linné : Testa magnitudlne N. coryli ne conviennent guère à celte espèce. Toutefois, Hanley nous apprend qu'il existe dans la collection linnéenne un spécimen éli(juelé qui correspond au Mactra lisor tel qu'il a été figuré par Hanley : Biv. Shells, pi. H, fig. 54, 55 et nous croyons qu'il y a lieu, par conséquent, d'adopter l'interprétation de Wein- kaulF et d'autres naluralistes d'autant plus que l'habitat cité par Linné est : in 0. Africano. — 190 — Mactra nitida Spengler. 1803. Mactra niilda Spengler, Beskr., V, 2" Heft, p. 93. 1854. Mactra — Spengl., Reeve, Conch. Icon., pi. XI, fig. 46. Gami)agiie de 1909. Icheppê; Icheppê-Olokun (Dahomey). Dispersion. — Sénégal; Loanda. Mactra Sauliae Gray. 1837. Mactra Sauliœ Gray, xinn. a. Mag. of Nat. Hist., p. 29. 1854. Mactra — Gray, Reeve, Conch. Icon., pi. XIV, fig. 68. 1884. Mactra — Gray, Weinkauff, Conch. Cab., 2« édit., p. 40, pi. XIII, fig. 1-3. Campagne de 1908. Porl-Elienne. Dispersion. — Sénégal. Mactra striatella Lamarck. 1818. Mactra striatella Lamarck, Anim. sans vert., V, p. 473. 1854. Mactra — Lam., Reeve, Conch. Icon., pi. III, fig. 12. 1884. Mactra — Weinkauff, Conch. Cab., 2'= édit., p. 84, pi. XXIX, fig. 1. Campagne de 1908. Langue de Barbarie, sur la plage; Baie de Hann, à basse mer. Dispersion. — Afrique Occidentale et Côte orientale d'Amé- rique. Eastonia rugosa Chemniiz. 1782. Mactra rugosa Cliemnitz, Conch. Cab., VI, p. 236, pi. XXIV, fig. 236. 1854. Mactra — Cliemn., Reeve, Conch. Icon., pi. XX, fig. 115. Campagne de 1908. Pointe Bey; Port Etienne. Dispersion. — Côtes d'Algérie; Portugal. 191 Lutraria lutraria Linné. 1758. Mija lutraria Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 670. 1896. Lutraria — Linn., Buccjuoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 566, pi. LXXXIII, flg. 1-6. Campagne de 1908. Pointe Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6^ mètres; drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag'. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Océan Atlantique, de la Norvège au Détroit de Gibraltar. Nous ne croyons pas que cette espèce ait été signalée jusqu'à présent sur le littoral occi- dental d'Afrique. Tugonia anatina Gmelin. 1737. Pholas Tugon Adanson, Voy. au Sénégal, p. 263, pi. XIX, fig. 2. 1790. Mya anatina Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 322L 1863. Tugonia giiineensis Reeve, Concli. Icon., pi. I, fig. 1*, 1^. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado; Plage de Nouak- chott; Baie de Hann. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal. Corbula sulcata Lamarck. 1818. Corbula sulcata Lama.rck, Anini. sans vert., V, p. 49o. 1843. Corbula — Lam., Reeve, Gonch. Icon., pi. I, fig. 2. Campagne de 1908. Pointe Cansado; drag. Baie de Cansado; Ile d'Arguin. Campagne de 1909. Drag. entre Rufisque et Hann, 6-9 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — lie du Prince, Sénégal. 192 Corbula gibba Olivi. 1792. Tellina gibba Olivi, Zool. Adriat., p. 101. 189G. Corbula — Olivi, Bucquoy, Dautzenberg et G. DoUfus, Moll. du Roussillon, II, p. 578, pi. LXXXV, fig. 1-23. Campagne de 1908. Port-Etienne, 12 mètres, vase noire; di'ag. Baie de Gansado; Ile d'Arguin; au S.-E. d'El-Maounek (siibfossile); entre Tin-Aniaten et Biach (subfossile) ; Nouakchott (subfossile); Salines de Moudjeran (subfossile); Salines de Tin- Djemaran (subfossile). Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Gansado, 9-10 mè- tres ; drag. 5 milles E, de la Pointe du Repos. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Mer Noire; Merde Marmara; Océan Atlantique, de la Norvège aux lies Canaries. Corbula Roumei Dautzenberg, nom. miil. 1871. Corbula striata E. -A. Smith (nom Lamarck), Shells from. W. Africa in Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 728, pi. XXV, fig. 3. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Gansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Gansado, 9-10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres ; drag. W. du Gap Rouge. Dispersion. — Wydah (E.-A. Smith). Il est impossible de conserver à cette espèce le nom qui lui a été donné par M. Smith, puisqu'il existait déjà un C. striata de Lamarck (Ann. du Muséum, VIII, p. 467). fossile du Bassin de Paris. Nous proposons de lui attacher le nom de M. Roume, ancien gouverneur général de l'Afrique Occidentale française, pour le très grand essor qu'il a su donner aux études scientifi- ques pendant la durée de son gouvernement. — 193 — Corbula Chudeaui Daulzeuberg, nom. mut. 1871. Corbula iirata E.-A. Smith (non Sowerby), Shells from W. Africa in Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 729, pi. XXV, fig. 2. Campagne de 1909. Drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag, W. du Cap Rouge. Dispersion. — Wydah (Smilh). Nous nous voyons forcé de changer le nom de celte espèce à cause de l'existence d'un Corbula lyrata Sowerl)y (1837), fossile du Callovien. Nous proposons de la désigner sous le nom de C. Chudeaui, en l'honneur de M. le professeur Chudeau, qui a été le zélé collaborateur de M. Gruvel pendant la campagne de 1908. Corbula trigona Hinds. PI. IV, fig. 8, 9, 10 (X 2). 1843 Corbula trigona Hinds, Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 58. 1844 — — Hinds, Reeve, Conch. Icon., pi. III, fig. 22. Testa transverse ovala, inflala, subgequilateralis, postice cari- nata, antice declivis, inœquivalvis : valvida siiiistra minore et in dextram breviter immersa, umbones tumidi ac contigui. Latus anticiim rotundatum, posticum truncatum et ad exlremitatem subrostratum ; margo ventralis arcuatus. Testa fere levis, striis incrementi obsoletis tantum ornata. Cardo rmlvulœ dextrse den- tem cardinalem anticiim validum et dentem Ititeralem elonga- tum debilemqne utrinque prœ-bet. In vaivula sinistra dens cardi- nalis unicus conspicitiir, dentés latérales vero deficiwit. Impres- siones musculares conspicuss, rotiindatœ. Impressio pallii postice late sed haudprofnnde sinuata. Color sub epidermide fusco ac nitidulo, valde variabilis : fus- cus vel rubescens, vel albidus., interdum quoque fusco et albo diversiter partitiis. Valoulartim pagina interîia medio albida, versus marginem plerumque fuscescens . Diam. umbono-ventr . iO, ant.-post. 1^, crassit. 7 millim. — 194 — Coquille transversalement ovale, renflée, subéquilatérale, pourvue d'une carène rayonnante assez accusée, limitant la région postérieure qui est brusquementtrouquéeet subrostrée à l'extrémité. Une deuxième carène très faible règne sur la région postérieure à une certaine dislance de la principale. Région antérieure déclive. Cette espèce est inéquivalve, la valve gauche plus petite, s'enfonçant un peu dans la valve droite. Sommels renflés et contigus. Surface presque lisse, ne présentant que des sillons d'accroissement ordinairement très peu visibles. Charnière de la valve droite composée d'une dent cardinale anté- l'ieure et, de chaque côté, d'une dent latérale allongée, très étroite et très faible. Charnière de la valve gauche possédant une dent cardinale située sous le crochet, mais pas de dents latérales. Impressions des muscles adducteurs arrondies, bien marquées; impression palléale assez largement, mais peu pro- fondément sinuée. Coloration fort variable : brune, rougeâtre ou blanche, par- fois aussi diversement partagée de brun et de blanc. Intérieur des valves blanchâtre, teinté de brun vers les bords chez les exemplaires foncés. Epiderme brun, un peu luisant. Campagne de 1909. Iwanran; Ichoâ (Dahomey) très abon- dant; pèche pélagique entre Hann etTiaroye, nombreux exem- [)laires embryonnaires. C'est un Mollusque d'estuaire, vivant en compagnie des Tympanolomus et des Claviger. Il nous a paru utile de décrire et de représenter à nouveau cette espèce dont la diagnose originale est insuffisante et qui n'a pas été bien représentée par Reeve. Panopaea AIdrovandi Ménard. 1807. Panopaea AIdrovandi Ménard, Ann. du Muséum, IX, p. 136. 1818. Panopaea — Mén., Lamarck, Anim. sans vert., V, p. 437. 1873. Panopœa — Mén., Reeve, Conch., Icon., pi. I, fig. 1. Campagne de 1908. Port-Etienne. Dispersion. — Méditerranée; Portugal; Sénégal; Dakar (M. Chautard). — 195 — Saxicava arctica Linné. 1767. Mya arctica Linné, Syst. Nat., édit. XII, p. 1113. 1896. Saxicava arctica Linn., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 589, pi. LXXXVI, fig. 1-11. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado. Dispersion. — Méditerranée; Adrialiqne ; Océan Atlantique de la Norvège aux lies Canaries, Açores et Sainte-Hélène, ainsi qu'au Cap de Bonne-Kspérance. Barnea candida Linné. 1758. Pholas candidus Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 669. 1889. Barnea candida Linn., Monterosato, Coq. mar. marocaines in Journ. de Conch., XXXVI, p. 26. 1896. Barnea — Linn., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, MolL du Uoussillon, II, p. 615, pi. LXXXVIII, fig. 1-7. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Mer Noire; Océan Atlantique, de l'Ecosse au Maroc. Lucina subfragilis Dautzenberg, nov. sp. PI. IV, fig. 13, 14 (X 2). 1876. Lucina sp. verw. mit. L. fragilis Phil., von Martens, Ueber einige Conch. aus Westafrica in Jahrb, d. d. Malak. Ges., III, p. 246. Testa tenuiuscula, suborbicularis, valde lumida, antice quam poslice brevior, apicibus incurvatis, striis radiantibiis sat regu- laribus, siib lenle vaiido tantum conspiciiis ac striis concentricis temdssitne decussala. Liimda parva, valde impressa. Cardo edenlidus, fossulam ligamenti aiigustissimam et elongatam tan- tum prœbens. Impressiones muscidares semicirculares sat magnœ ac fere marginales; impressio pallii intégra et a margine parum recedens. Pagina interna valmUarum rugosa. — 196 — Color lacteiis, ad apices mbescens. Diam. innbono-ventr. 9, ant.-post. 10, crassit. S millim. Coquille assez mince, suborbiculaire, très renflée, plus courte du côlé antérieur, à sommets incurvés. Surface très délicatement Ireillissée par des stries concentriques et d'autres rayonnantes, nombreuses, assez régulières, visibles seulement sous un fort grossissement. Lunule petite et profonde. Charnière dépourvue de dents, mais présentant dans chaque valve une fossette liga- mentaire très étroite et allongée. Impressions des muscles adduc- teurs semi- circulaires assez grandes et presque marginales; impression palléale entière, peu éloignée du bord ventral. Inté- rieur des valves finement granuleux et ponctué. Coloration blanche, un peu rosée dans le voisinage des crochets. Campagne de 1908. Drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres. Cette espèce qui avait été remarquée par von Martens, mais <^ laquelle cet auteur n'avait pas donné de nom, est, en efl'et, extrêmement voisine du L. fragilis Phil., mais elle est encore plus globuleuse, un peu plus solide, un peu plus inéquilatérale, sa lunule est plus enfoncée, son bord cardinal se relève un peu plus du côté antérieur et sa surface, examinée sous le micros- cope, laisse voir des stries rayonnantes plus fines, plus nom- breuses et plus régulières. Lucina [Linga] columbella Lamarck. 1818. Lucina columbella Lamarck, Anim. sans vert., V, p. 343. 1850. Lucina — Lam., Reeve, Conch. Icoii., pi. VI, fig. 30. Campagne de 1909. Port Etienne; Cap Sainte Anne; Ile d'Ar- guin; Toueïl. Campagne de 1909. Drag. entre Hann et Rufisque, 6-9 mètres ; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres; drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Sénégal; Canaries; Archipel du Cap Vert; Cap de Bonne-Espérance k Port Elizabeth (Sowerby). Cette espèce a été décrite par Lamarck, d'après des spécimens — 197 — fossiles clés faluns de la Touraine. Ses valves ont parfois une épaisseur vraiment extraordinaire : nous en possédons de grande taille et globuleux qui ont un peu l'aspect du L. pemylvanica. Lucina [Jagonià] pecten Lamarck. 1818. Lucina pecten T.amarck, Anim. sans vert., V, p. 543. 1841. Lucina — Lam., Delessert, Recueil coq. de Lamarck, pi. VI, fig. 8*- Gampagne de 1909. Drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Afrique Occidentale. II nous parait aujourd'hui incontestable que le Lucina exigua Eichwald (Lethsea Rossica, pi. V, fîg. 1), du Miocène et du Plio- cène, est identique au L. pecten : nos spécimens des faluns de la Touraine ne diffèrent, en effet, en rien de ceux rapportés du Sénégal par M. Gruvel. Loripes lacteus Linné. 1738. Tellina lactea Linné, Syst. Nat., édit. X, p. 676. 1898. Loripes — Lin., Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, MoU. du Roussillon, II, p. 622, pi. LXXXIX, flg. 1-9. Campagne de 1908. Cap Sainte Anne; Ile d'Arguin; El Frey ; Cap Timiris; ElMamgliar; Toueïl; Nouakchott, plage; Nouak- chott (subfossile). Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Mer Noire; Océan Atlantique depuis les côtes d'Angleterre jusqu'au Maroc; Ma- dère; Canaries; Port Elizabeth; Cap de Bonne-Espérance (So- werby). Loripes contrarius Dunker. 1846. Lucina contraria Dunker, Diagn. Moll. Taras in Zeitschr. f. Malak., p. 27. 1833. Lucina — Dunker, Index Moll. Guin., p. 54, pi. VIII, fig. i , 2, 3. Campagne de 1908. Pointe Rey; BaiedeCansado; El Maounek; Nouakchott (subfossile). — 198 — Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos. Dispersion. — Benguela. Loripes aberrans Daulzenberg, nov. sp. PL IV, fig. 15, 16, 17 (X2). Testa solida, inœqiiilatei'alis, mediocriler convexa, ovalo- subtrigona : margo anticus avcualus, posticus primion arcitatus deinde subtruncaliis ; margo venlralis rolundalus. Apices promi- nuli. Lîtnula parva, sat impressa, viilva nulla. Superficies plicis incrementi irregidaribus ac striis radiantibus teniiissimis ornati. Pagina inteima valvularum radiatim sulcata, marginibus crenu- lalis. Cardo validiis, in valviila dexlra dentem cardinalem iini- cum fossulamque ligamenli pro [iinde immersam, valvula sinislra dénies cardinales vero duo prsebet. Impressiones ynitsculares conspicudB : anticœ lingusef ormes, posticse ovalse; impressio pallii intégra et impressa. Color albus. Diam. umbono-ventr. 11 1 jS, ant.-post. 1*2, crassit. 6 millim. Coquille solide, inéquilatérale, médiocrement convexe, ovale- subtrigone, à sommets proéminents. Bord antérieur arqué; bord postérieur d'abord arqué puis subtronqué; bord ventral arrondi. Surface ornée de plis d'accroissement irréguliers et de stries rayonnantes extrêmement fines. Intérieur des valves for- tement sillonné dans le sens radial; bords finement crénelés. Charnière forte présentant une seule dent cardinale dans la valve droite et deux dans la valve gauche. On voit, en outre, dans chaque valve, une fossette ligamentaire allongée et profon- dément immergée. Coloration blanche uniforme. Campagne de 1908. Nouakchott (subfossile); au S. d'Agamoun (snbfossile); petite sebkha au N. de N'Diamer (subfossile). Cette espèce diffère du L. lactens par son test plus épais, sa — 199 — forme plus Irigone, moins arrondie, ses sommets plus saillants, sa charnière plus forte et par les bords internes de ses valves crénelés. Tellina strigosa Gmelin. 1757. Chaîna Vagal Adanson, Voy. au Sénégal, p. 232, pi. XVII, fig. 19. 1790. Tellina strigosa Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3239. 1866. Tellina — Gmel., Reeve, Goncli. Icon., pi. V, fig. 19. Campagne de J908. Pointe Rey; Port Etienne; Pointe du Repos; Gap Timiris; Lemsid; Nouakchott (subfossile); région de Nouarémecb (subfossile); Raie de Hann. Campagne de 1909. Presqu'île du Cap Blanc, plage; Baies de Hann et de Rufis({ue. Dispersion. — Sénégal; Sainte-Marie de Bathurst. Tellina nymphalis Lamarck. 1818. Tellina nymphalis Lamarck, Anim. sans vert., V, p. 533. 1867. Tellina — Lam., Reeve, Conch. Icon., pi. XX, fig. 101. Camoagne de 1908. Tir?-Amaten; entre Tin-Amaten et Biach Dispersion. — Sénégal (Blondel); Gabon (Vignon), Tellina Listeri Hanley. 1844. Tellina Listeri Hanley, Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 69. 1866. Tellina — Hanl., Reeve, Conch. Icon., pi. XI, fig. 50. Campagne de 1908. Lan^gue de Barbarie, sur la plage. Dispersion. — Sénégal. Tellina Hanleyi Dun^er. 1833. Tellina Hanleyi Dunker, Index Mol). Guin., p. 53, pi. X, fig. 4-6. 1871. Tellina — Dunk., Roenier, Monogr. TeUiniclx in Conch. Cab., 2« édit., p. 214, pi. XLI, fig. 7-9. Campagne de 1909. Icheppê (Dahomey). Dispersion. — Loanda. — 200 — Tellina Chudeaui Dautzenberg, 7\om. ïimt. 1867. Tellina inflata Sowerby m Reeve (non Schroeter, 1788), Conch. Icon., pi. XXI, flg. 109. Campagne de 1908. Langue de Barbarie, sur la plage. Dispersion. — L'iiabilat de cette espèce était inconnu. Le T. inflata de Schroeter m Chemnilz, Conch. Cab. Namen-Regis- ter, p. 103, est une coquille bien différente, des Iles Philippi- nes. Nous proposons de dédier celle-ci à M. Chudeau qui a beaucoup contribué par ses patientes recherches à faire connaî- tre la faune actuelle et fossile de la Mauritanie. Tellina rubicunda Gould (emend. ipse). 1845. Tellina rubicincta Gould, Proc. Boston Soc. of Nat. Hist., II, p. 37. 1862. Tellina — Gould, Otia Conch., p. 196. 1868. Te/h'na — Gould, Reeve, Conch. Icon., pi. XLVI, fig. 276. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado Dispersion. — Libéria (D'^ Jullien). Tellina (Oudardia) compressa Brocchi. 1814. Tellina compressa Brocchi, Conch. foss. subap., II, p. 514, pi. XII, fig. 9. 1870. Tellina — Broc, Hidalgo, Moll. mar. Espafia, pi. 57^, fig. 4, 5. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado. Campagne de 1909. Drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mètres; drag. Baie de Rufisque, 18-20 mètres. Dispersion. — Méditerranée; Portugal. Gastrana guinaica (Chemnitz) Schroeter. 1757. Tellina Matacloa Adanson, Voy. au Sénégal, p. 239, pi. XVIII, fig. 5. 1788. — Guinaica, etc., Chemnitz, Conch. Cab., X, p. 348, pi. CLXX, fig. 1651-1633. — 201 — 1788. Tellina — Schroeter in Ghemnitz, Gonch. Gab., Nameii-Registcr, p. 103. 1780. Venus matacloa Gmelin, Syst. Nat., édit. XIII, p. 3282. 1867. Tellina guinaica Gh., Reeve, Gonch. Icon., pi. XXIX, fig. 163. Campagne de 1908. Pointe Rey; Pointe du Repos; drag. Baie de Gansado; Gap Sainte-Anne; Ile d'Arguin; Gap ïimiris. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Gansado, 6 8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Gansado, 9-10 mètres; drag. W. du Gap Rouge. Dispersion. — Sénégal, Dakar (Ghevreux); Port Elizabelh (Sowerby). Macoma cumana 0. G. Costa. 1829. Psammobia cumana 0. G. Gosta, Gâtai. Sist., p. 20, pi. II, fig. 7. 1867. Tellina cumana Gosta, Reeve, Gonch. Icon., pi. XXXVIII, lig. 215. 1898. — (Macoma) cumana Gosta, Bucquoy, Dautzenberg et G. Doll- fus, Moll. du Roussillon, II, p. 676, pi. LXXXIX, fig. 14-21. Campagne de 1908. Port-Etienne. Campagne de 1909. Drag. W. du Cap Rouge. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Maroc; Sénégal; Port-Elizabeth (Sowerby). Capsa lacunosa (Ghemnitz) Schroeter. 1782. Tellina lacunosa, etc. Ghemnitz, Gonch. Gab., VI, p. 92, pi. IX, fig. 78. 1788. Tellina — Schroeter in Ghemnitz, Gonch. Gab., Namen-Register, p. 103. 1866. Tellina — Gh., Reeve, Gonch. Icon., pi. V, fig. 25. Campagne de 1908. Port-Etienne; plage de Nouakchott; Baie de Hann. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Gansado, 6-8 mètres; drag, 3 1/2 milles N. de la Pointe Gansado, 9-10 mètres. Dispersion. — Sénégal, Guinée. TuME LXIV. 1^ — 202 — Lutricularia tenuis Montagu. 1803. Mactra tennis Montagu, Test. Brit., p. 572. 1848. Sijndosmya tenuis Mont., Forbes et Ilanley, Brit. Moll., I, p. 323, pi. XVII, fig. 11. Campagne de 1908. Port Etienne; Baie deCansado ; Ile d'Ar- guin; El Erey; au S.-E. d'EI Maounek; Cap Tiiniris; El Mam- ghar; à l'E. d'EI Mamghar (subfossile). Dispersion. — Médiler'ranée occidentale; Océan Atlantique, de l'Angleterre au Portugal. Nous croyons (jue la [)résence de cetle espèce a été constatée pour la [)reinière fois sur la côte occidentale d'Afrirpie par M, Gruvel, (jui en a lapporté de nouihi-eux spécimens. Ce mol- lusque y vit, de môme qu'en Europe, parmi les ulves et en compagnie du PeringiaiUvœ. Solenomya togata Poli. 1791. Tcllina togata Poli, Test. utr. Sic, II, p. 42, pi. XV, fig. 20. 1898. Solcnomija — Poli, Bucquoy, Dautzenberg et G. DoUfus, Moll. du Roussiilon, II, p. 718, pi. XCII, fig. 8-10. Campagne de 1908. Drag. Baie de Cansado; Arguin. Dispersion. — Méditerranée; Océan Atlantique; de la Coro- gne h Madère et au Sénégal. Pandora oblonga Sowerby. Pandora oblonga Sowerhj, Spec. Conch. pt., I, Pandora, sp. 10. 1874. Pandora — Sow., Reeve, Conch. Icon., pi. I, fig. 5. Campagne de 1908. Pointe Rey; Port Etienne, 12 mètres, vase noire; drag. Baie de Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, 6-8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres; drag. 5 milles E. de la Pointe du Repos, 9-10 mètres. Dispersion. -— Riv. Gambroon (Reeve). ~ 203 — Thracia papyracea Poli. 1795. Tellina papyracea Poli, Test. utr. Sic, I, p. 43, pi. XV, (ig. 14, 18. 1898. Thracia — Poli, Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, Moll. du Roussillon, II, p. 735, pi. XCIX, flg. 1-9. Campagne de 1908. Port Etienne; drag. Baie de Cansado. Campagne de 1909. Drag. 2 milles N. de la Pointe Cansado, G 8 mètres; drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Cansado, 9-10 mètres. Dispersion. — Méditerranée; Adriatique; Océan Atlantique depuis la Norvège et l'Islande jusqu'au Maroc et à Madère. BR%€)HIOPOUi% Lingula parva E.-A. Smith. 1871. Lingula parva E.-A. Smith, Shells from W. Africain Proc. Zool. Soc. of Lond., p. 730, pi. LXXV, fig. 6. Campagne de 1909. Drag. 3 1/2 milles N. de la Pointe Can- sado, 9-10 mètres. Dispersion. — Wydah (E.-A. Smith). 504 + o •sa'niLKV •aaxHOf^ : • + : + -f- _: : 4- . + ' : 4- •OSVO •£) • '• + : : + : + : 4- : ;-+- + ■»- •xaTONv ■ '■ + : : + : • + : + : 4- ; + •aoaAHO^j : • + : . + ; + : : -1- •^V-O-noHV : + : ; + -+■ •saHoôy ■ + '■ ; + ; •SaiHVlvVQ : 4- '■ 4- • •aHaav[,\[ '■ •3 -a -dvo 4- •aa.viag •ivog.vag + H Il II II II II II II II II II 4- Il •iiynvjAj Il ": Il ; Il il Il ; : Il : Il II •o.vv'ig '0 Il : Il Il II II •; Il 11 •; Il u •OHQ a -H \ + -*•"• 4- •OOUV[,\f ;. : 4- ; + + • • ■ayioNj "iv * •j.viHnv ■xiaajAj : + 4- • + : + Il 4- 4- : : + '■ + ^ : 4- 4- 4- c tn v: c a . 0) ' 'S 0) — hicolor Mor Leuconia bidentata Mtg — Micheli Mitt S rt co o; c. 03 ■ 03 1 1 -1 i Oj en 03 Retusa truncatula Brug Tornatina Knockeri Sm Volvula acuniinata Bruc c: "H a 1 ci n 'Ôj ■ -03 ! <^ 'a .i ^ rt •- — G CQ K S : S ^ i a tJc ::; 'S c Oj 03 c/3 Cï '03 "Û5 03 > c2 1 203 — •sa^^TiNV ■onxHOd •OSVr) -r, + •iaTO>cv •aoaAyo^j •A.-0-HOHV + + •saaoàv ■saiHvxvf) -|- + •aHaavpv a -a dvo •aaNino -V + : + + + ■^v3a\'Qg Il II II '■ Il II II II II Il 11 Il il II + 11 II + Il •j.ianvj/\[ II Il II II Il II II II ■oKV'ie •:» II Il II Il II II II •OHO a -j-i + + •OOHV])\[ ■aaioM -pv •ivmay ■j.iaaf^ + : + X c a: c s c 1— î - Qj ■ K c: • a. > > c: •j ; > . 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Ste-Hélène. S. Thomé. •sa-niiMV + •onxHOcJ + + + + + •OSV£» •£) 4- + + + + •xaTONV + + + + + ■aoaAHO{<[ + •A -0 "HO^V + + + + + sauGÔv + •saiHVNvy + •ayaavj)\[ + a -a dvo •a^iMing li + + ■'ivogiNiag Il II Il II Il + Il II II 11 Il II Il II •imnvxM Il ^1 II II Il ; ; Il II II II II :i II •D^!v^a II Il II II II II II II \ Il II II Il II •OHO 'a 'H + + + •OOHVJAjI + + \ + + + •aaio>j -jv 5 + •xvmav ■ + •xiaa|/\[ + + + + + + + xr CL "c a c: CT C, 5 «■ a. S 'Ë â a C ir (A 1! (X â rt ci "5b i; c c •,- > ca en C O "s y! ^ o O a "3 '5 6 ô .22 eu O ta" m 'w ci -ti bc _: pi O £ c > > 6 "c: ci c; S ci ci , S — â o ci s — 213 S. Thomé. I. Maurice, I.San- wich, etc. ■saiiiiMy + : + ■ + •onxHOd + '■ + •OSVr) -g + + + + •xaTO>Jv + + + ■a9aAH0|\[ •A -0 -HOHV + + + •saHOôv 'samvMVQ + + + •aHaavpv •a -g -dvo •aaMino + + Il ■'ivaaNag Il II II !| + il II II + : II II II •xiH nv|\[ II Il II ; Il • • Il II ■OKY^Q '0 Il II Il II II i; Il II II II II •OHQ -a -H •OOHV]/\[ + + + + + •anio^j; -j^ •j.vmav •xioajAi + + + + + + C cz a c- > c o G o o !« 3 CD cS '<7i D 1 a cz 'C O 3 X e c c: c: C c: â c: et c: c < >■ > C a- > ôr cr c 'a C > c ■g cz > Q C S S c/: ci t. â c; t« a. c a 1/ c: - 'c C rf 1 "3 ^ ce c ti. cr c: a, cf > et 1 & S cr et "5 cr et (1. Cf Cf et ■^ tu a, C o. Cf et O ce d o| "3 et C Cf > s c; c cî: D — 214 — '3 g. •saiiiXxVy + •onxHOd + + + J + + + •osvg -r) + + ; + + + •laioNV + + : + + ■aoaAHOiV •A "0 "H^W J + •saaoôv + •saiHVxWg + \ + + + •aHaavpv J + ] + •a 'a dvo + •a^Minr) + + ; + + o- ■^v99Nag Il 11 !l + Il Il : : Il !l + Il +11 '1 + •iiHnvj,\î !l : Il ; Il II II : Il : •ONtvig -0 Il II Il II '1 II II II II II II 11 11 11 II II •OHO -a -H + + •OOHVp\[ + + : + + + •aniON -pNj uvraoy + + ] + + •xiaajAi + + + + + + P- c:: c P et OJ o «L. O "Z. c CJ _ ^ o a a c "^ 'o CJ /s ci 1 ci ce J 'O s o a 'E O >-5 Calliostoma dubium Ph — striatum L Cvclostrema annuliferum n. sv. . . g a S _o w o a "h Haliotis tuberculata L Scissurella costata d'Orb DiscoDsis costulatus de F (V) ce S g ai > Pi % _5 % a "p o " :=! cS 5 CL, 213 - I. du Prince. I. du Prince. I. du Prince. Austx'alie ? •sa'nixMv ^. •9niH0(J + + ■03Vr) -JT, + + + •xaTJNV + + + •a9aAH0^J + •A -0 -HOHV + + + + •saHoôy + •SaiHVNVQ + + •aHaavj,\[ + -f- •g -g -dvo + •a^Ninir) '■ + [ + + + + •^V9a^Jag ; + Il + Il li II II II 11 ; Il II II li + ii II + ; •xiHavjAj : : Il : : '1 •i ■ : '1 a •OMvag -0 Il II il II Il ;i Il II II II Il II ■OHQ -a -y + + •OOHVIAJ + + + •aHiojsi 'K •XYinay •xia9P\[ + + + + + + ê eu 1— s t- S c 03 C 1 1 1 cr 0, > c c cr ■< T a. c C != cr C a, tr C 0, c 03 ce c 0, "03 > fi -, c_; cr c 'cr cr cr P î cr C c: Œ c« c: S a ■H ^ ni .2 03 .- es ^ 2 " c 03 -«1 Plh c cr X cr D tH c cr cr t> cr > S cr 'c fi- er _5 cr . i ce _c cr cr cr z < -S cr C C 0, > ce cr ce _C cr cr C "ol P ê 1 cr cr 0. cr = C C t. H 216 - I. du Prince. Panama ? S.Thomé, I.Anno- bon,Ste-Hélène. Natal, Suez. Oc.Ind.,Oc.Pacif. •sa'nuMV + + •onxHOd + + + •0SV9 Q + + •xaiONV + + •aoaAHOfsj ■A -0 -Honv -^ -( + + + + + + •saHo5v + •saiHVNVo + •aaaaviAj + •a 'e dvo •aaMing + + + + + 4 + + + •ivoa.vag Il II + !l II II il II Il II II II II II II :i II •j.iaavp\[ Il : Il ; Il ; II : Il : Il : "OMvag 'Q il II Il II II II Il II Il II il II II II II ■OHO -a -H + •DOUVp\I + + •auiOM -^^ •XVIHOV + + T •xia^tjAj + + + + r + ris tr ET- 61 a, C Q, T D ♦J 'c ■î Ô c/- et pi 6 et C D C3 S \r 'c C 'r- C "S et c:: c '5 c a '> ce E et =^ et 1 et tr "5 X) 'S c t« 1 • 1:- M P a _c 'SI c C OJ Pu et '5 et 3 et "et -a 'S t« J3 et (D i e^ °3 e: et -S S-i et U s et , .S "H 1 — 217 I. du Prince. Mer Casp. ; Suez. ■sa^^IXMY + ; + ; •oni-HOci + [ + + + 1 •OSVr) -r) f 1 + + + ■xaaoNy + '■ + + ] •a9aAH0{^J + + ; •A -0 -HOHV + + + + + •saHOÔy + •SaiHVNVQ + + + ■aHaavj^ + •a -g dvo + + •aaMinQ + + [ + + + + + •^V99Nag Il II II + Il II II Il II |i II II II + Il 11 II + il II •xiHnvp\[ II II II Il II [ Il :i Il ': W \ •ONVig -Q !l II II 11 11 Il II II II w il : •OHQ -a "H ■OOHVp\[ •auiojsj -j/v + "xviHay : 4- + ■iiaapv : + + + a > ce u "tj a b a a c/ c: 6 5 1 a ! > . c: î C 3 c a: (y g: !- ; a > J 7' a " c: 3 p. "c! c: "a - V a: 5 E 5 c; £ c ■• c/ 1 c a & C 3 ._ 3 c ■ 'c ; p. ] £ l c. ) — l ^ r -c ; Ûr. '. E • Z ■ 'b l ^ 3 ^- c: > c; c; d C '- 3 ^ 1 '■ ff r 3 '^ S ^ a a r ' a = ?■ j c 3 ^ c: 1 1/ • r • C 3 ^ 3 3 3 ^ 2 c c c- c ^ r* r 5 C i c ^ c 3 t^ ►3 3 Tome LXIV. 15 — 218 O.S. A.; accliia. sur les côtesd'Angl.etdeBeIg. •sai7ixNv •onxHOj ■ + : + + -^ + + + ; + •OSVO -r) : + + + + + + : + •J.a^9NY ■' + + + + + + : + •aoaAHOiV ^ + 'A '0 •ronv + + + + •sauo5v •saiHVMvy + + •aHaavi\[ -h + + •a -a dvo + • + + ■aaMing Il + ; + + ■" + ^v9aNiag il II : il II II II II _)- + + ; Il II ■.Liuavi-v : Il Il 11 •; Il : Il Il II ; Il II •otcv'ie -Q Il II Il II II Il II : Il ',; Il II i! Il II II II •OHQ -a -a + • : + + ;■ \ •oouvp\j ! i + : + + : •auiOM -j/Xi • + + •j.viHay + : ■; + + -f- + •j.iaaf\r + ++++++ + « xi ^^ .5 M ci "^ 3 Q '>■ Ô h o te O o > o en S Ô o ce; "3 p i fa JE o 3 CL a en 3 en o o en Ôj o s en 0) c s c/: a: C en ei) p. rt H en = en ■en o 0) en en S ô; > c: o o o en > en en '5 i • 5 % 9 — "S ^ ■^ .2 o c p fa e/: en ' O bJ O 3 — 219 Côte or'^ d'Amérique. I. du Prince. Mer de Marmara. •sa'niiNy • :' •lV9ai.H0tï + + + : + • : 4- + : ; + ■ •OSVr) Q + ; + '■ + ■ -■ + '■ •iaiOMV + : + : + : • + '■ •aoaAHO>j; + ■. + : ■• + ■' •A -'J -iioHV + ; + ;. : • •saHoôy + : + •SaiHVNVQ + : + •aHaavi^ 4- ■ •a -a-ivo + ; + •aaMinr) + : + + + Il 11 •qvo^iNag Il II 11 + Il + Il 11 + + Il II II !l li 11 •iiHavi.v[ : : '1 : IMI ', ] \\ : Il : Il : •OMvag "o Il II II II 'Il Il II II Il II II II II l{ Il II •OHQ -a -y . + •00HV];\[ •aniOM -jv • + [ + •j.viHav + + ; + ': "^ : -■ + "xmajAj + : + '■ + : + ; + + : : + PL a "ô a > !» c- C 3 H C 5 s ) ^ z. c a. "c 3 1 c: : ^ . c b 5 r c: 5 cj c: & • G = G ) Qi 3 P^ c bj2 a ; o = 5 H- î c- ) ^ > c- c- l p i ^ • c- c; : _ 1 tf 1^ H C J à c D i: T o: -^ 5 ^ II G '^ es 5 « c: §1 G c c - c; 3 ^ 5 '^ S 3 1 5 c Dfr ; C a ' cl c: P C _b D 220 Ste-Hélène. ■sa'niis;v •oniaod + 4- -). : + ; : : : + : + + : + : •OSVr) ■£) : + + : + : : ; -L : : + • M.aTo.vV : + + : + : : : + : : + : •a9aAH0|«j • + : + : : + •saaoôv ■ -t- •SaïUVNVQ + +, + : : •aHaavj,\[ + : ; ;■ + + : ■a -a dvo + + f • • + + •aa.ving '. -4- '. '. + : II + ^ : + : : ■TvoaMag -f Il II II :' ; ; Il II + ; Il II II 11 ; + + ; + ■.Lianvp\[, Il : Il II II II II ': : : Il : Il il : : : : ■OHO -a 'H Il II II : Il • il II ; Il : Il : Il II II II II II II II II II II ■OOHVp\r : + + : : • + + : •anioN -l^ : + + ■'■ [ •.Lvraay ■+- H- + '■ '■ + + : ■xinap\[ + + + + : : ': + + + -H + : > p -*< C3 8 Ô "S ^ S « es O S ^ "Si '^ 3 a Cl 3 O ! o 1 Loripes lacteus L -^ contrarius Dkr — aberrans n. sp Tellina strigosa Gm "S. >- a 1 J4 P ">■ 5 1 '5 ci S 1 2 '-' "5 "0 a ri U ô es ^ S ci 5 ^ s Lutricularia tenuis Mtg Solenomya togata Poli. . .'. Pan dora oblonga Sow '0 • 2 1 " en eu es es & & cS __eS es tiD Actes, DE la Société Linneenne de Bordeaux.. T.EXIV.PI.I. G.Reiqiiier lit h. Jmp.Z.Xafonia.me,Psns- 1, 2. Actaeon Maltzani Dautzenber^ U8) 3,4". Haminea Ortijnyana Férussac... (y:2) 5, 6, 1. Genotia ( Oliqotoma) Lamotliei Dautzenberj (x4-} 8 , 9 ,10 . Man^ilia Merlini Dautzenber^ Cx 4) 11 12,13. Il il van coTXGoYov.. ....... Dautzenberj (x4-) 14,15,15 „ Pontji ûautzenberj fx4j 13,18.. Dnllia (Clavus) rosolma Marrât (x2) 19,20. Cancellaria rijida Soyyerhy fyrand.nai.J 21,22. MargmellaBavaji ûauizenberj fx^J MissioN Gn-u^i^-MoIJns^je.s marms de l'Afrique occid' Actes de ia Société Iinnèenne de Bordeaux. î m3 T.1X1V,P1.1I. a.Reiffiuer liih. /nj^ .L.lafoniaiae , Paris . 1, 2.. Marcymella Cliudeaui .... Bavay (x 7 ) 3, 4". ïusus Bœitjeri von Maltzan (grand. nat.) 5,6. NassaMullen von Maitzan (x2j 1, 8. Dorsanuia Gr-aveli Dauizenberq (x2) 9,10. TroplioiLopsis (jvv:7e\i Dautzenbern (x3 ) 11,12 . D onoYania alFinis de Monterosato (x 4 ) 134^- Mod-ulus amtiguus- Dauizenberg fx 2 ) 15,16,17. Torinia Malam Dautzenber^ (x4-) 18,19,20,21. BroccKia ( Amatliinoides ) sulco s a ^rocc/i/ (x 4-) 22. Natica Qivmre[x Dauh. var. pa-ucipunciata /^^yziz. fxT'/2 ) Mission O-ku-ybj.- Mollusques mariihs de l'Afrique occid^^ Actes de la SociÈtÉ LinnÈeisne de Bordeaux r, -n 771 Imp.L.IafoniaJne.Favis. Cr . Kezjnier htn . -f 1,2, 3. Natica Gruveli- Dautzenberj (xV/ï) 4-, 5. Oteliscus suturalis von Maitzan ^x ^ j 6,2, Âctaeopyramis Gruveli..-.. Z^ai/z'ze'/j-ée/y U6) 8, 3. Turtomlla senegalensis..... von Maitzan. 1x4-) 10,11,12. Cjclostrema anmiliferum Dautzenberg _ (x 6) 13,14,15,16,17,18, Gibtula JoTal3mi.._ .-- Dauizenberj ._...... J^ 4 ) 19^20. „- ^ 1/5/-. major- depressa/Jat/^ze'fi'i^é?/^? fx.4-) 21,22,23 Dentalmm [\Q&■v^$i&rlïai^VLTa.)Qrsr^xfe\^Dautle^berJ Ifl^.2fx4-,fl^.22, 23 x 1 V2J Mission O-eco^iE^h- Mollusque s marins de l'Afrique occidl^ T.LXIV.PIW. G.Reijnierlith. hxp.I.Lafontajne ,Vans. 1,2,3. Crenella L oll&si Dautzenberg (x3) 4-, 5, 6. Cariita continua Dautzenberj (^ 4-) 1 . Meretnx stnat a- Gra^ - fyrânr/. nat) %, 9,10. CorWatnpna Hinds ^x 2 ^ 11,12. CaTdium Rotelii.:.._i'o/7 Maitzan UVAJ 13,M Lucma sutfragilis Dautzenberg (x 2 ) 15,16,17. Loripes aterrans Dautzenberj (x2J Mission i^mjy^^. -Mollusques marins de l'Afrique occid. le CRUSTACÉS ET PYCNOGONIDES M. E.-L. BOUVIER, Professeur au Muséum d'histoire naturelle Au cours de sa campague sur les côtes de Mauritanie, en 1908, M. Gruvel a trouvé piès du Cap Blanc, dans la baie Can- sado, une l'einelle du genre Nymphon. Cet exemplaire me parait digne d'être décrit, non seulement parce qu'il est le type d'une espèce nouvelle curieusement caractérisée, mais parce qu'il habile une latitude méridionale où, dans l'Atlantique du moins, les Nympbons étaient restés jusqu'ici inconnus. On sait que les nombreuses espèces de ce genre habitent surtout les océans arctiques et antarctiques, et que certaines d'entre elles, toutefois, sont propres aux mers tropicales. Ces dernières parais- sent beaucoup moins nombreuses (pie les autres et semblent toutes localisées dans la région indo-[)aciHque où l'on n'en connaît d'ailleurs (pie deux : A'^. iongicaKiiatfimCuvp. des côtes de Geylan et A'^. giraff'a Loman trouvé sur les récifs de Makassar durant les campagnes du « Siboga » (1). Dans l'Atlantique et ses dépen- dances, les Nympbons ne semblaient pas, jusqu'ici, s'avancer v(M's les ti'opiques, les deux espèces les plus méridionales étant le A'^. gracile Leacli connu jusqu'à Roscotf et le N. parasiliciim Martens trouvé sur la Telliy s leporlna en^léàiievvdinée. Au point de vue de la disli'ibution géogra[)hique, par conséquent, l'espèce (1) Trois autres espèces habUent également les eaux tropicales irido pacifiques, mais se trouvent à des profondeurs où la température est basse : ces trois espèces ont été décrites par M. Hoek et capturées pnir le Challenger : S. perlucidam aux Célèbes par 825 brasses, iV. longicolliim au large du Chili par 2.225 brasses et N. procerum à l'ouest de Valpaiaiso .par 2.160 brasses. — 222 — capturée par M. Gruvel est fort intéressante; je lui attribuerai le nom de TV. GruveAi en l'honneur du zoologiste qui l'a décou- verte. Le corps. — Le cépkalon (fig. 1 et 2) est fortement rétréci à la naissance de son tiers distal, formant à ce niveau un col dont le diamètre transversal égale à peu près la moitié de la plus grande largeur céphalique. La partie antérieure du céphalon, celle qui précède le col, est régulièrement excavée dans son bord frontal, et obliquement tronquée en dehors pour l'insertion des chélicères, sa largeur maximum se trouvant à l'extrémité posté- rieure de cette articulation; elle se rétrécit ensuite, suivant une courbe légèrement convexe, pour atteindre le col. La partie pos- térieure s'élargit en arrière du col ; ses bords forment de chaque côté une courbe très convexe, et sa surface supérieure se présente sur un plan autre que celui des prolongements latéraux du premier segment, ce qui la rend bien distincte de ce dernier; sa largeur la plus grande est un peu plus faible que celle de la par- tie antérieure. Le tubercule oculaire (fîg. 3) s'élève verticalement sur la face dorsale de la partie postérieure; un peu plus étroit que le col, il est subcylindrique, c'est-à-dire à peine conique, jusqu'au- dessus des yeux, puis forme assez brusquement un cône plus étroit dont le sommet est constitué |)ar deux saillies obtuses qui paraissent un peu rugueuses. Les d^ux saillies sont séparées par une dépression médiane qui se prolonge en avant et en arrière par un sillon. Les yeux sont ovalaires et pigmentés de brun rou- geâlre; ceux de la paire antérieure sont peu éloignés l'un de l'autre, mais un large intervalle sépare ceux de la paire posté- rieure; un très faible intervalle sépare les deux yeux d'un même côté, et dans cet intervalle, de même que dans celui compris entre les yeux de la paire antérieure, on aperçoit une colora- lion rougeàtre qui provient sans doute d'une diffusion du pig- ment oculaire. La hauteur des tubercules égale environ une fois et demie leur diamètre basilaire. Dans le A'', brevuostre , le col se trouve au milieu du céphalon et la partie postérieure qui lui fait suite se dilate à peine; le — 223 — tubercule oculaire est situé loin en arrière du col, il est mani- festement conique dès la base, se rétrécit au-dessus des yeux, et se termine par un cône aigu à parois fort inclinées. La trompe (fig. 1) est à peu près aussi longue que le céphalon et presque de même largeur que le bord antérieur de ce dernier ; elle est subcylindrique, avec les bords latéraux parallèles, les bords antéiieur et postérieur sont régulièrement arrondis. La bou- che se trouve en avant, un peu ventrale. La trompe de A'^. bre- vi7'0st)'e est à peine différente, mais un peu plus courte que le céphalon. Les segments du t)'o?ic (fig. 1) se rétrécissent un peu depuis le premiei" jusqu'au dernier; leurs lignes articulaires sont fort nettes, et ils ne présentent aucune gibbosité sur leurs faces dorsale et ventrale. Leurs prolongements latéraux sont large- ment séparés et se dilatent progressivement de la base lau som- met ; ils sont un [)eu plus longs que le diamètre transversal et (|ue la longueur du segment dont ils naissent. L'abdomen {i\g. 4) est très sensiblement de même longueur que le dernier segment; un peu obliquement relevé, il est subcylin- drique dans sa moitié basilaire et se létrécil ensuite peu à peu jus([u'ri son extrémité postérieure, qui est obtuse et médianement échancrée. Dans le A'^. brevirosire les prolongements latéraux sont très largement écai-tés, à peine aussi longs que le diamètre trans- versal du segment qui les porte et presque aussi larges au som- met qu'à la base; l'abdomen parait un peu plus fortement l'élevé. Le corps et les appendices présentent, en très grand nombre, de petits poils raides, presque microscopiques et invisibles à l'œil nu. Les appendices. — Les chélicères (fig. 1 et 2) sont régulièrement incurvés vers la ligne médiane, surtout dans la région des doigts. Os derniers sont beaucoup plus longs que la porlion palmaire et leurs pointes recourbées se croisent. Le doigt immobile se dilate un peu sur son bord supérieur, h quelque distance de la [tortion palmaire; il présente sur son bord interne une série de 224 fines dents aiguës, les unes longues, les autres plus courtes, qui alternent assez régulièrement. Le bord en regard du doigt inférieur est armé d'une série de dents très courtes et obtuses. La portion [)almaire est très dilatée et subglobuleuse; elle se rétrécit assez fortement à la base. Les pinces sont notablement plus longues que l'article basilaire. Dans le A'', bveviroslre, les pinces ne paraissent pas plus lon- gues que l'article qui les porte; leurs doigts sont à peu près de iiiênie longueur que la portion palmaire et portent sur leurs ])ords en regard des dents aiguës toutes semblables. A cause de sa longueur, la portion palmaire apparaît moins renflée que dans l'espèce qui nous occupe. h&^ palpes (fig. 1) sont un peu plus longs que les chélicères ; leur article le plus long est le deuxième, le troisième est un peu plus court, le cinquième ou dernier égale presque le troi- sième mais avec un diamètre plus étroit ; la longueur du quatrième équivaut à peu près aux deux tiers de celle du cinquième. Comme de coutume, le premier article est très court. Il y a des poils sur les deux derniers articles; ces poils sont un peu plus longs au sommet arrondi du cinquième. Dans le N. brevirostre, les palpes sont plus courts que les chélicères, le troisième article est un peu plus long que le deuxième et beaucoup plus que le dernier, qui est aussi large. Notre exemplaire est une femelle qui présente un grand pore (tig. 1) ventral sur le deuxième article coxal des pattes, un peu en arrière de l'angle postéro -externe de cet article. Les ovigères (fig. 1) se composent de dix articles qu'on peut ranger comme il suit dans l'ordre décroissant de leurs longueurs : 4, o, 6, 3, 7 (8, 9, 10), 2, 1 ; le quatrième article est à peu près aussi long que les trois derniers réunis; le premier s'insère sous la partie postéiieure, latéralement dilatée, du céplialon. Les articles 7, 8, 9, 10 présentent sur leur bord interne une langée d'épines lamel- leuses qui portent de chaque côté, dans leur moitié terminale, 4-C denticules grêles et aigus (fig. 5) ; il y a huit ou neuf épines sur le huitième article, sept sur chacun des trois suivants. Le dernier article se termine par une grifl'e ayantà peu près les deux — 225 — tiers de sa longueur et qui porte sur son Iiord interne une ran- gée de dix dents spiniformes. Dans le A^. breviroslre, les ovigères semblent plus courts, le troisième article est plus réduit, et les épines portent des denti- cules plus nombreux. Les pattes (fig. 6) sont à peine différentes les unes des autres ; celles des première et quatrième paires étant toutefois légèrement plus courtes et plus grêles (1); les pattes de la deuxième paire égalent cinq fois la longueur du corps depuis le bord frontal jusqu'à l'insertion de l'abdomen. Les trois articles coxaux sont dilatés au sommet, le deuxième étant d'un quart plus long que chacun des deux autres; la longueur totale de ces trois articles égale à peu près celle du fémur. Les deux articles libiaux sont subégaux et bien plus grêles que le fémur; le second se ter- mine distalement, du côté interne, par une petite épine mobile, en dehors par deux fortes saillies obtuses. Le tarse égale en longueur un peu plus de la moitié du propode; il présente comme ce dernier, sur son bord interne, une rangée de très pe- tites spinules. La griffe terminale est un peu plus courte que la moitié du propode, et les deux épines auxiliaires atteignent à peine le tiers de sa longueur. La ligne latérale est très nette sur les quatre derniers articles, beaucoup moins sur les autres. Dans le A'^. brevirostre, les pattessont relativement pi us courtes et plus fortes; le premier article tibial est un peu plus court que le fémur et beaucoup plus que l'article suivant ; le tarse n'égale pas la moitié de la longueur du propode tandis que la griffe est plus longue que cette moitié; les griffes auxiliaires en atteignent le milieu. Le deuxième article tibial est dépourvu de lobes terminaux et les deux suivants présentent quelques foites épines sur leur bord interne. (I) Dans notre spécimen la patle antérieure droite est plus courte et plus grêle que celle de gauche; c'est probablement une patle régénérée. — 226 — Listes des principaux Crustacés recueillis par la Mission (1). Pachy grapsiis transvet^siis, Gibbes. Baie de Gansado. Id. Baie de l'Ouest. Id. Lemsid (Mauritanie). Panopea ? Baie de TOuest. Id. Baie de Cansado. Portunus corrugatus, Perm. Baie de Gansado. Plagusia depressa, Fab. Id. Eriphia spinifrons, Latr. Baie Gansado. Leplodius convexiis, A. M. Ed. /i/. Lophoxanthus sexdentalus, Miers. Acanthonyx lumdatus, Latr. Baie de l'Ouest. Pirwiela denticidala, Mont. Petrochirus pustiilalus, Edw. Pagiums graindimanua, Miers. Baie de Cansado. Scyllarus lalus, Latr. Ilia niicleus, Hbst. avec passage à la spinosa, Miers. Baie de rOuest. Atelecychis seplemdentalus , Mont. Baie de l'Ouest. Rejnipes cnbfnsis, de Sauss. Abouïzir. Calappa graniilata, L. Baie de Rufisque. Cardisoma Gnanhiimi, Latr., var. armatum, Herkiots, maii- gots de Hann. Pali?uirus vulgaris, Latr., var. iiiflata, côte mauritanienne. Panuiinis re^/zi^.?^ Brit. Cap., Côtes de Mauritanie et du SénégaL 11 convient d'ajouter h cette liste un certain nombre de Cir- ripèdes déterminés par M, Gruvel, savoir : Balamis linlinnabuliun, Darv. Rochers du Faux Cap Blanc. Balaniis calceoliis,\)^v\ . surGorgonides au large du Cap Blanc. Balanus perforatits, Rochers du Faux Cap. Chthamalus slellaliis, Ranz. Raie du Lévrier et rochers du Faux Cap sur B. perforatiis. Pollicipes cormicopia, Leach. Baie de Cansado et rochers de Lemhaïclferat. (1) (Jelle liste esL incomplèle. Un certain nombre d'espèces très inléressanles, dont un certain nombre certainement nouvelles, seront étudiées ultérieurement. EXPLICATION DES FIGURI]:S Nymphon Gruveli nov. sp. FiG. I. — Femelle du côlé venlral. FiG. 2. — Partie antérieure du corps et chélicères; face dorsale. FiG. 3. — Tubercule oculaire très gi ossi : A, en avant; B, en arrière; C, de côté; D, vu d'en haut. FiG. 4. — Abdomen et extrémité postérieure du corps. FiG. 5. — Extrémité d'un ovigère. FiG. 6. — Patte antérieure droite, face antérieure. ACTKS DE LA SOCIÉTÉ LiNNREiNXE DE BORDEAUX Tome LXIV. FiG. 1 FiG. 4. FiG. 3. FiG. 5. Fi G. (i. Missiox Gruvel. — Crustacés et Pycnogonides. HYMENOPTERES l'" PARTIE PAR R. du BUYSSON. Parmi les Hyménoptères recueillis par MM. A. Gruvel et R Ghudeau durant leur voyage de Dakar à la baie du Lévrier, il s'en trouve un petit nombre appartenant à des groupes qui me sont familiers. Je vais en donner une étude sommaire qui viendra compléter le travail analogue que j'ai publié, en 1908, dans le Bulletin de la Société entomologique de France et relatif aux Hyménoptères récoltés par M. R. Chudeau pendant sa tra- versée du Sahara, depuis le Sud Algérien jusqu'au Tchad. Le Muséum d'Histoire naturelle de Paris a reçu d'autres matériaux récoltés en Mauritanie par M. G. Mère et dans l'Air par M. le capitaine Posth. Ces documents aideront à mieux reconnaître la faune saharienne, où viennent se mélanger bien des espèces qui habitent normalement le bassin de la Méditer- ranée et d'autres la région équatoriale. Tous ces insectes sont conservés au Muséum d'Histoire natu- relle de Paris. EUMÉNIDES Eumenes tinctor Christ. Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère, mai 1908, 2 9)- Cette Eumène se rencontre dans toute la partie intertropicale de l'Afrique et remonte même jusque dans la basse Egypte par la vallée du Nil. — 228 — Eu m en es cafFra L. Côte Atlanliqiie du Sahara, Tindjmaran (A. Gruvel et R. Chu- deau, 28 janvier 1908, 2 9 et 1 çf) Bien moins commune, mais aussi répandue que VE. tinctor. Rhynchium marginellum F. Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère, août 1908, 9)- Espèce commune dans toute l'Afrique intertropicale. Odynerus rhynchoides Sauss. Côte Atlantique du Sahara, Tindjmaran (A. Gruvel et R. Chu- deau, janvier 1908, 9)i Agamoun (/f/._, janvier, 9)i Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère, 1908). Cet Odynère n'est pas rare au Sénégal. M. Ch. Alluaud l'a capturé, en 1907, à Soba, sur le Nil Bleu. CHRYSIDIDES Chrysis dolicostoma n. sp. Corps de taille médiocre, large, robuste, entièrement feu- doré, avec quelques légers reflets verts; ponctuation médiocre, serrée, subréliculée ; pubesceuce très courte, dressée, blan- châtre. Tête très fortement inclinée en dessous, ne pouvant pas se relever; face rendue longuement triangulaire par la partie antérieure qui est fortement prolongée en avant, les joues for- mant une sorte de bec, comme chez les Slilbum, sinuées et aussi longues que les yeux; ceux ci un peu plus petits que d'habitude et très convexes; face nullement creusée, simplement sillonnée en^ son milieu, ponctuée comme le vertex, le haut muni d'une carène légèrement arquée et n'atteignant pas les yeux; cly|)eus long, très étroit; mandibules très petites; antennes grêles, brunes, les trois premiers articles dorés, le troisième plus long que les deux suivants pris ensemble. Pronotum très court, les côtés convergents en avant; écusson et post-écusson convexes, — 2^29 — à points plus gros; mésopleures avec l'aire inférieure légère- ment carénée postérieurement; angles du segment médiaire petits, étroits, à pointe obtuse, recourbée en arrière; ailes hyalines légèrement enfumées dans la cellule radiale; pattes concolores, tarses lestacés. Abdomen large, légèrement caréné sur le deuxième tergile, dont les angles postérieurs sont obtus et son bord apioal très brièvement renflé; troisième tergile arrondi, régulièrement convexe sur le disque; la série antéa pi- cale très large, creusée, les fovéoles allongées, subparallèles, le fond avec un trou arrondi; marge apicale arrondie, cinq fois dentée : dents dis|)osées sur une ligne très arquée, une dent à la naissance de la marge de ciHujue côté et les trois autres réunies à l'apex, toutes sont fines, étroites, aiguës, les deux émarginaluras du milieu i\ sinus arrondi, les dents intermé- diaii'es sé|)arées des externes |)ar une ligne droite, longue d'envii'on le double de la largeur des émarginaturas médianes; dénis exlei'ues dirigées en arrière et leur côté extérieur très peu sinué; côtés du segment droits. Ventre concolore. çj< Long. : 6 niillimèlres. Côte Atlantique du Sahara, Port Etienne (A. Gruvel et R. Cliu- deau, avril 1908). Cette espèce est remarquable par la conformation de sa tète. Chrysis stilboides Spin. Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère 1908, 9 août). Aïr, région de Tintaboirac, 20 kilomètres. Est d'Agades (C"^ Posth, 1908). Se montre dans toute l'Afrique ; rare cependant au nord de l'Atlas. Stilbum splendidum F. Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère, 1908, 9 juillet-août). Cosmopolite. — 2:i0 — SCOLIWES Dielis collaris F. Côte Atlantique du Sahara, Agamoun, c? 9 janvier; Bilonak, 9 février (A. Gruvel et R. Chudeau, 1908). Abondant çà et là dans toute l'Afrique. y^ Discolia affînis Guérin. Mauritanie saharienne, région du Guidimaka mauritanien (G. Audan, 1908, cf). Espèce rare, décrite du Sénégal par Guérin-Méneville, en 1830, dans la relation du voyage de La Coquille. Elle se distingue de suite de la D. ruficornls F. par sa taille plus petite, la ponctuation espacée de la partie postérieure du thorax et par la base du premier sternite abdominal qui n'est pas anguleusement renflé. i/ Parameria femorata Guérin. Prodrome dhine tnonogrnpldc des Myzines, 1831 (DicL pitt. d'hist. nat., p. 580). — Hejnimeria Savignyi Sauss. Hist. pJiys. nat. et pcxlit. de Madagascar, doI. XX Hyménoptères, 1890, p. '249. — Savigny. Descript. de l'Egypte, 181'2. Hym. PI. XV, fig. 5/ 9- — Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère, 1908, 9 juillet-août). Ce rare hyménoplère appartient vraisemblable- ment à la faune saharienne. 11 est roux plus ou moins testacé clair, avec des teintes blanchâtres sur les tarses, les tibias, le pronotum, le mésonolum, l'écusson et aussi de petites taches de chaque côté des tergites abdominaux. Ces taches blanchâtres s(mt très variables, suivant les individus. 9 long. 11-12 milli- mètres. Pseudomeria dakarensis n. sp. Corps de taille médiocre, noir de poix, avec l'abdomen, les tibias et les tarses roux. Tête aussi large que le thorax, lisse, brillante, imponctuée; les trois ocelles visibles; clypéus très — 231 - court, transversal, avec quelques points épars; antennes ferru- giaeuses, scape garni de longs poils blanc de neige par derrière et de poils courts et noirâtres par devant; l'extrême bord posté- rieur de la tête garni de poils noirâtres courts, serrés, précédés de longs poils blanc de neige. Thorax lisse, brillant, imponctué sur le pronotum, le mésonotum, l'écusson et le postécusson; les mésopleures, le prosternum et le segment médiaire couverts de gros points assez abondants; côtés du thorax ornés de longs poils blanc de neige; ailes courtes, atteignant à peine le bord îipical du premier lergile idjdominal, fortement enfumées, bru- nes, les aniérieures bilobées; {)attes avec la base couverte de poils courts, bruns; cuisses et tibias antérieurs garnis exlérieu- rement de longs poils blancs; tibias intermédiaires et posté- rieurs larges, obovales, hérissés extérieurement degrosses épines brunes; les é[)erons clairs, très aigus. Abdomen lisse, brillant, imponctué, long; le premier tergite noirci r» la base et les côtés garnis de longs poils i>lanc de neig'e; chaque tergite avec une dépression transversale remontant antérieurement en ajjgle très obtus et effacé au milieu, bordée de poils roux doré, peu abon- dants. Ventre avec des dépressions transversales analogues à, celles des lergites; les deux premiers segments avec quelques gros points rangés h peu près en ligne suivant la courbe de la dépression. 9 long. 10 iniMimèlres. Sénégal, Dakar (G. Melon, 1906). Chez les femelles de Myzines ailées, comme chez la Af . faciata par exemple, on voit très bien un pli dans les ailes antérieures partant du sommet de la 3' cellule cubitale et aboutissant au bord apical du limbe qui, à cet endroit, est légèrement mais très distinctement sinué. Ce caractère est beaucoup plus sensible chez les Pseiidomeria qui ont les ailes beaucoup plus courtes que les Myzines. MUTILLIDES Apterogyna Savignyi Klug. Côte Atlantique du Sahara, El Mamkhrar (A. Gruvel et — 232 — R. Chudeau, çf février 1908). D'abord connue d'Egypte, cette Aplérogyne a été reprise à Obock, en plusieurs exemplaires, par M. M. Maindron. Dans la colleclion Siebel, conservée au Muséum d'bisloire naturelle de Paris, il existe un exemplaire étiqueté : « Afrique centrale ». Mutilla catanensis Rossi. , Côte Atlanlique du Sabai-a, Rogeut (A. Gruvel etR. Chudeau, (^ 1908). Habite le bassin de la Méditerranée, l'Arabie, la Syrie, rEgy[)te, la Nubie, TAbyssinie et le Sénégal. Mutilla trimaculata Lep. Côte Atlantique du Sahara, Tindjmaran (A. Gruvel etR. Chu- deau, 9 28 janvier). Décrite du Sénégal par I.epeletier, M. M. Maindron a rapporté celte mutille d'Obock et de Djibouti et M. G. Thoiré l'a capturée dans le bas Congo français. Dasylabris maura L. Mauritanie, Trarza, Mederdra (G. Mère, 9 1908). Espèce connue de l'Europe moyenne et méridionale, de Syrie, d'Arabie, d'Asie Mineure et de toute l'Afrique. HYMENOPTERES 2° PARTIE M. le D- F. SANTSCHI, de Kairouan (Tunisie). FORMICIDES 1° Famille des PONERlNiE. 1. Anochetus Sedilloti Em. Un (f , Trarza, Mederdra (G. Meré). Celte espèce existe aussi en Tunisie où j'ai découvert le ç^. 2° Famille des DORYLINJE. 2. >Cnictus hamifer Em. Trois ç^, Tinamaten, Côte Atlantique du Saiiara (A. Gruvel et R. Ghudeau). 3. >&iictus fuscovarius Gerst. Un c^, Tinamaten, Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Chudeau). 3° Famille des MYRMICIN^. 4. Cremastogaster senegalensis Rog. Trois ^, Trarza, Mederdra (G. Meré). — Neuf ^, N'Darsar, Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Chudeau). Tome LXIV. 16 234 5. Pheidole >Eberlli Forel. Un ^, Tiiiamaten, Côte Atlantique du Sahara (A. Gi'uvel et R. Cliiideau). 6. Messor barbarus st. Galla Em. Un 9, douze ^, Trarza Mederdra (G. Meré). 7. Messor barbarus st. striaticeps Andic. Cinq ^, Agamoun., Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Ghudeau). 5° Famille des CAMPÛNOTIN^. 8. SVÏyrmecocystus [Cataglyphis] albicans Roger st. Bividus André var. arenaria For. Trois ^, Trarza Mederdra (G. Meré). 9. i^îyrmecocystus {Cataglypkis) bicolor Fab. (= desertorum For.). Un ^, de Lemaounek à Lefrut (Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Chudean). 10. ^irmecocystus [Caiagli/phh] bombycius Rog. Trois ^, Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Ghu- deau). 11. Camponotus maculatus, st. thoracicus Fab. var. as ht m For. Six ^, Abonezir, Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Chudeau). 12. Camponotus sericeus Fab. Deux ^, Trarza Mederdra (JNleré). — Quatre ^, Bilaouat, Côte Atlantique du Sahara (A. Gruvel et R. Chudeau). «HOLOGII ittlE M LlUITill Suite (i; MM. COSSMANN et PEYROT Fam. TE LIJNID^Desh. Coquille déprimée, généralement inéquivalve, surtout à val- ves inégalement bombées, rarement bâillante aux extrémités; bords lisses, surface généralement sillonnée ou lamelleuse, avec un pli plus ou moins marqué sur la région anale, correspon- dant à une troncature ou à un rostre sur le contour postérieur ; crochets peu saillants, opisthogyres ou opposés; corselet tou- jours visible et caréné, séparé par une rainure de la nymphe qui porte le ligament externe, mais qui ne fait presque jamais de saillie à l'extérieur des valves. Charnière composée d'une dent 3 à deux branches écartées, la postérieure presque toujours bifide, entre lesquelles est une large fossette triangulaire pour la dent 2 qui est souvent bilobée; une seconde dent âb rudimen- taire — et parfois confondue avec le bord — existe dans la plupart des Genres de cette Famille; lamelles latérales non cons- tantes, toujours plus saillantes — quand elles existent — sur la valve droite que sur la valve gauche. Impressions des muscles adducteurs écartées et inégales, l'antérieure généralement lon- gue et « palmulée », c'est-à-dire en forme de palme, la posté- rieure plus transverse et à contour polygonal, avec des angles rentrants ou dès lobes saillants; sinus grand, presque toujours gibbeux ou ascendant, tantôt confluent avec la ligne palléale (1) V. Actes de la Soc. Linn. de Bord., 1909, tome LXIII, p. 73 et s. - 236 — sur la totalité ou une partie de son contour inférieur, tantôt séparé d'elle par une étroite languette qui persiste assez loin en arrière. La séparation des Genres composant cette Famille est assez difficile : Fischer n'en a admis que deux [Tellina, Gastrana) en se guidant unique- ment d'après les caractères de l'animal; il en résulte qu'il a rapproché dans le même Genre des formes qui, telles que Tellina et Arcopagia, ont des coquilles nettement différenciées, et qu'il a écarté des formes qui, telles que Macoma et Mœrella, ont des affinités incontestables. D'autre part, M. Dali (Contrib. to Tert. of Flor., III, Part. V, 1900, p. 1002), en se basant exclusivement sur la charnière et principalement sur les lamelles latéra- les, a divisé la Famille en deux groupes (avec ou sans lamelles) et le pre- mier groupe en quatre Genres {Tellina, Tellidora, Strigilla, Capsa), le second en deux genres ( Gastrana, Macoma). La forme du sinus ne repré- sente pour cet auteur qu'un critérium accessoire, et il n'a attaché, pour ainsi dire, aucune importance à la forme des valves ni surtout à leur ornementation. Nous estimons que la solution consiste, au contraire, à tenir simultané- ment compte de tous ces critériums, de manière à aboutir à une classifi- cation plus rationnelle au point de vue des paléontologistes qui n'ont à leur disposition que le test des valves. Le souci exclusif de la charnière — et principalement des lamelles latérales — est d'autant moins justifié chez les Tellinidœ, que ces lamelles sont très peu développées sur la valve gauche; celles de la valve droite, quand elles existent, viennent simple- ment s'appuyer contre les bords de la valve opposée, sans quïl y ait de fossettes pour les loger, de sorte que, pour apprécier s'il y a des lamelles Ail, PII sur cette valve gauche, il faut toujours un examen très attentif qui aboutit souvent à l'incertitude, les lamelles de la valve gauche se réduisant — quand elles existent — à un très léger rentlement des deux parties du bord supérieur. Les dents cardinales sont, au contraire, très constantes, ainsi que le précise notre diagnose familiale; mais l'interprétation en a été jusqu'à présent tout à fait inexacte, les auteurs des Manuels se bornant à répéter, les uns après les autres, qu'il y a deux dents cardinales sur chaque valve. Or, en nous guidant d'après la méthode de Félix Bernard qui n'avait pas eu le temps, avant sa mort, de continuer ses recherches morphologiques sur la charnière de cette Famille, nous ïivons constaté qu'il n'y a en réalité, sur la valve droite, qu'une seule dent 3 à deux branches très écartées, tandis que, sur la valve gauche, outre la dent 2 généralement bilobée, il existe presque toujours une étroite lame cardinale 4ô en face de laquelle — preuve certaine de son existence réelle — la valve droite porte, en - 237 - arrière de 36, une étroite rainure qui n'aurait pas sa raison d'être si elle n'était destinée à loger 46. Il ne nous semble pas que cette remarque ait été faite jusqu'à présent. En définitive, la charnière des TelUnidœ n'est pas encore complètement hétérodonte, c'est-à-dire que les branches soudées de 2 ne s'ouvrent pas encore assez pour loger une dent i, et de plus, le plateau cardinal est très peu développé, ce qui justifie l'adoption du Sous-Ordre Hemidapc- donta que nous avons précédemment proposé. En ce qui concerne la forme du sinus, il nous a paru qu'il fallait élever au rang de critérium générique l'allure ascendante qu'il prend chez Arco- pagia par exemple, tandis qu'il est confluent, c'est-à-dire que son contour inférieur se confond avec la ligne palléale, en tout ou en partie, chez la plupart des Groupes, Sous-Genres et Sections, que nous rapportons au Genre Tellina. Ainsi que nous l'avons précédemment exposé à propos des Scrobicula- riidœ {—Semelidœ), la Famille TcUinidge se différencie essentiellement par l'absence de fossette ligamentaire ou cuilleron ; la nymphe seule supporte le ligament, et elle est adhérente au bord cardinal, sans jamais faire la saillie que l'on remarque, entr'autres caractères distinctifs, chez les Gen- res de notre Cénacle Eunymphacea, ainsi qu'on le verra ci-après. Le corse- let existe toujours chez les TelUnidœ, et il est séparé de cette nymphe par une profonde rainure ; tandis que la lunule n'apparaît que chez quelques- unes des formes de celte Famille. Ce que nous avons dit ci-dessus au sujet de la variabilité des impres- sions musculaires, explique qu'on ne puisse guère en faire qu'un crité- rium spécifique ou au plus sectionnel; il n'y a qu'un point bien établi, c'est que l'antérieure est toujours allongée le long du bord, et la posté- rieure plutôt transverse, mais jamais arrondie; mais il n'y a pas que chez les TelUnidse oii l'on observe cette différence fondamentale entre les deux muscles adducteurs. Enfin, la position des crochets est presque toujours en arrière de la ligne médiane, de sorte que le côté antérieur est ordinairement plus allongé et arrondi, par opposition au côté postérieur qui est — dans la plupart des groupes — tronqué à son extrémité anale, en corrélation avec le pli décur- rent qui existe invariablement sur la l'égion postérieure de la surface dor- sale. 11 en résulte que, même quand on ne peut étudier le sinus, la char- nière et la nymphe, on peut toujours orienter les valves de TelUnidœ. D'après ces considérations, nous avons subdivisé cette Famille en huit Genres : Tellina, Phylloda, Arcopagia, Oudardia, Strigilla, Macoma, Capfia, Gastrana, représentés dans l'Aquitanien; plus ceux qui n'y ont pas été ren- contrés, tels que : Homalina, Tellidora et un certain nombre de formes crétaciques qui n'ont pu être encore étudiées à fond, ou dont le classement n'est pas définitif. 238 TELLINA Linné, 1758. {=Tellin€ila Gray, 1852; =Eutelli?ia Fischer, 1887). Sensu stricto. — Taille assez grande; forme anguleuse et rostrée en arrière; crochet faiblement opisthogyre; surface striée ou lamelleuse; dents cardinales : 3a, 3^ bifide, 2 bifide, 4 rudimentaire; lamelles latérales AI, PI, très saillantes, trian- gulaires, aiguës; Ail, PII plus obsolètes et plus épaisses; D Al[ , ^ Al FiG. 29. — Charnière de Tellina virrjata \,. Viv ?I nymphe longue et aplatie, ne faisant aucune saillie à son extré- mité abrupte sur le contour supérieur; impressions musculaires à peu près égales, situées assez haut, palmulées; sinus très profond, atteignant presque le muscle antérieur, gibbeux sur son contour supérieur, confluent avec la ligne palléale. (G. -T. : T. virgata Linné, d'après Lamarck, 1799). Laissant de côté les Sections Liotellina et EurijtelUna Fisclier, 1887, EUiptotellina Gossm., 1886, Arcopagiopsis Cossm., 1886 ; Macaliopsis Cossm., 1886; Merisca Dali., 1900, qui ne sont pas représentées dans nos terrains, nous admettons les Sous-Genres suivants : Hlœrella Fischer, 1887 {~Mœra H. et A. Adams, 1856, non Leach, 1815; = Donacilla Gray, non Lamk, 1812). — Forme transverse, côté postérieur très court, non rostre, surface fine- ment striée; 3ô et 2 bien bifides, 4 mince et oblique; Al et PI saillantes et aiguës, pres- que équidistantes et peu .y^"- écartées, non coalescen- ,^,^': pj- tes; A II peu distincte, Fig. SO. — Chnrnière rie Jif/Tera rfoiaci»» L. Foss. PII un peu visible; sinus très long, très gibbeux, approchant tout près de l'impression du muscle antérieur, confluent sur toute sa longueur. (G. -T. : T. donacina L.). — 239 — La disparition presque complète de AU justifie, à la rigueur, la sépara- tion de ce Sous- Genre, admis par M. Dali. Tellinula Chemn., 1782 (= Anguhis Mégerle, 1811 ; =Fabu- lina Gray, 1851). (G. -T. : T. fragilissima Chemn. [= T. fabula Gronov). Ce Sous-Genre diffère du précédent parce qu'il n'y a qu'une lamelle AI Charnière de lellinula incarnala L. Viv. sur la valve droite et parce que le sinus confluent s'arrête à distance de l'impression du muscle antérieur. Il n'est représenté dans l'Aquitaine que par une espèce dont le classement n'est pas encore bien certain. PeronseaPoli, 1791 {=zPsammoteUa Blainv., 1826). — Forme ovale, peu inéquilatérale; surface presque lisse ou peu striée; nymphe enfoncée dans un corselet caréné; Sô et 2 rainurées et bifides, 4ô mince et _^ _ distincte ; ^T^"^ " ' "^"^^ ' ^i p, AI très Pe- ^^'^^ ^^' ~ charnière de Peronxa burdigalica C. P. Foss. tite, très rapprochée; PI et PII très écartées et peu saillantes, visibles néanmoins; sinus triangulaire et très gibbeux, con- fluent sur tout son contour inférieur. (G. -T. : T. planata L.). Les différences qui existent entre la charnière de Peronœa et celle de Mœrella, le rapprochement de AI, outre la forme tout à fait distincte des valves, confirment l'admission de ce Sous-Genre. M. Dali a distingué une Section Peronidia, qu'il rattache à tort à Oudardia, mais que nous accep- tons dans le S. -G. Peronœa, avec T. nitida comme génotype; 3a est très petite et obtuse, 3ô et 2 sont épaisses et bifides, ib est rudimentaire et allon- gée ; les lamelles latérales ne PI FiG. 33. — Charnière de Peronidia biparlita Bast. Foss. sont guère visibles, et à ce point de vue M. Dali — qui base tout son système sur ce seul critérium — aui'ait plutôt dû classer Peronidia auprès de Macoma qu'auprès (T Anguhis; mais, par soii sinus, Peronidia ressemble beaucoup plutôt à Peronœa, de sorte que nous — 240 — l'en rapprochons dans, notre classification. L'un et l'autre se rencontrent d'ailleurs dans l'Aquitaine. 100. Tellina {s. sir.) serrata Renier. var. subtriangula Sacco. PI. VIII, fig. 1-4. 1804. T. serrata Ren. Tav. alf. Conch. Adriat., p. 5. 1814. — Brocclii. Conch. foss. subap., II, p. 510, pi. XII, fig. 1. ?,i8o9. — Hœrnes. Moll. Tert. Beck.Wien, II, p. 89, pi. XIII, fig. 6. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 49. 1879. — Fontannes. Moll. plioc. Rhône, II, p. 32, pi. II, fig. 6. 1901. _ Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 101, pi. XXII, fig. 5 {sola). 1901. TelUnella serrata Dollf. Dautz. Xouv. liste Pélécyp., p. 13. 1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 129, pi. IX, fig. 9 [sola). Test assez solide. Taille moyenne; forme tiès comprimée, un peu tordue sur la valve droite, ovoïdo-subtrigone, inéquilaté- rale ; côté antérieur plus développé, largement elliptique; côté postérieur plus court et tronqué verticalement, quoique à peine rostre; bord palléal régulièiemont arqué, h peine sinueux con- tre le bec anguleux de la troncature anale ; crochet petit, pointu, non incliné en arrière ni en avant, situé aux huit treizièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur un peu con- vexe en avant, déclive et rectiligne en arrière du crochet jus- qu'à la troncature anale. Corselet très étroit et très allongé, excavé, lisse, limité par un angle net; surface dorsale peu bom- bée au milieu, excavée en deçà du pli rayonnant qui limite la région anale et aplatie; ornementation composée de nombreu- ses et fines lamelles concentriques qui deviennent beaucoup plus saillantes et deux fois moins serrées sur l'aire anale de la valve gauche; on distingue dans les interstices de ces lamelles des traces de très fines stries rayonnantes. Charnière : 3» mince, oblique et saillante, 3^ bifide; AI et PI très saillantes, inéqui- disluntes et allongées; 2 très inégalement bifide et oblique, séparée de Ab par une large fossette triangulaire, A II et surtout PII très peu saillantes; nymphe étroite et allongée, limitée par — 2U — une fine rainure. Impression du muscle antérieur étroitement allongée ; impression du muscle postérieur plus petite et sub- quadrangulaire ; sinus relativement court, rhomboïdal, gib- beux sur son contour supérieur, à l'aplomb du crocbet, confluent avec la ligne paliéale sur une partie seulement de son contour inférieur. D:3i. Diamètre anléro-postérieur : 27 mill. ; diamètre umbono- pailéal : 19 mill, 1/2 (valve droile); -49 mill. sur 25 mill. (valve gauche), Rapp. et diff. — La valve ci-dessus décrite n'appartient pas à la forme typique et vivante qui ne pai^aît pas descendre au-dessous du Pliocène, ainsi que nous avons pu nous en assurer en la comparant avec des indi- vidus de Ficarazzi, Sperlinga e^t Sienne (coll. Cossmann) ; nous la croyons identique à la variété subtriangula Sacco, qui est bien représentée en Tou- raine par la fig. 9 du Mémoire de MM. DoUfus et Dautzenberg ; quant aux figures 8 et 10, elles représentent un individu plutôt voisin des figures de l'ouvrage de Hœrnes et de la figure 4 de M. Sacco, auxquelles s'applique — paraît-il — la dénomination gerzilla de Gregorio. Cette espèce est moins rostrée et moins sinueuse en arrière que le géno- type T. virgata L., et sa forme est, en outre, plus trigone, moins ti^ans- verse. Elle est encore plus différente, à ce point de vue, des formes éocéniques et de l'espèce rostrée qu'on trouvera décrite ci-après. D'autre part, elle est plus trigone et moins sinueuse en arrière que T. biangularis Desh., du Lutécien des environs de Paris et elle se distingue de T. sca- laroides Lamk. par son extrémité postérieure beaucoup plus étroitement tronquée. Localités, — Saubrigues, une seule valve (PI. YIll, fig. 1-2), coll. Dumas. — Torfonicn. Saucats (la Sime), valve gauche (fig. 3-4), coll. Benoist au Mus. d'hist. nat. de Bordeaux; Salles (le Minoy), Sallespisse, coll. Degrange-Touzin. — UclTétieii, Nous ne reproduisons pas les citations évidemment erronées : La Brède (La Salle) fidc Benoist; Léognan, fidc Hœrnes; il est probable qu'elles s'ap- pliquent à la mutation ci-après. 101. Tellina {s. str.) serrata Renier. mut. pusiola 710V. mut. PI. VIII, fig. 5-6. Rapp. et diff. — Cette mutation est extrêmement voisine de la var. subtriangula ci-dessus cataloguée : elle en diffère toutefois, non seulement — 242 — par sa petite taille et par la finesse de ses stries concentriques non treillis- sées.mais encore et surtout par son bord supéro-postérieur un peu excavé en arrière du crochet qui paraît, par suite, plus bâillant, par son extrémité anale plus tronquée, formant un bec anguleux à sa jonction avec le contour palléal qui est un peu plus sinueux en deçà de cet angle. T. pimo^a s'écaite encore davantage de la var. (/er-s^ï/a qui paraît se trouver en Touraine et dans le bassin de Vienne, par sa forme plus élevée, moins transverse, plus excavée, ainsi que par son ornementation plus fine ; A I est deux fois plus rapprochée du crochet que PI, toutes deux sont lamelleuses et sail- lantes. Quant au sinus palléal, il est très grand et très gibbeux; il s'avance jusqu'à peu de distance de l'impression du muscle antérieur et il est confluent — sur les deux tiers de son contour inférieur — avec la ligne palléale. Malgré ces différences, comme nous n'avons pu étudier que des valves droites et une valve gauche douteuse, nous nous bornons à signaler cette mutation, sans l'ériger, quant à présent, au rang d'espèce distincte. Localités. — Mérignac (Baour), deux valves droites (PI. VIIT, fig. S-6) coll. Peyrot; le Peloua une valve gauche? coll. Degrange-Touzin ; Pessac, Léognan (Coquillal), valve droite, coll. de Sacy. — MurdSgalIcn. 102. Tellina {s. sir.) saucatsensis Benoist mss. PI. VIII, Rg. 7-12; et PI. XVIII, %. 9. ? 1864. T. pretiosa Mayer. Journ. Conch., t. XIJ, p. 353 (hou Eichwald). Test mince. Taille moyenne; forme déprimée, étroite, trans- verse, très inéquilalérale; côté antérieur un peu plus développé, semi-elliptique; côté postérieur plus court et rostre, avec une troncature oblique à l'extrémité du bec; bord palléal réguliè- rement arqué sur presque tout son contour, légèrement sinueux en arrière et déclive vers le bec anal ; crochet petit, peu pointu, opislhogyre, faisant une très faible saillie vers les quatre sep- tièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur déclive et rectiligne en avant, excavé en arrière du crochet puis déclive vers le bec. Corselet très étroit, très profond, sub- caréné à l'extérieur; surface dorsale peu bombée au milieu, largement déprimée et un peu excavée en arrière, jusqu'au pli rayonnant qui limite la région anale du bec ; celle-ci est divisée en deux parties inégales par un sillon peu profond et assez large; sillons d'accroissement très réguliers et assez espacés sur toute — 243 — la région antérieure et dorsale, non anastomosés sur la dépres- sion postérieure où ils se transforment en lamelles courtes et peu saillantes, cessant totalement sur le pli anal pour reparaî- tre plus saillants sur la région anale du bec, on remarque, en outre, à la loupe, de très fins sillons rayonnants qui sont imprimés plus en saillie sur la surface interne. Charnière : 3a mince et presque horizontale, 3/, profondément bifide; AI mince et allongée, saillante, médiocrement éloignée de 3„, PI aussi mince et aussi longue, mais plus écartée vers l'impression musculaire; 2 très inégalement bifide, séparée — par une large fossette triangulaire — de At, qui est tout à fait rudimentaire ; A II et PII confondues avec le bord et presque invisibles; nymphe épaisse et assez longue, abrupte à son ex- trémité, séparée du corselet par une rainure profonde. Impres- sions musculaires presque égales, l'antérieure plus étroite et palmulée, la postérieure plus courte et plus large, subpentago- iiale; sinus ovoïdo-rhomboïdal, non gibbeux, s'arrêtant à quel- ques millimètres de l'impression du muscle antérieur, confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale qui est frangée et terminée en arrière par deux cicatricules arrondies, à l'aplomb du muscle postérieur. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 56 mill. ; diamètre umbono- palléal : 25 mill. Rapp. et diff. — Cette coquille, dont nous ne connaissons malheureu- sement que des valves droites et une valve gauche incomplète, est inter- médiaire entre les formes éocéniques qui ont un bec plus allongé et le génotype T. virgata qui a, au contraire, l'extrémité anale moins rostrée. Bien que nous ne connaissions que la valve droite, les fossettes bien mar- quées — qui sont contiguës aux lamelles latérales — indiquent qu'il y a des lamelles Ail et PII sur l'autre valve, et par conséquent, que notre espèce appartient bien au groupe de Tellina s. str. L'ornementation elle- même est conforme à celle des espèces éocéniques, comme T. rostralis Lamk.,sans présenter toutefois la disposition anastomosée qui caractérise — comme on le verra ci-après — T. bipartita Bast. : ce dernier n'a d'ail- leurs pas de lamelles latérales et son bec n'est pas sinueux sur le contour palléal. Dans l'Oligocène de l'Allemagne du "Sorà^T . conspicua von Kœnen,a une _ 244 — forme plus équilatérale et un bec moins prolongé, avec des lamelles plus saillantes — précisément sur le pli anal — que sur le reste de la surface doi'sale. Il est à remarquer, d'autre part, que T. virgata L., outre sa forme plus élargie et moins rostrée, a un sinus confluent seulement à partir de l'aplomb du croebet; mais l'espèce burdigali.enne présente les plus grandes affinités avec le groupe de Tellina vulsella cantonné dans la mer Rouge, l'Océan Indien, et plus particulièrement avec Tellina Perricri Bert., des côtes du Japon. Cette dernière est toutefois plus transverse et présente un rostre plus prononcé. Le groupe de T. vulsella se relie lui-même étroite- ment au groupe de Tellina rostmta vivant dans les mêmes régions et représenté dans l'Eocène du Bassin de Paris par T. pseudorostralis, T. rostralis, T. rostralina, etc.. T. saucatsensis est d'ailleurs beaucoup plus grande que les formes affines de l'éogène; elle est moins allongée, plus gibbeuse, etc. Nous ne connaissons rien dans le Néogène italien, ni dans celui du bassin de Vienne ou du Portugal, qui se rapprocbe de T. saucat- sensis. Enfin, il est probable que cette espèce est la même que les échantillons du Burdigalien que Mayer a désignés sous le nom de T. pretiosa Eichw. ; mais l'espèce de Volhynie est bien différente, moins inéquilatérale, moins nettement rostrée. Localité. — Saucats (Pont-Pourquey, couche à Mactra), une valve gauche (PI. VIII, fig. 8-10), coll. Neuville; une valve droite (PI. VIII, fig. 7, et PI. XVIII, fig. 9), coll. Benoist au Mus. Hist. nat. Bord.; deux valves droites (fig. H-12), coll. Bial de Bellerade. — Burdigalien. 103. Tellina [Mœrella) donacina Linné. PI. VIII, fig. 13-18. 1758. T. donacina Linn. Syst. nat., édit. X, p. 676. 1837. — Dujard. Mém. Touraine, p. 258. 1838. T. subcarinata Grat. Catal. zool. Gironde, p. 64 {non Br.). 1859. T. donacina Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 86, pi. VIII, fig. 9. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 50. 1874. — Tourn. Faluns de Sos, p. 16. 1878. — Benoist. Torton. Gironde, p. 3. 1899. — Fontannes. Moll. plioc, II, p. 35, pi. II, fig. 8-9. 1881. — Nyst. Scald. Anvers, p. 225, pi. XXV, fig. 2. 1886. Mirm donacina Dollf. Dautz. Etude prélim. Tour., p. 5. 1897. T. subcarinata Raulin. Stat. géol. Landes, p. 342 {non Br.). 1898. Marella donacina B. D. D. Roussillon, II, p. 648, pi. XCI, fig. 13-14. 1901. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 105, pi. XII, fig. ^4-27. — 245 — 1901. — Dollf. Dautz. Xouv. liste Pélécyp., p. 13. 1904. — Dollf. Dautz. Conch. mioc. Loire, p. 133, pi. IX, fig. dl-18. Test assez solide. Taille petite; forme un peu renflée, sub- rhomboïdale, légèrement bâillante aux deux extrémités, très inéquilatérale; côté antérieur beaucoup plus allongé, elliptique ou assez largement arrondi sur le contour buccal; côté posté- rieur presque deux fois plus court, plus atténué, quoique rostre, avec une troncature très arquée à son extrémité anale; bord palléal convexe en avant, presque rectiligne au milieu et en arrière où il se raccorde par un angle arrondi avec le contour anal; crochets petits, obtus, non saillants, opisthogyres, situés aux deux tiers de la longueur, du côté postérieur; bord supé- rieur rectiligne en avant et parallèle à la partie postérieure du contour palléal; bord supéro-postérieur déclive ou très faible- ment excavé en arrière du crochet. Corselet étroit, médiocre- ment allongé, limité à l'intérieur par un gradin obtus; surface dorsale légèrement bombée, séparée par un angle très obsolète et très arrondi de la région anale qui est un peu plus aplatie; ornementation composée de fins sillons d'accroissement, très réguliers, qui forment des plis plus grossiers sur la région anale. Charnière : 3a épaisse et saillante, adhérente au bord, 3i courte, triangulaire et profondément bilobée, 2 obtusément bifide, 4b mince et peu saillante, quoique distincte du bord ; A I et P I minces, saillantes, triangulairement allongées, presque équidistantes; A II plus visible que PII; nymphe courte, aplatie et assez saillante sur le contour du corselet. Impressions mus- culaires inégales et très inéquidistantes, l'antérieure étroite et allongée, la postérieure très rapprochée du crochet, subqua- drangulaire ; sinus fortement gibbeux à l'aplomb du crochet, s'avançant très près de l'impression du muscle antérieur, con- fluent sur toute sa longueur avec la ligne palléale qui n'est pas tout à fait parallèle au bord. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 13 mill. ; diamètre umbono- palléal : 7 mill. 1/2. - 246 - Rapp. et diff. — Les spécimens du Burdigalien — que nous venons de décrire ci-dessus — sont, en tous points, identiques à ceux de Cannes (Méditerranée) qui représentent la forme typique de cette espèce génotype de Mœrella; ils atteignent presque la même taille que les échantillons actuels, c'est-à-dire qu'ils sont moitié plus grands que ceux signalés par MM. Dollfus et Dautzenberg, dans l'Helvétien de la Touraine. Ces auteurs ont énuméré et discuté avec beaucoup de soin les différentes variétés qui ont été proposées par MM. de Gregorio, de Monterosato et Sacco, fondées, pour la plupart, sur des différences imperceptibles; nous ne retiendrons ici que la var. subcarinata Brocchi, avec laquelle Grateloup et Raulin ont confondu T. donacina du Sud-Ouest : or, si l'on se reporte à la figure ori- ginale de Brocchi, on ne constate d'autres différences avec notre fossile que dans le pli externe et anal qui est plus marqué, et dans la forme un peu plus excavée de la région du corselet. M. Sacco a simplement réuni les deux formes et nous aurions suivi cet exemple, à l'instar de MM. Dollfus et Dautzenberg, si nous n'avions constaté la constance des différences pré- citées sur quelques échantillons de l'Astien de Cannes (coll. Cossmann), qui ne sont pas tout à fait semblables aux spécimens actuels de la même région. En ce qui concerne les échantillons du Bassin de Vienne, pour lesquels M. de Gregorio a proposé la var. p«ra^ nous n'avons pas les éléments néces- saires pour apprécier si les petites différences (forme plus étroite et un peu sinueuse) ne sont pas dues au crayon du dessinateur. Dans l'Eocène, le Mœrella qui se rapproche le plus de T. donacina est T. Bourdoti Cossm. qui cependant est moins allongé et dont le bord palléal est beaucoup plus convexe; les autres espèces sont encore plus ovales et s'écartent bien davantage de notre fossile, et il en est de même des espèces oligocéniques de l'Allemagne du Nord, figurées par M, von Kœnen. Il y a quelques réserves à faire au sujet des échantillons provenant de l'Aquitanien, dont les crochets paraissent placés moins en arrière, sui^tout au stade népionique; le bord palléal de ces jeunes valves est alors presque complètement rectiligne ; mais, comme il y a de nombreux individus formant la transition, suivant leur taille, nous ne pensons pas qu'il y ait lieu d'attribuer un nom distinct à ces spécimens. II est à remarquer, d'ailleurs, qu'il s'agit d'une espèce extrêmement commune à tous les niveaux et, par suite, variable dans sa taille et même dans ses proportions, ainsi que par la finesse plus ou moins grande de son ornementation, de sorte qu'il serait téméraire d'y distinguer plusieurs mutations : nous nous abstenons donc de séparer toutes ces variations sous des noms distincts qui engendreraient une confusion inextricable. Nous en exceptons cepen- dant une petite valve gauche de la route du Son, à Saucats, peut-être déformée, mais en tous cas bien plus courte et plus trigone que la forme — 247 — typique : nous nous bornons à la faire figurer sans lui attribuer de nom spécifique parce qu'elle est unique et dans un état de conservation peu satisfaisant. liOcalitës. — Saucats (Moulin de TEglise), plésiotypes (PI. VIII, fig. 13- 14) coll. Cossmann. Pont-Pourquey, coll. Bial, Degrange-Touzin ; Mérignac (Baour), coll. Bial; Saucats (Moulins de l'Eglise, de Lagus), coll. Degrange- Touzin, Cossmann; Le Peloua, coll. de Sacy, Degrange-Touzin; Saint- Médard-en-Jalle, Caupian, Cestas, Saint-Paur(Mandillot, moulin de Caban- nes), Léoghan (Thibaudeau, Sangsueyre, le Thil sup.), coll. Degrange- Touzin; Dax (Cabannes), coll. Bial. — Bardigalien. Saucats (La Sime), coll. Benoist au Mus. d'iiist. nat. de Bord.; Salles- pisse, coll. Bial, Degrange-Touzin; Salles (Largileyre), toutes les coll.; Salles (le Minoy), Ortbez (Housse, Le Paren), Salies-de-Béarn, Clermont, coll. Degrange-Touzin; Baudignan, Parlebosc, coll. Degrange-Touzin. — Hclvétten. Saubrigues, coll. Degrange-Touzin. — Tortonlen. Le Thil, coll. Neuville, de Sacy; Saint-Avit,Villandraut (Gamachot), Saint- Morillon (le Plantât), Cabanac (Pouquet), Mérignac, coll. Degrange-Touzin; Saucats (le Son), une valve trigone (PI. VIII, fig. 13-14), coll. Degrange- Touzin. — Aqultanfen. 104. Tellina (Mœrella) halitus nov. sp. PI. VHI, fig. 19-21. Test très mince. Taille très petite; forme déprimée, ovoïde, inéquilatérale; côté antérieur elliptique, deux fois plus allongé que le côté postérieur qui est plus atténué, arrondi et non ros- tre; bord palléal plus arqué en avant qu'en arrière; crochets petits, à peine saillants, opisthogyres, situés presque aux deux tiers de la longueur, du côté postérieur ; bord supérieur presque également arqué de part et d'autre du crochet, quoique un peu plus déclive en arrière. Surface dorsale lisse et brillante, peu bombée, avec un pli anal peu marqué. Charnière.: 3a et 80 pres- que égales, faisant un angle de 60°, 2 bifide, 4^ peu distincte; AI et PI étroites, saillantes, inéquidistantes, la postérieure plus rapprochée des cardinales. Impressions musculaires et sinus peu visibles, à cause de la minceur du test et de la petite taille des valves. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 5 mill.; diamètre umbono- palléal : 3 mill. — 248 — Rapp. et difF. — Il n'est pas admissible que cette petite espèce repré- sente le jeune âge de T. donacina, qui est très abondant dans tout le Bor- delais, à tous les niveaux; sa forme, irrégulièrement ovale, moins allongée, et surtout ses lamelles AI PI inéquidistantes, s'opposent à une telle con- fusion. T. halitus atteint certainement une taille plus grande que celle des individus ci-dessus décrits, mais il n'est pas probable que sa forme change en vieillissant. Elle rappelle singulièrement celle de T. hullula Desh. dans l'Eocène moyen des environs de Paris, qui atteint une taille trois fois plus grande, seulement à l'âge adulte. Dans l'Oligocène de l'Allemagne du Nord, T. prœpostera et perlumida, von Kœnen, qui paraissent appartenir au même groupe, ont une forme moins ovale et notablement plus atténuée en arrière. D'autre part, dans le Pliocène d'Italie, il n'y a guère que T. cumana Costa, qui ait une forme comparable à celle de T. halitus; mais c'est une espèce de Sous-Genre Macoma — plus ovale, il est vrai, que T. ellïptica — qu'il n'est pas possible de confondre avec notre espèce, à cause de l'absence complète de lamelles latérales sur la valve droite. Localité. — Saucats (M. de l'Eglise), assez rare; cotypes (PI. VIII, fig. 19- 21), coll. Cossmann. — Burdigalien. 105. Tellina (Mœrella) mesodesma Benoist in coll. PI. VIII, fig-. 22 24, et pi. XVIII, fig. 44. Test peu épais. Taille petite; forme ovale, allongée, médiocre- ment convexe, très inéquilatérale; côté antérieur trois ou quatre fois plus long que le côté postérieur, ovalement atténué, landis que l'extrémité anale est plus largement arrondie, non tron- (juée; bord palléal plus arqué, se raccordant par des courbes régulières dans le prolongement des contours latéraux; crochet petit, obtus, non proéminent, très opisthogyre, situé au delà des trois quarts de la longueur, du côté postérieur; bord supé- rieur arqué de part et d'autre du crochet. Surface dorsale bom- bée, sans pli anal, entièrement couverte de sillons réguliers et subimbriqués, assez serrés, anastomosés — sans être cependant lamelleux — sur la courte région anale. Charnière étroite, mais bien développée : 3ô trigone et finement bifide, 3a plus oblique en avant, contre le bord ; AI PI très saillantes et très épaisses, presque équidistantes, l'antérieure à peine plus écartée ; 2 un peu allongée, assez épaisse, largement bilobée; 4^ moitié plus — 249 — courte, dressée à l'origine de la nymphe qui est aplatie et sépa- rée par une rainure du corselet excavé et obtusément limité; Ail et PII peu distinctes, confondues avec le bord. Impressions musculaires très inégales, l'antérieure allongée et écartée, la postérieure arrondie et voisine de P I ; sinus palléal énorme dont le contour supérieur s'élève jusque vers la cavité umbonale, confluent avec la ligne palléale qui est parallèle au bord. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 8 mill.; diamètre umbono- palléal : 5 mill. Rapp. et diff. — Il est impossible de rapprocher cette coquille (qui res- semble plus à un Tcqjes qu'à un Mesodesma) d'aucune des Mœrella de l'Aqui- taine; elle aune forme régulièrement ovale qui trompe l'œil au premier abord, et l'on croirait que c'est le côté antérieur qui est le plus court, mais la position du sinus et de la nymphe obligent aussitôt l'observateur à rectifier ce premier signalement. D'autre part, la puissance des lamelles latérales et la forme du sinus indiquent qu'il s'agit bien d'une Mœrella, malgré l'apparence tout à fait Cciractéristique de la coquille et malgré les sillons subimbriqués qui rappellent ceux de Callista erycinoicles. La valve gauche — qui nous a ensuite été communiquée — n'est pas tout à fait pareille à la valve droite ci-dessus décrite : le bord palléal est un peu plus arqué en arrière; néanmoins, nous pensons que c'est bien la même espèce. Dans l'Eocène du bassin de Paris, il existe une petite espèce, très mince, qui a presque les mêmes proportions que celle-ci, c'est T. microphylla Bayan, du Lutécien, mais la coquille lutécienne a le crochet plus proémi- nent sur son contour supérieur, et surtout sa surface dorsale est lisse et brillante. Quaut aux ElUptotelllna, ce sont des coquilles beaucoup plus symétriques qui présentent toujours l'indice d'un pli anal plus ou moins apparent, ce qui les distingue de notre Mœrella. Localité. — La Salle, une seule valve droite (PI. VIII, fig. 23-24), coll. Benoist au M. H. N. B.; Cestas, une valve gauche (PI. VIII, fig. 22, et pi. XVIII, fig. 44); coll. Benoist, au M. H. N. B. ; La Brède, commune, coll. Degrange-Touzin. — Aquitanien et Burdigalien. 106. Tellina [Peronœa) planata Linné. PI. VIII, fig. 25-27. 1758. Tellina planata Linn. Syst. nat., édit. X, p. 67S. ■1814. Tellina complanata Brocchi. Conch. foss. sub., II, p. 510, n"^ H. - 1829. Tellina planata M. de Serres. Géol. midi France, p. 146. 1838. — Grat. Cat. Gironde, p. 63, n. 704. 1839. — Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 84, pi. VIII, fig. 7. Tome LXIV. 17 — 250 — 1862. Peronœa planata Chenu. Man. Goncli., II, p. 69, lîg. 293. 1873. Tellina planata Benoist. Cat. Saucats, p. 28, n. 45. 1881. — Fontannes. Moll. plioc. Rhône, II, p. 31, pi. II, fig. o. 1898. Peronœa ptanata B. D. D. Moll. Rouss., II, p. 664, pi. XCIV, flg. 1-5. 1901. — Sacco. I, Moll. terz.Piem.,XXIX, p. 109, pi. XXIII, fig. 6-8. Taillegrande; forme aplatie, ovrtïdo-transverse.inéquilatérale; côté antérieur largement elliptique; côté postérieur plus étroit, faiblement tronqué; bord palléal régulièrement arqué; crochet peu saillant, opisthogyre, situé un peu au delà de la ligne médiane, du côté postérieur; contour supéro-antérieur convexe, contour supéro-postérieur excavé sur la première moitié à partir du crochet, puis convexe à partir d'un angle obsolète. Surface dorsale à peine bombée, finement striée, marquée en arrière d'un pli décurrent, avec une rainure peu profonde qui isole la région anale, correspondant à la troncature du contour posté- rieur. Charnière : Sa mince, 3^ nettement bifide, 2 obtusément bifide, Aij k peine saillante le long de la nymphe; Al presque contiguë à 3rt, PI beaucoup plus écartée à l'extrémité de la nym- phe, AU et Pli très obsolète?. Impressions musculaires pro- fondément gravées et limitées par des callosités, l'antérieure allongée, paliniforme, la postérieure subpenlagonale avec un angle rentrant et bilobée par un pli rayonnant; sinus gibbeux sur son contour supérieur, s'avançant jusqu'à 3 ou 4 mill. du muscle antérieur, confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale qui est composée de deux traits. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 57 mill. ; diamètre umbono- palléal : 36 mill. Rapp. et diff. — Les valves de l'Helvétien de Salles sont à peu près identiques à celles des environs de Cannes, dans la Méditerranée; elles sont priacipalement caractérisées par l'excavation du corselet et par l'angle — surtout saillant sur la valve droite — que fait le contour supéro- postérieur, à l'extrémité de ce corselet; la gibbosité du sinus est presque à l'aplomb du crochet et son contour supérieur est — à partir de cette sommité — déclive presque en ligne droite à 45°, vers son extrémité anté- rieure qui est assez écartée du muscle subpentagonal ; le pli rayonnant de la surface extérieure de la valve droite est plus profond que sur la valve — 231 — gauche. Les échantillons pliocéniques, figurés par M. Sacco, ont la même, forme, mais leur ornementation est plus lamelleuse; ceux du Bassin de Vienne paraissent munis d'un bec plus aigu. Localités. — Salles (Largileyre), deux valves opposées du même individu (PI. VIII, Og. 25-27), coll. Vignal. Le Paren, près d'Ofthez, coll. Bial de Bellerade, coll. Degrange-Touzin. Sallespisse, Salies- de -Béarn, coll. Degrange-Touzin. — HelTCtlen. Saubrigues, coll. Degrange-Touzin. — Tortonieu. 107. Tellina [Peronœà] aquitanica Mayer. PJ.VIll,fig. 29-32. 1864. Tellina aquitanica. Mayer. J. Conch., XII, p. 3u3, pi. XIV, fig. 3. Taille assez grande; forme comprimée, ovoïdo-lransverse, inéquivalve (la valve droite plus courte), bâillante, inéqiiilaté- rale largement arrondie en avant, un peu acuminée en arrière, surtout sur la valve gauche ; bord palléal irrégulièrement arqué, plutôt déclive vers le bec postérieur; crochets petits, peu sail- lants, situés presque au milieu de la longueur des valves et presque opposés; bord supéro-antérieur peu convexe; bord supéro-postérieur déclive et i^i peine excavé, presque sansinflexion à l'extrémité du corselet jusqu'à la troncature anale qui est oblique et peu marquée. Surface dorsale bombée, très réguliè- rement et finement ornée de plis sublamelleux, marquée d'une dépression rayonnante du côté postérieur; au delà de cette dépression, la région anale est divisée en deux bombements inégaux, par un large sillon peu profond, et les plis d'accroisse- ments y deviennent plus sinueux et plus relevés. Charnière : 3a épaisse, obsolète et peu saillante; 3ô bifide et peu oblique; 2 épaisse et bilobée; 4^ mince et presque confondue avec le bord; AI petite, triangulaire, située tout près des dents cardi- nales; PI rudimentaire, située au bout du corselet; AU et PII bien visibles, leurs fossettes sont nettement marquées sur la valve opposée. Impression du muscle antérieur très allongée et rectiligne; impression du muscle postérieur subquadrangulaire, avec un angle rentrant et un lobe saillant vis-à-vis du pli qui la divise en deux parties inégales; sinus très grand, scalène, — 232 — s'avançant presque ea contact avec l'impression musculaire antérieure; le sommet de sa gibbosité est un peu en arrière de l'aplomb du crochet; impression palléale dédoublée, confluenle avec le sinus. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 46 mill. ; diamètre umbono- palléal : 29 mill. Les mesures indiquées par Mayer sont : 39 sur 24; le rapport est le même, mais il est toujours plus grand sur la valve gauche. Rapp. et diff. — Mayer a eu raison de séparer cette espèce de T. pla- nata, mais il n'a pas suffisamment signalé les différences : celle de l'Aqui- tanien est plus transverse et plus allongée, son corselet est moins excavé et surtout il est dépourvu de l'angle saillant qui en marque l'extrémité, chez T. planata. Le crochet de T. aquitanica est situé moins en arrière ; son bec anal, plus sinueux, est orné de lamelles, plus saillantes ; le sinus s'avance beaucoup plus en avant, et son sommet gibbeux n'est pas à l'aplomb du crochet. En ce qui concerne les individus du Portugal que MM. Dollfus, B. Cotter et Gomès ont figurés (MoU. tert. Port., 1903, pi. VII, (ig. 1-4) sous le nom T. planata var. nov. lamellosa, ils nous paraissent appartenir aune espèce aussi distincte de T. planata que de T. aquitanica; moins ovales que la première, avec un bord palléal moins arqué et un côté antérieur plus dilaté que la seconde, ils semblent munis de lamelles plus saillantes. En définitive, tandis que T. planata ne paraît pas descendre au-dessous de l'Helvétien, T. aquitanica débute dans l'Aquitanien et se montre également dans le Burdigalien, sous la forme d'une mutation un peu différente. Dans l'Eocène, on ne trouve pas de vrais Peronsea : les coquilles qui y ressemblent le plus sont des Macal iopsis dont la charnière est différente et dont le corselet est moins caréné que chez Peronœa : elles ne se rapprochent de ce dernier Sous-Genre que par leur bec anal, leur ornementation et leur pli sinueux du côté postérieur. On peut donc en conclure que Peronsea n'apparaît que dans l'Aquitanien. Localités. — Villandraut (Gamachot), plésiotypes (PI. VIII, flg. 29-32), coll. Neuville; Noès, Pessac, coll. de Sacy, Léognan (le Thil), toutes les coll. Mérignac, La Brède (la Salle, Morasj, Saucats (Leriey), Saint-Morillon, Saint-Selve (Raton-Durand), Saint-Avit, Lucbardez, Cabanac (Pouquet), Mérignac (Baour), Martillac, coll. Degrange-Touzin. — Aqullanlen. 253 108. Tellina [Peronœa) aquitanica May. mut. burdigalica nov. mut. PI. VIII, fig. 28. 1864. Tellina depressa Mayer. Tert. Azoren, p. 16 {non Gmelin). Rapp. et diff. — Nous avons hésité avant de séparer cette mutation, car tous les individus du Burdigalien ne sont pas aussi ovales que celui de Pont-Pourquey que nous avons fait figurer, et il n'y a, d'autre part, dans les charnières des deux mutations, que des différences presque insigni- fiantes; le seul critérium à peu près constant, c'est la position des crochets qui sont situés moins au milieu chez T. burdigalica; on constate aussi, sur la valve gauche surtout, que le bec anal se relève davantage chez celte der- nière mutation, tandis qu'il est placé plus bas chez T. aquitanica; enfin A I est plus rapprochée des cardinales chez T. burdigalica, et elle fait une saillie qui rétrécit davantage l'excavation du contour inférieur du plancher car- dinal. Il semble que Mayer avait aussi apprécié ces différences, mais il avait attribué à cette forme, qu'il considérait comme distincte de T. aqui- tanica le nom depressa qui ne peut être adopté, l'espèce burdigalienne étant bien différente de l'espèce vivante qui n'est autre que T. incarnata (V. Moll. Rouss.). Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), valve droite très ovale (PI. VIII, (jg. 28), coll. Benoist au M. H. N. B. ; toutes les coll.; Peloua, Lagus, com- mune; Cestas, coll. Neuville, Degrange-Touzin ; Léognan (Thibaudeau, Sangsueyre), Bazas (Marivot), Saint-Médard-en-Jalles, Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin, coll. de l'Ecole des Mines. — Burdigalien. 109. Tellina (Peronœa) zonaria Bast. PI. VIII, fig. 37-39. 1825. Tellina zonaria Bast. Mém. env. Bord., p. 25, pi. V, fig. 5 A-B. 1837. Tellina strigosa Duj. Mém. Tour., p. 2S8 {non Gmelin). 1852. Tellina zonaria d'Orb. Prod. III, p. J03, n. 1920, 26« étage. 1859. Tellina strigosa Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 83, pi. VIII, fig. 8. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 46. 1886. Peronœa strigosa Dollf. Dautz. Etucje prélim. Tour., p. 5. 1901. — DolU. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 13. 1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 136, pi. IX, fig. 19-20. Taille assez grande; forme ovoïdo-trigone, inéquilatérale, assez comprimée, quoique la valve droile soit un peu plus con- vexe que l'autre; côté antérieur plus court, semi-elliptique ou _ 9ni presque semi-circulaire ; côté postérieur allongé, atténué en bec, non tronqué; bord palléal largement arqué en avant et au milieu, déclive et presque rectiligne vers le bec anal; crochets petits, obtus, peu saillants, faiblement opisthogyres, situés aux deux cinquièmes environ de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur un peu convexe en avant, légèrement excavé, puis déclive en arrière du crochet, un peu renflé au milieu et enfin déclive vers le bec anal. Corselet étroit, profond et caréné; surface dorsale peu bombée, ornée de stries d'accroissement assez régulières, plus lamelleuses vers les crochets que vers le bord palléal; du côté anal, la région dorsale s'aplatit davantage et se déprime un peu en deçà du pli rayonnant qui limite la région anale, subdivisée en deux par une large dépression; les stries d'accroissements n'y sont guère plus marquées que sur le reste de la surface. Charnière : 3» mince et peii saillante, Sô étroitement bifide; 2 épaisse etobtusément rainurée,4à mince et bien distincte; AI très mince et très rapprochée, PI à peu près égale à AI au bout de la nymphe; AU et PU très obso- lètes; nymphe large et épaisse, séparée du corselet par une rainure très profonde. Impressions musculaires bien gravées, encadrées par des épaississements calleux, l'antérieure longue en forme de palme, la postérieure subquadrangulaire avec un lobe saillant au bout de la dépression qui la divise inégalement ; sinus palléal triangulaire, le sommet de lagibbosité à l'aplomb du crochet, avec des contours latéraux un peu déchiquetés, atteignant complètement le muscle antérieur et confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale qui est simple. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 58 mill.; diamètre umbono- palléal : 39 mill. Rapp. et diff. — 11 n'est pas possible de confondre la coquille burdiga- lienne avec T. strigosa Gm., telle que l'ont figurée MM. Dollfus et Dautzen- berg, vivante au Sénégal (PI. IX, fig. 21-24). Elle est en effet beaucoup plus liigone et plus élevée; ses crochets sont situés plus en avant, son bord paUéal est plus arqué au milieu; quant à son sinus, il est infiniment plus triangulaire et il touche l'impression du muscle antérieur, ce qui n'a pas lieu chez T. strigom Gm. Nous avons donc définitivement séparé cette — 255 — espèce en reprenant la dénomination proposée par Basterot avec juste raison. Nous croyons, d'après l'inspection du sinus, que le fragment helvé- tien, figuré par les auteurs précités, appartient aussi à T. zonaria, et il doit en être de même de l'espèce du Bassin de Vienne qui a tout à fait la même forme que les individus de l'Aquitaine. Il en résulterait que T. zonaria caractérise la période miocénique. D'autre part, T. zonaria se distingue de T. aquitanica qui a aussi un bec anal, par sa forme moins transverse et plus haute, par son sinus gibbeux à l'aplomb du crochet en contact avec l'impression musculaire antérieure, par son ornementation moins saillante, etc.. Localités. — Pont-Pourquey, néotypes (PI. VIII, fig. 37-39), coll. Goss- mann; Saucats (Gieux), coll. Degranze-Touzin, commune. — Burdfga- llen. 110. Tellina [Peronidià) bipartita Bast. PI. VIII, fig. 33-36. 1825. Tellina bipartita Bast. Mém. env. Bord., p. 83, pi. V, (\g. 2. 1852. — d'Orb. Prod., III, 26e et., p. 102, n" 1900. 1873, — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 48. Test mince. Taille moyenne; forme allongée, transverse, subrostrée en arrière, comprimée et très faiblement tordue, inéquilatérale; côté antérieur un peu plus court, ovale; côté postérieur acuminé, légèrement tronqué à son extrémité qui se termine par un bec non rostre; bord palléal assez régulière- ment arqué, non sinueux vers le bec anal où il est simplement déclive jusqu'à l'angle; crochets petits, obtus, à peine saillants, peu opisthogyres, situés presque au milieu de la longueur des valves; bord supéro-anlérieur faiblement convexe, bord supéro- postérieur à peine excavé le long du corselet, ensuite déclive et rectiligne jusqu'à la courte troncature anale à laquelle il se raccorde par un arc très ouvert. Corselet lisse, étroit, lancéolé, peu profond, limité par un angle externe et non caréné; surface dorsale très peu bombée, marquée en arrière d'une dépression rayonnante et peu profonde, conliguë à l'angle limitant la région anale qui est divisée en deux par une ligne rayonnante; orne- mentation dissemblable sur les deux valves : sur la droite, les sillons réguliers et serrés de la région antérieure s'anastomosent — 2o6 — à l'aplomb du crochet et sont remplacés, sur toute la région anale, par des lamelles deux fois plus écartées qui se reploient sur le pli rayonnant; au contraire, sur la valve gauche, les sillons antérieurs s'effacent au contraire vers le milieu et les lamelles ne reparaissent qu'à partir du pli anal ; toutefois, quand les valves atteignent un centimètre de hauteur, les lamelles d'accroissement persistent vers les bords sur toute l'étendue du contour, sans se souder ni s'effacer. Charnière : 3a oblique et bifide, 3i triangulaire et fortement bifide; 2 faiblement bifide, Ab oblique, saillante et bien distincte du bord ; lamelles latérales non visibles sur aucune des valves. Impressions musculaires équidistantes, presque symétriques, avec un angle rentrant formant un gradin sur leur contour supérieur; sinus à peine visible, ovale, non gibbeux, s'étendant jusqu'à quelque distance du muscle antérieur, confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale. DiJi. Diamètre antéro-postérieur : 35 mill.; diamètre umbono- palléal : 20 mill. Rapp. et diff. — Il ne paraît pas y avoir de Pcronidia en Touraine;- celles del'Eocène qui ont été classées dans ce groupe ne sont probablement que des MœrcUa, et d'autre part, M. Sacco n'a figuré que T. incarnata Poli qu'il classe dans le S. -G. Tellinula, groupe tout à fait différent àePeronidia. Dali, à cause de sa charnière ; d'ailleurs, la forme extérieure et l'ornemen- tation de T. incarnata n'ont aucune analogie avec celles de T. bipartita. Quant aux Tcllina s. s. telles que T. saucatseiisis ou celles de l'Eocène, telles que T. rostralis Lk., elles se distinguent par leur rostre très allongé avec un bord palléal sinueux, et elles ont une forme beaucoup plus étroite dans le sens de la longueur, nettement tronquée à l'extrémité anale; enfin leurs dents latérales sont bien visibles. T. bipartita diffère de T. niticla Poli (= T. albicans Gm.), génotype vivant de Pcronidia, par son ornementation plus marquée, par sa forme plus anguleuse en arrière, quoique moins allongée dans son ensemble. Localités. — Pont-Pourquey, plésiotypes (PI. VIII, fig. 33-36), coll. de Sacy, commune. Mérignac, Cestas, coll. Neuville, Degrange-Touzin, Hial. Saucats (Giraudeau), Léognan (Coquillat, le Thil, etc.), coll. Bial, Degran- ge-Touzin; Saint-Médard-en-Jalle, Saucats (Peloua, M'° de l'Eglise, Lagus, Pont-Pourquey), coll. Degrange-ïouzin ; Saint-Paul-lès-Dax, coll. Degrange- Touzin. — Burdfgalicn. — 257 — Léognan (le Thil), coll. deSacy, Bial; Mérignac (Baour, Pontic), LaBrède (Moras, la Salle), coll. Degrange-Touzin. — Aquitanien. Orthez (Paren), Sallespissè, Salies-de-Béarn, coll. Degrange-ïouzln ; Sau- çais (la Sime), coll. Degrange-Touzin; Salles (Largileyre, Le Minoy), toutes les collections; Saucats (Cazenave), coll. de Sacy. — Helvëtien. 111. Tellina (Peronidia) Sacyi nov. sp. PI. IX, fig-. 1-5. Test peu épais. Taille au-dessous de la moyenne ; forme allon- gée, Iranverse, acuminée en arrière, mais non roslrée, médio- crement déprimée, inéquilatérale ; côté antérieur semi-ellipti- que ; côté postérieur boaucoui) plus atténué, mais aussi long que l'autre; bord palléal assez régulièrement arqué, à peine un peu plus déclive vers l'extrémité anale; crochets médians, opistlio- gyres, très petits et presque sans saillie; bord supérieur un peu convexe en avant, excavé en arrière du crochet. Corselet très étroit, caréné, se réduisant à peu près à une rainure; surface dorsale peu bombée; région anale limitée par un pli décurrent et largement excavée, divisée en trois parties par une rainure et une carène; ornementation composée de sillons concentriques et assez réguliers non anastomosés sur la valve droite, un peu effacés en deçà du pli sur la valve gauche, reparaissant plus g-rossiers et plus irréguliers sur la région anale et crénelant la carène postérieure. Charnière : 3» épaisse et courte, Si, fortement bifide, 2 plus étroitement bilobée, 4è bien distincte du bord, mince et oblique; pas de lamelles latérales; nymphe peu proémi- nente, contiguë à la rainure du corselet. Impression du muscle antérieur subtrigone et allongée; impression du muscle posté- rieur subquadrangulaire; sinus oblong, subrhomboïdal, s'arrê- tant à quelque distance du muscle antérieur, confluent sur pres- que toute sa longueur avec la ligne palléale qui n'est pas parallèle au bord. DiM. Diamètre anléro-postérieur : 30 mill. ; diamètre umbono- palléal : 16 mill. Rapp. et diif. — Bien que T. bipartita existe aussi dans l'Aquitanien, il n'est pas possible d'admettre que la coquille ci-dessus décrite n'en soit — 258 — qu'une variété, car elle est constamment plus allongée, dépourvue de sillons anastomosés, plus étroitement atténuée du côté anal, de sorte qu'on les sépare assez facilement quand elles sont mélangées dans le même gise- ment. L'absence de lamelles latérales sur les deux valves indique d'ailleurs qu'il s'agit bien d'un PeronicUa dont le sinus est en outre identique. La valve droite est beaucoup plus rare que la valve gauche. Localités. — Léognan (Le Thil), cotypes (PI. IX, fig. 3-5), coll. de Sacy; Mérignac (Le Pontic), coll. de Sacy; Pessac, coll. Bial de Bellerade. Pessac (Noës), une valve gauche très fraîche (flg. 1-2), coll. Neuville. — Aqnllaiilen. 112. Teriina [Peronidia) nitida [Poli] PI. IX, fig. 6-7. 1795. T. nitida Poli. Test. Sicil., II, p. 36, pi. XV, flg. 2-4. 1814. — Brocchi. Conch. foss. subap., II, p. 510. 1852. — d'Orb. Prod., III, p. 180, 26'"' et. n° 293*. 1901. Peronœa nitida Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 110, pi. XXIII, flg. 11-12. Taille un peu au-dessus de la moyenne; forme oblongue, transverse, presque équilatérale, assez déprimée; côté antérieur ovale, côté postérieur beaucoup plus atténué, non tronqué, bord palléal régulièrement arqué; crochet petit, non saillant, très opisthogyre, situé à peu près au milieu de la longueur transversale; bord supérieur peu convexe en avant, légèrement excavé en arrière du crochet, puis déclive vers l'extrémité anale avec laquelle il se raccorde par un angle arrondi. Corselet linéaire, médiocrement lancéolé, assez profond, limité par un angle à l'extérieur et par une rainure du côté de la nymphe qui est incurvée; surface dorsale médiocrement bombée, séparée par un angle très émoussé de la région anale qui est assez large, aplatie et divisée en deux par un second angle rayonnant; orne- mentation composée de sillons concentriques, imbriqués et ser- rés sur toute la région antérieure et médiane, effacés sur la région postérieure et reparaissant plus lamelleux sur l'aire anale et au delà du second angle. Charnière de la valve gauche : 2 large talon triangulaire et inégalement bilobé, 4^ confondue avec le bord, mince, longue et incurvée; pas de lamelles laté- — 259 - raies. Impression musculaire antérieure scalène et allongée, impression du muscle postérieur subfjuadrangulaire et plus écartée; sinus oblong, non gibbeux sur son contour supérieur, confluent avec la ligne palléale sur presque toute la longueur de son contour inférieur. DiM. Diamètre antéro-postérieur: 40 milL; diamètre umbono- palléal : 23 mill. Rapp. et diff. — Les valves de Salles sont identiques à celles du Rous- sillon, il n'y a donc pas de doute possible sur l'existence de cette espèce dans l'Helvétien de la Gironde ; autrement, M. Sacco n'ayant fait figurer que des vues externes, il aurait pu y avoir quelque hésitation au sujet de cette détermination. T. nitida est, par sa charnière, un Peronidia bien caractérisé et non pas nn Peronwa comme l'ont indiqué MM. Bucquoy, Dautzenherg et Dollfus, ainsi que M. Sacco. Il n'y a aucune analogie entre cette coquille et T. pla- nata et c'est ajuste titré que M. Dali a séparé la Section Peronidia, en pre- nant précisément pour génotype T. albicans Gm.,qui est synonyme de -T. nitida Poli. T. nitida se distingue de T. bipartita, non seulement par sa forme moins rostrée, non tronquée en arrière, mais aussi par son ornementation non anastomosée. D'autre part elle est moins étroite que T. Sacyi, de l'Aquita- nien, mais son ornementation est presque identique ; cependant son sinus est moins rhomboïdal que celui de cette dernière espèce. Localité. — Salles (Largileyre), rai-e ; plésiotype (PI. IX, fig. 6-7), coll. •Neuville; coll. Duvergier. — HelTétlen. 113. Teliina [Tellinula^.) euryrhyncha, nov. sp. PI. IX, fig. 8-9. Test peu épais. Taille moyenne; forme ovoïdo transverse, incurvée et inéquilatérale, déprimée ; côté antérieur un peu plus allongé, largement semi-elliptique; côté postérieur étroit, ros- tre et terminé par un bec court qui se relève au niveau de l'axe horizontal de la valve ;bord palléal arqué en avant et au milieu, légèrement sinueux et ascendant vers le bec anal ; crochet petit,- pointu, un peu saillant, très opisthogyre, situé aux trois septiè- mes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur presque rectiligne en avant du crochet, excavé en arrière jusqu'au bec. — 260 — Corselet étroit, allongé, peu profond, limité par un angle émoussé à l'extérieur et séparé de la nymplie par une rainure; surface dorsale très peu bombée, déprimée, — mais non excavée — vers l'angle rayonnant et émoussé qui limite l'aire anale; celle- ci est divisée en trois par un sillon obsolète et par une carène aiguë, bien distincte de l'angle du corselet; ornementation com- posée de sillons imbriqués du côté antérieur, se transformant au milieu en lamelles courtes et écartées, un peu efTacées vers le crochet, plus visibles vers le bord palléal, moins régulières, plus serrées et plus pliciformes sur la région anale, disparais- sant entre la carène et le corselet. Charnière do la valve droite : 2^ faiblement bifide, 4^ mince, verticale, confondue avec le bord ; pas de lamelles latérales sur la valve gauche. Impression du muscle antérieur, allongée, palmulée; impression du muscle postérieur subquadrangulaire, située assez haut ; sinus palléal grand, un peu gibbeux à l'aplomb du crochet, s'avançant à quelque distance du muscle antérieur, confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale qui est frangée et qui montre en arrière deux cicatricules arrondies auxquelles corres- pondent deux faibles arêtes rayonnantes et rapprochées. DiM. Diamètre antéro-poslérieur : 28 mill. 1/2; diamètre umbono-palléal : 14 mill. Rapp. et diff. — Ne connaissant pas la valve droite de cette espèce, il est impossible d'affirmer qn'il n'y a pas de lamelle A I et que ce n'est pas — par conséquent — un Tellinula; en examinant le bord de la valve gau- che, on n'y aperçoit aucune fossette, mais il est probable que la lamelle A I s'appuie simplement contre le bord, sans être reçue dans une fos- sette; en tous cas, T. euryrhyncha a bien la forme rostrée et incurvée de T. incarnata qui est un Tellinula. Le classemeiit de notre espèce dans la Section PcronkUa serait d'autant plus douteux que le sinus est plus gibbeux que celui de T. bipartita et que son ornementation diffère aussi bien de celle de T. bipartita que de celle de T. Sacyi. Localité. — Pont-Pourquey, très rare; valve gauche (PI. IX, fig. 8-9), coll. de Sacy. — eurdlgalien. — 261 — PHYLLODA Schumacher, 1817. Forme très comprimée, subéquilatérale ; surface terne et sillonnée; angle postérieur décurrent, aboutissant à un bec postérieur sur le contour, avec des granulations sur la région anale; charnière très écrasée : 3a perpendiculaire au bord, à peine saillante; 80 très oblique et bien bifide; 2a bifide, à bran- ches très inégales; % peu saillante et très divergente; 4^ très saillante et nettement bifide; LAI peu saillante, très rappro- FiG. 34. — Charnière de Phylloda foliacea L. Viv. chée des cardinales; LPI absente, ainsi que LA II et LPII; épaississement claviculaire interne, rayonnant dans le prolon- gement de AI; sinus ascendant, ne dépassant pas l'aplomb du crochet, confluent sur tout son contour inférieur (G. T. : Tel- lina foliacea L. Viv.). Nous admettons Phylloda comme un Genre bien distinct de Tellina, non seulement à cause de sa charnière dont la dent 3 est absolument différente (3a à peine saillante et 36 plus divergente), les lamelles latérales se rédui- sant à AI qui forme une petite pointe très voisine du crochet, mais encore à cause de sa région anale tout à fait caractérisée et de son sinus qui tombe à pic presque sous le crochet; enfin, il y a une clavicule comme chez Oudardia, mais elle est bien plus voisine du bord supérieur. Ce Genre n'était signalé, jusqu'à présent, que dans les mers de l'époque actuelle; mais nous venons d'en constater l'existence dans l'Aquitanien,- où il devait être excessivement rare : c'est encore un élément de plus à ajouter à ceux dont l'apparition à ce niveau confirme la nécessité de le disjoindre définitivement d'avec les couches antérieures de l'Oligocène. 114. Phylloda pellicula nov. sp. PI. IX, fig. 10-11. Test mince. Taille assez grande; forme ovale, très aplatie, faiblement inéquilatérale ou presque symétrique; côté antérieur arrondi, non anguleux, plus court que le côté postérieur qui est — 26^2 ~ ovale, quoique subironqué; bord palléal médiocrement arqué, se raccordant par une courbe régulière avec le contour anté- rieur et faisant un angle net à sa jonction avec le contour pos- térieur; crochet petit, sans saillie, un peu opisthogyre, situé aux quatre neuvièmes de la longueur de la coquille, du côté antérieur; bord supérieur faiblement convexe en avant du cro- chet, recliligne en arrière jusqu'à la troncature anale. Surface dorsale très peu bombée, luisante, divisée en deux aréas par une côte diverg-ente, mince, faiblement saillante, un peu curvi- ligne; en avant de cette côte, on distingue de très légères stries d'accroissement, plus serrées sur la moitié antérieure, avec quelques rides flexueuses et écartées dans le voisinage du cro- chet; en arrière de la côte rayonnante, la surface est un peu déprimée, ornée de stries flexueuses, peu saillantes et assez écartées, avec de petites granulations irrégulièrement distri- buées. Charnière de la valve droite seule connue : 3a à peine visible, formant un léger renflement perpendiculaire au bord cardinal, séparée par une fossette triangulaire de 3^ Irièdre, bifide, très oblique; nymphe très allongée, étroite, séparée du corselet par une rainure; AI très rapprochée, courte et pointue. Surface interne marquée d'un sillon divergent, étroit et peu profond, qui correspond à la côte externe; en outre, un épaississement claviculaire rayonne en avant, de AI vers le bord, et sépare l'impression musculaire de l'aplatissement contigu au bord; impression du muscle postérieur polygonale, partagée par le sillon de la surface interne; impression du muscle antérieur longue et trigone; sinus grand, ne dépassant guère l'aplomb du crochet et confluent sur toute sa longueur. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 46 mill. ; diamètre umbono- palléal : 28 mill. Rapp. et diff. — Nous n'avons pas été peu surpris de trouver un repré- sentant fossile aussi ancien du G. Phylloda qui vit actuellement dans rOcéan Indien : notre valve se distingue du génotype, T. foliacca, par sa forme un peu moins élevée et moins trigone vers le crochet, par son extrémité postérieure plus atténuée et par son aréa plus étroite; en outre, — 263 ~ le bord palléal du fossile est plus arqué que chez l'espèce vivante où il est presque rectiligne; les autres caractères (charnière, sinus, ornementation de la surface) sont absolument identiques, sauf les rides existant sur le crochet de T. pellicula; aussi, bien que nous n'en connaissions qu'une seule valve droite, il n'y a aucune hésitation possible sur l'attribution générique de cet échantillon. C'est une conquête paléontologique d'une réelle importance, due aux patientes recherches de M. Degrange-Touzin, et elle nous fait souhaiter que l'on trouve désormais des représentants du même Genre dans le Mio- cène supérieur et dans le Pliocène, pour établir la filiation de Phylloda jusqu'à l'époque actuelle. Localité. — La Brède (La Salle), une valve droite (PI. IX, fig. 10-H), coll. Degrange-Touzin. — Aqaltanien. ARCOPAGIA Leach in Brown, 1827. (= Cydippe Leach, 1852, ex eod. typo). Sensu stricto. — Taille assez grande; forme plus ou moins convexe, généralement ovale-arrondie, subéquilatérale, extérieu- rement ornée de lamelles ou de sillons concentriques; dents cardinales : 3„ oblique, 3è bifide, 2 triangiaire et bifide, peu oblique, 4^ mince et assez saillante, séparée du bord par un sillon obsolète; lamelles latérales : AI plus saillante et plus rapprochée que PI, quoique un peu confluente; AU et PII plus obsolètes, mais bien visibles néanmoins; nymphe longue, Fig. 35. — Charnière de Arcopagia crassa Penn. Viv. aplatie, non saillante. Impression du muscle antérieur allongée en massue et limitée par un épaississement rayonnant; impres- sion du muscle postérieur très superficielle, subquadrangulaire en travers; sinus grand, ovale, ascendant et s'arrêtant à quelque distance de l'épaississement interne, non confluent avec la ligne palléale qu'il rejoint tout à fait en arrière. (G. -T. : T. crassa Pennant. Viv. et foss.). — 26i — La plupart des auteurs ont l'habitude de classer Arcopagia comme Sous- Genre de Tellina; or nous pensons que la forme ascendante du sinus, qui n'est ni gibbeux ni confluent, constitue un critérium générique d'une, réelle importance, permettant de ca.v PII assez saillantes trian- "''*'■ ^'^' — tliarnitre de ^-H^retica senegatensh Ilanl. Foss. gulaires. Impressions musculaires ovales, l'antérieure allongée en hauteur, la [)ostérieure transverse; sinus de la valve droite large et court, confluent, son contour supérieur un peu irrégu- lier descendant directement de l'impression du muscle posté- rieur ('i la ligne palléale sur laquelle il aboutit perpendiculaire- ment; sur la valve gauche, une ligne très r.ette et brillante unit directement les deux impressions musculaires, et l'on n'aper- çoit aucune trace de chute du contour antérieur du sinus vers la ligne palléale. DiM. Diamètre antéro-poslérieur : 25 mill. ; diamètre umbono- palléal : 21 mill. Rapp. et diff. -^ C'est d'après la récente étude de M. Dollfus que nous identifions le fossile du Bordelais avec l'espèce vivante du Sénégal, aiiisi d'ailleurs que l'avait pressenti Beiloist, et contrairement à ra;vis de Mayer qui cite S. carnaria da'ns la Molasse de la Suisse. Ces deux formes sont tellement difîérentes que M. Dali les a placées, avec raison, dans deux Sections diderentes, non seulement à cause de leur ornementation sur la réyioa antérieure où S. carnaria a des stries obliques au lieu de sillons — 277 — . concentriques jusqu'à l'aplomb du croche!, mais surtout à cause du sinus qui — sur la valve droite, descend pei'pèndiculairement au lieu d'être gibbeux sur son contour supérieur— et sur la valve gauche, présente une ligne de jonction entre les impressions musculaires, dont on n'aperçoit aucune trace dans S. carnaria où le contour du sinus aboutit obliquement à la ligne palléale. Il existe, dans l'Aquitanien de la Jamaïque (coll. Gossmann), un Strigilla voisin de S. pisiformis L., qui est plus petit, plus convexe et plus régu- lièrement orné que l'espèce du Bordelais. Localités. — Pont-Pourquey, rare, valve gauche (PI. X, fig. 12-13), coll. Bial; valve droite (PI. XVII, fig. 8-9); coll. de Sacy, Le Haillan, Saint- Médard-en-Jalle, Gestas (Bourg), Léognan (Le Thil sup.), coll. Degrange- Touzin. — Burdig^alien. . Léognan (Le Thil inf.), coll. Bial, de Sacy, Degrange-Touzin; Saucats (Lariey), d'après Benoist. Mérignac, la Brède (La Salle), coll. Degrange- Touzin. — Aqultanien, OUDARDIA Monterosalo, 1884. Forme ovoïdo-transverse, très déprimée, à test mince et pel- liculaire: valves égales, <^ extrémité postérieure subanguleuse, inégalement striées sur leur surface dorsale. Gliarnière : 3^ perpendiculaire, 3^ oblique et non bifide; 2 très peu bifide, 4^ totalement absente; A T très saillante et très rapprocliée de Sa, A II très obsolète ou même réduite à un faible renflement du bord supérieur; au- cune trace de PI ni c^ ^.J^u-^ ^ """^n^r^^ ^ de PII; nymphe lon- FiG. J8. — Charnière d'Oudanlia compressa Br. gue, plate, légère- ment saillante à son extrémité; clavicule interne rayonnant de lacavilé umbonale et limitant l'impression du muscle antérieur cjui est allongée, tandis que celle du muscle-postérieur est polyg- onale; sinus gibbeux, confluent avec la ligne palléale, atteignant en avant la clavicule rayonnante. (G. -T. : Teliina compressa Br. Viv.). Par sa clavicule interne et par sa forme, ce Genre s'écarte complètement de Tcllina ou d'Arcopagia, et il se rapproche beaucoup ])\usd' Homalina Stol.; mais on l'en distingue par la forme de son sinus tellinoïde, par son pli postérieur, par la saillie de la nymphe et par l'absence complète de — 278 — Lamelles latérales postérieures. A ce point de vue, Oudardia est intermé- diaire entre Strigilla qui a des lamelles d'Arcopogiaet Macoma qui est un TeUina sans aucunes lamelles latérales. Le Genre Oudardia a manifestement commencé à apparaître dès l'Eocène inférieur; à ce niveau, les lamelles latérales étaient peu visibles, leur existence était — pour ainsi dire — rudimentaire ; il en est de même dans le Lutécien et le Bartonien, puis Oudardia s'éclipse complètement à partir de roiigocène jusqu'à l'Helvétien; on n'en a jamais rencontré de frag- ments, jusqu'à présent, dans l'Aquitanien ni dans le Burdigalien, et quand cette coquille recommence à se montrer, c'est-à-dire au niveau de l'Hel- vétien, c'est déjà le génotype, avec sa lamelle latérale AI très marquée, tandis que A II reste atrophiée. Malgré ces différences et cette lacune, nous ne croyons pas qu'il y ait lieu de séparer Oudardia en deux groupes, attendu que tous les autres caractères sont identiques dans l'Eocène et à l'Epoque actuelle. 123. Oudardia compressa [Btochi]. PI. X, fig. 21-25. 1714. Tellina compressa Broc. Concli. subap., II, p. 584, pi. XII, fig. 9. 1828. — Defr. Dict. Hist. nat., vol. 52, p. oo8. 1832. — D'Orb. Prod., III, p. 180, 26« et., n» 298. 1860. — Hœrnes. Tert. Beck. Wien, t. II, p. 88, pi. VIII, fig. 10. 1878. — Benoist. Tort. Gironde, p. 3. 1879. — Font.Moll.plioc.valléeRhône,p.36,pl.II,ng.lO. 1884. Oudardia compressa Monteros. nomencl. gen. Médit., p. 22. 1894. TeUina compressa Degr.-Touz. Ortliez. A. S. L. B., XLVII, p. 418. 1901. Oudardia compressa Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 111, pi. YIII, fig. 14-15. 1903-1904. Telliua (Oudardia) compressa Dollf. Berk. Gom. Moll. tert. Port., pi. VIII, fig. 7-8. Test assez mince. Taille moyenne: forme arrondie ou plutôt subquadrangulaire, aplatie, faiblement inéquilatérale, équi- valve; côté antérieur arrondi, non anguleux; côté postérieur un peu plus long, rétréci, anguleux; bord palléal presque recti- ligne, se raccordant par une courbe bien arrondie avec le bord buccal et par un angle émoussé, presque droit, avec le bord anal; ce dernier est subtronqué; bord cardinal oblique, faible- ment arrondi en avant du crochet, court, presque rectiligne en — 279 — arrière et formant un angle obtus avec le Ijord anal. Crochets très [)elits, très peu saillants, opislhogyres, silués au 8/15 de la longueur de la coquille du côlé antérieur. Surface externe très peu bombée, luisante, marquée de très fins sillons, paral- lèles au bord palléal sur la valve gauche, obliques sur la valve droite; le côté anal, limité par un pli oblus rayonnant, porte des stries fines, saillantes et assez serrées. Charnière: 3„, 3^ petites, divergentes; nymphe saillante comme chez Psammotea, tronquée presque orthogonalement à son extré- mité postérieure et séparée de la surface externe par un sillon étroit assez profond; Al petite, saillante, très voisine de 3a; PI pointue à l'extrémité postérieure de la nymphe, par suite éloi- gnée du crochet; 2 oblique, saillante et bifide; 4^ atrophiée; pas de lamelles latérales. Clavicule large, assez saillante, partant des environs du crochet pour aboutir à l'impression palléale, et tangente d'un côté à l'impression musculaire antérieure, de l'autre à l'extré- mité du sinus palléal. Impressions musculaires peu profondes; l'antérieure allongée, la postérieure sub-polygonale. Sinus pal- léal elliptique, confondu inférieurement avec l'impression pal- léale et s'avançant jusqu'à la côte interne. DiM. Diamètre antéro postérieur : ISmilI.; diamètre umbono- palléal : 8 mill., pouvant atteindre 12 mill. Rapp. et diff. — Par l'existence de sa clavicule interne, cette espèce est facilement reconnaissable et ne peut se confondre avec aucune autre TeUinidx de nos terrains néogènes. Elle vit encore dans la Méditerranée et l'Adriatique; M. de Boury l'a trouvée dans le bassin d'Arcachon. Elle est citée dans l'Helvétien du Portugal, mais pas dans celui du Piémont et de la Ligurie, où elle n'apparaît qu'à partir du Tortonien. Outre le type, M. Sacco a figuré les variétés subquaclrata Font, et obliqiiestriata Fores ti. La forme du Bordelais se rapproche davantage de cette dernière par la forte épaisseur de sa clavicule et par les stries obliques de sa valve droite. L'un de nous (1886, Cossm., Cat. coq. foss. Eoc, Paris, t. I, p. 87) a rapporté au Genre Oudardia deux coquilles de l'Eocène du Bassin de Paris : 0. ovalis Dh. et 0. Barreti Cossm. Elles se rapprochent de 0. compressa par la forme de la nymphe et la disposition des dents cardinales; mais elles manquent de dents latérales sur la valve di'oite; leur clavicule, plus étroite, — 280 — reste au-dessus de l'impression musculaire antérieure et enfin leur sinus ne dépasse guère l'aplomb du crochet. Oudardia refLcxa Edw. ressemble beaucoup à ces deux formes éocéniques; mais comme il existait déjà anté- rieurement un Tcllina reflexa Eichw. dans le Miocène de Volhynie (pro- bablement un Arcopagia), l'espèce d'Edwards devrait correctement chan- ger de nom,. Localités. — Salles (Largileyre), plésiotypes (PI. X, fig. 21-23), trois valves, coll. Benoist, au Mus. d'Hist. nat. de Bord.; même loc, coll. Duver- gier. Orthez (le Paren), coll. Degrange-Touzin. — Helvétieu. MACOMA Leach. i819. (== Limicoia Leach, 1852, sec. Dali. 1900, no?i Koch, 1816). Sensu stricto. — Forme ovoTido-trigone, inéquilatérale; cro- chets pelils, opposés, peu saillants; charnière : 3a épaisse, 80 et 2 bifides, 4^ mince et distincte; pas de lamelles latérales sur aucune des deux valves; ^ ^^.-sss=^^v. ^^ nymphe non saillante, /^^^'^^^^^^^^^ï^ ^ s, j^^^^^ aplatie au fond d'un cor- • , , , . Fig. 39. — Charnière de Macoma elUptica Br. Foss. selet carène; smus peu profond, ascendant et gibbeux, peu confluent sur son cohloUr inférieur; impression du muscle postérieur bien arrondie. (G. -T. : Tellina calcarea Gm. = T. lala Gm. d'après B. D. D.). Bien que Macoma ait une forme qui rappelle un peu certaines Tellines, et particulièrement quelques Mœrella subtrigones, on l'en distingue immé- diatement par la disparition complète des dents latérales sur les deux val- ves, et c'est un critérium générique d'une grande importance; aussi, à l'exemple de M. Dali [loc. cit., p. 1044), séparons-nous Macoma comme Genre distinct de Tellina. La forme des valves et celle du sinus l'écartent également ({'Arcopagia et de Strigilla. D'autre part, comme l'ont fait remar- quer MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, on ne voit pas bien pourquoi Fischer a rattaché Macoma au G. Gattrana dont il n'a ni la forme ni la cliarnière cardinale, il n'y a d'autre analogie que l'absence de lamelles latérales, et ce n'est pas un motif suffisant pour justifier ce rapproche- ment. M. Dali — de même que Fischer— a rattaché Macalia Adams à Macoma, . d'ailleurs ce groupe ((i.-T. : T. Druguierei Hanley) n'est pas représenté dans nos terrains; il en est de même du S. -G. Psammacoma Dali (1900) dont le — 281 — G.-T. est T. candida Lk., de Psammotreta Dali (1900) et de Cymatoica Dali (1900). Quant à la Section Macomopsis Sacco, à laquelle se rapporte précisément le seul Macoma que nous ayons à citer dans le Sud-Ouest, on verra ci-après qu'elle n'est réellement pas justifiée, car la languette qui sépare le sinus de la ligne palléale existe à l'état rudiraentaire chez la plupart des Maco- ma, et il n'y a pas d'autres cai^actères différentiels à invoquer. L'apparition de Macoma n'est bien certaine — en Europe — qu'à dater du Burdigalien : Il ne paraît pas en exister dans l'Eocène ni dans l'Oligo- cène; aux Etats-Unis, M. Dali en a cité des représentants dans les teiTains contemporains de TAquitanien inférieur, à la Jamaïque et dans la Floride. 124. Macoma elliptica [Brocchi]. PI. IX, %. 33-35. ■1814. Tellina elliptica Br. Conch. subap., II, p. 513, pi. XII, fig. 7. 1843. Donax fraçjiiis Nyst. Coq. Pol. Belg., p. 116, pi. VI, fig. 2 {non Conr.). 1878. Tellina elliptica Benoist. Et. Tort. Gir., p. 3. 1878. Donax mbfragilis [d'Orb.] Nyst. Scald., pi. XXV, fig. 3. 1893. Tellina elliptica Deg.-ïouz. Pal. Ortliez, p. 88. 1901. Macomopsis elliptica Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 107, pi. XXII, flg. 36-40. 1901. Macoma cumana Dollf. Dautz. Liste Pélécyp., p. 14 [non da Costa). 1903. Tellina elliptica Dollf. Cotter. PI. inéd. da Costa, pi. VII, fig. 8-9. 1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 143, pi. X, fig. 10-13 [non T. elliptica Lamk. An. s. vert., éd. 2, p. 76; nec T. elliptica Sow. in Reeve, Iconogr., pi. XXXIX, fig. 223, Macoma fuie Bertin, Nouv. Arch. Mus. 1878]. Taille moyenne; forme ovoïdo-rhomboïdale, un peu convexe, bâillante aux deux extrémités, inéquilatérale ; côté antérieur elliptique, côté postérieur plus court et plus atténué, quoique dépourvu de bec et de troncature; bord palléal largement arqué en avant et au milieu, faisant un angle arrondi avec le contour anal; crochets petits, obtus, opisthogyres, situés aux huit treizièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur légèrement arqué en avant, déclive en arrière du crochet. Cor- selet étroit, lancéolé, profondément creusé et limité par un gradin saillant; surface dorsale assez régulièrement bombée, un peu déprimée vers le pli très obtus qui limite la région anale. Tome LXIV. 19 282 Charnière : 3a longue et oblique, 3/j courte et bifide, 2^ faible- ment bifide, Ab mince et assez élevée; pas de lamelles latérales ; nymphe longue et aplatie, séparée du corselet par une rainure; impression du muscle antérieur grande et palmulée, impression du muscle postérieur ovale-transverse; sinus assez grand, gib- beux sur son contour supérieur à l'aplomb du crochet, non con- fluent, mais séparé par une étroite languette de la ligne palléale qui est très écartée du bord et qui n'est pas parallèle. Dm. Diamètre antéro-postérieur : 31 mill.; diamètre umbono- palléal : 20 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 9 mill. Rapp. et diff. — Nos spécimens de l'Aquitaine paraissent un peu plus élevés que la figure de l'atlas de Brocchi, mais ils sont en tous points identiques aux échantillons de la Toscane et du Piémont (coll. Cossniann) ; d'une taille beaucoup plusgi\'»nde que ceux de laïouraine, ils se rapportent bien à la même espèce. M. Sacco — qui a figuré plusieurs variétés dont quelques-unes pourraient bien èlre des formes distinctes — a créé pour cette espèce une Section Macomopsis qui ne nous paraît pas différer de Macoma, les caractères généraux ou critériums sectionnels étant les mêmes que ceux de T. calcarca Gm. qui est le génotype de Macoma. Ainsi que l'ont fait observer MM. Dollfus et Daulzenberg, T. elllptica Br. se distingue de T. cumana da Costa, par sa forme plus transversale et plus acuminée en arrière. C'est bien également T. elllptica qu'on rencontre dans l'Astien d'Algérie (Rives du Nador, coll. Cossmann). Cette espèce a eu une grande longévité, puisqu'elle apparaît déjà dès l'Helvélien et qu'elle a persisté jusque dans la Méditerranée actuelle; mais son existence dans l'Aquitanien est plus douteuse, et l'on verra ci-après que la forme du Burdigalien peut, à la rigueur, être distinguée comme mutation plus petite. D'autre part, nous ne citons pas en synonymie la var. major Dollf. B. Cott. et Gom., du Portugal, qui atteint 41 mill. sur 25 mill. (/. c, pi. VII). Localités. — Salles (Largileyré), plésiotypes (pi. IX, fig. 33-35), coll. Bial de Bellerade; commune, toutes les collections. Salles (Moulin Débat), coll. Neuville, Duvergier. Salles (le Minoy), Sallespisse, Le Paren, coll. Degrange-Touzin. — Helt'étien. Saubrigues, rare, coll. Dumas. — Tortonien. — 283 — 125. Macoma leognanensis nov. sp. PI. X, fig. 7-8, et fig. 10-11. Test mince. Taille petite; forme ellipsoïdale, un peu bombée, inéquilatérale ; côté postérieui' plus court, rétréci, faiblement anguleux; côté antérieur plus large et bien arrondi; bord pal- léal faiblement convexe; bord buccal arrondi; bord anal court et presque recliligne; bord cardinal plus convexe en avant qu'en arrière, (brochets petits, contigus, usés par leur contact, à peine opisthogyres, situés à peu près aux 2/5, du côté anté- rieur de la coquille. Surface externe un peu bombée, lisse, luisante, marquée seulement de très fines stries d'accroisse- ment qui deviennent un peu plus fortes vers le bord palléal et sur le côté anal ; un pli divergent très obtus limite le côté anal. Charnière de la valve droite formée de deux dents cardinales inégales et divergentes : 3„ mince, oblique, rapprochée du bord cardinal; Sô plus forte, bifide; nymphe assez courte et un peu enfoncée; pas de lamelles latérales. Charnière de la valve gau- che formée également de deux dents cardinales, sans dents latérales : 2 grosse, trièdre, inclinée, Ab très petite, peu visible, soudée à la nymphe. Impressions musculaires peu marquées, placées assez haut; sinus palléal large, gibbeux, détaché en avant de l'impression palléale, dépassant notablement l'aplomb du crochet. Surface intérieure des valves marquées de sillons divergents, irréguliers et peu marqués. DiM. Diamètre anléro-postérieur : 19 mill.; diamètre umbono- palléal : 6 mill. Rapp. et diflF. — Cette espèce est bien voisine de M. ellij)tica; néan- moins, on l'en distingue par sa taille plus petite, par son galbe un peu plus allongé, par l'aspect de sa surface extérieure plus lisse. Localités. — Léognan (propr. Carrère), valve droite (PI. X, fig. 7-8), coll. Peyrot; valve gauche (Fig. 10-11), Léognan (Coquillat), coll. Degrange- Touzin; coll. Bial, peu rare; Saucats (Moulin de l'Eglise), coll. Gossmann ; Saucats (Lagus), coll. Degrange-Touzin. — Burdigalien. — 284 — CAPSA Bruguière, 1797. [non Humplirey 1797, nec Lamarck 1799, nec 1801; — Métis H. et A. Adams 1856, fide Dali 1900, non eod. typo). Taille assez grande; forme convexe, inéquilatérale, avec un pli sinueux du côté postérieur. Charnière : 3^ épaisse et courte, 3i, divisée en deux branches inégales, 2 épaisse et triangu- laire, 4^ mince et bien distincte : , , ,1 I . /• I • FiG. 40. — Charnière de CVtnsa ZacziHOsa Ch. Foss. pas de lamelles latérales ; sinus palléal grand, subrhomboïdal, non confluent. (G.-ï. : Tellina lacunosa Chemn. Viv.). Pour avoir le type de Capsa, il faut se reporter à la planche 231 de l'En- cyclopédie méthodique : la première figure — non nommée spécifique- ment — représente indubitablement Tellina lacunosa Chemn. C'est donc bien à tort que M. Dali (Tert. Flor. V, p. 1039) a substitué à cette déno- mination universellement adoptée le nom Métis II. et À. Adams, qui s'ap- plique à Tellina Meijeri Phil., alors que les frères Adams classaient, d'autre part, Tellina lacunosa dans le G. Capsa, attribué par eux à Bosc {Caspa, 1802). Le prétexte pour invoquer cette substitution, c'est que Capsa a d'abord été appliqué par Lamarck à Tellina angulata L., qui est d'un tout autre groupe, puis à Asaphis, en 1801. Mais ce motif n'est pas suffisant pour ébranler la priorité du nom proposé par Bruguière sur la légende de la planche 231, attendu que cette planche représente plusieurs coquilles dont la première est authentiquement reconnaissable; en tous cas, même en éliminant bien à tort Capsa, on ne peut réellement le remplacer par une dénomination qui avait — pour les frères Adams — une signification bien différente. Capsa s'écarte cVArcûpagia — qui a une forme à peu près analogue — par son sinus non ascendant, par l'absence de lamelles latérales, ainsi que par son pli beaucoup plus sinueux du côté postérieur. On n'en a pas cité, à notre connaissance, au-dessous de l'Aquitanien, de sorte que nous cons- tatons — ici encore — que la faune aquitanienne est caractérisée par l'apparition de formes totalement inconnuues h. l'époqne oligocénique. 126. Capsa lacunosa [Chemn.]. PI. X, fig. 14 20. 1782. Tellina lacunosa Conch. Cab., VI, p. 92, pl. 9, fig. 78. 1814. Tellina lumida Brocchi. Conch. subap., II, p. 513, pl. XII, fig. 10. — 285 — 1838. Tcllina îacunosa Grat. Cat. Gironde, y. 63. 1859. — Hœnies.ert T. Beck. Wien, II, p. 91, pi. IX, fig. 1. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 47. 1878. — Benoist. Tort. Gir., p. 3. 1886. — Benoist. Foss. St-Avit, p. 49. 1895. — Fallût. Not. géol. Bord., p. 36. 1897. Tellina tumida Raulin. Stat. géol. Landes, pp. 296 et 299. 1901. Capsa Iacunosa Sacco. I Moll. terz. Piem., xxix, p.^117, pi. X, fig. 17. 1901. — DoUf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 14. 1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 134, pi. X, fig. i-7. 1904. Tellina (CapsaJ Iacunosa Dollf. B. Cotter et Gom. Moll. tert. Port., pi. VIII, fig. 5-7. Test mince et fragile. Taille souvent assez grande; forme variable, inéquivalve, toujours un peu convexe et inéquilatérale, généralement Iransverse et sul>tronquée en arrière, plus arron- die à l'état gérontique; côlé antérieur semi-elliptique, beaucoup plus allongé que le côlé [)ostérieur (jui est vaguement tronqué et un peu sinueux à l'extrémité anale; bord palléal arqué en avant, rectiligne au milieu, subanguleux en arrière à sa jonc- tion avec le conlour anal ; crochets un peu saillants, opposés, situés aux trois septièmes de la longueur, du côlé postérieur; bord supéi'ieur légèrement convexe en avant, un peu plus déclive en arrière du crochet, puis arqué jusqu'à la sinuosité anale. Lunule indistincte; corselet allongé, limité à l'extérieur par un angle obtus et séparé de la nymphe par une rainure profonde; surface dorsale bombée en avant, déprimée sur la région médio-anale jusqu'à un angle décurrent el obtusément arrondi qui sépare une aire anale assez large, simplement déprimée sur la valve droite, excavée d'abord, puis munie de deux autres angles rayonnants et émoussés, sur la valve gau- che; stries d'accroissement peu régulières, sublamelleuses sur l'aire anale, surtout sur la valve gauche. Charnière : Sa épaisse, courte et oblique, Sb très fortement bifide, la branche antérieure étant plus é[)aisse que la branche postérieure, 2 épaisse et très fortement bifide, 4^ laminaire et séparée du bord par une fine rainure; pas de lamelles latéra- les; nymphe triangidaire, relativement courte, aplatie, striée — 286 — transversalement. Impressions musculaires peu profondément gravées, l'antérieure allongée, palmulée, la postérieure sub- (|uadrangulaire; sinus palléal grand, subrhomboïdal, à contour supérieur rectiligne, se raccordant par une ligne oblique avec l'impression palléale qui est largement frangée; quelques rares ponctuations ou oscules sur sur la région interne des valves qui est au-dessus du sinus. DiM. Diamètre antéro-postéi'ieur : 40 mill. ; diamètre unibono- palléal : 34 mill.; individu transverse : 35 mill. sur 27 mill.; valve arrondie de Largileyre : 49 mill. sur 40 mill. Rapp. et diff. — Cette espèce polymorplie et répandue sur une aire géographique très vaste ne paraît pas susceptible d'être subdivisée en mutations caractérisant des niveaux bien définis; en général, les jeunes individus sont plus transverses, et les vieux, plus arrondis; cependant nous remarquons que les spécimens de TAstien sont plus élevés, moins tronqués, plus équilatéraux — à tout âge et quelles que soient les valves — que ceux du Miocène, ce qui motiverait peut-être la conservation delà dénomination twnidaïiv. pour les provenances pliocéniques; mais, d'après les mensurations fournies par MM. Dollfus et Dautzenberg, la même forme se retrouverait sur les côtes du Sénégal, concurremment avec là forme typique qui est identique à celle de l'Helvétien de Touraine; d'autre part nous avons constaté que la charnière et le sinus sont absolument pareils chez tous les individus dont la forme est si différente : c'est ce qui nous décide à n'y admettre aucune variété. Localités. — Saucats (l^ariey), plésiotypes (Pi. X, flg. 14-17), coll. Bial de Hellerade; Villandraut (Ganiachot), coll. Neuville; Léognan (le Thil), coll. de Sacy. — ;%qiiitaiiien. Cestas (fig. 19-20), une valve gauche très élevée, coll. Cossman; Saucats ^Giraudeau), coll. Bial; Pont-Pourquey, toutes les coll. ; Dax (Maïnot), coll. Peyrot, Ecole des Mines. — EBairdigulicn. Salles (Largileyre), une valve gauche (PI. X, fig. 18), coll. Vignal; Salles (Minoy), coll. Duvergier. — Uclvéticn. GASTRANA Schumacher, 1817. {= Diodonla Dcsli., 1846; = Frarjilia Desh., 1848). Teat mince. Taille assez grande; forme ovoïdo-trigone, assez convexe, inéquilatérale, cquivalve, plus ou moins anguleuse en — ^87 — arrière, généralement ornée de lamelles concenlriques; char nière : 3„ épaisse, 3^ divi- ^ sée en deux jjranclies écartées, 2 bifide, 4^ in- 2 ô^^ distincte ; pas de lamelles Fig. 41. — charnière de Gaslrana fragilis L. Viv. latérales; sinus grand, gibbeux, non confluent, séparé de la ligne palléale par une longue et étroite languette. (G. T. : Gas^ traita donacina Sclium. = Tellina Abildgaardiana Spengler, espèce vivante extrêmement voisine de T. fragilis L.) (1), Il nous semble inadmissible de réunir dans un même Genre Capm et Gastrana, comme l'a fait Fischer : la charnière présente quelques analogies, quoique cependant Gastrana ait une dent 36 à deux branches tellement écartées qu'on croirait que ce sont deux dents distinctes, et qu'il y a sou- vent, sur la valve opposée, une faible arête qui vient se loger dans l'inter- valle de ces deux branches; mais, outre cette différence qui a déjà une certaine importance, la forme du sinus fournit un critérium distinctif de premier ordre : la languette palléale de Gastrana est l'homologue de celle qu'on constate chez les Tellines, tandis que le sinus de Capsa {= Métis) rappelle beaucoup plutôt celui d'Arcopagia. Nous n'invoquons pas la diffé- rence de forme des valves de ces deux Genres, parce qu'il y a des Gastrana dont les valves tendent à se rapprocher de la forme de celles de Capsa. Ce Genre a commencé à apparaître dans l'Eocène inférieur; mais ce premier représentant de Gastrana [G. laudunensis Desh.) est resté à l'état d'échantillon unique (Coll. de l'Ecole des Mines, à Paris), de sorte que la phylogénie n'en est pas encore bien certaine; on n'en a pas cité dans le Lutécien, le Bartonien, ni l'Oligocène, et il faut arriver jusqu'à l'Aquitanien pour affirmer la réapparition de Gastrana. 127. Gastrana fragilis [Linné]. PI. X, fig. 26 27; et PI. XVlll, fig. 43. 17.j8. Tellina fragilis \Ann. Syst. Nat , édit. X, p. 674. 1818. Petricola ochrolenca Lamk. An. s. vert., V, p. 503 (foss.). 18.37. — Duj. Mém. Tour., p. 257. 1838. — Grat. Cat. Gir., p. 67. (1) Rectificatioa de génotype faite par MM. Dautzenberg et Dollfas (Moll. Rouss., II, p. 684). Elle n'influe aucunement sur les critériums génériques, qui sont exacte- ment les mêmes chez T. fragilis que chez G. donacina. — 288 - 1843. Fracjilia fragilis Desli. Traité Conch., p. 374, pi. XII, fig. 14-15. 1859. _ Hœrn. Tert. Beck. Wien, p. 80, pi. VIII, flg. 3. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 28, n° 44. 1874. — ïourn. Faluns de Sos, p. 16. 1886. Gastrana fragilis Dollf. Dautz. Etude prélim. Tour., p. îi. 1897. Frâgilia fragilis Raulin. Stat. géol. Landes, p. 299. 1897. Gastrana Diijardini ? Mayer. Journ. Conch., p. 137, pi. IV, flg. 1. 1898. Gastrana fragilis B. D. D. Moll. Rouss., II, p. 684, pi. XCIII, fig. 6-10. 1901. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 116, pi. XXV, fig. 11-12. 1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 12. 1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 148, pi. YII, flg. 34-43. Test peu épais. Taille assez grande; forme ovoïdo-trigone ; convexe, polymorphe, plus ou moins inéquilalérale; côté anté- rieur plus court, régulièrement arrondi; côté postérieur plus allongé, plus atténué, vaguement subanguleux à son extrémité anale; bord palléal arqué, peu ou point sinueux du côté posté- rieur; crocliels obtus, non saillants, opposés, situés aux cinq neuvièmes de la longueur du côté antérieur; bord supérieur légèrement arcjué en avant, déclive et rectiligne en arrière du crochet, jusqu'à la moitié du contour postérieur où il se coude faiblement sans former cependant une troncature bien nette. Lunule peu distincte; corselet étroit, allongé et incurvé, limité à l'extérieur par un angle émoussé, excavé et séparé de la nym- phe par une rainure; surface dorsale assez bombée à l'aplomb des crochets, pourvue en arrière d'une dépression plus ou moins apparente jusqu'à un angle très arrondi qui limite la région anale non excavée; ornementation composée de fines lamelles concentriques très serrées, effacées vers les crochets, un peu plus saillanles vers les bords, croisées dans leurs intervalles par des stries rayonnantes excessivement fines. Charnière : 3(1 épaisse et oblique, courte, 3^ très oblique, formée de deux branches écartées, 2 triangulaire et bilobée, 4^ indistincte, mais avec une arête auxiliaire dans la fossette destinée à loger les deux branches de 3/, dont l'intervalle reçoit précisément cette — 289 — arêle; pas de lamelles latérales. Impressions musculaires très inégales, l'antérieure allongée, la postérieure subquadrangu- laire et transverse; sinus assez grand, un peu gibbeux, non confluent, mais séparé de la ligne palléale par une languette étroite sur pi-esque toute la longueur de son contour inférieur. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 45 mili. ; diamètre umbono- palléal : 33 niill. Rapp. et diff. — Les spécimens de l'Helvétien du Bordelais répondent assez exactement, malgré le polymorphisme des valves, à ceux de la Tou- raine, du bassin de Vienne et de l'Astezan dont nous possédons des échan- tillons (coll. Cossmann) ; toutefois, ils semblent se rapprocher plutôt de. la variété ovatella figurée par M. Sacco et indiquée par lui comme fréquente dans le Plaisancien, tandis que la forme typique, un peu plus sinueuse en arrière, caractériserait plutôt l'Astien; pour celle plus anguleuse, figurée par Hœrnes, M. de Gregorio a proposé la dénomination grundensis ; mais il est probable que le dessinateur a exagéré cette sinuosité aiiale, car les échantillons de Ritzing que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann) ne présentent pas une sinuosité aussi prononcée. Nous réunissons d'autre part à cette espèce G. DujarcUni Mayer, qui paraît fondée sur des valves déformées de la Touraine. liocalités. — Salles (Largileyre), peu rare (PI. X, fig. 26-27; et PI. XVIII, fig. 43), coll. Vignal., coll. Duvergier; Baudignan, coll. Degrange-Touzin; Saucats (la Sime), coll. de l'Ecole des Mines, coll. Benoist au M. H. N. B. ; Orthez (Le Paren), Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. — Uelvétien. 128. Gastrana fragilis [Linn], mut. aquitanica 7iov. mut. PI. X, fig. 28-30. Rapp. et diff. — Cette coquille s'écarte complètement de la forme ovoïde de l'Helvétien que nous venons de décrire, par sa forme plus trigone et plus sinueuse en arrière sur le contour palléal ; d'autre part, ses crochets sont placés un peu moins en avant, soit aux trois cinquièmes environ de la longueur, du côté antérieur; mais il y a aussi une différence très importante dans la forme du sinus, comparée à celle des spécimens de la Méditerranée que nous avons sous les yeux : il est moins gibbeux et plus régulièrement arqué sur son contour supérieur, et son extrémité anté- rieure s'avance bien au delà de l'aplomb du crochet, tandis qu'elle ne le dépasse pas chez G. fragilis; l'impression du muscle postérieur est, en outre, plus iiTégulièrement lobée en arrière, au lieu d'être presque qua- ToME LXIV. 20 — 290 — drangulaire comme chez l'espèce vivante; enfin, il n'y a pas de trace d'arête intermédiaire dans la fossette qui sépare 2 du bord postérieur avec lequel est confondue 46. Pour ces motifs, nous pensons qu'il y a lieu d'ad- mettre une mutation distincte qui paraît localisée dans l'Aquitanien. Localités. — Saint-Morillon (le Plantât), cotypes (PI. X, fig. 28-30), coll. Cossmann; coll. Neuville, Bial de Bellerade; Pessac (Noës), coll. de Sacy; Saucats (Lariey), La Brède, Saint-Avit, coll. Degrange-Touzin. — Aqultanicn. 129. Gastrana fragilis [Linn.], mut. persinuosa,nou. mal. Pl.X, fig. 31-33; et PI. XI, fig. 17. Rapp. et diflf. — Cette mutation est une exagération de la forme oblongue et sinueuse de l'Aquitanien; les crochets sont placés tantôt aux cinq huitièmes, tantôt aux deux tiers de la longueur, du côté antérieur; l'ornementation se compose de lamelles très courtes et très écartées, rem- placées per des plis rugueux sur la région anale et sur l'angle arrondi qui la limite; dans leurs intervalles, on distingue un fin treillis de stries d'accroissement et de stries rayonnantes. Mais la différence capitale con- siste dans la forme du sinus ovale et descendant, ne dépassant guère l'aplomb du crochet et dans l'étroite languette palléale qui rebrousse, au contraire, jusque sous l'impression du muscle postérieur; celle-ci a une forme pentagonale à angle rentrant sur le contour supérieur; enfin 2 se compose d'un large talon triangulaire qui occupe presque toute l'étendue de l'aire cardinale, encadrée de deux étroites fossettes, sans aucune trace d'arête dans celle qui loge 3ô. Il est impossible de confondre celte muta- tion avec aucune des formes typiques ou variétés déjà décrites. Localités. — Pont-Pourquey, valve gauche (PI. X, fig. 31-32), coll. Neu- ville, coll. Benoist au M. E. N. B.; Gestas (Fourcq), valve droite encore plus étroite (fig. 33 et PI. XI, p. 9-17), coll. de Sacy. — Burfligallen. 130. Gastrana peregrina [Basterot]. PI. XI, fig. 3 4. 182ÎJ. Petricola peregrina Bast. Mém. Bord., p. 92, pi. VII, fig. 5. 1873. — Ben. Gat. Saucats, p. 34, n° 65. '? 1901. Gastrana fragilis, var. subœquilatcra Sacco. I MoU. terz. Piem., XXIX, p. 117, pi. XXV, fig. 14. 1904. Cajosa laminosa DoUf. Dautz. Gonch. Mioc. Loire, p. 151, pi. VIII, fig. 10-4 {solœ, non Sow). Tcsl iniuco. Taille i)elile; Conne métliocremeiil convexe, ovale, — 291 — presque équilatérale ; côté aniérienr denii-citculaire, côté pos- térieur un peu plus «jllongé et plus atténué, non anguleux ni tronqué ; bord palléai faiblement arqué, se raccordant en courbe avec les deux contours latéraux; crochet obtus, peu saillant, non incliné, situé très peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur convexe en avant, déclive en arrière du crochet. Lunule indistincte; corselet étroit, lancéolé, lisse, faiblement caréné à l'extérieur, séparé de la nymphe par une fine rainure; surface dorsale un peu bombée, à peine limitée du côté de la région anale qui n'est pas excavée, finement ornée de lamelles courtes et régulières, peu écartées, dans les intervalles des- quelles on dislingue un fin treillis de stries d'accroissement et rayonnantes ; ces lamelles se redressent, un peu saillantes et plus serrées sur la région anale. Charnière : 3a et 3^ un peu épaisses et isocèles, 2 formant un large talon triangulaire. Al) confondue avec le bord. Impression du muscle postérieur lar- gement quadrangulaire; impression du muscle antérieur étroite et allongée en courbe; sinus ovale et peu distinct, avec une longue languette palléale. Dm. Diamètre antéro postérieur : 15 niill.; diamètre umbono- palléal : 11 mill. Rapp. et diff. — On ne peut confondre cette coquille avec le jeune âge de G. laminosa qui est subquadrangulaire, même à l'état népionique, et beaucoup plus inéquilatéral à tout âge; nous avons comparé les individus de la Touraine à ceux du Crag d'Angleterre : ils sont identiques; mais il faut éliminer de cette identification ceux que MM. Dollfus et Dautzenberg ont fait figurer (PI. VIII, fig. 10-14) comme de jeunes G. laminosa, ce sont les figures 3-5 qui représentent le jeune âge de G. laminosa, tandis que les figures 10 à 14 s'appliquent exactement à la valve que l'un de nous possède de l'Aquitanien de Saint-Avit et qui s'en distingue par sa forme beaucoup plus équilatérale et plus ovale, avec un sinus beaucoup moins irrégulier que celui de G. laminosa du Crag d'Angleterre (coll. Cossmann); l'impres- sion du inuscle postérieur est aussi moins -déchiquetée chez G. peregrina; enfin les deux branches de 3 sont beaucoup plus inégales chez G. laminosa, l'antérieure trois fois plus épaisse que l'autre, taudis qu'elles sont égale- •ment épaisses et isocèles chez G. peregrina ; on appréciera ce dernier cri- ,térium en comparant les figures 9 et 14 de la Monographie des deux auteurs précités. — 292 — Nous citons en synonymie douteuse la var. subsequilatera de l'Astien du Piémont, proposée par M. Sacco ; elle n'est figurée que du côté du dos, avec une description insuffisante de trois mots latins, de sorte que l'iden- tification est des moins certaines. Localités. — Saint-Avit (PI. XI, fig. 3-4) coll. Cossmann ; Mérignac (Baour inf.), coll. Degrange-Touzin, coll. Ecole des Mines. — Aquita- nlcn. Pessac (Tarpingeau), Saucats (Peloua), coll. Degrange-Touzin; Mérignac (Baour sup.), coll. Peyrot, coll. Benoist au M. H. N. B. — Burdigalten. Existe à Pontlevoy dans l'Helvétien, d'après MM. Dollfus et Dautzenberg. Cénacle : EUNYMPHACEA, Gossm., 1909,. Nymphes très développées et saillantes an dessus du bord dorsal; charnière dépourvue de dent 1 sur la valve droite qui ne porte qu'une seule dent 3 à deux branches, tandis que la valve gauche montre deux dents distinctes, l'une 2 à une seule branche, et l'autre 4 à deux branches dont l'antérieure est atro- phiée et par conséquent invisible. Ce Cénacle comprend des coquilles qui, comme les Tellines, ont un fai- ble plancher cardinal et pas de dent 1 ; mais on le distingue du Cénacle Tellinacea par la saillie de la nymphe à l'extérieur, et par les branchies qui sont très différentes et inégales. Fam. PSAMMOBIIDM Fleming, 1828 (l). Coquille équivalve, ovale-transverse, un peu bâillante à ses extrémités, épidermée, lisse ou diversement sculptée; charnière conforme à celle du Cénacle; pas de lamelles latérales ou très peu ; ligament externe ; nymphe épaisse et saillante ; impressions des adducteurs superficielles; sinus palléal profond, avec une languette plus ou moins confluente; bord interne des valves non crénelé. Habitat sabulétique, dans des zones peu profondes [Fischer, ex parte]. (1) Deshayes, à qui on attribue souvent la paternité de cette Famille, n'a fait que reprendre, en l'amendant, la dénomination Vsammobiadae Fleming, et il en a exclu, avec raison, les Astarte que Fleming y joife'nait à tort (1845). — 293 — C'est plutôt pai' les caractères anatomiques que par l'apparence des val- ves qu'on distingue les Psammohiidœ des Tellinidse ; la coquille est généra- lement plus équilatérale et munie de nymphes beaucoup plus saillantes; l'absence de lamelles latérales n'est pas un critérium très certain, attendu qu'il y a certains Genres de Tellinidx chez lesquels ces lamelles disparais- sent complètement, tels que Macoma par exemple. La forme du sinus se rapproche beaucoup de celle qu'on observe chez les Tellines. Néanmoins, la séparation des coquilles appartenant à ces deux Familles se fait, en géné- ral, sans la moindre difficulté, par une sorte d'habitude empirique. On comprend généralement dans cette Famille les Genres suivants : Psammobia Lk.; Gariim Dali.; Solenotellina Blainv. [Sect. Psammotsea, Lk. ; Psammotellma Fisch.] ; Asaphinclla Cossm.; Sanguinolaria Lk. [Sect. Psarn- motella Blainv. ; Nuttalia Dali.]; Asaphis Modeer; Elizia Gray; Amphichsena Phil., 1847. Le premier seul est représenté dans le Néogène de l'Aquitaine ; M. Sacco a, il est vrai, rapporté au Genre Soletellina et à la Section Psammo- tsea une espèce de l'Astien qu'il a identifiée avec Ps. Labordei Bast., qui n'a absolument aucune analogie avec Sanguinolaria ni avec Ps. violacea; si l'on en faisait un Psammotxa au lieu d'un Psammocola, il faudrait — en tous cas — ramener la Section dont il s'agit dans le G. Psammobia, ce qui confirme- rait la pi^ésence de ce Genre seul dans notre Miocène ; mais, nous le répé- tons, l'arrangement proposé par Fischer nous paraît beaucoup plus ration- nel : Ps. violacea, G. -T. de Psammotva a bien plus la forme d'une Sangui- nolaria que d'une Psammobia. PSAMMOBIA Lamarck, 1818. (= Gari Schum, 1817). Psammobia s. sir. — Test mince. Forme transverse subéqui- latéi'ale, ari'ondie en avant, plus ou moins tronquée en arrière; surface ornée, latnelleuse au milieu, rayonnée à l'arrière; 3a, Sô bifides, 3^ plus forte et plus bilobée; 2,j épaisse, largement bifide, 4^ mince et con- tiguë à la nymphe ; û PI rudimenlaire; la- ^"^ ^ ^ ^ ^ "^ " ?T Il r» I i n I T FiG. 42. — Charnière de Psammobia fasrœensis Ch. Foss. melles PI et PII peu développées; sinus gibbeux, grand, avec une languelte pal- léale, non confluenle, mais très étroite; impression paUéale écartée du bord lisse (G. -T. : 7'eli. fcirœensis Gbemn). — 294 — Psammobia a pour synonyme antérieur Gari Schum. 1817; mais tous les auteurs, sans exception, s'accordent pour rejeter ce nom barbare, non lati- nisé, qui s'applique à Tcllina gari Lin. (== Gari vulgaris Schum. ex parte), et pour accepter P.v«.?nmo6ia dont le génotype a été précisé, dès 1822, par une figure des « Eléments of Conchology » de Bowdiscb, représentant Ps. ferroensis (sic) dont l'orthographe a été rectifiée depuis. Ce Genre est — : dans ces conditions et quand on élimine les Sections qui en ont été ultérieurement démembrées — caractérisé no"n seulement par son ornementation plus ou moins saillante et même treillissée sur la dépression anale, mais encore par son sinus qui est séparé de la ligne palléale par une étroite languette, au moins sur une grande partie de son contour inférieur. On ne trouve aucune trace de l'apparition de ce groupe avant TAquita- nien; mais, à partir de ce niveau, il se poursuit sans interruption jusqu'à l'époque actuelle. Les coquilles de l'Eocène qui avaient été indûment dénommées Gari (Cossm. Cat. ill. Eoc. 1886, p. 91) ont été depuis sépa- rées par M. Dali, sous le nom Gariim (Tert. Flor. 1900, p. 975) : elles for- ment un Genre bien distinct, caractérisé non seulement par sa surface non ornée, par la forme irrégulière des valves, par sa charnière un peu diffé- rente, mais encore par son sinus court et ascendant, détaché de la ligne palléale. D'ailleurs, ce Genre Garum ne parait pas avoir existé après l'Eocène. S. -G. Psainmocola Biaiiiv., \S2^ {— Gobrœus LedichinGr^Y, 1852). — Forme pi-esque symétrique. Surface à peu près lisse, parfoisrayon- néeà l'arrière; Ix^^^^^^"^ ' .:s^^=^^^ dent 3 et 2 ^^^:^^^u^''^ ^ otîcûT ork.jiutîot; ^^^' ^^- — Charnière de Psammocola Labordel Bast. Foss. et saillantes; sinus palléal confluent sur tout son contour infé- rieur (G. -T. : Soleil vespertinus Chemn, = Psammocola vesper- tinalis Blainv.). Ce Sous-Genre s'écarte de Psammobia s. str. non seulement par sa sur- ,face à peu près lisse, marquée seulement de stries d'accroissement et quel- quefois de stries rayonnantes sur la dépression anale, mais encore par son sinus qui est confluent avec la ligne palléale, sans en être séparé par une languette même étroite. Les dents de l'espèce génotype sont particulière- ment épaisses et saillantes, mais celles des espèces fossiles qu'on rapporte au même groupe sont beaucoup plus réduites : nous ne pensons pas qu'il y ait à faire état de ce critérium différentiel, si l'on ne veut pas multiplier — 295 — à l'excès les subdivisions de Psammobia, déjà si difficiles à délimiter, d'au- tant plus que les autres caractères sont identiques chez les formes fossiles et vivantes, et particulièrement la forme du sinus; tandis que les fossiles de l'Eocène — qui ont une forme et une charnière identiques à celle des Psammocola miocéniques — ont au contraire un sinus bien détaché de la ligne palléale, aussi M. Dali (/. c, p. 976) a-t-il proposé, pour Ps. effusa Lamk., la Section Psammotœna qui a été acceptée depuis. Cet auteur a, d'autre part, éliminé la dénomination Psammocola, sous le prétexte que le génotype n'avait pas été indiqué par Blainville, et il y a substitué Gobrseus Leach, dont le génotype désigné par Gray, en 1852, est Gobrseus variabilis Leach, synonyme de Solen vespertinus ; mais, à l'exemple de Fischer, MM. Dollfus et Dautzenberg ont rétabli Psammocola, avec Gobrseus comme synonyme postérieur, et cette solution est la plus correcte, attendu que l'absence d'indication du génotype n'est pas un motif suffisant pour violer les lois de priorité. Si l'on admet Psammotœna pour les formes éocéniques précitées, Psam- mocola n'a commencé à apparaître qu'à dater de l'Aquitanien; mais il descend en ligne très directe de Psammotxna qui n'en diffère que par son sinus plus détaché. Sect. Macropsanimus Gossin., 1902 [= Soletellina Gossm., 1886, no;i Blaiiiv.; = Psammoica Dali, 1900, non Sol.). — • Forme allongée, très inéquilatéraie ; surface lisse et brillante, parfois sublamelleuse sur la courte dépression ana- ^^x^- — rf le ; charnière minuscule . p^^ ^^ _ charnière de iVacropsammus appendiculatm 3a, Sô presque symélri- Desh. Eoc. ques, non bifides; 2 peu bifide et perpendiculaire sous le cro- chet, 4è mince, presque invisible, divergeant sur la surface de la nymphe ; sinus entièrement confluent avec la ligne palléale. (G. -T. : Solen appendiciilatiis Desh. Eocène du Bassin de Paris). Ce groupe est assez abondamment représenté dans l'Eocène, il est rare dans rOligocène (une espèce stampienne), et il s'éteint à la partie supé- rieure de l'Aquitanien; il se distingue de Psammocola non seulement par la brièveté de son côté postérieur, mais encore par ses cardinales non bifi- des, par sa dent 4 presque atrophiée, enfin par son sinus peu gibbeux sur son contour supérieur. Quant aux autres Sections de Psammobia : Psammobclla Gray (1831) à contour postérieur arrondi, Psammodonax Cossm. (1886) donaciforme et ^ h — 296 — munie de stries rayonnantes sur le côté anal très court, Gmmmatomya Dali (1900) qui ne se distingue guère de Gari {Ps. squamosa Lk.), elles ne sont pas représentées dans le Néogène de l'Aquitaine, et la seconde seule- ment se trouve à l'état fossile dans le Tertiaire inférieur exclusivement. ISI.Psammobia faerœensis(l)Chemnilz. PI. X,fig. 34-37. 1782. Tellina ferroensis Chemn. Concli. Cab., VI, p. 99, pi. X, fig. 91. 1818. Psammobia feroensis Lk. An. sans vert., vol. VI, p. 512. 1838. Psammobia muricata Grat. Cat. Gironde, p. 67 {non Ch.). 1888. — Ben. Tort. Gironde, P.-V. S. L. B., t. XXXII, p. LXXXVII. 1901. Psammobia fârôensis Sacco. I MoU. terz. Piem., part. XXIX, p. 6, pi. II, fig. 17-20. Test assez solide. Taille moyenne, forme aplatie, transverse, équivalve, à peu près équilatérale; côté antérieur ovale, côté postérieur un peu plus large, bianguleux, obliquement tronqué; bord cardinal déclive et peu convexe eu avant des crochets, très légèrement concave en arrière; bord palléal faiblement arqué, se raccordant par une courbe régulière avec le côté antérieur légèrement sinueux en arrière ; bord anal oblique et rectiligne. Crochets petits, contigus, opislhogyres, situés un peu en arrière de la ligne médiane. Corselet droit, lisse, extérieurement limité par une carène muriquée; surface extérieure peu bombée, por- tant sur le côté postérieur deux côtes divergentes, l'une suit à petite distance le bord cardinal et limite un cor.selet étroit et faiblement excavé, l'aulre relie le sommet à l'angle postérieur du bord palléal ; une légère dépression borde Taire limitée par ces deux côtes divergentes; enfin, une troisième ai'ête rayonnante borde la région lunulaire; toute la surface est couverte de cor- dons transverses, réguliers, rapprochés, cessant en avant un peu au delà de l'arête lunulaire, assez saillants, flexueux sur la dépression postérieure, rectilignes et lamelleux sur l'aire anale (1) NoL'S aduploiis l'orlhograplie proposée par MM. Bucquoy, Uaulzenberg el Doli- fus (Mollusques du Roussillon) el conforme aux règles adoptées par le Congrès zoolo- gique de Paris. — 297 — comprise enlre les deux côles tlivergenios; ils sont recoupés dans cette région pur des filets rayonnants, minces et parfois obsolètes; enfin, ils aboutissent à la carène du corselet et y pro- duisent, de deux en deux, des aspérités subnoduleuses, et muri- quées, tout à fait caracléristirpies. L'ornementation est généra- lement plus marquée sur la valve droite que sur la gauclie. Charnière :3a simple, 80 très oblique, trièdre, bifide; PI petite, très écarlée du crochet; 2 saillante, grosse, Irièdre, bifide; ài, petite, accolée à Ja nympije; PII ludimenlaire et obsolète. Impressions musculaires peu profondes, placées très près du bord cardinal, l'antérieure allongée, la postérieure arrondie. Impression palléale assez écartée du bord; sinus palléal hori- zontal, large, légèrement gibbeux, confondu inférieurement avec l'impression palléale. DiM. Diamètre anléro-postérieur : 32 mill.; diamètre umbono- pelléal : 15 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 7 mill. Rapp. et dilF. — Nos spécimens se rapportent exactement kPs. fàrœen- sis, du Piocène italien (coll. Peyrot) ; ils appartiennent à la forme typique et non à la var. pyrenaica Font. [Tellina muricata Broc, non Chemn.) qui est de taille moindre. On les distingue aisément de P$. affinis dont le cor- selet est indistinct et dont le côté anal n'est pas muriqué. f/un de nous possède, de Giurana (Catalogne), une valve à peu près identique à celle de l'Helvétien de Salles, la nymphe paraît seulement un peu moins proémi- nente. Localités. — Salles (Minoy) coll. Duvergier,plésiotypes (PI. X,fig. 34-37); coll. Peyrot; Salles (liargileyre), coll. I3ial de Bellerade, Dumas, Cossmann, peu rare; Sallespisse, valve népionique, coll. Bial de Bellerade; même localité. Salies de Béarn, Ortliez (le Paren), coll. Degrange-Touzin. — UelTétten. 132. Psammobia affînis Dujardin. PI. X, fig. 38 40; et PI. XI, fig. 10 13. 1825. Tellina biangidaris var. [3. Bast. Env. Bord., p. 86 {non Desh.). 1837. Psammobia affinis Duj. Mém. Tour., p. 47, pi. XVIII, fig. 4. 1838. — Grat. Cat. Gironde, p. 67. 1852. Solecurtus affinis? D'Orb. Prodr., III, p. 99, 26'= et., no 1853. — 298 — ? 1833. TcUina rostralina Trenqueléon Tabl. foss. Baud. {A. S. L.B., VII, p. 487, non Desh.). 1859. Psamm. uniradiata Honi. Tert. Beck.Wien, p. 99, pi. IX, fig. 6 {pars). 1872. — Linder.D('p.Iac.Sauc.(^.S.I.B.,XXVII,p.473). 1873. — Ben. Cat. Saucats, p. 32, n° 60 {pars, non Br.). ?1874. — Tourn.Mioc.Sos(A.S.L.B.,XXXIX,p. 134-162). 1884. — Balgueiie, P. V. S. L. B., XXXVIII, p. xxxiii. 1886. Gari affinis Dollf. et DauLz. Etude prél. Tour., p. 5. 1894. Psamm. uniradiata Degr.-Touz. Et. prél. Orthez {A. S. L. B., XLVII). 1897. Pmmmohia affinis Raul. Statist. géol. Landes, p. 299. ' 1901. — Sacco I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 8, pi. I, fig. 29-42. 1901. — Dollf. et Dautz. Nouv. liste Pélécy, Tour., p. 13. 1901. Psammobia uniradiata Dollf. et Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 158, pi. IX, fig. 1-7. Test assez solide. Taille moyenne; forme aplatie, transverse, équivalve, à peu près éqiiilalérale ; côté antérieur ovale, côté postérieur Ironqué et caréné; bord palléal peu arqué, sinueux à sa partie postérieure; contour buccal bien arrondi; contour anal oblique et rectilig'ne; bord cardinal faiblement déclive de part et d'autre du crochet qui est petit, peu proéminent, opis^- thogyre. Surface extérieure peu bombée, portant un angle pos- térieur subcaréné; le côté anal ainsi limité est divisé en deux parties à peu près égales par une côte divergente obtuse; on remarque, en outre, le long de l'angle postérieur, une dépres- sion divergente plus ou moins obtuse; des cordons transverses fins, nombreux, rapprochés, assez saillants couvrent tout le côté antérieur; ils s'anastomosent irrégulièrement un peu en deçà de la carène postérieure, et ils deviennent ainsi moins nombreux, plus distants et plus élevés; puis, à partir de la carène, ils s'infléchissent parallèlement à la troncature anale, ils s'effacent assez souvent sur la région anale de la valve gau- che; quelques spécimens portent dans la région des crochets des rides transversales et écartées qui s'effacent au diamètre de 5 millimètres. Charnière peu épaisse : 3^ et 3^ subégales, celte dernière bifide; 4^ obsolète, soudée à la nymphe; 2 assez longue et — 299 — étroite, bifide ; nymphe assez faible Impressions mnsculaires bien marquées, r.'uilérieure fiisiforme, la posiérieure arrondie; impression palléale écartée du bord; sinus palléal large, hori- zontal, dépassant l'aplomb des crochets et à peine détaché tout à fait en avant de l'impression palléale. DiM. Diamètre antéro- postérieur : 27 mill. ; diamètre umbono- palléal : 14 mill. Rapp. et diff. — I^es spécimens du Néogène de l'Aquitaine sont identi- ques à ceux de l'Helvétien de la Touraine (coll. Peyrot) auxquels nous les avons minutieusement comparés; mais nous ne pouvons suivre MM. DoU- fus et Dautzenberg dans leur assimilation de Ps. affinis et de Ps. uniradiatà. La figuration du type de cette dernière espèce, dans l'Atlas de Brocchi, mon- tre, en effet, sur le côté anal une côte médiane ti'ès saillante et épaisse, non recoupée par les cordons transverses, et nous avons pu nous assurer de l'exactitude de ce critérium par la comparaison de spécimens typiques du Miocène de Sidi-Moussa, en Algérie (coll. Cossmann); chez Ps. a/^ints, la côte médiane est très obtuse et les cordons transverses passent dessus en s'incurvant. Il est vrai que, dans certains exemplaires de Ps. uniradiatà, la côte médiane devient plus ou moins obsolète, c'est une conséquence inévitable de l'usure du test; mais toujours les cordons transverses sont -réguliers sur toute la surface de la coquille, alors que Ps. affinis, porte une ornementation bipartite qui rappelle un peu celle de Tellina bipartita. L'ornementation du côté anal est suffisamment différente, dans Ps. affinis et dans Ps. fàrœensis, pour permettre déjà de séparer aisément ces deux espèces voisines; et de plus, si l'on compare les charnières, le doute n'est pas permis : 3» et 3a sont beaucoup plus symétriques chez P. affinis, 2 est plus mince et plus longue, 4a est plus obsolète, etc.. En ce qui con- cerne le-s exemplaires de l'Helvétien du Piémont, que M. Sacco a aussi rapportés à P. affinis, ceux de Colli ïormesi que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann) sont très usés et ne montrent pas nettement l'orne- mentation qui permettrait de les distinguer de P. uniradiatà; il en est de .même de la var. conjungens Sacco, qui nous paraît (coll. Cossmann) seule- ment un peu plus ovale que Ps. affinis. ■Localités. — Léognan (Coquillat); valve droite (PI. X, fig. 38-40), coll. .Benoist; valve gauche, coll. Cossmann, dans la couche à Pcctunculus cor; coll. Peyrot, Rozier, Neuville, peu rare. Saucats (Peloua), coll. Bial de Bellerade; Saucats (Eglise, Pont-Pourquey), Saint-Paul-lès-Dax, le Haillan, Cestas (Moulin Neuf), coll. Degrange-ïouzin. — Burdigalien. Salles (Minoy), Parleboscq (La Guirande), Sallespisse, coll. Degrange- Touzin. — IlelTêtieu. — 300 — Noaillan (la Saubotte) jeunes spéc. ridés (Pi. XI, fig. 10-13), coll. Bial de Bellerade, coll. Degrange-Touzin ; Balizac, Lucbardez, Villandraut (Gamachot), La Brède (Moras), coll. Degrange-ïouzin. — ;»qnltanlen. 133. Psammobia affinis Dnjaidin, var. megalomorpha nov. var. PI. X, fig. 41-42. DilFère de la forme typique précédemiiient décrile par sa taille beaucoup plus grande, par son galbe plus allongé et plus dyssymélrique, par la sinuosité plus prononcée de la [)artie pos- térieure du bord palléal, par la dépression plus accusée de la portion du côté anal voisine de l'angle postérieur. L'ornemen- tation de la surface paraît être la même que dans P. affinis (notre unique échantillon est partiellement décortiqué) ; les cor- dons transverses s'effacent sur la région anale, mais c'est aussi le cas sur beaucoup de valves gauches de P. affinis\ aussi nous bornons-nous à cataloguer la seule valve en bon état que nous connaissons de cette grande forme, comme une simple variété de l'espèce ci-dessus. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 48 mill. ; diamètre umbono- ventral : 22 mill. Rapp. et difif. — Notre spécimen ne peut être rapporté à P. affinis, var. major Brn [P. uniradiata Horn, non Brocc. = P. grundensis de Greg.J figuré par M. Sacco {loc. cit., p. xxix, pi. I, fîg. 35 à 39), qu^ est bien moins trans- verse et moins inéquilatéral. Il est encore plus différent de P. ex-Fischeri Sacco = P. Fischeri May. {non Héb. et Ren.), qui est presque ovalaire et fort peu inéquilatéral. Cette espèce a été créée par Mayer [Journ. Conch., t.. XXXVII, p. 200, pi.- V, fig. 1) sur des valves provenant de Salles (Gironde) et de W'-' Zago (Italie). M. le D'^' RoUier, conservateur du Musée de Paléon- tologie du Polytecnicum de Zurich, a eu l'obligeance de nous faire savoir qu'il n'en a pas trouvé de spécimens dans les collections laissées par feu Mayer. La figuration donnée par Mayer nous paraît représenter une variété ou plutôt une anomalie de P. affinis, dont la dépression anale sei-ait forte- ment accusée. Localités. — Salles (Largileyre), une valve gauche (PI. X, fig. 41-42), coll. Ronoist au M. H. N. B.; Clermont (Landes), coll. Degrango-Touzin, un spécimen en mauvais état de conservation. — HelvélEen. — 301 — 134. Psammobia (Psammocola) Labordei Basterot. PI. XI, fig. 1 2 et 5. 1825. Psammobia Labordei Bast. Env. Bord., p. 95, pi. VII, fig. 4. 1826. — Defr. Dict. Hist. Nat., vol. XLIII, p. 481. 1829. — Marc, de Serres. Géogn. terr. tert., p. 151. 1831. Psammobia Basteroti Bronn. Ital. tert. Gebild., p. 92. 1832. Soletellina Labordei Des Moul. Note Solénac. (A. S. L. B., t. V). 1838. — Grat. Cat. Gironde, p. 68. 1842. Psammocola Labordei Pot. Mich. Gai. Douai, II, p. 219. 1848. Psammobia Labordei Desh. Traité élém. Coiich., I, p. 417. 1852. Tellina Labordei D'Orb. Prodr., III, p 101, 26'= et., n° 1894. 1853. Psammobia Labordei Hôrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 98, pi. IX, fig. 5. 1868. — Des.Moul.Foss.Cazen. (/l.S.i.B.,XXVI,p. 34). 1873. — Ben. Cat. Saucats, p. 32, n° 59. 1874. — Tourn. Mioc. Sos (A. S. L. B., XXXIX, p. 134). 1878. — Fontannes. Plateau Cucuron, p. 58. 1894. — Degr.-Touz. Et. prél. Ort. {A. S. L. B., XLVII, p. 416). 1897. — Raulin. Statist. géol. Landes, p. 299. 1901. Psammotœa Labordei Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 12, pi. II, fig. 10-12. 1901. Psammobia (Psammocola) Labordei Doll. Dautz. Nouv. liste Pél., p. 13. 1904. — Doll. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 160, pi. VIII, flg. 15-16. 1909. Psammobia Labordei Dollf. Essai et. Aquit., p. 22 et 40. Test assez mince. Taille grande ; forme ovale-transverse, équivalve, subéquilatérale, légèrement bâillante en arrière; côtés antérieur et postérieur arrondis, ce dernier un peu plus étroit; bord palléal faiblement arqué, se raccordant régulière- ment avec le bord buccal qui est bien arrondi, et avec le bord anal obtusément tronqué; bord cardinal faiblement convexe en avant du crochet, déclive et presque rectiligne en arrière. Cro- chets petits, contigus, opisthogyres, submédians. Surface dor- sale peu bombée, lisse, portant seulement des stries d'accrois- sement qui deviennent fortes et saillantes sur le côté anal. Charnière : 3„ assez grosse, bifide; Ss mince, soudée à la nym- phe; 2 assez mince; 4^ faible et soudée aussi à la nymphe; pas - 302 — tle lamelles latérales. Nymphe grande, saillante. Impressions musculaires bien marquées, placées 1res haut, l'antérieure allon- gée, pirifoi'me, la postérieure arrondie. Impression palléale assez distante du bord; sinus palléal large, horizontal, profond, dépassant notablement le milieu de la valve et confluent — sur tout son contour inférieur — avec l'impression palléale. DiM. Dianiètre anléro-postérieur : 75 mill.; diamètre umbono- palléal : 36 mill. Rapp. et diflF. — Très voisine de P. vespertina, des mers actuelles de l'Europe et du Pliocène méditerranéen, elle s'en distingue toutefois par sa taille plus grande, par son galbe plus aplati, par l'inégalité de ses côtés postérieur et antérieur, inégalité beaucoup moins grande dans la forme vivante. Il y a aussi dans la charnière une différence assez impor- tante : chez P. vespertina. en effet, 3a et 36 sont fortes, subégales, symé- triquement inclinées, alors que chez P. Laborclei 3 b est beaucoup plus mince et plus inclinée que 3a. Néanmoins nous ne pensons pas que ces différences justifient le classement de cette belle espèce dans un groupe différent ni surtout, comme l'a fait M. Sacco, dans la Section Psammotsea Lk. qui, d'après Fischer, doit être rattachée au Genre Soletellina, alors que M. Dali en fait un synonyme de Psammocola Blainv., non interprété dans le même sens. D'ailleurs il n'est pas certain que l'espèce astienne du Piémont soit bien P. Laborclei. Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotype (PI. XI,fjg. 1-2 et 5), coll. Benoist au M. H. N. B,, toutes les coll., peu rare; Saucats (M'"^ de l.agus, LaCassagne) plusrare; St-Médarden Jalles; Léognan.(I.e Thil, Chau Ollivier, Coquillat, Sangsueyre) ; Cestas; La Brède (Moras couche n° 6); Dax (Cabannes), coll. Degrange-ïouzin. — Uurdigalten. Baudignan, Saubrigues, Sallespisse, très rare. coll. Degrange-Touzin. — llcivcticn. Des Moulins [Actes Soc. Lin., t. XXVI) la cite comme peu rare à Caze- neuve dansle calcaire de Bazas (Aquitanien), à l'état de moule; dans cet état, la détermination spécifique est difficile, il est plus vraisemblable qu'il s'agit de P. aquitanica. 135. Psammobia [Psammocola) &C\\A\iaï\\ca iMayer. PI. XI, fig. 6-9. ■ 1858. Psammobia aquitanica May. Journ. Conclu, VII, p. 84, pi. IV, fig. 7. ■i^'i'à- — Ben. Cat. Saucats, p. 76, n° 59 bis. — 303 - 1886. Psammobia aquitanica Ben. Obs. géol. Mont-de-Mars. {P.-V. S. L. B.) t. XL. 1889. — Ben. Exe. Villandraut {P.-V. S. L. B.), p. ix. 1900. Psammobia [Gari) Fischeri Rover. III. moll. foss. Tongr., p. 111 [pars). 1901. Psammobia [Psammocola) aquitanica Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 111. 1909. Psammobia aquitanica Dollf. Essai et. Aquit., pp. 22 et 40. Test assez solide. Taille moyenne; forme ovale-transverse, équivalve, subéquilatéiale ; côtés antérieur et postérieur arron- dis, ce dernier un peu plus étroit; bord palléal presque recti- ligne ; bords anal et buccal arrondis; bord supérieur convexe en avant du crochet, plus recliligne en arrière; crochets petits, aigus, légèrement opisthogyres, submédians. Surface extérieure peu bombée, ne portant d'autre ornemenlalion que des stries d'accroissement iriégulières. Charnière peu développée : 3a, Sô divergentes, très inclinées; 2 et 4^ très divergentes, légère- ment incurvées; nymphe saillanle, courte, forte, subitement tronquée en arrière. Impressions nmsculaires assez marquées, l'antérieure étroite et très allongée, la postérieure arrondie et voisine de la nymphe. Impressions musculaires écartées du bord ; sinus palléal, horizontal, dépassant notablement le milieu de la valve; confondu en bas avec l'impression palléale. DiM. Diamètre antéro-poslérieur: 40 mill. ; diamètre umbono- palléal : 18 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 8,5 mill. Rapp. et diff. — Ps. aquitanica diffère beaucoup de Ps. Labordei, non seulement par sa taille constamment plus petite, par son allongement plus grand dans le sens antéro-postérieur, par sa forme moins aplatie, plus bâillante, mais encore la moindre dissymétrie de ses côtés anal et buccal qui sont également atténués; d'autre part, la nymphe est beaucoup plus courte chez P. aquitanica. Ces différences constantes sont suffisantes pour séparer les deux mutations l'une de l'autre. M. Sacco {loc. cit.) cite — du.ïongrien italien — deux espèces voisines : Psammocola cf. aquitanica et Psammocola cf. aquitanica vai\ appenninica ; mais l'état de conservation dans lequel sont les spécimens figurés ne per- met pas d'en faire une comparaison détaillée. M. Rovereto [loc. cit.) réunit Ps. stampinensis Desh. (= Ps. Fischeri lïéb. et Ren.) à Ps. aquitanica; cepen- dant la forme du sinus qui — dans l'espèce du Bassin de Paris — est plus — 304 — court, plus arrondi en avant, et plus détaché de l'impression palléale, suffit à les séparer; d'ailleurs cette réunion était fondée sur la comparaison d'échantillons en très mauvais état pour la Ligurie. Localités. — Saucats (Lariey), plésiotypes (pi. XI, fig. 6-9), coll. Benoist au M. H. N. B.,rare.; coll. Bial. -Neuville; Saucats (Route du Son), St-Avit, St-Morillon (le Plantai), St-Selve (Raton-Durand), Villandraut (Gamachot), la Brède, coll. Degrange-Touzin. — Aqnitauien. 136. Psammobia [Macropsamnms) Biali nov. sp. PI. XI, %. 14-16. Test mince. Taille pelite; forme éli'oitemeiit allongée, assez convexe, inéquiialérale, légèrement hâillante h ses extrémités; côté antérieur ovale-atlénué, plus (jue deux fois plus allongé que le côté postérieur qui est un peu plus largement arrondi; bord paliéal très peu arqué, se raccordant par des courbes régulières avec les contours latéraux ; crochets petits, non proé- minents, opistliogyres, situés au tiers environ de la longueur des valves, du côté postérieur; bord supérieur peu arqué et déclive en avant du crochet, très faiblement excavé en arrière sur la région du corselet. Surface dorsale inégalement bombée, munie en arrière d'un pli rayonnant et subanguleux qui limite la région anale et déprimée; l'épiderme est terne, marqué — • surtout vers le crochet — de quelques sillons d'accroissement peu réguliers qui deviennent sublamelleux sur le pli et sur la région anale. Charnière minuscule : 3a oblique et peu saillante; 3i allongée contre la nymphe qui est épaisse, très courte et peu proéminente au dessus du contour supérieur; 2 courte et bifide, presque perpendiculaire sous le crochet. Ai, à |)eu près confon- due avec la nymphe. Impressions musculaires très inégales, l'antérieure ovale, s'avançant jusqu'aux deux tiers de la surface interne des valves, confluent sur toute sa longueur avec la ligne palléale. Dm. Diamètre antéro- postérieur : 19 mill. ; diamètre umbono- palléal : 4,5 mill. Rapp. et diff. — - C'est dans l'Eûcène et l'Oligocène — plutôt que dans le Xéogène — qu'il faut chercher des formes analogues à celle que nous — 303 — venons de décrire : elle se rapproche évidemment de plusieurs espèces du Bassin de Paris, telles que P. appendiculata Lamk. qui a toutefois une forme moins régulière, des crochets situés plus en arrière et plus proéminents, avec une nymphe plus saillante que celle de notre espèce bordelaise. P. arctata Duf., du Bois Gouët, est moins étroit, plus inéquilatéral encore, avec une troncature anale plus nettement oblique. L'analogie de P. Biali avec P. difficilis Cossm., du Stampien de Pierrefitte, est encore plus grande;, toutefois cette dernière espèce est beaucoup plus aplatie que celle de l'Aquitanien, et sa nymphe est plus largement saillante. Il l'ésulte de ce qui précède que P. Biali est le dernier représentant — amoindri et raréfié — du Sous-Genre Macropsammus. Localités. — Noaillan (la Saubotte), cotypes (PI. XI, fig. 14-16), coll. Bial de Bellerade; rare. Mérignac (le Pontic), coll. Neuville, de Sacy. Les Eyquems, coll. Bial de Bellerade. — Aqultanlen. Léognan (Thibaudeau), coll. Degrange-ïouzin. — BSurdigalicu« Famille DONACIDM Flem., 1828. « Coquille é(|uivalve, plus ou moins Irigonc, close, épidei'- mée, solide, non nacrée; côté postérieur généralement plus court; surface souvent rayonnée; bords tantôt crénelés, tantôt lisses; charnière portant une ou deux cardinales sur chaque valve; lamelles latérales non constantes; ligament externe, [nymphe saillante et] courte; généralement un profond sinus palléal » (Fischer, add. entre crochets). Fleming comprenait les Tellines dans la même Famille : elles en ont été depuis séparées à cause de leur appareil branchial complètement dis- semblable, et nous avons même placé la Fam. Donacidse dans un autre Cénacle. Des deux Familles que nous classrms dans ce Cénacle Eunympba- cea, la Fam. Donacidse se distingue à première vue de tous les Genres de Psammobiidse, non seulement par sa forme presque toujours trigone, mais aussi par sa nymphe bien plus courte, enfin par son sinus généralement ascendant. Il n'y a jamais d'hésitation dans l'attribution à faire des coquilles à l'une ou l'autre de ces deux Familles qui ont, d'autre part, à peu près la même ancienneté stratigraphique. Des trois Genres Donax L., Egerella Stol. et Iphigenia Schum., nous n'avons à nous occuper ici que du premier. Tome LXIV. 21 — 306 — DONAX Linné, 1828. Donax 5. str. — Forme allongée, ovoïdo-trigone, U'ansverse, inéquilatérale ; côté postérieur court, obliquement tronqué, non caréné; surface lisse, quoique rayonnée sous Tépiderme; bords crénelés; charnière courte et large, dont le ^ bord inférieur est légè- ^i-** L ' •!.,„. FiG. 45. — Charnière de ^oïiaa; irMftcwZus L. Viv. rementexcave enaiTière; 3a mince et saillante contre le bord; % triangulaire, épaisse, très largement bilobée; LPI obsolète et cependant bien dis- tincte; 2 oblique, épaisse, non bifide; assaillante et presque perpendiculaire contre la nymphe qui est très courte, formant un petit éperon aigu et aplati; pas de fossette pour loger LPI qui bute simplement contre le l)ord, assez épais d'ailleurs; im- pressions des adducteurs très inégales et inéquidistantes, l'an- térieure scalène et écartée, la postérieure cordiforme et située assez haut; sinus elliptique, élevé, s'avançant presque au delà de la moitié de la longueur, se raccordante l'aplomb du crochet avec la ligne palléale et ensuite confluent avec elle ; celle-ci est sinueuse, beaucoup plus rapprochée du bord en arrière qu'en avant; bord palléal pourvu de denticulalions bien marquées, qui s'effacent aux extrémités, de telle sorte que les bords anté- rieur et postérieur en sont tout à fait dépourvus. (G. -T. : D. trunculus Lin.). Ce Genre, tel que nous venons de le restreindre, ne paraît pas être représenté dans notre Miocène : il y est précédé par une Section un peu différente, comme on le verra ci-après. D'autre part, l'espèce oligocénique de Vicksbui-g (Mlssissipi) que M. Dali (ïert. Flor., p. 966) a rapportée à Donax s. str., D. funerata Conrad, nous paraît, d'après les échantillons que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), appartenir à un tout autre groupe, à cause de sa cliarnière bien différente, munie, sur la valve gau- che, d'une petite pointe P II contiguë à la nymphe, avec une profonde fos- sette pour la recevoir sur la valve opposée : on n'observe rien de sembla- ble chez D. trunculus, et nous nous croyons autorisés à en conclure que bonax s. sir., n'a dû apparaître qu'à l'époque actuelle. — 307 — Sect. Paradonax Cossm. 1910. — Forme Iransverse, oblongue, inéquilatérale, qiioixjue les deux extrémités soient à peu près également ovales; côté postérieur beaucoup plus court et un peu plus atténué que le côté antérieur; bord pal- ,;i^^^^^^^^^^°^^ ' "~"^^^^>W^ ieal peu courbe, pi'es(jue " parallèle au bord SUpérO- ^"î- ^^- — charnière de Paradonax transversa Desh. Foss. postéi'ieur; surface lisse, quoicpie obscurément rayonnée. Char- nière très petite et [)eu épaisse : 3^ courte et oblicpie, 3/, trigone, bifide, perpendiculaire sous le crocliet; LPI et LPllI bien niar(juées, encadrant, une fossette assez profonde; 2 et 4^ iso- cèles et largement divergentes; I^PII réduite h un bouton sail- lant, très voisin de la nymphe qui est incurvée, assez courte, presque sans saillie, se terminant sur la valve droite contre la fossette latérale. Impi'essions et siuus exactement comme chez Donax s. sl7\; crénelures palléales assez fortes au milieu, beau- coup plus fines sur toute la région postérieure, disparaissant com[)]ètemeut à l'extrémité buccale et le long du bord supcro- antérieur. (G.-T. : Donax transversa Desh. JMioc). Il ne nous parait pas possible de confondre avec D. trunculus — qui n'a qu'une lamelle LPI très obsolète — des valves munies d'un étau LPI, LPIII, très bien marqué, avec une saillie opposée LPII dont il n'y a pas la moindre trace chez l'espèce vivante précitée. Au contraire, cette dispo- sition se retrouve très nette chez D. venustus Poli, qui nous semble, par conséquent, se rapporter à notre nouvelle Section Paradonax. Il y a d'ailleurs — entre Donax et Paradonax — quelques autres différences dans la charnière qui est plus petite, plus étroite, à taille égale, et dont le plateau cardinal est moins sinueux en arrière, sur son contour inférieur. Enfin les crochets sont encore moins saillants que chez Donax s. str. Paradonax est bien représenté dans le Miocène, non seulement de l'Aqui- taine et de la Touraine, mais aussi du Bassin de Vienne, de la Podolie, de . la Sarmatie, puis dans le Pliocène, jusqu'à D. venustus de l'époque actuelle. Nous ne connaissons rien de semblable dans l'Oligocène, et encore moins dans l'Eocène; sa première apparition date de l'Aquitanien, conclusion à laquelle nous aboutissons presque pour chaque Famille. S. -G. Chioa Scopoli, 1777. — Test épais. Taille parfois grande pour un Donax; forme trigone, fortement tronquée en arrière ; 308 région anale ornée de côtes rayonnantes dont les stries sépara- tives sont souvent ponctuées; corselet un peu proéminent, séparé FiG. 47. — Charnière de Chion af finis Desh. Foss. par une rainure de la nymphe qui est peu saillante, épaisse et parfois cariée; dents cardinales de Dunax s. str.; lamelles laté- rales AT, PI, très saillantes et épaisses, Ail obsolète, PII pointue; sinus arrondi et ascendant, raccordé très en arrière avec la ligne palléale qui fait en ce point un crochet anguleux et qui s'infléchit ensuite, du côté anal, plus près du bord palléal ; celui-ci est grossièrement dentelé en arrière, plus finement au milieu, et il est presque lisse en avant. (G, -T. : D. denticiilala Lin. Viv.). C'est plus qu'une Section du Genre Donax : c'est au moins un S. -Genre, non seulement à cause de sa forme et de son ornementation, mais à cause de la saillie des lamelles latérales qui sont d'une épaisseur tout à fait caractéristique sur la valve droite surtout, et enfin à cause de la disposi- tion du sinus qui n'est confluent que sur une faible partie de son contour inféro-postérieur. Dans l'Eocène du Bassin de Paris, il n'y a que deux espèces qui puissent être rapportées au S. -Genre CJuo7i : D. tumidula Desh. de Cuise, et D. acii- miniensis Cossm. du Bartonien. Donax Bucklandi Lea, de l'Eocène de Clai- bonie, a aussi les bords crénelés et la forme tronquée du côté anal; mais ses lamelles latérales sont peu visibles sur l'unique valve que nous avons pu examiner (coll. Cossmann), et en outre le côté anal semble lisse, peut- être par suite de l'usure du test. Nous n'en connaissons pas — jusqu'à présent — dans l'Oligocène proprement dit, car Donax chipolana Dali, qui est bien un Chion, appartient plutôt à l'Aquitanien inférieur. Fischer a indiqué D. rugosa comme G. -T. de Chion, tandis qu'il a donné D. denticulala comme exemple de Donax s. str., et D. trunculus comme génotype de Serrula Chemn. Cet arrangement nous paraît en désaccord complet avec les données fournies par Herrmannsen (suppl.), et il a été modifié par MM. Dautzenberg et Dollfus dans les Mollusques du Boussillou (II, p. 4113). — 399 — S. -G. Liodonax Fischer, 1887 [em.]. — Forme trigone, abriiptemont tronquée du côté anal, quoique non carénée, et ornée de sillons obliques ou sublanielleux sur celte région anale ; dents cardinales de Donax s. sir.; LAI et LPI peu proémi- nentes, quoique i)ien visi- bles ; 1. A II inipercepti- ^^^^^^==^^ ^^^^^^\ ble, I. PII confondue avec ^^ ^ le bord anal et très peu Fig. 48. — Cha-rmère de LtodotiaxauversiensisUesh.Poss. proéminente, visible surtout par la fossette destinée à la rece- voir sur la valve op|)osée; sinus court et arr'ondi, tout à fait ascendant et détaché de la ligne palléale qui s'écarte davantage en avant du boi'd palléal; commissure des valves absolument lisse et dépourvue de crénelur^es dans toute son étendue. (G. -T. : Donax auversiensis Desh. Eoc). Bien que ce Sous-Genre soit limité à l'Eocène, nous croyons utile d'en donner ici la diagnose, ne fùL-ce que pour eu fixer le génotype, alors que I-î'ischer n'en a pas indiqué et qu'il s'est borné à comprendre sous cette dénomination, les trois Sections Latona Schum. (cunéiforme), Hetcrodonax MÔrch (ovale-trigone, avec d'épaisses lamelles latérales), Capsellà Gray (transverse, avec des lamelles latérales à peine distinctes), toutes trois à bords lisses, mais dont aucune ne répond exactement à la diagnose des espèces éocéniques rangées dans le S. -Genre Liodonax. Il est donc complè- tement légitime d'appliquer cette dernière dénomination aux coquilles en question, par voie d'élimination. En réalité, Liodonax est un Chion à bords non crénelés et à lamelles latérales moins proéminentes, avec un sinus encore plus détaché de l'impression palléale. Il y a interruption complète de ce pliylum, entre l'Eocène et l'époque actuelle où le groupe des Donaces à bords lisses est représenté par Latona qui a pour G. -T. : Donax çuneata Lin. 137. Donax [Paradonax) transversaDesh. PI. XI, fig. 18-21. ? 1819. Donax burdigalensis Defr. Dict. Se. nat., vol. XIII, p. 425. 1825. Donax anatinum, var. p Bast. Env. Bord., p. 83, pi. IV, fig. 8. 1830. Donax transversa Desh. Encycl. méth., vol. XII, p. 100. 1835. — Desh. Anim. sans vert. (2« édit.), vol. VI, p. 250. 1847. — Desh. Tr. élém. Conch., 2« part. p. 457, pi. XIV, ûs. 16-17. — 310 — 1852. Donax transversa D'Orb. Prodr., vol. III, p. 103, 6« et., n" 1927. ■? 1864. Donax jucimda Millet. Indic. Maine-et-Loire, vol. I, p. 680. ? 1865. — Millet. Indic. Maine-et-Loire, vol. II, p. 601. ? 1866. — Millet. Paléontogr. Maine-et-Loire, p. 25. 1874. Donax transversa Ben. Cat. Sauçais, p. 33, n" 61. 1874. — Tourn. Mioc. Sos, A. S. L. B., XXXIX, p. 134. 1881. — Bard. Pal. Tert. Maine-et-Loire, p. 14. 1886. — Dollf. et Dautz. Etude prél. Tour. F. J. N., n° 188, p. 93. 1886. — Ben. Observ. géol. Mont-de-Marsan, p. xlix. 1889. — Ben. Excurs. Villandraut. P.-V. S. L. B., p. ix. 1894. — Degr,-Touz. Et. prél. Orthez. A. S. L. B., XLVII, p. 416. 1897. — Raulin. Stat. géol. Landes, pp. 294, 296, 299, 320. 1902. Donax burcligalensis Bigot. Cat. crit. coll. Defr., p. 161. 1906. — Dollf. et Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 164, pi. XI, fig. 5 à 8. Test assez épais et solide. Taille petite; forme peu convexe, ovale-oblongiie, équivalve, iiiéquilalérale; côté postérieur coui't, non tronqué; côté antérieur [)lus allongé, cunéiforme; bord palléal faiblement arqué; contour antérieur étroitement ellipti- que; contour postérieur plus atténué, se l'accordant presque par un angle avec le contour palléal ; bord cardinal presque rectiligne en avant du crochet, plus arrondi en arrière; bord des valves orné intérieurement de crénelures saillantes, dont quatre ou cinq plus grosses ^i la partie postérieure du bord palléal; elles deviennent très fines sur le bord anal et dispa- raissent sur la partie antérieure du bord cardinal; crochets petits, assez saillants, opislhogyres, situés aux deux tiers envi- ron à partir du côté antérieui". Surface externe polie et luisante, peu bombée en avant et portant en arrière une carène émous- sée; à la loupe, on a[)erçoit de fines lignes l'adiales non enfon- cées qui sont, comme dans l'espèce précédente, la trace de costules internes, vues par ti'ansparence à travers la partie superficielle du test; ces lignes radiales disparaissent sur le côté antérieur; le côlé anal est orné de lamelles trar)sversales, minces, saillantes et flexueuses (}ui s'ari'êlent à la carène. Charnière : 3„ petite, mince, soudée au bord cardinal, — 311 — Sb trièdre, grosse, saillante, bifide, séparée par une fossette de la nymphe qui est courte et épaisse; AI obsolète, PI courte et saillante, ra|)pi'ochée du crochet, séparée par une fossette pro- fonde du bord cardinal qui forme une saillie simulant PIII; 2 assez mince, 4ô soudée à la nymphe; entre les deux, est une fossette profonde où se loge Sb ; A II obsolète et PII courte et très rapprochée du crochet. Impression palléale écartée du bord, surtout en avant; sinus palléal ovalaire, à peu près horizontal, s'avançant jusqu'au milieu de la valve. A l'état vivant, la coquille devait être ornée de bandes colo- rées transversales dont on voit encore des traces sur le fossile. Dm. Diamètre anléro-postérieur : 18 mill.; diamètre umbono- palléal : 9 mill. Rapp. et diff. — Basterot avait fait de cette espèce une vai\ minor de D. anatinum. Elle a été séparée avec raison par Deshayes de l'espèce vivante dont elle se distingue par sa taille moindre et par l'ornementation de son côté anal. D'autres auteurs, en particulier Philippi, Brown, Mayer, l'ont réunie à D. veniista Poli dont le côté anal présente aussi des lamelles transversales. Toutefois, cette dernière est plus petite et moins allongée transversalement. Il y a plus d'analogies entre D. transvasa et les var. par- volonga Sacco et elongata Montr. de D. venusta; le défaut d'échantillons de ces variétés ne nous permet pas de pousser plus loin la comparaison. D. lœvissimus, de l'Helvétien de la Touraine, atteint de plus grandes dimen- sions que D. transversa; il n'est pas aussi fortement caréné et son côté postérieur est entièrement lisse; enfin les dents de la valve gauche sont un peu plus isocèles que chez D. transversa, de même que 3a est un peu épaisse sur la valve droite. D. intermedia Hœrn., du Bassin de Vienne, qui a le côté anal sillonné comme notre espèce, est bien plus grand, son bord palléal est moins arqué, tout à fait parallèle au bord supéro-postérieur, et sa forme plus aplatie. Sous le nom D. burdigalensis, Defrance a décrit en quelques mots, sans la figurer, une espèce de « Léognan et du Piémont ». Il n'est pas certain que ce soit D. transversa, d'abord parce que cette der- nière ne se trouve pas en Italie, et ensuite parce que ^ dans notre Néo- gène — d'autres formes se rapprochent beaucoup de D. transversa. D'ailleurs il y a des divergences dans l'interprétation de l'espèce de Defrance que MM. DoUfus et Dautzenberg rapportent à D. transversa, et M. Bigot à D. minutus du Pliocène italien. De plus, M. Bigot nous apprend (Gat. coll. Defr.), que les types de Defrance ont été perdus. Dans ces conditions, il est beaucoup plus prudent de rayer D. burdigalensis de la nomenclature; en — 312 — tous cas, les règles adoptées par les Congrès ne permettaient pas, ainsi que l'ont fait MM. Dollfus et Dautzenberg, de reprendre le nom douteux D. burdigalensis alors que celui de D. transversa est appuyé d'une bonne description et d'une figure. Il existe dans le bassin de Vienne et dans la Sarmatie une espèce beaucoup moins inéquilatérale, entièrement lisse, sauf d'imperceptibles rayons, et bien distincte soit de D. transversa, soit de D. Intcrmeclia, qu'Eichwaid a nommée D. hicida; d'après la comparaison des spécimens que l'un de nous possède (coll. Gossmann), de Wiesen, Vesselaia, Plavinzi, nous avons pu vérifier que ces différences ne sont pas dues au crayon du dessinateur. Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotypes figurés (PI. XI, fig. 18-21), coll. Peyrot. Très commun et caractéristique de la couche à Mactres de cette localité et de Gieux; Cestas, toutes les collections, moins commun; Mérignac (Baour sup.), Martillac (Pas de Barreau), Léognan (Thi- baudeau, Coquillat, Sangsueyre, château Ollivier); Saucats (Peloua, Eglise, Lagus); Dax (Cabannes, Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — BurdBKa- lion. Mérignac (Baour inf., Pontic), coll. Peyrot, Gossmann; Léognan (Le Thil inf.), coll. Degrange-Touzin, rare dans l'Aquitanien moyen ; commun dans l'Aquitanien supérieur; Pessac, coll. Duvergier; Gabanac (Gassies, Pou- quet), Saint-Médard-en-Jalles (Gajac); Uzeste, Lucbardez, St-Avit, Gorbieu (M'"- de Carreau), Saint-Avit, Martillac, La Brède, Saucats (Lariey), Villan- draut, Saint-Selve (Moulin Durand), coll. Degrange-Touzin. — Aquita- nien. Saucats (la Sime), Salles (M. Débat, Largileyre, Minoy), Baudignan, Orthez (le Paren, Housse), Sallespisse, Salies-de-Béarn, coll. Degrange- Touzin (rare à ce niveau). — llelvétien (1). 138. Donax [Paradonax) transversa Desli., var. gibbosula Mayer. PI. XI, fig. 22-25. 1858. Donax gibbosula May. Journ. Conch., VII, p. 297, pi. XI, fig. 22-25. 1860. — May. Journ. Conch., VIII, p. 216, 421, pi. V, fig. 8, 9. 1873. — Ben. Gat. Saucats, p. 33, n° 62. 1886. -r- DoUf. et Dautz. Etude prél. Tour., p. 93. 1886. — Ben. Observ. géol. M. -de-Marsan, pi. xux. (1) En raison de celle extension straligraphique, D. transverm est bien ce que M. H. Douvillé appelle en principe « un mauvais fossile ». — 313 — 1894. Donax gibbosulaDegw-ToViZ. Et. prél. Orthez '{A. S. L. B., XLVII, p. 413). 1906. Donax burdigalensis (1) Dollf. et Dautz. Coiicli. Mioc. Loire, p. 164 {pars), pi. XI, fig. 5-8. Test assez épais et solide. Taille petite ; forme ovale-obloiigue, gibbeuse ; côté postérieur tronqué, côté antérieur plus court que dans la forme typique; bord palléal un peu sinueux; crochet opistliogyre, petit, mais assez gonflé. Surface extérieure, orne- mentation, charnière, impressions niusculaireset palléale comme dans la forme typique; on trouve toutefois des spécimens dont le côté anal est lisse. DiM. Diamètre antéro-postérieur, 10 mill.; diamètre umbono- palléal-, 5,5 mill. Rapp. et diff. — liien que cette variété soit rehée au type par des for- mes intermédiaires et qu'il ne soit pas toujoui^s facile de l'en, séparer dans les mêmes gisements où elles ont simultanément vécu, on pourra ordinai- rement la distinguer par son galbe plus gibbeuxen arrière, par son côté anal un peu plus convexe, souvent dépourvu de lamelles transverses, ou n'en portant qu'au voisinage du crochet, ainsi que par son bord palléal sinueux. Aussi, contrairement à l'opinion de MM. Dollfus et Dautzenberg, nous la séparons de D. transversa, mais seulement h titre de variété qui a vécu presque partout avec la forme typique, quoique plus rare qu'elle. Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotype (Pi. XI, fig. 22-25), coll. Peyrot, rare; coll. Benoist au M. H. N. B. ; Cestas, même coll. et coll. Peyrot; Saucats (Eglise, Lagus, Gieux), coll. Degrange-Touzin. — Unrdi- g:allen. Orthez (Le Paren) ; Sallespisse, coll. Degrange-Touzin. Très rare. — Helvétien. Saint-Avit, peu rare, coll. Cossmann, coll. Degrange-Touzin. — /Iqul- tanicii. 139. Donax (P«m(/onar) sallomacensis woy. s/;. PI. XI, fig. 26-29. 1878. Donax intermedia Ben. Tort. Gir., p. lxxxvii [non Hœrn.). Test assez inince. Taille petite; forme ovale, transverse, équi- valve et inéquilatérale; côté postérieur beaucoup plus court et (1) Voir l'observation faite, à propos de D. Iransversa, sur la synonymie de D. bur- digalensis Defr, — 314 — un peu plus bouihé que l'antérieur; bord palléal faiblement arqué et parfois presque rectiligne ; bord antérieur bien arrondi, bord postérieur obtuséuient tronqué;, bord cardinal rectiligne en avant du crochet, plus arrondi en arrière; bord des valves crénelé intérieurement à l'exception du bord cardinal antérieur; crochets petits, opisthogyres, situés aux deux tiers de la coquille à partir du côté antérieur. Surface externe polie et lui- sante, peu bombée, entièrement lisse; un angle divergent très émoussé limite le côté anal. Charnière, impressions musculaires et palléale comme dans D. transversa. DiM. Diamètre aniéro-postérieur : 12 mill.; diamètre umbono- palléal : 6 mill. Rapp. et diff. — Voisine de D. transversa par la forme générale et les dimensions, elle s'en écai'te cependant par son aplatissement plus grand, par son angle postérieur plus émoussé, et comme conséquence, par son côté anal moins brusquement infléchi et plus allongé; le bord palléal est plus rectiligne et sa courbure postérieure plus arrondie; enfin la surface extérieure est entièrement lisse. Cette espèce était inscrite dans la coll. Benoist sous le nom D. intermedia Hœrn., mais sa taille plus petite, sa forme générale, et surtout l'absence de rides sur le côté anal, ne permettent pas de l'y rapporter. Elle se rapproche bien davantage de D. Ixvissima Duj. de l'Helvétien de Touraine; elle est toutefois plus plate, son côté postérieur est un peu plus court, son bord palléal est plus rectiligne. Quant à D. minii- ^î plus ou moins profonde selon les espèces. (G. -T. : Venus vetula Bast.). La comparaison des deux diagnoses ci-dessus nous dispense d'insister sur les différences — d'ailleurs légères — qui motivent, à la rigueur, l'établissement de cette Section; la forme des coquilles qui peuvent y être classées est, d'autre part, très variable, on peut y distinguer de nombreu- ses mutations, presque une espèce par gisement, sans qu'il soit possible de les identifier complètement avec aucune des variétés du génotype qu'a distinguées M. Sacco. Cet auteur signale des formes ancestrales de Callis- totapes dans l'Oligocène, même dans l'Eocène (T. fabaginus Mayer, T. vir- gatus Sow.); toutefois, nous n'avons pu vérifier cette allégation et nous nous contentons d'affirmer l'apparitioa de cette Section dans l'Aquitanien. Sect. Pullastra Sow. Forme subquadrangulaire ; surface treillissée, la sculpture rayonnante étant presque égale à la sculpture concentri- que ; charnière très *t-:s=^=rrTr!\iii; réduite, à dents peu divergentes, saillan- Fig- 5i. tes, dépassant un peu le contour inférieur du bord cardinal; elles sont presque toutes bifides, sauf 3^ et â^, 2^ l'est très peu ; Charnière de Pullastra pullastra L. Viv. — 320 — sinus largement ovale, avec une étroite languette palléale; cicatrice supramusculaire très enfoncée sous le hord supérieur. (G. -T. : Veîius pullaslra Lin. Y IV.). Déjà signalée dans l'flelvétien et le Pliocène, cette Section apparaît dans noire Burdigalien; quant à la citation de l'Eocène [Tapes Hébert i Mayer), d'après M. Sacco, elle est des plus douteuses. La distinction est facile à faire par le seul examen de la surface dorsale qui est beaucoup plus rayonnée que chez les groupes précédents. Quant aux autres Sections ou Sous-Genres : Amygdala Rœmer (ovale, finement treillissée, signalée dans l'Helvétien de la ïouraine); Myrsus H. et A. Adam (à surface ridée, considérée comme synonyme d' Amygdala); Para- tapes Stol. (à surface lisse); Taiirotapes Sacco (dont la charnière est un peu différente); Myrsopsis Sacco (à surface ci'épue, à gros sinus tout à fait détaché), nous ne les avons pas rencontrées dans le Miocène de l'Aqui- taine. Nous n'y avons pas trouvé non plus de représentants d'un groupe très répandu dans le Bassin de Vienne et dans la Sarmatie ou Podolie : Tapes gregaria Partsch (coll. Cossmann), qui pourrait, à cause de son sinus court, de sa forme très irrégulière et peu allongée, être pris comme géno- type d'une Section intermédiaire entre Tapes et Hemitapes; il appartient à nos confrères de Vienne de la caractériser d'une manière plus précise, s'il y a lieu. Enfin, les autres groupes considérés par Fischer comme de simples Sous-Genres de Tapes, tels que Hemitapes Rœmer, Catelysia Rœmer (et sa Section Marcia H. et A. Adams), Liocyma Dali, Gomphina Morch, ont été l'objet d'une étude très attentive de M. Jukes Browne (1) qui a transformé ces subdivisions en Genres complètement distincts de Tapes. Nous nous rallions — en partie du moins — à cette conclusion, et conséquemment nous les reportons après les Tapes, en tête du Genre Venus dont elles se distinguent par leur charnière plus voisine de celle de Tapes que de celle de Venus : ce sont évidemment des formes intermédiaires qui justifient ce que nous avons dit précédetnment au sujet de l'impossibilité de trancher les limites de Sous-Familles nettement définies dans la Fam. Vcneridœ. 141. Tapes [Cailistotapes] vetulus [Bast.]. PI. VI, fîg. 34-37. 1825. Venus vetula Bast. Mém. env. Bord., p. 89, pi. VI, fig. 7. 1836. Tapes vetula Desmoulins. Foss. Fal., III, p. 81. (l) The applic. of llie names Gomphina, Marcia, Hemitapes and Kalelysia [Froc, Mal. Soc, VIII, avril 1909, p. 233-246, pi. X). — 'S'il — 1837. Venus rotundala T>uiavd. Mém. Tour., p. 261 [non L.). 1838. Venus vetula Grat. Catal. zool. Gironde, p. 66. 1848. Pullastra vetula Desh. Traité élém. Con.ch., p. 530, pi. XXII, fig. 1-2. 1852. Venus vetula d'Orb. Prod., III, p. 106, 26« et., n° 1967. 1862. Tapes vetula Hcern. Tert. Beck. Wien, II, p. 113, pi. XI, fig. 1. 1873. — Benoist. Cat. Sauçais, p. 35, n° 68. 1874. — Tour. Fal. de Sos, p. 16. 1886. — Dollf. Dautz. Et. prélim. Tour., p. 5. 1900. Callistotapes vetulus Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 52, pi. XII, fig. .1-2 {sol). 1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 16. 1906. — Dollf. Dautz. Goncli. Mioc. Loire, p. 176, ' pi. XII, fig. 1-6. 1909. — Dollf. Etude crit. Coq. Bord., p. 28, pi. III,- fig. 13-15. Test médiocrement é(3ais. Taille assez grande; forme ovoïdo- transvcrse, peu convexe, 1res inéquilalérale ; côté antérieur elliptique ou presque semi-circulaire, deux fois plus court que le côlé postérieur dont l'ovale est moins régulier et plus atténué; bord palléal arcjué, très légèrement sinueux en deçà de son raccordement avec le contour anal ; crochets petits, peu sail- lants, prosogyres, inclinés au tiers antérieur de la longueur des valves; bord supérieur déclive, assez longuement rectiligne en avant du crochet, légèrement convexe en arrière. Lunule étioile, allongée, lancéolée, lisse et excavée, limitée à Texlérieur par un angle émoussé; coi-selet encore plus long, presque linéaire, lisse, bordé par une caiène; surface dorsale peu bombée, liés faibletnent déprimée à l'arrière en deçà de l'angle du corselet; ornementation formée de sillons réguliers (jui séparent de gros cordons concentriques, encore plus saillants sur la région anale où les sillons s'espacent davantage sans être anastomosés cepen- dant. Charnière étroite et courte : 1 courte, saillante, perpendicu- laire, très faiblement bifide; 3^ oblique et mince, Sb symétrique, plus épaisse et largement bifide à son extrémité qui forme deux crêtes bien distinctes; 2^ bifide, 2^ plus oblique et plus épaisse, non bilobéc; 4^ lamelleuse et oblique, bien séparée de la nym- ToME LXIV. 22 — 322 — phe qui est très longue et aplatie; contour inférieur du plancher cardinal légèrement excavé en arrière des cardinales. Impres- sions musculaires inéquidistantes et inégales, la postérieure largement arrondie; cicatrice supra-musculaire superficielle et subcirculaire, sous l'emplacement qu'occuperaient AI et AU si elles existaient. Sinus palléal ovale, presque horizontal, n'attei- gnant pas la moitié de la longueur des valves, séparé par une étroite languette de la ligne paliéale qui n'est pas complètement parallèle au bord, surtout vers l'impression du muscle anté- rieur. DiM. Diamètre anléro-postérieur : 54 mill. ; diamètre umbono- . palléal : 34 mill. Rapp. et difif. — T. vetulus a été décrit par Basterot comme fossile de Saucats et de Léognan ; il semble donc très simple de délimiter exacte- ment l'espèce, tout au moins dans le Bordelais: cependant nous avons longuement hésité avant de nous décider à y distinguer des variétés ou des mutations, attendu que c'est uçie coquille polymorphe, souvent dans le même gisement, et que c'est moins par le contour, les proportions ou l'ornementation qu'il faut se guider, que par l'inclinaison ou la disposition des dents cardinales. Les échantillons de Léognan que nous faisons figurer comme néotypes s'appliquent, aussi exactement qu'il est possible de l'ima- giner, sur les figures du Mémoire de Basterot; ils sont également très voisins des spécimens figurés par MM. Dollfus et Dautzenberg, ainsi que des figures 1 et 2 de l'ouvrage de M. Sacco. En ce qui concerne les spécimens du Bassin de Vienne, figurés par Hœrnes, nous croyons pouvoir affirmer qu'ils se rapportent bien à l'espèce de Basterot, quoiqu'ils paraissent un peu plus régulièrement ovales, mais la charnière et le sinus sont identiques. On peut donc en conclure que le véritable T. vetulus a authentiquement vécu dans le Burdigalien et dans l'Helvétien de ta Touraine et du Bassin de Vienne. D'autre part, les valves de l'Aquitanien de Léognan (Le Thil), que nous avons sous les yeux, ne diffèrent de la forme typique que par leur extré- mité antérieure plus acuminée et par leur bord palléal plus rectiligne au milieu; leur taille est aussi moindre, mais la charnière et le sinus ne pré- sentent aucune différence, pas plus que l'ornementation, à l'exception de quelques sillons accidentellement anastomosés à l'arrière. Si ces diffé- rences bien légères se reproduisaient sur un plus grand nombre d'individus que ceux que nous avons eus à notre disposition, on pourrait admettre, à la rigueur, une mut. aquitanica nubis. — 323 — Là se home, à notre avis, l'identification de l'espèce de Basterot, et c'est déjà une grande longévité que nous lui accordons, mais les autres formes, même du Burdigalien, de l'Helvétien, et surtout du Pliocène, sont bien distinctes par leur charnière, à tel point qu'il faut ne l'avoir pas même regardée pour supposer que T. Genei, par exemple, appartient à la même espèce; on trouvera ci-après l'exposé de ces rectifications indis- pensables, en ce qui concerne du moins l'Aquitaine. Les confusions qui s'établissent souvent par la seule comparaison des ligures vues du côté du dos, se dissipent dès qu'on fait état des différences que présentent les charnières et aussi la cicatrice supramusculaire de toutes ces coquilles. Localité. — Léognan (Coquiliat), néotypes (PI. XI, fig. 34-36) coll. Bial- Neuville; coll. de Sacy, commune surtout dans la couche à Pectunculus cor.; Saucats (M'° de Lagus), toutes les coll.; Cestas, coll. de Sacy; Sau- cats (La Cassagne), coll. Benoist au M. H. N. B.; Mérignac, Martillac, Léognan, etc., coll. Degrange-Touzin. — iSurdigalien. Léognan (Le Thil), mut. aquitanica G. et P. (fig. 37), coll. Bial-Neuville, coll. Degrange-Touzin, rare. Saint-Avit, forme typique, coll. Peyrot; Le Haillan, Villandraut (Gamachot), coll. Degrange-Touzin). Saint-Médard-en- Jalles (Gajac) coll. Duvergier. — Aqultanien. 142. Tapes [Callistotapes) Deshayesi Benoist in coll. PI. XII, %. 5-8. 1873. Tapes... sp. nov. Benoist. Cat. Saucats, p. 36, n° 71. « Grande et belle espèce ornée de côtes et de sillons concentriques ». Test assez épais. Taille un peu au-dessus de la moyenne; forme étroite, ovale- trausverse, médiocrement convexe, très inéquilalérale; côté antérieur court et ovale, côté postérieur plus atténué et même obliquement subtronqué vers l'extrémité analo-palléale ; bord palléal arqué au milieu, très faiblement sinueux du côté postérieur, se raccordant avec la troncature anale par un angle arrondi; crochets peu gonflés, prosogyres, inclinés au tiers environ de la longueur des valves; bord supé- rieur faiblement excavé eu avant, légèrement convexe en arrière du crochet jusqu'à la troncature anale. Lunule longue, lisse, très peu excavée, limitée par une strie bien gravée; cor- selet lancéolé, très allongé, limité par un angle émoussé qui s'atténue vers le bord ; surface dorsale un peu bombée, mar- — 324 — quée en arrière d'une très faible dépression rayonnante, adja- cente à un léger bombement, qui correspondent l'un et l'autre à la sinuosité du contour palléal ; la région anale est assez for- tement comprimée jusqu'à l'angle du corselet; ornementation formée de profonds sillons concentriques qui s'écartent graduel- lement et qui séparent de gros cordons aplatis et obtusément striés; on distingue, en outre, quelques vagues rayons sur la dépression anale, mais seulement quand les exemplaires sont très frais. Gbarnière plus ou moins haute, mais très courte : 2a, % divergentes et faiblement bifides, 4 mince; 2^ forme la bissec- trice oblique de l'angle que 2b fait avec 4; 1 mince quoique solide, perpendiculaire au bord cardinal, 3^ mince et oblique en avant, 3^ étroitement bifide, séparée de la nymphe par une rai- nure. Impressions musculaires inégales et inéquidistantes, l'antérieure plus profondément gravée que la postérieure qui est grande et circulaire ; cicatrice supra musculaire petite et profondément enfoncée; sinus palléal large et peu ascendant, arrondi à sou extrémité, s'avançant jusqu'aux deux cinquièmes de la longueur des valves, séparé par une étroite languette de la ligne palléale qui est à peu près parallèle au bord. DiM. Diamètre anléro postérieur : 64 mill. ; diamètre umbono- , palléal : 38 mill. Rapp. et diff. — Benoist a séparé avec raison — mais sans les nommer dans son catalogue — les valves de cette espèce parce que leur ornemen- tation est plus grossière; or nous n'avons cité son espèce en synonymie qu'après nous être assurés qu'il s'agissait bien de la même forme, car sa diagnose est par trop sommairs pour un Tapes; nous n'attachons d'ailleurs à ce critérium distinclif qu'une importance tout à fait secondaire; leur forme est aussi plus allongée avec une extrémité postérieure plus atténuée, plus nettement tronquée vers la jonction avec le bord palléal; cependant nous n'aurions encore admis T. Deshaycsi (avec le nom que Benoist lui attribuait dans sa collection), qu'à titre de variété locale, tellement T. vetiiliis est variable, si nous ne tirions de la comparaison des charnières des motifs plus sérieux pour caractériser une espèce bien distincte: 2a est plus écartée de 2b, toutes deux sont moins profondément bifides, 4 est plus courte et également divergente de l'autre côté de 26; sur l'autre valve, 1 est moins bidde, 'S/j est moins épaisse et moins largement bifide. — 325 — 1/ornementation compoite des sillons bien plus écartés que sur la sur- face de la plupart des individus de T. vetiiliis dans le Burdigalien; cepen- dant les spécimens de l'Helvétien de la Touraine — qui ont bien exacte- ment la forme et la charnière typiques de T. vetulus — ont aussi des sillons assez écartés, presque autant que T. Deshayesi; il en est de même de T. Gcnei {in Sacco) qui, d'après la comparaison des spécimens de l'Astien (coll. Cossmann), possède une charnière plus étroite, une cicatrice supra- musculaire beaucoup plus étalée et plus superficielle, avec un sinus plus long. • Localités. Saucats (Pont-Pourquey), type figuré, valve gauche (PI. XII, fig. 6, 8), coll. Bial-Neuville; valve droite (fig. 5, 7) coll. de l'Ecole des Mines; coll. Benoist au M. H. N. B.; La Brède (Moras), le Peloua, deux belles valves opposées, coll. Degrange-ïouzin. Cestas, coll. Duvergier. — ■ Burdigalien. 143. Tapes [Callistotapes) sallomacensis Fischer. PL XI, fig. 38-39; et PI. XII, fig. 34. 1878. Tapes Genei Benoist Et. Tort. Gir. P.-V. S. B., t. XXXIII, p. lxxxvii {non Michelotti). 1879. T. vetulus, y ar. sallomacensis Fischer. B. S. G. F., (3), VII, p. 218. 1880. Tapes sallomacensis Font. Bassin de Crest, p. 166, pi. VI, fig. 5-6. 1894. — Degr.-Touz. Et. prél. Ort. (A. S. L. B., XLVII), p. 415. Test assez épais. Taille grande; forme ovoido-trigone, élevée, convexe, un peu inéquilatérale; côté antérieur ovale, plus court que le côté postérieur dont la courbe est moins régulière; bord palléal ai(|ué sur la [)lus grande étendue de son contour, sauf du côlé posiérieui' où il est légèrement rectiligne avant de se raccorder [)ar un angle arrondi avec le contour anal; crochets faiblement gonlïés, peu saillants, prosogyres, inclinés un peu eu deçà du tiers de la longueur des valves; bord supérieur déclive et rectiligne en avant, légèrement convexe en arrièi'e du crochet. Lunule dépr-imée, lisse, lancéolée, limitée h l'extérieur par une strie ; corselet peu distinct ; surface dorsale bombée, comprimée sur la région annale souvent décortiquée, ornée de sillons plus ou moins réguliers qui séparent des coi'dons con- centriques peu épais. — 326 — Charnière large el courte; foi'teiiient bifide et un peu obli- que; Sa mince et écartée, 3ô aussi bifide que 1 et assez voisine; 26 perpendiculaire étroite et bifide; 2^ épaisse, très sailUinte et très oblique; 4^ moins inclinée de l'autre côté de 2ô. Impres- sions musculaires inéquidistantes et inégales, cicatrice snpra- musculaire subtrigone et superficielle, séparée par un petit renflement de l'impression antérieure ; sinus palléal large et peu ascendant, séparé par une étroite languette de la ligne palléale qui est écartée du bord et presque parallèle. DiM. Diamètre antéro-postérieur :68 mill. ; diamètre umbono- palléal : 50 mill. Rapp. et diff. — Fischer a très justement distingué cette espèce et Fontannes a suivi son exemple : la forme élevée et îmédiocrement iné- quilatérale de cette coquille nous avait déjà, depuis longtemps, frappé les yeux, et nous avions beaucoup de répugnance à y voir une simple variété de T. vetulus; de plus, en comparant les charnières, on s'aperçoit immédia- tement que 36 est bien plus largement bitide, beaucoup moins oblique, que l'inclinaison de 1 est vers l'avant au lieu d'être vers l'arrière, que cette dent 1 est en outre bien plus épaisse et plus profondément bilobée, que 2a et 26 sont plus écartées, moins largement bifides, tandis que 4» est au contraire plus rapprochée de sorte qu'il y a^plus de symétrie dans la dis- position des trois productions dentaires de la valve gauche. Comparé à T. Deshayesi, T. sallomacensis a une forme beaucoup plus éle- vée, moins inéquilatérale, moins acuminée en arrière, avec un bord palléal moins sinueux; en outre, 2a est simple au lieu d'être bifide et 46 moins oblique; enQn, les sillons de la surface sont moins écartés, de sorte que les cordons séparatifs sont moins grossiers que chez T. Benoisti. Fontannes indique la tendance de cette coquille vers T. Genei Mich., mais l'espèce pliocénique est,plus ovale, munie d'une charnière beaucoup plus petite, avec une nymphe plus large, un bord cardinal presque pas échancré en arrière et des cordons concentriques beaucoup plus épais sur la surface dorsale. Localités. Salles (Largileyre), néot.ypes (PI. XI, fig. 38-39; et PI. XII, lig. 3-4), coll. Cossmann, coll. Benoist, au M. U. N. D.; coll. Degrange- Touzin, Vignal, peu rare ; Sallespisse, coll. Bial-Neuville (valve un peu moins élevée, avec 3* encore plus rapprochée de 1); Salies-de-Béarn, Saucats (la Sime), Salles (le Minoy), coll. Degrange-Touzin, rare. — Helvétien. — 327 — 144. Tapes [Callisioiapes) Benoisti ?/. sp. PI. XII, fig-. 9-11. Test assez épais. Taille grande; forme ovale, |)eu convexe, inéquilatérale; côté anlérieiir court et arrondi, côté postérieur pres(jue trois fois [)lus allongé, mais pas plus atténué que l'au- tre; bord palléal arqué, se raccordant par des courbes réguliè- res avec les contours latéraux; crochets petits, peu proéminents, prosogyres; inclinés aux trois quarts de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive et à peine excavé sur la région lunulaire, à peine arqué en arrière du crochet, puis presque rectiligne à l'extrémité de la nymphe. Lunule déprimée, mal limitée à l'extérieur; corselet très étroit, réduit à une étroite et profonde dépression, limité à l'extérieur par un angle obtus et séparé du ligament par une profonde rainui'e; surface dorsale peu bombée, obtusément déprimée sur la région anale, souvent décortiquée aux abords des crochets, ornée ailleurs de sillons imhriqués qui séparent des rubans irréguliers et aplatis, plus serrés, sur la région antérieure, sublamelleux sur la dépression anale. Charnière bien développée, (juoique assez courte : 1 étroite et un peu bifide, perpendiculaire sous le crochet, 3^ oblique et épaisse, 80 peu incliuée et nettement bilobée; 2^ assez épaisse, non bifide, % très voisine et divisée en deux lames jusqu'à sa racine; 4^ trigone, contiguë h la nymphe qui est aplatie, très allongée et sous laquelle le contour inférieur du plateau cardi- nal est échancré |)ar un arc à très grand rayon. Impressions musculaires arrondies, inégales, l'antérieure plus petite que la [)ostérieure; cicatrice supramusculaire très profonde, trigone, séparée du muscle antérieur par \n\ foi-t épaississement formant le [)ont entre le bord lunulaire et la surface interne ; sinus assez large, horizontal, dont l'extrémité ovale s'avance presque jus- qu'à la moitié de la longueur des valves, bien séparé de l'im- pression palléale qui est écartée du bord et bien gravée. DiM. Diamètre antéro-poslérieur : 77 mill,; diamètre umbono- palléal : 48 mill. — 328 — Rapp. et diff. — Il est impossible de confondre cette coquille avec T. sallomacensis qui est beaucoup moins allongé et moins inéquilatéral, avec une cicatrice musculaire moins profonde et une dent 1 plus profondément bifide. T. Benoisti est aussi plus allongé que T.vctulm, et ses crochets sont situés bien plus en avant, son ornementation est plus imbriquée, et si sa charnière en est très voisine, sa cicatrice supra-musculaire est bien plus profonde, son sinus s'avance plus loin à l'intérieur des valves, et enfin son impression palléale est plus parallèle au bord. D'autre part, T. Deshaijesi a une forme subtronquée à l'arrière, des crochets situés au tiers seulement des valves, et une ornementation beaucoup plus grossière, avec un sinus moins allongé. Si l'on compare T. Benoisti à T. Gcnei Mich., on remarque que ce dernier, s'il a la même forme à peu près que l'espèce de l'Aquitaine, possède une charnière encore plus réduite, dont les trois dents sont inéga- lement bifides sur la valve droite, tandis que son sinus s'avance moins loin à l'intérieur des valves que celui de T. Benoisti; enfin la cicatrice supra-musculaire de T. Genei est — ainsi que nous avons pu le vérifier sur les spécimens de l'Astien du Piémont (coll. Gossmann) — tout à fait super- ficielle, ce qui la distingue complètement de celle de notre espèce. Localité. — Salles (M'-^ Débat), cotypes (PI. XII, fig. 9-11), coll. Benoist au M. H. N. B. Clermont (Landes), coll. Degrange-Touzin. — Helvctlen, 145. Tapes [Callislotapes) clandestinus Mayer (1). PI. XI, (ig. 40; et PI. XII, fig. 1-2. 1860. T. clandestina Mayer. Journ. Conch., IX, p. 358, PI. V, fig. 8. 1873. — Benoist. Gâtai. Saucats, p. 36, n" 70. Test assez mince. Taille généralement au-dessous de la moyenne; forme ovale-lransverse, faiblement convexe, très iné- quilatérale; côté antérieur coui't et ovale, côté postérieur beau- coup plus allongé, obliquement troncpié sur le contour anal qui est néanmoins un [)eu convexe; bord palléal régulièrement arqué, raccordé en courbe circulaire avec les contours latéraux ; crochets [)etits, peu proéminents, ()i'osogyres, inclinés vers le quart de la lor)gueur, du côté antérieur; bord supérieur peu excavé en avant — déclive et presque horizontal en arrière — (1) Tapes esl masculin; pour les espèces qui étaient dénommées Veiuis^ beaucoup d'auteurs ont à lorl conservé la désinence féminine en faisant passer l'espèce dans le G. Tapes; mais celle erreur n'est même pas explicable pour T. clandestinus. — 320 — du crochef, raccordé par un angle arrondi avec la troncature anale. Lunule lisse, lancéolée, bien limitée [)ar une sli'ic pro- fonde; corselet lisse, très étroit, bordé à Textérieur par un angle émoussé, séparé par un gradin rainure de la surface ligamen- taire; surface dorsale peu bombée, largement déprimée à l'ar- rière dans la région anale qui correspond r» la troncature ; ornementation composée de sillons assez fins et assez serrés sur la dépression anale; on distingue en outre quehjues rayons su[)erficiels et peu réguliers. Charnière assez étroite : l étroite, pei-pendiculaire et bifide, à peu près bissectrice de l'angle de 3a et 'S^^ cette dernière lar- gement bifide; 2^ épaisse et peu bifide, 2^ oblique et étroite- ment bifide, 4^ juxtaposée à la nymphe qui est deux fois et demi plus longue et aplatie; contour inférieur du plancher car- dinal obliquement recliligne jusqu'à 3ô et Ah, et faisant à cet emplacement un angle très ouvert avec le bord nymphéal. Impressions musculaires inéquidistantes, peu profondément gravées; cicatrice supra- musculaire entaillée tout à fait sous le bord supérieur et mal délimitée; sinus palléal grand, peu ascendant, arrondi à son extrémité qui s'avance jusqu'à la moitié environ de la longueur des valves; ligne palléale paralr lèle au bord. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 24 miil.; diamètre umbono- palléal : 15 mill. Rapp. et diff. — Cette espèce a été très justement séparée de T. vetidus, non seulement à cause de sa forme plus ovale etde sa taille toujours moindre mais aussi à cause de son ornementation très différente; la cliarnière pré- sente quelques petites divergences que fait ressortir la lecture comparative des deux diagnoses ; la cicatrice supra-musculaire est plus profondément enfoncée sur le bord; le sinus est plus long, avec une languette palléale moins étroite. C'est encore un CalUstotapes par sa charnière, malgré l'exis- tence de quelques rayons d'ailleurs peu distincts ; mais sa forme et son ornementation n'ont aucun rapport avec celles de T. Benoisti ni de T. sallo- macensis. Enfin sa forme est beaucoup plus allongée que celle de T. Genei qui est orné de sillons plus écartés sur toute la surface et qui a, en outre, le côté antérieur moins court, parce que ses crochets sont situés moins en avant que chez T. clandestinus, qui paraît d'ailleurs localisé, au nivea,u d^' — 330 — l'Aquitanien. Nous avons, il est vrai, sous les yeux une valve très mince (coll. Cossmann) provenant de Saucats (M''^ de l'Eglise), mais d'après cet unique spécimen de très petile taille, il nous est impossible d'affirmer que ce soit le jeune âge de l'espèce de Mayer. Localités. — Léognan (le Thil), plésiotypes (Pi. XI, fig. 40, et PI. XII, fig. 1-2), coll. de Sacy, coll. Degrange-Touzin ; Saint-Moiillon (le Plantât), coll. Bial-Neuville, coll. Benoist au M. H. N. B., coll. Degrange-Touzin; Saucats (Lariey), coll. Cossmann, Balizac, valves presque lisses, Lucbardez, Cabanac (Pouquet), Uzeste, La Rrède (tranchée du chemin de fer), Saucats (Lariey), Villandraut (Fortis), SainL-Selve (Raton-Durand), La Salle (La Brède), coll. Degrange-Touzin; Saint-Avit, coll. Cossmann, coll. Degrange- Touzin. — JLquitaiiien. 146. Tapes [Puliaslra] Basteroti Mayer. PI. XIII, fig. 1-3. 1857. Tai es astensis May. Jouni. C, VI, p. 181, pi. XIV, fig. 4 {non Bon.). 1860. Tapes Basteroti May. in Uœm. Tert. Beck. Wien, II, p. 113 [excl. fig.). 1873. Tapes astensis Benoist. Cat. Saucats, p. 36, n° 69. Test niédiocrenieut épais. Taille moyenne; forme subqua- drangulaire, un peu convexe, très iné(juilatérale; côté antérieur semi-elliptique, presque trois fois plus court que le côté posté- rieur qui est obliijuement tronqué sur le contour anal; bord palléal très peu arqué, se raccordant par un angle largement arrondi avec le contour anal; crochets petits, peu saillants, prosogyres, situés aux trois dixièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur peu excavé et déclive en avant — rectiligne et presque horizontal en arrière — du crochet, faisant un angle arrondi à sa jonction avec le contour anal. Lunule pelite, lancéolée, peu distincte, limitée par un angle très effacé; corselet linéaire, réduit à une cai'ène contre la surface ligamentaire; surface dorsale peu bombée, déprimée à I arrière, sur toute la région qui correspond à la troncature anale; ornementation composée de stries irrégulières d'accrois- sement, plus profondes sur la région antérieure, que croisent des stries rayonnantes et onduleuses, formant à leur intersec- tion de petites granulations, surtout sur la dépression anale. Charnière très courte : 1 épaisse et bifide, entre 3„ et 3^ très - 331 - rapprochées; 2» épaisse et simple, 26 mince quoique profondé- ment bifide, l)issectrice de l'angle formé par 2^ et 4/j, celte dernière mince et nettement séparée de la nymphe très allongée et aplatie. Impressions musculaires très inégales et inéquidis- tantes, l'antérieure allongée et assez voisine des cardinales, la postérieure écartée et circulaire; cicatrice supra musculaire très enfoncée sous le bord supérieur; sinus palléul presque hori- zontal, arrondi à son extrémité qui s'avance presque jusqu'à l'aplomb du crochet, bien séparé de la ligne palléale qui est peu écartée du bord auquel elle est presque parallèle. Dm. Diamètre antéro-postérieur : 50 mill. ; diamètre umbono- palléal : 29 mill. Rapp. et diff. — Cette espèce se distingue de T. astcnsis Bonelli — qui est localisé dans le Miocène — par sa forme plus quadrangulaire, avec une troncature moins oblique à l'arrière; il y a aussi quelques légères différences dans la charnière; son extrémlLé antérieure est moins atténuée et moins courte; dans ces conditions, il y a lieu d'admettre la séparation faite ultérieurement par Mayer, dans l'envoi d'échantillons du Bordelais qu'il adressa à Hœimes. Mais ce dernier auteur a eu tort d'appliquer le nom Basteroti aux fossiles helvétiens du Bassin de Vienne qui, d'après les figures, paraissent moins tronqués à l'arrière; il est d'ailleurs possible qu'il y ait deux formes distinctes dans le Bassin de Vienne, quoique — contraii'ement à ce qu'avance M. Sacco — ce soit la figure 9 (et non pas 8) qui s'écarte le moins des individus du Bordelais : le spécimen représenté par la figure 8 paraît beaucoup plus étroit et plus allongé, bien plus finement orné dans le sens radial, que nos spécimens de Pont-Pourquey qui ressemblent exactement à la figure publiée par Mayer sous le nom astensis. Si l'on compare T. Basteroti à T.puUastra Wood, on trouve qu'il est plus allongé, moins inéquilatéral, et que son sinus est moins horizontal; quant à T. geographicus Ghemn., c'est une coquille beaucoup plus ovale, plus transverse, plus inéquilatérale, avec une languette palléale presque con- fluente. Localité. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotypes (PI. XIll, fig. 13), coll. Bial-Neuville. — Burdigalien. — 332 — 147. Tapes (Pullaslra) Donneti Benoist, in coll. PI. XIII, %. U et 18. Test épjiis. Taille assez grande; fragment de rextréniilé anté- rieure, ovale acuniiné, dénotant une: forme probablement très inéqnilalérale pour la valve entière; bord luuulaire déclive ou à peine excavé; crochet petit, peu proéminent, prosogyre, quoi- que peu incliné vers l'avant. Lunule indistincte; surface dor- sale assez bombée, ornée de nombreuses stries rayonnantes, bien gravées, séparant de petites costules serrées qui produisent des crénelures sur le bord palléal. Charnière de la valve droite : 1 épaisse en forme de talon obtus, 3a très petite, contiguë au bord supérieur, 3ô inégalement bilobée et probablement longue. Impression du muscle antérieur grande et prestjue arrondie ; impression palléale écartée du bord et parallèle. DiM. Diamètre antéro-postérieur (probable) : 75 mill.; dia- mètre umbono-palléal (évalué par approximation) : 42 mill. Rapp. et diff. — Bien qu'il ne s'agisse que d'un fragment, il nous a semblé intéressant de le signaler à l'attention des cherclieurs, à cause de ses caractères bien nets qui le font reconnaître au premier coup d'oeil. Benoist l'avait distingué dans sa collection sous le nom de Venus Donnent (dédié au cardinal Donnet et recueilli dans la propriété de l'archevêctié, actuellement propriété Piganeau), mais c'est un Tapes évident qui s'écarte d'ailleurs de T. pu/tesïra Mtgu., bien que ce dernier soit d'un polymor- phisme déconcertant : laissant de côté la forme qui varie beaucoup chez l'espèce vivante, on remarque, en effet, que T. Donneti a une ornementa- lion beaucoup plus marquée que celle de la coquille actnelle, surtout avec des crénelures sur le bord palléal, alors que les bords sont simples, non denticulés chez T. pullastra. Les différences avec T. decussatus L., fossile dans rilelvétien de la ïouraine, sont encore plus profondes et il ne parait y avoir rien de semblable dans le bassin de Vienne. Localité. — Mérignac (Piganeau), fragment de valve droite (PI. XIII, lig. 14 et 18), coll. Benoist au M. H. N. B. — itquilanien. MARCIA H. et A. Adams, 1857. Forme vénéroïde, inéquilatéiale, plus ou moins ovale; sur- face lisse ou concentriqucment sillonnée; bord lunulaire tou- — 333 — jours déclive ; lunule circonscrite; corselet in lislinct; commis sure des valves lisse ; bord dorsal — anté- rieur sur la valve gauche et postérieur sur la valve droite — sillonné pour rece- <^'î^X^% voir le bord de la valve opposée; plateau fig, 52. - Charnière de iii?a»'cia cardinal court et petit, sinueux sur son p^V/^^^ chemn. viv. contour inférieur; dents cardinales de Tapes\ pas de lamelles latérales, Marcia s. sir. — Coquille ovale oblongue, gonflée et lisse; lunule convexe; corselet déprimé, non limité; 1 et 3 ^ étroite- ment bifides, 3(1 petite, mince et courte; 2^ à peine rainurée, 26 largement bifide; toutes les dents cardinales divergent assez régulièrement; sinus ovale, horizontal, s'avançant jusqu'au milieu de la valve. (G. -T. : Venua pinguis Chemn. Viv.). Lesdiagiioses ci-dessus sont presque textuellementempruatées au travail précité de M. Jukes-Browne qui a rectifié quelques erreurs de classification de M. Dali. Comme on le voit, si ce Genre se rattaclie encore à 2'apes par sa ciiarnière, il se rattaclie plutôt h. Mercenaria par la plupart de ses autres caractères. Cet auteur y place comme Sous-Genres Hemitapes Rœmer (à contour postérieur gibbeux et à sinus ascendant) et CateUjsia Rœmer (à surface sillonnée, à forme très inéquilatérale et à sinus très court). Nous pensons que ces deux subdivisions ne représentent que des Sections du Genre Marcia, car leur charnière est presque identique; mais nous ne nous y appesantissons pas, car elles ne paraissent — pas plus que Marcia s. str. — représentées dans notre Miocène, et il nous paraît même douteux que Tapes senescens Dod., du Pliocène d'Italie, puisse s'y rapporter, comme l'a proposé M. Sacco (Moll. terz., XXVIII, pi. XIV, fig. 1). Sect. ISiiuilivenus Gossm., 1910. — Taille [)etile; forme ovale- oblongue, à crochets très inclinés en avant; lunule lancéolée, limitée à l'extérieur par une faible strie; corselet comprimé, très étroit, limité à l'extérieur par un angle émoussé et séparé de la nymphe par une profonde rainure; plateau cardinal un peu épais, bien échancré en arrière, sur son contour inférieur : 1 largement trigone, faiblement bilobée ; 3^ mince, confondue avec le bord lunulaire et parallèle h la face antérieure de 1 dont elle est très rapprochée; 3^ étroite et longue, un peu bifide; 334 — 2a très mince et oblique, 2^ plus épaisse, bifide ; 4^ étroite et lon- gue contre la nymphe qui est pi'es(|ue deux fois plus allongée; sinus médiocrement long, ovale-ascendant, subtronqué à son son extrémité. (G.-T. : Vernis solidaDesh. Eoc). M. Jukes-Browne a indiqué que cette espèce pourrait bien être séparée de Mcrcimonia qu'on trouvera repéré ci-après ; comme nous avons rencon- tré dans l'Aquitanien une forme à peu près semblable, ayant le même sinus et une charnière identique, nous prenons le parti de dénommer ce gi'oupe qui s'écarte de Marcia, non seulement par son sinus plus ascendant et plus court, par ses crochets presque terminaux en avant, de sorte que la charnière est plus inclinée, plus échancrée sur son contour inférieur, et que le bord lunulaire touche plus à pic sur le contour palléal; d'ailleurs 1 est certainement plus épaisse, tandis que 3a et 2a sont beaucoup plus minces, et que la nymphe est plus étroitement allongée. Similivenus a fait son apparition dans le Lutécien et paraît s'être éteint dans l'Aquitanien. Nous mentionnons ensuite les Genres Gomphina avec sa Section Liocyma Dali, et Samarangia " "g . d Dali, auquel se rat- tache, d'après M. Ju- kes-Browne, la Sec- FiG. 53. — Charnière de yUercimonî'a cî/^/ierœ/or»!is Desh. Eoc. tion Mercimoma Dali, de l'Eocène (G.-T. : Venus Bernayi Cossm.), qui comprend les espè- ces h. charnière beaucoup plus puissante que celle de Marcia, à dents plus hautes, moins divergentes (1 très épaisse, 36 très largement bifide, 2a et 26 non bifides, cette dernière entaillée en bas), à sinus trigone et plus ou moins court, à bord lunulaire excavé. Une autre Section éocéni- que se rattache encore à Sama- rangia, c'est Te.v- * * ■^^""^f. ^ tlvenus Cossm . FiG. 5i. — Charnière de Textivenus lexta Lk. Eoc. I C T • Vpiiii^ «e.ïfa r.amk.) à surface élégamment guillochée. D'autre part, il existe un petit groupe dépourvu de sinus et représenté par Venus obliqua Lamk.; peut-être faudrait-il le distinguer encore de Mcrcenaria ? Ewfin Venerella Cossm. (G.- T, : Venerupis hermonvillensis Desh.) forme un Genre com- plètement distinct à cause de ses dents très divergentes et de son plateau cardinal très échancré sur le contour inférieur FiG. 55 Charnière de Venerella hermonvillensis Desh. Eoc. — 335 148. Marcia [Similivensis) avitensis Cossmann. PI. XII, fig. 14-16. 1895. V. avitensis Cossm. S. qq. foniies Bord., p. 4, pi. IV, flg. 6-:iO. «Taille assez petite; forme un peu vai'iable, en général allongée, très inéquilalérale, presque ovale, plus atténuée en avant qu'en arrière; valves convexes, crochets situés au quart de la longueur, du côté antérieur; surface lisse, brillante, obscurément ravonnée, avec des traces de coloration brune; lunule et corselet allongés, ^^^?,^^ ■ .. . , , ., Fig. 56. — Charnière de Sî'mi'Zii'ertMS aui/ensis limites, la première par une Cossm. foss. strie, le second par un angle obtus ». Charnièi'e courte et concentrée, très peu échancrée en arrière, sur le contour inférieur du plancher cardinal ; 1 trigone, légè- rement bifide, placée au milieu de l'angle formé par 3^ mince et 3/, plus allongée, faiblement bifide; 2^ et % peu divergentes, bifides; 4^ mince, beaucoup plus courte que la nymphe contre laquelle elle est accolée. Nymphe plane, peu saillante, séparée par une strie de la surface ligamentaire. « Impressions musculaires profondes, l'antérieure ronde est placée très bas, la postérieure allongée est située sous le bord supérieur; impression palléale voisine du bord qui est simple ; sinus assez grand, oblique, tronqué à son extrémité ». DiM. Diamètre antéro-postérieur : 10 mill. ; tliamètre umbono- palléal : 7 mill. Rapp. et diff. — On n'a pas encore signalé, dans les terrains tertiaires supérieurs, de formes qui puissent être comparées à F. avitensis; car venus Dujardini Hœrnes, est beaucoup plus ovale, plus élevée, avec une charnière bien différente, et surtout avec un sinus s'étendant beaucoup plus loin vers la région antérieure des valves. Dans l'Eocène du Bassin de Paris, il y a plusieurs formes voisines, notamment V. secunda Desh., V. solida Desli. ; mais elles sont plus trigones et plus élevées, même les plus ovales sont moins oblongues que V. avitensis. Jjocalités. — Saint-Avit, cotypes (PI. XII, fig. 14-16), coll. Cossmann; — 336 — commune, toutes les collections; Noaillan (la Saubotte), Villandraut (Gamachot), Balizac, coll. Degrange-Touzin. — itqiiltanien. VENUS Linné, 1758. (== Mercenaria Se lin m., 1817). « Coquille épaisse, venlrne, siiblrigone, cordiforme ; lunule définie; charnière [)ortant sur chaque valve trois dents cardi- FiG. 57. — Charnière de Venus mercenaria L. Viv. nales, l'antérieure à gauche et la postérieure à droite fortes et légèrement bifides; sinus pailéal subtriangulairc ». (G. -T. : Venus mercenaria L. Viv.). Nous avons reproduit textuellement le diagnose du Manuel de Fischer pour Venus s. stricto, quoique la formule cardinale ne réponde pas à notre nouvelle notation, et quoique cette diagnose soil muette sur l'état de la surface dorsale et de la commissure des valves. Or, si l'on se reporte aux observations publiées par M. Dali (Tert. Flor., p. 1513) sur le génotype V. mercenaria et sa variété notata Say, on remarque que cet auteur, sans donner la diagnose même sommaire du Genre ni de l'espèce, mentionne l'extrême polymorpliie de l'ornementation ou de la coloration extérieures de ces coquilles, ainsi que la présence adventive de créiielures palléales sur les bords des valves ; il en résulte que la délimitation précise de ce Genre et des groupes que l'on l'attache au Genre Chione devient extrê- mement ardue ; à part l'absence constante de dent latérale antérieure dont on trouve parfois l'apparition chez Chione, on ne peut guère se baser que sur des critériums empiriques. Cependant, pour nous qui n'avons à nous occuper ici que des formes fossiles de notre Bassin, il nous suffit d'expri- mer que la seule espèce — qu'on ne puisse, en toute certitude, classer dans le G. Chione et qui, par suite doive appartenir au G. Venus s. str. comme répondant exactement à la diagnose ci-dessus — a précisément la surface lisse et les bords des valves non crénelés, sans aucun dentelon sur la valve gauche; c'est ainsi que nous avons été conduits à rejeter dans le G. Chione tous les autres de nos fossiles qui ont, soit la surface ornée — 337 — et les bords crénelés, soit une surface à peu près lisse, mais avec une dent latérale antérieure plus ou moins visible. En opérant de cette manière, nous n'avons fait que suivre l'exemple de nos prédécesseurs, sans apporter plus de précision à cette question ambiguë, faute d'éléments suffisants pour distinguer Venus de Chione, et cependant avec la conviction qu'il n'y a pas lieu de réunir ces deux Genres, parce que le véritable critérium nous échappe. Remarquons, d'ailleurs, que : 1° Fischer a glissé sur la question sans y insister; 2° MM. Dollfus et Dautzenberg, après avoir écrit, en 1893 (Moll. Rouss, II, p. 354), que Venus et Mercenaria sont entièrement synonymes, ont publié, en 1906, Venus [Mercenaria) Dujardini dans la Conchyl. du Mioc. du Bassin de la Loire; 3" M. Dali catalogue simultanément Chione et Venus, et il y place alternativement des formes américaines dans les- quelles nous serions incapables de distinguer des critériums différen- tiels qu'il a omis, d'autre part, de nous signaler ; 4° M. Jukes-Browne qui substitue à tort Mercenaria h Venus bien désigné par Lamarck, nous écrit que les dents de Venus s. str. sont plus bifides que celle de Chioiie, i et 26 sur la valve droite, 2a et 2ô sur la valve gauche, tandis que chez Chione il n'y en a qu'une bifide sur chaque valve, et souvent même pas une ; qu'en outre, l'ornementation rayonnante est toujours absente chez Venus, mais que les bords sont quelquefois crénelés. On voit par là que l'hésitation est bien permise. 149. Venus Dujardini Hœrnes PJ. XII, %. 12-13. 1837. Venus riidis Dujard. Mém. Tour., p. 262, pi. XVIII, fig. 6 {non Poli). 1852. — D'Orb. Prod., III, p. 106, 26'= et., n° 1968. 1862. Venus Dujardini Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 120 (excl. diagn. et %)• 1874. — Tourn. Faluns de Sos, pp. 16, 44. 1886. — Dollf. Dautz. Et. prél. Tour., p. 6. 1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 19. 1906. V. (Mercenaria) Dujardini DoU. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 211, pi. XIV, fig. 36-39. Taille moyenne (clans l'Aquilaine); forme convexe, subtrigone, ovoïdo-cordiforme, inéquilalérale ; côté antérieui* court, beau- coup plus atténué que le côté postérieur qui est presque six fois plus long et largement arrondi; bord palléal médiocrement arqué, raccordé avec les contours latéraux par des courbes à rayon ti'ès réduit; crochet gonflé, prosogyre, très fortement Tome LXIV. 23 — 338 — incliné vers l'avant; bord lunulaire déclive et rectiligne, bord siipéro-postérieur arqué, s'élevant un peu plus haut que le cro- chet. Région lunulaire excavée, non limitée à l'extérieur; corse- let réduit à une très large rainure bordée par une carène; sur- face dorsale bombée, à peine comprimée en arrière, lisse vers le crochet, puis ornée de nombreuses stries d'accroissement plus ou moins régulières. Charnière épaisse et large : 1 trièdre et saillante, 3^ exces- sivement mince, parallèle à la face antérieure de 1 et très rapprochée, 3è largement bifide, très allongée, séparée par une large rainure de la nymphe qui est largement aplatie et striée en travers; le contour inférieur du plateau cardinal est fortement échancré en arrière, sur la nymphe. Impressions musculaires grandes et bien gravées, l'antérieure piriforme, la postérienre arrondie; sinus subtrigone, obtus à son extrémité qui s'avance jusqu'à la moitié de la largeur de la valve ; impres- sion palléale non parallèle au bord lisse, plus écartée en avant. DiM. : Diamètre antéro- postérieur : 35 mill. ; diamètre umbono- palléal : 31 mill. Rapp. et di£f. — L'échantillon des faluns de Sos, ci-dessus décrit, cor- respond à peu près identiquement, non seulement aux figures de V. Dujar- dini de la Touraine, mais encore à un spécimen de Paulmy (coll. Peyrot), que nous avons simultanément sous les yeux. Ainsi que l'ont fait observer MM. Dollfus et Dautzenberg, le nom riidis ne pouvait être maintenu, puis- que l'espèce helvétienne n'a aucune analogie avec V. rudis Poli ; mais la correction faite par Hœrnes n'est applicable qu'aux spécimens de Touraine, attendu que — comme on le verra ci-après — les spécimens du Bassin de Vienne, figurés et décrits sous le nom V. Dujardini, sont en réalité des M. islandicoides : le véritable V. Dujardini n'a pas la moindre trace de lamelles antérieures, et si la forme extérieure des valves est analogue, la charnière est totalement différente, de sorte que les deux coquilles n'ap- partiennent pas au même Genre. Localité. — Parleboscq (La Guirande), une valve droite (PI. XII, fig. 12-13), coll. Benoist au M. H. N. JB. ; une autre valve droite, de la même localité, coll. Degrange-Touzin. — Uelvctleii. 339 CHIONE Mégei'le von Miihlfeld, 1811. Coquille ovoïdo-trigone ou ovale, subcordiforme, portant parfois un rudiment de dent latérale antérieure ; corselet aplati, lisse ou peu orné, caréné h l'extérieur; lunule bien limitée; surface dorsale cancellée ou lamelleuse et même foliacée; impressions musculaires presque égales; sinus court; commis- sure des valves invariablement crénelée, au moins sur le bord palléal. Ghione s. str. — Forme trigone, médiocrement convexe; sur- face cancellée ; plateau cardinal étroit et solide, toujours dépourvu de lamelles latéra- les ni même de den- telon antérieur : 1 pointue et saillante ; 3a très petite, per- Fig. 58. — charnière de C/u'oiie rfysef« L. VIv. pendiculaire à 1 , Sô oblique et bifide; 2^ inourvée en virgule arquée, 2^ triédrique, 4^ mince le long de la nymphe qui est un peu proéminente; sinus réduit à un simple crochet de la ligne palléale; commissure des valves laciniée. (G. -T. : Venus dysera L. Viv.). Nous ne connaissons pas de véritables Chione fossiles dans le Tertiaire d'Europe, mais M. Dali en signale et en figure dans le Miocène et même dansl'Aquitanien de la Floride, il cite Chione cancellata L. dans le Pliocène et le Pleistocène de la CarolJAe. S. -G. Omphaloclathrum (Klein) Mœrch, 1853 [= Cytherea Bolten in Dali, 1903]. — Forme ovale, subtronquée en arrière, 1res inéquilatérale, globuleuse et arrondie à l'état géron- tique; lunule et corselet bien limités; surface treillissée, dans laquelle les lamelles concentriques prédominent; charnière FiG. 59. — Charnière de li'Oiirphaloclalhriim am'iiyuum Rov. Foss. — 340 — épaisse et courte : 1 très forle et bifide, 3^ courte et pointue, 3ô longuement oblique et bifide; 2^ eu croc saillant, avec un petit <( dentelon » antérieur et très proéminent, sans fossette apparente pour le recevoir sur la valve opposée; % oblicpie et bifide; 4^ réduite à une mince lamelle alig^née contre lanym^ phe; contour inférieur du bord cardinal échancré en arrière ; sinus court et ascendant; bord palléal très arqué, lacinié par rornementation radiale. (G.-T, V. puerpera Lin. Viv.). Mœrch a ressuscité Omphaloclathrum dès 1853, par conséquent Cytherea — qui n'a été ressuscité que 50 ans plus tard — tombe en synonymie. Ce Sous-Genre se distingue de Chiones. str., non seulement par la forme de l'ornementation des valves, mais surtout par le sinus plus profond et par l'apparition du dentelon antérieur sur la valve gauche, sans fossette toutefois sur la valve droite; il y a en outre des différences très sensibles dans la disposition des dents cardinales, surtout de 1 et de 2a. Omj)haloclathTum apparaît dès l'Oligocène en Europe, et est bien repré- senté dans le Miocène; M. Dali en signale une belle espèce {€yth. Willcoxi D.) dans le Pliocène de la Floride, et plusieurs autres dès l'Aquitanien de cette presqu'île. S. -G. Clausina Brown , 1827 [=: Ventricola Rœmer, 1867]. — Forme ovale iné(juilatérale, lunule et corselet bien limités; surface dorsale profondément ornée par l'entrecroise- ment de grosses lamelles concentriques et de sillons divergents ù l'arrière, qui y découpent de fortes aspérités souvent verru- queuses; plateau cardinal lai-ge, ci contour peu saillant en avant, écliancré en arc de cei'cle sur presque toute son étendue. FiG. 60. — Charnière de CLausina verrucosa L. Viv. 1 épaisse et trigone, 3» mince, lamelleuse et oblique; 3;, longue et peu bifide; 2^ obliciue et peu épaisse; 2,, divergente et légè- rement bifide; 4,, mince et longue, |)resque sur la nymphe; par- — 341 — fois un dentelon antérieur sur la valve gauche, avec une faible fossette sur la valve droite; sinus court, étroit et triangulaire; impressions musculaires très inégales; ligne palléale très écar- tée, non parallèle au bord qui est finement crénelé. (G. -T. : Venus verrticosa Lin. Viv.). Brown {ftde ïierrmannsen, 1852) a classé trois espèces dans son G. Claii- sina, V. casina, fasciata, verrucosa; les deux premières ont été reprises par Gray (1851) pour son G. Çlausinella; il reste donc V. verrucosa comme géno- type de Clausina, et comme cette espèce a été mal classée par Mœrch et par Gray, c'est bien à Brown qu'il faut remonter pour la place à lui attribuer. La plupart des auteurs ont négligé Clausina et ont adopté Vcntricola qui a pour génotype V. rugosa Gm., espèce de la même Section que V. verrucosa; cependant M. Dali conserve à la fois les deux Sections C/a?.). PI. Xll, ûg. 19 21. 1845. Venus excentr ica Agassiz. Icon. coq. tert., p. 34, pi. V, fig. 9-H. 1845. — Sism. Syn. méth. (éd. 2), p. 19 {non Lamk.). 1852. Venus subexcentrica D'Orb. Prod., III, p. 181, 21" et., n. 319. 1878. Venus excentrica Ben. Tort. Gironde, p. lxxxvii. 1882. — Fontannes. Moll. plioc. vallée Rhône, II, p. 60. 1900. Ventricola excentrica Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 27, pl. VII, fig. 10-12. Test épais. Taille assez grande; forme [irescjue orbiculaire, médiocrement convexe, équivalve, inéquilatérale ; côté anté- rieur plus court, bien arrondi; côté postérieur plus déclive, subtronqué; bord palléal bien arrondi et raccordé par une courbure régulière avec les côtés latéraux ; bord cardinal — 348 — arrondi en avant des crochets, moins convexe en arrière; cro- cliets médiocres, pas très gonflés, prosogyres, situés au quart de la longueur, du côté antérieur. Lunule petite, ovale, très finement ridée, limitée par une strie peu profonde; corselet à peu près nul sur la valve droite, étroit, allongé, sur la valve gauche; il atteint la troncature anale et porte de fines rides obliques. Surface dorsale convexe, mais assez peu bombée, légèrement dépi-imée au voisinage de la lunule, Ireillissée par le croisement de sillons divergents et courbes, partant du crochet, avec d'autres sillons transverses; d'où résulte la formation de verrues assez régulières, ovoïdes, plus petites sur la région umbonale que sur le reste de la co(|uille; elles sont aussi un peu plus fortes dans les régions anale et buccale. Plateau cardi- nal large, sinueux sur son contour inférieur : 1 trièdre, forte, vaguement bifide; 3a plus mince, parallèle au bord lunulaire; Sb foi'te, obli(iue et bifide, sépai'ée — par une rainui'c étroite et profonde — de la nymphe (jui est environ trois fois plus longue que Sft; pas de lamelles latérales; 2^ forte, saillante, oblique, séparée du bord lunulaire par une [)rof()nde fossette où se loge 3a; 2^ cassée dans l'unicpie valve gauche que nous possédons de l'Aquitaine; dans les échantillons bien conservés, elle est courte, large et bifide; 4^ mince, allongée, peu saillante, bordant la nymphe jusqu'à peu près vers le milieu de celte dernière. lm[)ression du muscle antérieur ovale, placée 1res haut; impres- sion du muscle [)oslérieui" oblongue ; impression palléale assez écartée du boi'd; sinus court étroit, pointu et ascendant. DiM. : Diamètre anléro-postérieur : 58 mill. ; diamètre umbono- palléal : 50 mill. ; épaisseur des deux valves léunies : 35 mill. Rapp. et diff. — I^'ornementation particulière de cette espèce suffit à la distinguer de Ventricola vornicosa avec laquelle on la confondait avant qu'Agassiz en ait fait remarquer les caractères distinctifs; en efîet, tandis que sur V. vcrrucosa les fortes verrues du côté postérieur sont détermi- nées par des « sillons arcjués en arrière et formant, par consé ;uent, éven- tail avec ceux de l'avaat », chez V. o.xccntrica tous les sillons divergents ont leur concavité tournée vers l'avant de la coquille ; les sillons concen- triques leur sont à peu près égaux en profondeur, il en résulte une orne- — 349 — mentation verruqueuse, régulière, dépourvue de ces lamelles saillantes que l'on voit sur V. vernicosa. Cette dernière est aussi plus bombée, le bord inférieur de son plateau cardinal est moins convexe sous 3a. Chione Biali est plus petit, son ornementation est diflerente ainsi qu'on l'a vu précé- demment, le contour inférieur de son plateau cardinal est moins sinueux. On remarquera que nous avons repris subexcentrica d'Orb., dénomination destinée à corriger le double emploi avec un V. excentrica Lanik. Localités. — Salles (Largileyre), un seul exemplaire valve (PI. XII, fig. 19-21), coll. Benoist au Mus. d'Hist. Nat. de Bord. — Helvctien. 153. Chione {C lau s ma) c\aihrata Duj. PI. XVin,fig. 46-48. 1828. Venus subroliindaBeh\ Dict. Se. nat. Vol. LVII, p. 291. 1837. Venus clathrata Duj. Mém. Tour., p. 262. 1848. — Bronn. Ind. paleont., p. 1355. 1862. — Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 125, pi. XIII, fig. 3, p. 147. 1873. — Fisch. et Tourn. Invert. Léberon, p. 147. 1874. — Ben. Cat. Saucats, p. 37, n° 74. ■1886. — DoUf., Dautz., Et. prél. Tour. p. 93. 1901. Venus {Ompfialoclathrum) clathrata Dollf. Dautz. Nouv. liste, p. 17. 1906. Venus {Omphaloclathrum) subrotunda Dollf. Dautz,., Conch. Mioc. Loire, p. 188, pi. XIII, fig. 5-14. Test assez épais à l'âge adulte. Taille moyenne; forme con- vexe, ovale-transvei'se — plus aplatie, plus iransverse chez les spécimens népioniques — équivalve, inéquilatérale; côté anté- rieur court et arrondi; côté [)ostéi'ieur plus long, subtronque sur le contour anal; bord palléal arqué, se raccordant par une courbe régulière avec le contour buccal et par un angle émoussé avec le contour anal ; bord lunulaire peu arrondi; bord cardinal déclive et presque rectiligne en arrière du crochet, relié par un angle obtus avec la troncature anale; crochets prosogyres, médiocres, situés au tiers antérieur de la coquille. Lunule petite, ovale, finement ridée, limitée par une strie bien mar- quée; corselet très étroit sur la valve droite, un peu plus large et lisse sur la valve gauche, s'étendant dans les deux valves jusqu'à la troncature anale; surface dorsale convexe, un peu déprimée dans la région anale; dans les spécimens népioniques, — 350 — a partie voisine des crochets correspondant à la prodissocon- que est lisse; au delà, la coquille est ornée de cordons concen- triques assez saillants et distants, entre lesquels il en existe tantôt un, tantôt deux moins forts, s'arrêtant tous à la limite du coiselet; entre les cordons existent des lamelles divergentes, étroites et rapprochées, ne coupant pas les cordons concentri- ques; en outre, quelques sillons divergents, très obsolètes, mar- quent le côté antérieur; à l'état adulte, les sillons divergents envahissent toute la surface et découpent les sillons concentri- ques en un treillis qui a valu à l'espèce le nom clalhrala. Charnière assez large, sinueuse sur son contour inférieur : 1 incurvée, assez épaisse, courte, légèrement bifide; 3a plus mince, parallèle au bord lunulaire; 3^ longue, bifide, séparée par une profonde rainure de la nymphe qui est étroite, arron- die, parallèle à 3;, et environ deux fois plus courte qu'elle; pas de traces de AI ni de A III; 2a mince, divergente, incurvée; 2^ courte, inclinée, bifide; 4^ mince, allongée contre la nyuïphe. Impressions musculaires peu marquées, l'antérieure plus haute, sinus court, triangulaire, large à la base, ascendant; commis- sure des valves très finement crénelée. Dm. Diamètre antéro-poslérieur : 8 mill.; diamètre umbono- palléal : 7,5 mill. Bapp. et diff. — Nous ne connaissons dans l'Aquitaine que des spéci- mens népioniques de cette espèce, provenant des environs d'Orthez et un exemplaire adulte, maliieureusement en mauvais état et incomplet, venant de Salles. Mais la comparaison avec des écliantillons de même taille, ori- ginaires de la Touraine oîi l'espèce est commune (coll. Peyrot), ne nous laisse aucun doute sur l'exactitude de notre détermination. Clausina ckUhrata se distingue aisément de Cl. Biali par son ornementa- tion plus régulière, par la moindre saillie des aspérités verruqueuses qui ne sont guère développées qu'à l'état gérontique et seulement sur les côtés anal et buccal; il se distingue aussi de CL siibcxcentrica par sa forme moins orbiculaire, plus bombée et son ornementation moins régulière. Nous ne croyons pas devoir, à l'exemple de MM. Dollfus et Dautzenberg reprendre le nom Venus mbrotimda Defr., attendu que l'espèce a été figurée en pre- mier par Hœrnes sous le nom de clathrala^n']. Il est réellement contraire aux saines règles de nomenclature de reprendre les dénominations du — 351 — Dictionnaire des Sciences naturelles pour des espèces qui n'ont été identi- fiées avec certitude que tout récemment par la publication régulière des types de la coll. Defrance. Localités. Salies-de-Béarn, valves népioniques (PI. XVIII, flg. 46-48), coll. Degrange-ïouzin; Orthez (Paren), Salles (Largileyre), up ex. adulte, mais incomplet, coll. Degrange-Touzin. Saucats (La Sime), fide Benoist. — Hclvétlen. 154. Chione {C/ au sine lia) subplicata [d'Orb.]. PI. X[II, %. 19 23. 1829. Venus impressa M. de Serres. Terr. tert. Midi, p. 149, pi. VI, fig. 6? 1838. Venus plicata Grat. Cat. zool. Gir. {non Gmelin). 1839. — Goldf. Petref., II, n° 248, pi. CLI, tig. 9 {sec. Sacco). 1852. Venus subplicata d'Orb. Prod. III, p. 107, 26 et. n° 1987. 1862. Venus plicata Hœrn. Tert. Beck. Wien, p. 132, pi. XV, fig. 4-6. 1873. — Fisch. et Tourn. Invert. Léberon, p. 146. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 38, n° 81. 4878. — Benoist. Tort. Gir., p. 3. 1881. — var. DruenticaFonL Moll. plioc. Rhône, II, p. 53 ? 190.0. — var. dertonensis Sacco, I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 45, pi. X, fig. 23. 1904. — Dollf. Moll. tert. Port., pi. XIII, fig. 1-4 (légende). Test médiocrement épais. Taille moyenne; forme subtrig"one, élevée, un peu convexe, très inéquilatérale; côté antérieur très court, ovale-atténué ou même légèrement anguleux; côté posté- rieur cinq fois plus allongé, tronqné sur son contour anal ; bord paliéal largement arqué, à peu prés concentrique à la courbe du contour buccal, se raccordant en arrière par un angle arrondi avec la troncature anale; crochets comprimés, saillants, prosogyres et inclinés au sixième de la longueur, du côté anté- rieur; bord lunulaire excavé, bord supéro-postérieur déclive, peu arqué, se raccordant par un angle arrondi avec la tronca- ture anale. Lutujie courte, assez large, ridée, limitée par une profonde rainure; corselet lisse, plus large sur la valve gauche que sur la valve droite, s'étendant jusqu'à la troncature anale, limité cl l'extérieur {)ar une carène crénelée, séparé du ligament — 352 — par. un gradin et une rainure; surface dorsale médiocrement bombée, portant en arrière une assez large et faible dépression jus(ju'à la carène du corselet, ornée partout de lamelles con- centri([ues, courtes et régulières, à peine plus espacées vers les crochets, munies de deux rangées rayonnantes de crêtes plus saillantes, qui limitent de part et d'autre la dépression posté- rieure ; les lamelles font un coude subit, parallèlement h la troncature, entre ces deux rangées. Charnière assez puissante, dont le contour inférieur est pro- fondément écliancré en arrière du crochet : 1 très épaisse, fai- ])lement bilobée et incurvée; 3» très mince, séparée du bord Innulaire par une profonde rainure; 3^ très écartée de I, large- ment bifide; 2,1 mince, un peu incurvée, faiblement bifide ;\ son extrémité qui se relie à une petite protubérance ou dentelon qui n'est pas assimilable à une dent Ali, parce qu'il n'y a pas la moindre fossette pour la loger sur la valve opposée; 2^ presque horizontale, très inégalement bilobée; -4^ mince, très longue, séparée |)ar une étroite rainure de la nymphe qui est très étroite, un peu carénée au delà de Ab et contiguë à une large surface ligamentaire. On remarque en outre que le bord lunu- laire dépasse en arrière la pointe des crochets, en recouvrant l'origine de 1, de 3a et de 2^ ; il vient se terminer contre 36 et 2a, en masquant ainsi partiellement l'emboitenient d'une moitié de la charnière. Impressions musculaires très inégales et très inécjuidistantes, la postérieure subquadrangulaire; sinus palléal assez long, très étroit et très aigu à son extrémité; ligne palléale assez écartée du bord finement crénelé. DiM. Diamètre antéro-postérieur: 49 mill. ; diamètre umbono- palléal : 42 mill.; épaisseur des deux valves : 25 mill. Rapp. et difF. — Voici encore une espèce dont la délimitation est extrêmement ardue : Venus plicata Cjmelin a été citée depuis le Miocène inférieur jusqu'à la partie supérieure du Pliocène; mais il s'en faut de beaucoup que les spécimens de tous ces gisements néogéniques soient identiques à l'espèce actuelle. Tout d'abord — ainsi que l'a fait observer M. G. DoUfus (Moll. tert. Port,, — 353 — pi. XIII, fîg^. 1-4) — il convient de restreindre à la coquille du Sénégal la dénomination plicata et d'en exclure celle de l'Océan Pacifique qui doit, paraît-il, reprendre le nom periwiana Sow. En second lieu, si la forme, des valves et l'espacement des lamelles varient beaucoup, ce n'est pas une raison pour renoncer à y distinguer des mutations, même des espèces distinctes, quand ces vaiiations atteignent — avec constance au même niveau stratigrapliique — la charnière et le sinus. Aussi, après un examen très attentif de spécimens provenant des divers bassins (coll. Gossmann), nous croyons bien certainement que la coquille de l'Helvétien de Salles est distincte, non seulement de l'espèce de Gmelin vivant au Sénégal, mais encore de la var. pliocœnica Stef. : par sa forme plus haute et moins transverse; par ses lamelles assez écartées dans le voisinage des crochets, plus serrées à partir du diamètre de 2 cen- timètres; par sa petite protubérance en avant de 2a , bien exactement dessinée sur la planche de Hœrnes; par sa dent 1 plus épaisse et plus incurvée, 3a et 2a plus rapprochées du bord lunulaire, 46 moins horizon- tale et moins allongée, 2* plus inégalement bilobée; par son sinus plus long et plus pointu, encore moins ascendant. Les exemplaires dii Torlonien d'Adiça — que nous avons sous les yeux — pj'ésentent bien ces caractères différentiels, ils sont peut-être un peu moins élevés que celui représenté par les fig. 1-2 de la publication précitée ; malheureusement M. Dollfus n'a pas spécifié la provenance exacte des types figurés, de sorte qu'il est possible que ce soient des représentants du Burdigalien. En tout cas, nous n'hésitons pas à les réunir à la forme de l'Helvétien de l'Aquitaine. Les spécimens de Grund que nous avons étudiés sont d'une taille moindre, mais ils représentent bien le jeune âge des valves figurées par Hœrnes; nous comprenons donc, comme l'avait fait d'Orbigny, le Bassin de Vienne dans la synonymie de C. subplicata. Quant à la variété derto- nensis, M. Sacco n'en a figuré qu'un fragment caractérisé par l'aplatisse- ment de la région des crochets et l'écartement des premières lamelles, exactement comme à Adiça et h Salles; la charnière du fragment de Colli Torinesi — que nous avons sous les yeux — est tellement atrophiée que nous ne pouvons conclure avec certitude à l'identité de dertonensis et de subplicata . Enfin Fontannes n'a pas figuré sa var. Druentica du Miocène de Cabrières d'Aiguës, et il n'a pas indiqué si Venus impressa M. de Serres (qu'il cite en synonymie) doit être rapporté à la forme pliocénique; mais c'est probable, car autrement il n'aurait pas créé un nom nouveau pour la mutation miocénique. . En dernière analyse, puisque la mutation en question est bien distincte, c'est le nom corrigé par d'Orbigny qu'il faut évidemment reprendre comme Tome LXIV. 24 — 354 — étant le plus ancien en date, et comme s'appliquant à « Dax, Vienne », mais non pas au 27" étage subapennin dans lequel aurait seulement vécu la var. pliocxnica de Stefani, que nous possédons en très bel état, de Cannes, Gagnes, Asti, Bologne (coll. Cossmann). Localités. — Salles (Largileyre), plésiotypes (PI. XIII, fig. 21-23), coll. Cossmann ; toutes les coll. ; Salles (Moulin Débat), var. encore plus trigone, plus élevée, plus convexe, à lamelles rasées et serrées (fig. 19-20), coll. Bial-Neuville; Salles (Le Minoy), coll. Courjault; Salies-de-Béarn, Salles- pisse, Ortliez (Le Paren), coll. Degrange-Touzin. — Helvétlen. 155. Chione [Clausinella) Basteroti [Desli.]. PL XIII, tig. 9-12 et 17. 1825. Vcnui^ chjsera Bast. Mém. env. Bord., p. 88 [non Lin.). 1833. — Desh. in Lyell. Princ. of geol., p. 8 [non Lin.). 1837. Venus casinoides Duj. Mém. Tour., p. 261 [non Bast.). 1843. Vejius Basteroti Desh. Traité élém. Gonch., I, p. 565, pi. XXI, fig. 5-6. 1852. Venus scalaris d'Orb. Prod., III, p. 106, 26'' et., n° 1977 {ex-parte, non Bronn). 1873. Venus Basteroti Benoist. Cat. Sauçais, p. 38, n° 79. 1874. — Tourn. Faluns de Sos, p. 16. 1876. — Tourn. Paléont. Biarritz, p. 8. 1881. — Bardin. Et. pal. Maine-et-Loire, p. 17. 1886. — Benoist. Foss. Saint-Avit, p. 50. 1886. Clausinella scalaris Dollf. Dautz. Et. prél. Tour., p. 5 [non Bronn). 1886. Venus Basteroti Vidal. Gerona, p. 282 ? 1897. Venus scalaris Raulin. Stat. géol. Landes, pp. 296 et 299 {non Bronn). 1900. Clausinella Basteroti Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 41, pi. IX, fig. 50-53 {sol.). 1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Péléc, p. 18. 1903. Venus fasciata Dollf. B. et G. Moll. Port., pi. XII, flg. 7-13 {non Don.). 1906. Clausinella Basteroti Dollf. Dautz. Gonch. Mioc. Loire, p. 203, pi. XII, fig. 7-20. Test niédiocrenient épais. Taille assez petite; forme trigone- li'ansverse, aplatie, très inéquilatérale; côté antérieur très court, arrondi; côté postérieur quatre fois plus allongé, obliquement tronqué sur son contour anal; bord palléal arqué, se raccordant régulièrement en courbe avec les contours latéraux; crochets petits, «luoique proéminents, prosogyres, inclinés vers le ciu- OO (jiiîème de la longueui' des valves, du côté ariléi'ieur; bord limu- laire déclive et légèrement excavé jusqu'il son intersection subanguleuse avec la courbe du contour buccal; bord supéro- postérieur presque rectiligne, raccoidé par un angle arrondi avec la troncature anale. I^unule excavée, assez étroite, ridée; limitée à l'extérieur par une profonde strie; corselet lisse, aussi long que le bord supéro-posléiieur, extéiieurement bordé par un angle, séparé du ligament par une arête en biseau et une rainure; surface dorsale à peine bombée, faiblement déprimée en arrière, couverte de 7 à 9 lamelles concentriques, repliées sur la dépression anale, cessant sur l'angle du corselet et en deçà de la strie lunulaire; elles forment des expansions foliacées et parfois recourbées de manière à couvrir partiellement ces intervalles (jui sont finement striés par les accroissements; l'enracinement des lamelles porte en outre de petits plis perpen- diculaires, oblus et froncés, qui ne se prolongent pas jusqu'au bord libre de ces lamelles. Charnière assez large pour la taille des valves, échancrée en arrière : I peu épaisse et incurvée, presque parallèle à 3^ qui a la même longueur et qui forme une crête mince contre le bord lunulaire; Sa presque horizontale, étroite et bifide; 2^ très mince, peu oblique et peu courbée, et à une certaine distance en avant est une petite pointe à la place de Ali, avec une cicatrice obtuse sur la valve opposée, mais aucune trace de AI ni de A 111; 2b épaisse et aplatie, à peine bilobée sur sa face antérieure; âb peu distincte de la nymphe qui est étroite et faiblement proéminente. Impressions musculaires peu inégales, situées à peu près h la même hauteur; sinus palléal court, triangulaire, ascendant et plus rapproché de l'adducteur que de la ligne palléale qui est écartée du bord finement crénelé; les crénelures se prolongent jusque sur le bord lunulaire, mais elles ne persistent pas sur la troncature anale, ni a fortiori sur le bord supéro-poslérieur. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 16 mill.; diamètre umbono- palléal : 14 mill.; épaisseur d'une valve : 5 mill. — 356 - Rapp. et àiff. — CeLte espèce a été décrite sous le nom Venus dysera par BasteroL qui émettait des doutes sur son identification avec l'espèce actuelle; il l'a indiquée fossile à Dax et à Saucats; aussi la correction faite par Deshayes (non repérée par d'Orbigny qui se borne à citer Venus Bas- teroti comme synonyme de Dosinia lincta) s'applique-t-elle bien aux fossiles de l'Aquitaine. Il nous semble d'ailleurs que les individus — très fréquents en Touraine — qui ont été déterminés et figurés par MM. Dollfus et Daut- zenberg sous le nom V. Basteroti, appartiennent bien à cette espèce, quoique cependant leur surface soit généralement ornée de lamelles moins folia- cées qui se reploient davantage sur ces interstices, de sorte que leur aspect ressemble beaucoup à celui des échantillons de l'Helvétien du Piémont (coll. Cossmann) que M. Sacco a désignées sous le nom de variété tauri- nensis et taurorudis ; chez la variété taurolœvis, les lamelles s'effacent, par- tiellement sur le dos. Comme cette petite différence d'ornementation peut être due à la fossilisation des faluns très roulés, et que, d'autre part, la forme générale des valves, leur charnière et leur sinus sont identiques, nous n'hésitons pas à comprendre la Touraine et en partie le Piémont dans notre synonymie et nous ne séparons pas de la forme typique les spéci- mens de Salles qui se rapprochent aussi de ceux du Piémont. Mais nous en excluons les provenances du bassin de Vienne et la cita- tion d'Eichwald qui, sous le nom V. sqiiamigera, a figuré (pi. V, fig. 16) des échantillons beaucoup plus ovales, mais inéquilatéraux, plus convexes, à sinus plus horizontal, ainsi que nous avons pu le constater sur des spé- cimens provenant de Golubaz (coll. Cossmann). Il en est probablement de même des échantillons du bassin de Vienne, désignés comme V. Basteroti (pi. XV, lig. 9) et V. scalaris (fig. 10) : c'est une espèce bien distincte pour laquelle on devra opter entre les noms squamigera Eichw. ou scalaris Bronn ; elle se rapproche d'autre part de V. Brongniarti Payr. qui n'a plus que des sillons séparant de larges intervalles bombés. En ce qui concerne la Catalogne, nous avons cité en synonymie l'indica- tion due à M. Vidal; mais, d'après les spécimens que nous possédons de Ciurana (coll. Cossmann), il est à peu près certain que ce sont déjeunes V. subplieata, à lamelles bien plus écartées, et plus aplatis dans la région du crochet. Conformément à la correction faite dans la Conchyliologie du Miocène de la Loire, les spécimens du Portugal appartiennent à Venus Basteroti et non à V. fasciata qui n'a pas de lamelles saillantes. V. Basteroti se distingue de V. suhplicata par sa petite taille, par sa forme plus trigone, par ses lamelles bien plus foliacées, par son sinus bien plus court. Enfin, V. Basteroti est beaucoup plus aplati que V. caslnoides et ses lamelles sont tout à fait diffé- rentes. Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), valve gauche (PI. XIII, fig. H- — 357 - 12); Léognan (Coquillat), valve droite (flg. 17), coll. Bial-Neuville; Dax (Saint-Paul), coll. Cossmann; (Moulin de Cabannes), coll. Bial-Neuville; Saucats (Le Peloua), coll. Bial-Neuville; Saucats (La Gassagiie), Eglise, Lagus, coll. Benoist au M. H. N. B. ; Saint-Médard-en-Jalles, Dax, etc., coll. Degrange-Touzin. — Burdigalien. Orthez (Le Paren), coll. Degrange-Touzin, coll. Peyrot, commune; Esca- lans, Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin; Salles (Largileyre), coll. Cossmann, coll. Bial-Neuville. Sallespisse, coll. Bial-Neuville. — Helvé- tieii. Saubrigues, coll. Dumas. — TorAi(^" "'ai' nue orthoe'Onale TVPC S ^^^' *^^' ~ Charnière de Cordiopsis incrassata Sow. Foss. é[)aisse et largement bifide; 2^ très mince, perpendiculaire; 26 épaisse, non bifide; \b formant une crête mince et élevée le long de la nymphe qui est deux fois [)lus allongée, largement aplatie et séparée du coiselet par une rainure; dentelon AU très petit et peu saillant, quoique nettement isolé de 2a; la fos- sette qui le reçoit, sur la valve opposée, s'oblitère avec l'âge, et les deux protubérances AI et A III qui encadrent cette fossette deviennent alors invisibles, de sorte que la valve droite res- semble com[)lèlement à celle d'une Venus. Sinus peu profond, ascendant, arrondi à son exirémité ; commissure des valves lisse (G. -T. : Venus incrassata Sow. r:= Cytherea in Desh. Olig.). Les espèces néogéniques de ce groupe ont été classées par M. Sacco (I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 20) dans le S. -Genre Amiantis Garp., peut- être sur la foi des indications de la « Revision sommaire de l'Oligocène » par M. Gossmann (1891) qui corrigeait, à cette occasion, un premier clas- sement de Cyth. incrassata dans le S. -Genre Caryatis (Gat. ill. 1886). Or le génotype d' Amiantis est Cyth. callosa Gonr. qui — ainsi que nous avons pu le vérifier sur un spécimen du Pléistocène de Galifornie (coll. Gossmann) — est une espèce très voisine de Cailista, sans la moindre analogie avec Cyth. incrassata. Cordiopsis se rattache évidemment à Meretrix par sa forme, par sa surface Itsse, sans corselet caréné, etsurtout par son dentelon Ali qui est toujours isolé de 2a, au lien de se relier à cette cardinale, comme cela a lieu chez certaines Chione qui en sont pourvues; donc, malgré l'apparence vénéri- forme des individus gérontiques, nous préférons placer Cordiopsis comme Sous-Genre de Mcreirix, à la suite de Pitaria dont il se distingue par la — 388 disposition de ses cardinales, par la forme de son sinus, par son galbe beaucoup plus cordiforme, et par l'effacement de AI, AU. D'autre pari, il nous semble impossible de le rapprocher de Dosinia qui est un Genre bien distinct par sa forme orbiculaire et aplatie, ainsi que par son sinus étroit et pointu, par sa lunule creuse, par sa surface sillonnée, etc. La première apparition de Cordiopsis est dans l'Oligocène, car les espèces éocéniques du groupe de Cyth. globulosa Desh., que l'on rapprochait autre- fois de Cyth. incrassata, sont en réalité des Pitaria; le génotype s'est ensuite successivement transformé et fortement développé dans l'Aquita- nien, le Burdigalien, le Miocène et le Pliocène, en atteignant une taille géante et un galbe de plus en plus vénériforme, de sorte que la plupart des auteurs ont désigné ces mutations sous le nom générique Venus. M. Sacco [loc. cit., p. 23) indique, à l'époque actuelle, Dione alahastrum Reeve et Venus albida Gmelin, comme pouvant se rapporter au même groupe ; mais ce rapprochement demande une confir.mation plus précise. D'autre part, Sinodia a été proposé par M. Jukes-Browne (1908, loc. cit., p. lo2) pour une espèce actuelle {Dosinia trigona Reeve) qui a beaucoup d'analogie avec Cyth. incrassata ; l'auteur rapporte même ce fossile à son Sous-Genre; mais le diagramme qii'il donne (pi. VI, fig. 2) de la charnière de C. incrassata — diagramme d'ailleurs exactement conforme à la réalité — ne ressemble guère à la flg. 1 (p. 152) phototypie d'après la valve droite Sinodia trigona : le contour du plateau car- dinal est beaucoup plus échancré et sinueux chez C. incrassata qui. Fig. 68. — Charnière de Sinodia Iriyona Reeve. Viv. à la même taille, possède une dent 36 moins écartée et une fossette beau- coup plus profonde pour recevoir AU, avec deux protubérances AI, A III qu'on n'observe pas au même degré chez S< ticilenient l'eCOUVerle par le Fig. 73. — Charnière de CouWm »)i«2?na Mtg. Vlv. bord lunulaire; LA II forte et trièdre; impression palléale très faiblement sinueuse à sa jonction avec l'adducteur postérieur (1) (G. -T. : G. cerina C. B. Ad., et Génoplésiotype : Venus minima Montg. Viv.). Gouldia se distingue de Circe s. str. par sa surface non ornée de plis .divariqués; en outre, la dent 1 est ti^ès mince et la lamelle latérale antérieure est plus forte. Toutefois la création des Sections Parmuiina et Circenita a pour effet de rendre ces différences moins nettes; aussi l'on ne conçoit pas bien pourquoi M. Dali (L c, p. 1247) a placé Gouldia dans un autre Genre que Circe, c'est-à-dire comme Sous-Genre de Crista Rœm. qu'il remplace d'ailleurs par Gafrarium Bolten, dénomination qui ne peut dater que de 1902, époque à laquelle il l'a ressuscitée. M. Jukes Bi-owne {/. c, p. 162) pense que les quatre espèces éocéniques du Bassin de Paris doivent être classées plutôt comme Gouldia que comme Circe; s'il en est bien ainsi, le Sous-Genre Goiddia paraît manquer dans l'Oligocène (2), et reparaît dans l'Aquitanien, anssi bien en Europe qu'à la Jamaïque et dans la Floride (Oligocène de M. Dali), puis il se poursuit dans le Miocène et le Pliocène jusqu'à l'époque actuelle. Le Sous-Genre Crista Rœmer, beaucoup plus convexe et orné de côtes rayonnantes {V. pectinata Lin.), n'a pas encore été signalé à l'état fossile. 190. Circe Banoni [Tournouër]. PI. XVIII, fig. 18-21. 1873. Cytherea {Circe) Banoni Tourn. in Mayer. Jowrn. Conch., T. XXI, p. 342, pi. IX, flg. 4. 1873. — Benoist. Gat. Saucats, p. 42, n^ 95. Taille assez petite; forme ovoïdo-lransverse, subquadrangu- laire, peu convexe, inéquilatérale; côté antérieur ovale, plus (1) Fischer indique «bord interne des valves très finement crénelé»; tous les Gouldia fossiles du Néogène du Sud-Ouest ont invariablement les bords lisses. (2) A moins que l'on y rapporte Circe Edwardsi \ . Rœmer, de l'Oligocène inférieur de Latdorf, qui serait alors le descendant de C. pusilla Desh., du Thanétien. — 430 — court que le côlé postérieur qui est subtronqué sur son contour anal et un peu arrondi néanmoins; bord palléal rég-ulièrement arqué, à grand rayon; crochets très petits, peu saillants, proso- gyres, situés presque au quart de la longueur, du côté anté- rieur; bord lunuiaire déclive à 45°; bord supéro-postérieur faiblement arqué jusqu'à l'angle arrondi par lequel il se rac- corde avec le contour anal. Lunule lancéolée, finement striée par les accroissements, limitée à l'extérieur par une strie peu profonde; corselet étroit, lisse, limité par un angle vaguement émoussé, séparé du ligament par un gradin excavé, avec une fine rainure; surface dorsale peu bombée, à peine déprimée sur la région anale, ornée de fins sillons concentriques, assez serrés, qui s'anastomosent plus ou moins régulièrement sur la dépres- sion anale, croisée aux deux extrémités par des costules diver- gentes, courbes, mal limitées comme de simples ondulations, mais produisant néanmoins des festons dans le voisinage de la strie lunuiaire et de l'angle du corselet; ces ondulations s'effa- cent gradiieilement sans atteindre la région dorsale. Charnière assez étroite, limitée en dessous par un arc de cercle à grand rayon : I perpeudicuiaiie et subtrigone, 3a mince et courte, 3i étroite et oblique à 45"; 2a presque perpendiculaire et saillante; 2^ épaisse et un a peu oblique ; 4^ linéaire, mais saillante et bien d, , I , Il 1 FiG. 74. — Charnière de Circe Banoni Tourn. foss. elachee de la nymphe qui est étroite et plane; AU assez longue et très saillante, logée loin des cardinales entre A I et A III très petites et minces. Impressions musculaires symétriques et équidistantes ; ligne palléale parallèle au bord lisse, faisant un petit crochet avant de se raccorder avec l'adducteur postérieur. DiM. Diamètre antéro-postérieur : 15 mill. ; diamètre umbono- palléal : 12 mill. 1/2. Happ. et diff. — Benoist prétend que k cette espèce se rapproclie telle- ment de Circe eximia Hœrn. que je l'y avais rapporté primitivement en en, faisant une variété à dessins presque nuls n; nous ne possédons pas de spécimens du Bassin de Vienne, mais il nous semble d'après l'inspection - 431 — des figures, bien conformes à la diagnose de Hœrnes, que non seulement C. eximia est divariquée d'une manière beaucoup plus large et plus persis- tante, mais encore que c'est une coquille beaucoup plus symétrique (pres- que comme un Lepton ou une Pythina), non tronquée à l'arrière qui est lacinié sur le bord par les côtes, à crochets encore moins saillants, placés moins en avant, etc. Il n'y a donc aucun doute sur la distinction à faire de l'espèce créée par Tournouër et admise par Mayer qui avait entre les mains des matériaux de comparaison provenant de Vienne. Il n'y a aucune forme comparable en Touraine ni dans le Piémont, où l'on n'a cité et figuré que Gouldia minima qui appartient à un Sous-Genre différent, non divariqué. Mais nous avons comparé C. Banoni avec C. unda- tina Lamk., d'après des spécimens recueillis dans la mer Rouge, qui ont aussi une ornementation divariquée s'efîaçant au milieu et ne persistant que sur les bords : or l'espèce actuelle est plus haute, plus arrondie, pres- dosiniiforme Localités. — Léognan (Le Thil), plésiotypes (PI. XVIII, tîg. 18-21), coll. Bial-Neuville; coll. de Sacy, coll. Degrange-Touzin; Saint-Morillon (le Planta), mêmes coll. ; Pessac (Noès, Lorient), La Brède (La Salle, tranchée du chemin de fer), coll. Degrange-Touzin. Toujours rare. — A'-C '" < f^ ^^^^^^^1 HHlËiii-''^ -_ o «^^^^^1 ^^^^^^1 ^^^^^H^^*>y ? ^^^^^H ^^^^^K'V d) u j^^^pi^ ■a ^ c g tu •= o en •a; O C u o o c o o PLANCHE X 1-2. Arcopagia ventricosa [M. de Serres], var. tvianrjula Dollf. Daulz. 3-4. Abra CYTHER.EFORMis GossiTi. et Pcyr. 5-6. Arcopagia corbis [Bronn]. 7-8. Macoma leognanensis Cossm. et Peyr. 9. Arcopagia corbis [Bronn]. 10-11. Magoma leognanensis Gossm. et Peyr. 12-1.3. Strigilla (/Eretica) senegalensis [Hanley]. 14-17. Gapsa lacunosa [Gliemn.]. 18. id. 19-20. id. ■ 21-25. OuDARDiA compressa [Brocclii]. 26-27. Gastraxa fragilis [Linné]. 28-30. id. mut. aquiianica Gossm. et Peyr. 81-32. Gastrana fragilis mut. persinuosa Gossm. et Peyr. 33. Gastrana fragilis mut. persinuosa Gossm. et Peyr. 34-37. Psammobia f^rœensis [Ghemnilz]. 38-40. Psammobia affinis Dujardin. 41-42. id. var. megalomoi-plici Gossm. et Peyr. 1/1 Salles (Le Min^y). 3/2 Sl-Morillon [Lq Plantai). 1/1 Sallespisse. 3/2 Léognan (prop. Garrère). 1/1 Salles (Larglleyrel. 3/2 Léognan (Goquillat). 1/1 Sauçais (Pont-Pourquey). 1/1 Sauçais (Lariey). 1/2 Salles (Largileyre). 1/1 Gestas. 3/2 Salles (Largileyre). 1/1 Salles (Larglleyre). 1/1 Sl-Morillon (Le Plantât). 1/1 Sauçais (Ponl-Pourquey). 1/1 Gestas (Fourcq). 1/1 Salles (Le Minoy). 1/1 Léognan (Goquillat). 1/1 Salles (Larglleyre). 3 < •c ^ C7 ^ O C o bo t. O c! o J= o c o o PLANCHE XI 1-2 et 5. PsAMMOBiA ( Psammocola) l.vborde Bast. 3-4. Gastrana pereCtRina Bast. 6-9. PsAMMOBiAf'PsaHîmocoiaj AQUITANICA Mayer- 10-13. PsAMMOBiA AFFiNis Dujard. juvenis. 14-16. PSAMMOBIA (Macropsammus) Biali Cossm. et Peyr. 17. Gastrana fragilis L. mut. persinuosa Cossm. et Peyr. 18-21. DoxAX fPaî'ac^oîiaojj TRÂNSVERSA Desh. 22-25. DoNAx (Paradonax) transversa Desh. var. gihbosula Mayer. 26-29. DoNAx (Paradonax) sallomâcensis Cossm. et Peyr. 30-33. DoNAx (Chion) affinis Desh. 34-36. Tapes (Callistotapes) vetulus Bast. 37. id. mut. aquila- nica Cossm. et Peyr. 38-39. Taves (Callistotapes) s.xllomacensis Fischer. 40. Tapes (Callistotapes) clandestixus Mayer. 1/1 Saucats (Lagus). 3/2 St-Avit. 1/1 , Saucats (Lariey). 2/i Noaillan (La Saubotte) 2/1 Noaillan (La Saubotte). 1/1 Ceslas (Fourcq). 1 / 1 Saucats (Pont-Pourquey) 3/2 Saucats (Pont-Pourquey] 3/2 Salles (Largileyre). 1/1 Cestas (pré Cazeaux). 1/1 Léognan (Coquillat). 1/1 Léognan (Le Thil). 1/1 Salles (Largileyre). 1/1 Léognan (Le Thil). PLANCHE XII 1-2. Tapes (Callislotapes) clandestinus Mayer. 3-4. Tapes (Callistolapes) sallomacensis Fischer. 5-8. Tapes (Callislotapes) Deshayesi Benoisl. 9-11. Tapes (Callislotapes) Benoisti Cossm. et Peyr. 12-1.3. Venus Duj.\rdim Hœrnes. 14-16. Marcia (Similivenus) avitensis [Cossm.]. 17-18. Ghione (Clausinella) Basteroti [Desh.]. 19-21. Ghione ( Omphaloclathrum) subexce.ntrica [d'Orb.]. 1/1 Léognan (Le Thil). 1/1 SaUes (Largileyre). 1/1 Saucats(Pont-Pourquey). 1/1 Salles (Mi" Debal). 1/1 Parleboscq (La Guirande). 2/1 St-Avit. 1/1 Saucals(Pont-Pourquey). 1/1 Salles (Largileyre). 3 a < E z -OJ -< ta ^ O co •0) o c u .2 ^ o £ o X u c o o PLANCHE XIII 1-3. Tapes f Pu Was^caj BASTEROTiMayer. 1/1 4-5. Ghione (Clausina) Biali Cossm. et Peyr. 1/1 6-8. Chione (Omphaloclathrum) ambigua [Rove- reto]. 9-10. CmoNE (Clausiiiella) Basïeroti [Desh.] an var. 3/1 11-12. CinoNE ('C/aitsineZZaJ Basteroti [Desh. j. 1/1 13. Chioxe (Clausinella) casinoides [Bast.]. 1/1 14 el 18. Tapes (Pullaslra) Donxeti BenoisL 1/1 15-16. Chione (Clausinella) Sacyi Gossm. et Peyr. 1/1 17. Ghio.ne (Clausinella) Basteroti [Desh.]. 1/1 19-20. Giiione fC/aimne/^aj suBPLicATA [d'Orb.]. 1/1 21-23. id. 1/1 24-25. Ghione ('C/ausmeZ/aj CASiNOiDES [Bast.], 1/1 26-28. GHiONEfFeH;?'icoZou/eajMULTiLAMELLA[Lmk] 1/1 29. TiMOCLE SUBSPADICEA [GoSSlTl.]. 3/1 Saucats (Pont-Pourquey' Léognan (Coquillat). 1/1 Villandraut (Gamachot). Sl-Avit. Sauçais (Pont-Pourquey). Sauçais (Eglise). Mérignac (Piganeau). Pessac (Lorient). Sauçais (Pont-Pourquey). Salles (Moulin Debal). Salles (Largileyre). Saucats (Eglise). Saubrigues. Mérignac. o O Cd <: 0) c -M D" g *E -0 o -0 c "Se _0 o s: o c o o (U c ■5 "5 5 ^ < g £ g ■OJ -«! ÎM * ■(U O C O o « o ^ s:. o c o o PLANCHE XIV 1-4. Ghione ( Clausinella) fasciculata [Reuss]. 5-7. Ghione (Clausinella vel Chamelsea) derto- PARVA [Sacco]. 8-9. Ghione (Clausinella vel Chamelsea) derto- PARVA mut. merignacensis Cossm. et Peyr. 10. Ghione (Clausinella) fasciculata [Reuss] mut. Irigonomorpha Gossm. et Peyr. 11-13. Ghione (Clausinella) fasciculata [Reuss] var. crispolamella Gossm. et Peyr. 14-16. Ghione ( Ventricoloidea) burdigalensis [Mayer]. 17-20. Ghione (Ventricoloidea) aquitanica Gossm. et Peyr. 21-24. Ghione (Clausinella) Haidingeri [Hœrn.]. 25-27. TiMOCLEA ovATA Petinaot, var. minor Dellf. Dautz. 28-29. Ghione (Clausinella) Haidingeri [Hœrnes]. .30-31. Ghione (VenbHcoloidea) erasa Gossm. et Peyr. 32-35. TiMOCLEA MARGiNATA [Hœmes]. 36. TiMOCLEA SUBSPADICEA [GoSSm.]. 37-40. id. 1/1 Saucats (La Sime). 2/1 Salles (Largileyre). 1/1 Mérignac. 1/1 . Léognan (Goquillat). 1/1 Saucats (La Sime). 1/1 Gestas (Fourcq). 1/1 Bazas (Marivot). 1/1 Salles (Le Minoy). 3/1 Salles (Largileyre). 1/1 Salles (Le Minoy). 1/1 Salles (Largileyre). 3/1 Orthez (Le Paren). 3/1 Mérignac. 2/1 Saucats (Pont-Pourquey). 3 cr < 3 - cr « 'r i^ n * U U3 •0) O c u .ï s bD t. o « — c o O C o PLANCHE XV 1-2. Meretrix (Callista) ciiione [Linné]. 3-5. Meretrix (Callista) erycixoides [Lamk.]. 6. id. 7-8. Meretrix (Pilaria) rudis [Poli]. 9-10. Meretrix ('Pito?'î«jBEXO[STi Cossm. et Peyr. 11-12. Meretrix (Pilnria) Lamargki [Agassiz]. 13-14. id. 15-16. Meretrix (Pitaria) rudis [Poli]. 17-18. Meretrix ('CaZZ'isifaJERYCiNoiDES [Lamk.] var. subsulcataria [Benoisl]. 19. Meretrix (Callista) italiga [Defr.]. 20-22. Meretrix (Pitaria) undata [Bast.]. Saubrigues. Léognan (Goquillal) Saucats (Lagus). Saubrigues. Mérignac. Dax. Gestas. Saubrigues. Dax (St-Paul). Salles (Largileyre). Sauçais (Lariey)." 0) c 'cd +j '5 < H o ce "" i» Ph "D ^ a; ^ 3 +-> a- Oi "E 2 K ■CD < bc g t/3 •(D O C u ;GULARis [Baster.]. 14t15. Gràteloupia irregularis [Basterot]. 16-17. Meretrix (Cordiopsis) gigas [Lamk.]. 1/1 Saucats(Pont-Pourquey). 1/1 Salles (Largileyre). 3/1 Noaillan (La Saubolte). 1/1 Léognan (Le Thil). 1/1 Saucats(Pont-Pourqaey). 1/1 Saucats(Pont-Pourquey). 1/1 Salles (Largileyre). 0) c '3 < ■u CD 3 O ce c 'O ■< bD g t/2 ce •0 O c U I., 73, cours Pasteur. Vaillant (Léon), 0. ^, # I., professeur au Muséum, à Paris. Van Tieghem, G. ^, ^ 1., professeur au Muséum, à Paris. MEMBRES TITULAIRES et Membres à vie (*). MM. Arné (Paul), 121, rue Judaïque. Artigue (Félix), 104, rue Mondenard. Ballion (D''), >i^ A., à Villandraut (Gironde). Bardié (Armand), |> 1., 49, cours de Tourny. Bargues (André), 85, rue Sainte-Eulalie. Baronnet, 213, rue de Saint-Genès. Barrère (D'" P.), 5, place de Tourny. Baudrimont (Alberl), 15, rue Lhôle. Beille (Dr), Q I., 35, rue Constantin. Boyer (Dr G.), Q A., Faculté des sciences. Bouygues, Q A., ^, 16, rue Mathieu. Braignet (Frédéric), ij> A., 10, rue de l'Eglise-Saint-Seurin. Bro-wn (Robert), 159, avenue de la République, à Caudéran. Gadoret (Yves), 17, rue Poquelin-Molière. Charron (IJr L.), à Saint-André-de-Cubzac. Dautzenberg (Philippe), 213, rue de l'Université, Paris. Daydie(Ch.), rue Frantz-Despagnet, 65, Bordeaux-Saint-Augustin. Degrange-Touzin (Armand), 157, rue de l'Eglise-Saint-Seurin. Deserces,55, rue de Soissons. Devaux, ^ L, 44, rue Millière. Directeur de l'Ecole de Saint-Genès. PROCES-VERBAUX l Doinet (Léopold), 131, rue David-Johnslon. Dupuy (D' Henri), à Viliandraut (Gironde). Dupuy de la Grand'Rive (E.), 36, Grande-Rue, à Libourne. Diirand-Degrange, ^ A., ^, château Beauregard, l^omerol (Gironde). Durègne, ^ 1., 309, boulevard de Caudéran. Feytaud, préparateur à la Faculté des sciences, 149, cours Saint-Jean. Gouin (Henri), 99, cours d'AIsacc-Lorraine. Grang'eneuve (Maurice), 32, allées de Tourny. Gruvel, ^, || I., 4, rue Lagarde, Paris (V«). Guestier (Daniel), ^, 41, cours du Pavé-des-Chartrons. Jolyet (D''), ^, ^ I., à Arcaclion. Journu (Auguste), 55, cours de Tourny. Kunstler, ^, Q I., Muséum d'histoire naturelle (Jardin-Public). > Labrie (Abbé), curé de Lngasson, par Frontenac. Lacouture, 27, cours Balguerie-Stuttenberg. Lalanue (D'" Gaston), «^ A., Gastel d'Andorte, Le Bouscat (Gironde). Lamarque (D"^ Henri), 85, rue de Saint-Genès. ir Lambertie (Maurice), 42, cours du Chapeau-Rouge. Lia"wton (Edouard), 94, quai des Chartrous. Leymon (E.-M.), à Floirac (Gironde). Llaguet (B.), f| A., pharmacien, 16i, rue Sainte-Catherine. Lustrac (de), 9, rue Victoire-Américaine. ■y^ Motelay (Léonce), ^ 1., i^, 8, cours de Gourgue. Muratet ([)'' Léon), Q A., 1, place d'Aquitaine. Peragallo (Commandant), 0. ^, 13, rue Leyteire. Pérez (Charles), maître de conférences à la Faculté des sciences, 3, rue d'Ulm, Paris. Peytoureau (D'), 14, cours de Tourny. Pierre-Nadal (D"^), 134, rue Mondenard. Pitard, Q A., Ecole de médecine, Tours. Preller (L.), 5, cours de Gourgue. Queyron, Q A., médecin-vétérinaire. Grande Rue, La Réole. Reyt (Pierre), Bouliac (Gironde). Rozier (Xavier), 7, rue Gouvion. Sabrazès (D^"), ^ L, 26, rue Boudet. Sallet (D""), La Souterraine (Creuse). Serry (A.), Ecole de Saint-Genès, rue de Saint-Genès. Sauvageau (Camille), professeur à la Faculté des sciences, Bordeau.x. Viault (Di^), Q I., Faculté de médecine, place d'Aquitaine. MEMBRES CORRESPONDANTS (Les membres dont les no:iis sont marqués d'une -k sont cotisants et reçoivent les publications). MM. Ar. hambaud (Gaston), 9, rue Be!-Orme. ir Blasius ('W.), prof. Technische-Hochschule, Gauss-Strasse, 17, Brunswick. 6 PROCÈS-VERBAUX Carez (L.), 18, Rue Hamelin, Paris. ChofFat (Paul), 13, rue Arco a Jésus, Lisbonne (Portugal). -k Daleau (François), # I., Bourg-sar-Gironde. • Debeaux (Odon), 0. i^, 23, rue Auber, Toulouse. ■A- Dubalen, direcleur du Muséum, Mont-de-Marsan (Landes). Dupuy de la Grand'Rive, boulevard Arago, 10, Paris. ■A- Ferton (Cli.), chef d'escadron d'artillerie en retraite, Bonifacio (Corse). ■A- Fischer (Henri), 51, boulevard Saint-Michel, Paris. ■A- Gendre (D" Ernest), aux Barthes, par Langoiran (Gironde). Gobert (Dr E.), Mont-de-Marsan. Gosselet, i^, 'i$ T., doyen honoraire de la Faculté des sciences, rue d'Antin, 18, Lille. ■A- Hermann, 8, rue de la Sorbonne, Paris. Horvath (Dr), directeur de la section de zoologie, Budapesth. Hidalgo, Herlad, n° 7, dupl. 2^ derecha, Madrid. Janet (Charles), 71, rue de Paris, à Voisinlieu, près Beauvais (Oise). Lamic, 2, rue Sainte-Germaine, Toulouse. -A- Lataste (Fernandj, Cadillac. -A- Maxwell (J.), # A., substitut du Procureur général, rue Villaret-de-Joyeuse,6, Paris (xvii«). • Oudri (Général), G. 0. ^, à Durtal (Maine-et-Loire). ■A- Péchoutre, ^, au lycée Louis-le-Grand, rue Touiller, 6, Paris. ■A- Perdrigeat, pharmacien de i'^^ classe de la marine. Hôpital maritime, Rochefort- sur-Mer. ■A" Peyrot, p I , 31, rue Wustemberg. Ramon-Cajal, laboratoire d'histologie de la Faculté de médecine de Madrid. ■A- Ramon-Gontaud, ^ I., assistant de géologie au Muséum national d'histoire naturelle, 18, rue Louis-Philippe, Neuilly-sur-Seine. Regelsperger (G.), 85, rue de la Boélie, Paris. Rochebrune (de), # L, assistant au Muséum, 55, rue Buffon, Paris. Rondou, instituteur, Gèdre (Hautes-Pyrénées). • Simon (Eug ), 16, Villa Saïd, Paris. ■A- Vasseur, professeur à la Faculté des sciences, Marseille. Vendryès, chef de bureau au Ministère de l'Instruction publi-jne, 44, rue Madame, Paris. Verguin (Louis), capitaine d'artillerie, villa Raphaël, boulevard du Littoral, Toulon. PROCES-VERBAUX Liste des puHications périodiques reçues par la Société '^^ 1. — Ouvrages donnés par le Gouvernement français. Ministère de rinslruction publique : * Académie des sciences (Inslilut de France). Comptes rendus hebdomadaires des séances. Bibliographie générale des travaux historiques et archéologiques publiée par les Sociétés savantes de Fi'ance. Comité des travaux historiques et scientifiques. Nouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle de Paris. * Annuaire des Bibliothèques et des Archives. Revue des Sociétés savantes. Essai d'une description géologique de Tunisie, par M. Ph. Thomas. II. Sociétés françaises. Amiens. — * Société Linnéenne du Nord de la France. Arcachon. — Société scientifique. Station biologique. AuTUN. — Bulletin de la Société d'histoire naturelle dWutun. AuxERRE. — Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne. Bagnères de-Bigorue. — Bulletin de la Sociélé Ramond. Bar-ijc-Dug. — Mémoiresde la Société des lettres, sciences et arts de Bar le-Duc. Besançon. — Mé noires de la Société d'émulation du Doubs. BoRDEAU.x. — Bulletin de la Société de géographie commerciale de Bordeaux. — Annales de la Société d'agriculture du département de la Gironde. Nouvelles annales de la Société d'horticulture du déparlement de la Gironde. — Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux. ' Procès-verbaux et Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. — * Observations pluviométriques et Ihermométriques faites dans laFrance méridionale et plus spécialement dans le département de la Gironde. _ Bulletin de la Sociélé d'études et de vulgarisation de la Zoologie agricole. Bourg. — Bulletin de la Société des Naturalistes de l'Ain. Brest. — Bulletin de la Société académique de Brest. (1) Les Sociétés marquées d'un astérisque sont celles dont les publications ne sont pas parvenues à la Société Linnéenne dans le courant de l'année 1909. Messieurs les Bibliothécaires de ces Sociétés sont priés d'en faire l'envoi dans le plus bref délai. 8 PROCES-VERBAUX Caen. — Société Linnéenne de Normandie. Carcassonne. — Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude. Chalons-sur-Marne. — Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne. CiiARLEviLLE. — BuUetln de la Société d'histoire naturelle des Ardennes. Cherbourg. — * Mémoires de la Société nationale des sciences naturelles et mathéma- tiques de Cherbourg. Clermont-Ferrand. — Annales de la station limnologique de Besse. Dax. — Bulletin de la Société de Borda. Dijon. — * Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon. Grenoble. — Annales de l'Université. Le Havre. — Bulletin de la Société géologique de Normandie. Le Mans. — Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arls de la Sarthe. La Rochelle. — Académie de La Rochelle. Section des sciences naturelles. Le Puy. — Bulletin de la Société d'agriculture, sciences, arts et commerce. Levallois-Perret. — Annales de l'Association des Naturalistes. Lille. — Société géologique du Nord. Limoges. — La Revue scientifique du Limousin. Lyon. — Annales de la Société Linnéenne de Lyon. — Annales de la Société botanique de Lyon. Maçon. — Bulletin trimestriel de la Société d'histoire naturelle. MARSEILLE. — Annales du Musée d'histoire naturelle de Marseille. — Annales de la Faculté des sciences de Marseille. — Revue horticole des Bouches-du-Rhône. — Répertoire des travaux de la Société de statistique de Marseille. Montpellier. — Académie des sciences et lettres de Montpellier (Mémoires de la section des Sciences). Moulins. — Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la France. Nancy. — Mémoires de l'Académie Stanislas. — Bulletin de la Société des sciences naturelles et Réunion biologique. Nantes. — Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France. Nîmes. — * Bulletin de la Société d'étude des sciences naturelles de Nîmes. Niort. — Bulletin de la Société de botanique des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Vendée. Orléans. — Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arls d'Orléans. Paris. — Société géologique de France. — Journal de conchyliologie. — Association française pour l'avancement des sciences. — Bulletin de la Société botanique de France. — Revue générale de botanique (G. Bonnier). — Journal de botanique (L. Morot). — Bulletin de la Société mycologique de France. — La Feuille des jeunes naturalistes. — Bulletin de la Société philomathique de Paris. — Société de secours des Amis des sciences. Comptes rendus annuels. PROCÈS-VERBAUX 9 — * Société zoologique de France. — Sociélé entomologique de France. Perpignan. — * Sociélé agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales. Rennes. — * Travaux scientifiques de l'Université de Rennes. RocHECHOUART. — BulIctin de la Société « Les Amis des sciences et arts de Roclie- chouart ». Rouen. — Bulletin de la Sociélé des Amis des sciences naturelles de Rouen. Sablfs d'Olonne. — 5" Congrès national des pêches maritimes. Semur. — * Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles. Toulouse. — Mémoires de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres. — Société d'histoire naturelle et des sciences biologiques et énergétiques. — Bulletin populaire de la Pisciculture. Troyes. — Mémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-letlres du département de l'Aube. Vannes. — Bulletin de la Société polymathique du Morbihan. Verdun. — Société philomathique. III. — Sociétés étrangères. Allemagne. Berlin. — Zeitschrift derdeutschen geologischen Gesellschaft. Monatsberichte. — Verhandlungen des botanischen Vereins der provinz Brandenburg. — Mittheilungen and Bericht aut dem zoologischen Muséum zu Berlin. Bonn. — Verhandlungen des naturhistorischen Vereins. — * Silzungsberichte der Niederrheinischen Gesellschaft fiir Natur und Heil- kunde. Brème. — Abhandiungen herausgegeben vom naturwissenschaftlichen Verein zu Bremen. Francfort-sur-Mein. — Bericht and Abhandiungen der Senckenbergischen Natur- forschenden Gesellschaft. Fribourg. — Berichte der naturforschenden Gesellschaft. GiESSEN. — Bericht der Oberhessischen Gesellschaft fiir Natur und Heilkunde. Halle. — Nova acta Academiae Csesarae Leopoldino-Garolinae Germanise naturee curiosorum. — Leopoldina amtliches. Hambourg. — Jahrbuch der Hamburgischen wissenschaftlichen Anstalten. KiEL. — Schriften des naturwissenschaftlichen vereins fiir Schleswig-Holstein. KjEL et Helgoland. — Wissenschafliche Meeresuntersuchungen, herausgegeben von der Kommission zur wissenschaftlichen Untersuchund der deutschen Meere in Kiel und der biologischen Anstalt auf Helgoland. Kœnigsberg. — Schriften der physikalisch-ôkonomischen Gesellschaft zii Kœnigs- berg. Leipzig. — Zoologischer Anzeiger. Munich. — Mathematisch-physikalischen Classe der K. B. Akademie der W^issens- chaften zu Munchen. 10 PROCÈS-VERBAUX — Correspondenz-Blattder deulsclien Gesellschaft fur Anthropologie, Ethno- logie undUrgeschichle. Munster. — Jahresbericht des Weslfâlischen provinzial vereins fiir wissenschaft und kunst. Wjesbaden. — Jahrbiicher des Nassauischen vereitis fiir Nalurkunde. Alsace-Lorraine. Metz. — Mémoires de l'Académie des lettres, sciences, arts et agriculture. — Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Metz. Australie. Sydney. — Records of the Australian Muséum. — Nombreuses autres publications. Autriche-Hongrie. Brunn. — Verhandlungen des naturforschenden vereities in Briinn. — Bericht der meteorologischen Commission. Budapest. — Annales historico-naturales Musei nationalis Hungarici. Cracovie. — Bulletin international de l'Académie des sciences (Comptes rendus des séances). Graz. — Mitlheiiungen des naturwissenschaftiiche Vereins fiir Steiermark. Vienne.— Akademie der Wissenschal'l lichen Mi tlheilungen der Erdbeben Commission — Annalen der K. K. naturhistorischen Hofmuseums. — Verhandlungen der K. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft. — Jahrbuch and Verhandlungen der K. K. geologischen Reichsanstalt. Belgique. Bruxelles. — Académie royale des sciences, lettres et beaux-arts de Belgique. — Mémoires de l'Académie. — Bulletin de l'Académie (Classe des sciences). — * Mémoires couronnés et Mémoires des savants étrangers. — * Mémoires couronnés et autres Mémoires. — Annuaire de l'Académie. — Bulletin de la Société royale de botanique de Belgique. — Bulletins et Mémoires de la Société belge de géologie, de paléonlo logie et d'hydrologie. — Société entomologique de Belgique. — *Annalesde la Société royalezooiogiqueet maiacologique de Belgique. — * Société belge de microscopie. Liège. — Annales de la Société géologique de Belgicjue. procès-verbaux 11 Canada. Québec. — Le Naturaliste Canadien, Ottawa. — Geological and natural hislory Survey of Canada. — Nombreuses publications. Chili. Santiago du Chili. — Actes de la Société scientifique du Chili. Valparaiso. — * Revista cliiiena de historia natural. COSTA-RICA. San-José. — ' Boletin de la Sociedad nacional de agricultura. Danemark. Copenhague. — Académie royale des sciences et lettres du Danemark. — Mémoires et Bulletins. — Videnskabelige Meddelelser fra den naturhistoriske forening. Espagne. Madrid. — Sociedad espaiïola de historia natural. — * Commission del Mapa Geologico de Espana. — * TrabajosdelLaboratorio de investigaciones biologicas de la Universitad de Madrid (Suite de la « Revista trimeslral Micrografica »). Etats-Unis. Berkeley. — University of California publications. Boston. — Boston Society of natural history. Brooklyn. — The muséum of the Brooklyn Iiistitute of arts and sciences. Cambridge. — Bulletin of the muséum of comparative zoology at Harvard Collège. Chapel-Hill. — Journal of the Elisha Mitchell scienlific Society. Chicago. — Field Columbian Muséum. Cincinnati. — * Bulletin of the Lloyd library of Botany, Pharmacy and Materia medica. — * Mycological notes. Colorado. — Collorado Collège studies. Halifax. — The proceedings and transactions of the Nova Sectian Institute of science Indianqpolis. — Proceedings of the Indiana Academy of sciences. Madison. — Wisconsin geological and natural hislory Survey. Michigan. — Report of the Michigan Academy of sciences. Montana. — Bulletin University of Montana. New-York. — * Annals of the New-York Academy of sciences. — Memoirs. Philadelphie. — Academy of Natural sciences : Proceedings. — Journal. 12 PROCÈS-VEHBAUX — Proceedings of the American philosophical Society. Saint-Louis. — * Transactions of the Academy of sciences. — Missouri bolanical Garden. TopEKA. — * Transactions of tlie Kansas Academy of sciences. UuBANA. — * Bulletin of tlie lliinois-Slate laboratory of nalural hislory. Washington. — SmiLhsonian InsliluLlon : — Annual report of ihe Board of Regenls of the Smilhsonian Institution. — Smilhsonian contributions to Knowledge. — U.-S. National Muséum : Proceedings, Bulletin and annual Report. Washington. — Contribution from the U. S. national herbarium. — Smithsonian Miscellaneous collections. Quarlerly issue. — Carnegie Instilution : — Publications diverses. Grande-Bretagne. Dublin. — Royal Dublin Society : Economie proceedings, Scientific proceedings, Scientific transactions. Edimbourg. — Proceedings of the royal physical Society. Glasgow. — Transactions of the nalural hislory Society. LivERPOOL. — Proceedings and transactions of tlie Liverpool biological Sociely. Londres. — Hooker's icônes planlarum. — The quarlerly journal of the geological Sociely, — Geological lile- ralure. — Proceedings of the geologists' Association. — The journal of the Linnean Society. Inde. Calcutta. — Asiatic Sociely of Bengal : Journal, Proceedings. — Geological Survey of India : Memoirs, Records, Palaeontologia indica. PuSA. — Memoirs of Ihe deparlment of Agriculture in India. Italie. Bologne. — Academia délie scienze delT Inslilulo di Bologna : Memorie y Rendi- conlo. Milan. — Atti délia Sociela ilaliana di scienze nalurali e del Museo civico di Storia nalurale. Pavie. — ' Atti dell Instiluto bolanico dell Universita di Pavia. PiSE. — Sociela toscana di scienze nalurali. Rome. — Atti délia Reale Academia dei Lincei : Rendiconti. — Bollelino délia Sociela geologica ilaliana. — Bollelino del Real Comitato geologico d'italia- — Annali di Bolaqica. PROCÈS- VERBAUX 13 Japon. ToKio. — Annolaliones zoologicse japonenses. — * The Tokio impérial Universily calendar. Mexique. Mexico. — Memorias y Revista delà Sociedad cientifica « Antonio Alzate ». Norvège. Christiania. — Nyt magazin for naturvidenskaberne. Pays-Bas. NiJMEGEN. — Nederlandsch kruidkundig archief. — Recueil des travaux botaniques néerlandais. . PÉROU. Lima. — Bolelin del Cuerpo de Ingeniores de Minas del Peru. Portugal. Lisbonne. — * Communicaçoes da seccao dos trabalhos geologicos de Portugal. — Communicaçoes da commissao do servico geologico. — * Commission des travaux géologiques du Portugal. — * Broteria. Revista de sciencias naturales do coUegio de S. Fiel. Porto. — Annaes scientificos da Academia polytechnica do Porto. République-Argentine. Buenos-Ayres. — Museonacional : Anales, memorias, communicaciones. CoRDOBA. — Boletin de la Academia de ciencias en Cordoba. Russie. Helsingfors. — Acta Societatis pro fauna et flora fennica. — Meddelanden of Socielas pro fauna et flora fennica. Kiew. — * Mémoires de la Société des Naturalistes de Kiew. Moscou. — Société impériale des Naturalistes de Moscou. Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg : Publications diverses. — Acti Horti Petropolitani. — Schedse ad herbarium florae rossicœ. — Comité géologique de Saint-Pétersbourg. — Horae Societatis entomologicœ rossicse. — Revue russe d'entomologie. 14 PROCÈS-VERBAUX Suède. LuND. — Acta universitalis Lundensis. Stockholm. — Kungliga svenska Venlenskaps-Akademiens : Handlingar ; Bihang; Ofversigl ; Arkiv fur Bolanik, Kemi-mineralogi, Zoologi, Matemalik, Aslronomi och Fisik, Geologi. — Arsbok. — * Sveriges geologiska underskôhning. — Geologiska fôreningens fôrhandlingar. — Entomologisk lidskrift. — Meddelanden fran K. Velenskapsakademiens Nobelinstitut. Journal entomologique, publié par la Société entomoiogique. — Le prix Nobel en 1906. Upsala. — Publications diverses de l'Université. ^ Suisse. Bale. — Bericlit iiber die Verhandiungen der naturforshchenden Gesellscbaft. Genève. — Annuaire du Conservatoire et du Jardin botaniques de Genève. — Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève. — Bulletin de la Société botanique. — Bulletin de l'herbier Boissier. Lausanne. — Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles. Neuchatel. — Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles. Zurich. — Vierteijahrscbrift der naturforschenden Gesellscbaft. Uruguay. Montevideo. — Anales del Museo nacionai. Ouvrages divers. AiMOND (Abbé Gh.). — La cathédrale de Verdun, Nancy, 1909. Ameghino (Florenlino). — Le litige des scories et des terres cuites anthropiques des formations néogènes de la République argentine, Buenos- Ayres, 1909. Belèze (Marguerite). — Conseil aux Amateurs pour faire une collection de papillons, Paris, 1892. Berce (E.). — Guide de l'éleveur de chenilles, suivi d'un traité spécial de l'éducation des chenilles produisant de la soie, par Guérin-Méneville, Paris. Bergeret (Jean). — Flore des Basses-Pyrénées, Pau, 1909. Boitard (M.). — Manuel du Naturaliste préparateur, Paris, 1835. Caruz (L.). — La géologie des Pyrénées françaises, Paris, 1908. Chatin (Ad.) — Mémoire sur les Limnanthées et les Coriariées, Paris, 1854. — Note sur le cresson de fontaine et sur sa culture, Paris, 1858. — Excuriion botanique dirigée en Savoie et en Suisse, Paris, 1860. PROCÈS-VERBAUX 15 Choffat (Paulj. — Noie sur les filons de pliosphorîte de Logroson dans la province de Caceres, Bruxelles, 1909. Clermont (J.)-— Liste de Coléoptères et d'Orthoptères capturés à Luchon et au port de Vénasque, Paris, 1905. CossoN et Germain de Saint-Pierre. — Synopsis analytique de la flore des environs de Paris, Paris, 1876. CossMANN (M.). — • Essais de Paléoconchologle comparée, Paris, 1909. Ferton (Gh.). — L'escalier du roi d'Aragon à Bonifacio (Corse), 1909. — Note détacliées sur Tinstinct des Hyménoptères mellifères et ravis- seurs, Paris, 1908. Froggatt (W.-W.). — Aualralian Insects, Sydney, 1907. Gadeceau (Em.). — Le lac de Grand-Lieu. Monographie phytogéographique, Nantes, 1909. Gendre (E.). — Sur les larves de Mermis parasites des larves du Stegomya fasciata, Paris, 1909. — Sur deux larves carnassières de moustiques, Paris, 1909. Grenier et Godron. — Flore de France ou description des plantes qui croissent naturellement en France et en Corse, Paris, 1848. Jullien-Crosnier. — Supplément aux plantes vasculaires du Loiret, Orléans, 1898. Lacépède. — Histoire naturelle des serpents, Paris, 1878. Lambert (J.) el Thierry (P.). — Essai de nomenclature raisonnée des Echinides, Chaumont, 1909. Lambertie (Maurice). — Captures d'Hémiptères nouveaux pour le département de la Gironde, Paris, 1909. Laterrade (J.-F.). — Supplément à la 4" édition de la flore bordelaise et de la Gironde, Bordeaux, 1857. Lecointre (M"'e la comtesse). — Les fa! uns de la Touraine, Tours, 1908. — Annélides des faluns de la Touraine, Paris, 1909. Lignac (Léopold). — Dycotylédones, Paris, 1879. Martin (J.). — Les Lépidoptères d'Europe, Paris. Massart (Jean). — Essais de géographie botanique des districts littoraux et alluviaux de la Belgique, Bruxelles, 1908. Méguignon (A.). — Coléoptères de Touraine. Contribution à la faune du département d'Indre-et-Loire. Méguignon (A.) el Rambousek (F. G.). — Sur Myrmœcia plicata et M. confragosa Hoch., Paris, 1907. Monbarlet (J.-V.). — Les Pierres et l'Histoire. Le Druidisme et son œuvre, Paris, 1908. Mulsant (E.) et Rey (Ch.). — Histoire naturelle des Punaises de France, Paris, 1866. MuRAT (Albert). — L'avenir des plantations de caoutchouc, Paris, 1909. Olivier (E.). — Expédition antarctique belge. Résultats du voyage du S. Y. Belgica en 1897-98-99, Anvers, 1906. — Longévité d'un insecte, Le Caire, 1909. Pérard (J.) et ManleyBendall. — Congrès national des pêches maritimes. Ville de Bordeaux, Orléans, 1908. Peyrony. — Les Eyzies et les environs, Levallois-Perret, 1903. 16 PROCÈS-VERBAUX PiTARD (J.) et Proust (L.). — Les îles Canaries. Flore de l'Archipel, Paris, 1908. Porter (Carlos). — Introduccion al estudio de los Miriopodos, Santiago de Chili, 1908. Rolland (L.). — Allas des champignons de France, Paris, 1909. Sauvageau (G.). — Le professeur David Carazzi de l'Université de Padoue (Italie). Les huîtres de Marennes et la dialomée bleue, Bordeaux, 1908. — Lettre ouverte à M. le Prof. J.-B. de Tossi au pujet des huîtres de Marennes et de la diatomée bleue, Bordeaux, 1909. ScHAUiNSLAND (D^j. — Darwin und Seine Lehre, Brème, 1909. ScHLESCH (Hans). — Sur la présence du Gulitaria peregra Mull. var. sinistrosa au Danemark et dans le Nord de l'Allemagne, Lyon, 1908. Yves et Pérot 'Francis). — Notice sur les ouvrages scientifiques de M. Ernest Oli- vier, Montiuçon, 1896. PROCtS-VEHBAUX; 17' Séance du 5 janvier 1910. Présidence de M. le D^ Henri Lamarque, président. CORRESPONDANCE Lettre de M. Carez annonçantrenvoid'un complément àla géologie- des Pyrénées françaises (feuilles de Céret, Perpignan et Narbonne); Lettre de M. Rodier donnant sa démission. ADMINISTRATION M. Lamarque installe le nouveau bureau et s'exprime en ces ter- mes : Mes chers Collègues, L'ordre du jour porte en premier lieu l'installation du bureau, Permettez-moi, en reprenant possession de ce fauteuil, de vous remercier bien sincèrement de la nouvelle et précieuse marque de confiance et de sympathie que vous m'avez donnée en m'appelant encore cette année à présider aux destinées de la Société lin- néenne. C'est un honneur dont je sens tout le poids, et soyez persuadés que je m'efforcerai, de nouveau, de mener à bien la tâche que vous m'avez confiée. Je me hâte de dire qu'elle me sera d'ailleurs grandement facilitée parla compétence de mes collaborateurs que j'ai maintes fois mise à l'épreuve, et sur le dévouement desquels je sais que je puis compter. Grâce à eux, noire Société a pu, pendant l'année qui vient de s'écouler, soutenir dignement sa vieille réputation; nous avons même pu constater comme un regain de vitalité qui doit faire augurer heureusement de l'avenir. Après quelques années d'une sorte de repos, un nouvel élan a été donné par mes distingués prédécesseurs, MM. Devaux et Degrange- Touzin. L'activité développée sous leur vigoureuse impulsion s'est encore accentuée cette année; nos séances ont été bien remplies, des communications très intéressantes ont été faites, nos comptes Procès Verbaux 1910 2 18 PROCÈS-VERBAUX rendus contiennent des travaux de premier ordre dont nous pouvons être fiers. Il me suffira de citer l'imporlanle publication de MM. Cossmaun et Peyrot, sur la Conchologie néogénique de l'Aquitaine, et celle non moins considérable de la mission Gi'uvel et Chudeau, en Mauritanie occidentale. Nous devons nous enorgueillir de voir un homme de la notoriété de M. Cossmann choisir nos bulletins pour recevoir le travail qu'il publie avec M. Peyrot; de voir M. Gruvel nous conlier la relation de la mission dont il a été chargé par le gouvernement français. Je ne vous parlerai pas des autres travaux originaux, je laisse ce soin à notre secrétaire, qui les analysera dans son compte rendu. Je veux surtout vous dire quelques mots de l'orientation que nous nous sommes elForcés de donner h la Société au cours de cette année. Tout d'abord nous avons porté nos effoits sur les publications; nous avons la satisfaction de constater que nous sommes arrivés à une régularité absolue, grâce à la ténacité opiniâtre des membres de la Commission que Je suis heureux de féliciter et de remercier. Nous avons cherché à étendre notre sphère d'action en faisant connaître notre but et notre raison d'être, par des comptes rendus de nos séances, dans les journaux scientifiques et, les journaux quoti- diens de notre ville. Nous avons fait connaître le plus possible les dates de nos excursions, et nous avons eu la très grande satisfaction de voir de nombreux étrangers se joindre aux membres de la Société, tant aux Eyzies qu'au Cap Ferret ou à Saint-Brice et Castelviel. Nos excursions ont été de tous points réussies; les organisateurs ont droit à nos plus vifs remerciements. Enfin nous nous sommes efforcés d'ouvrir le plus largement possible notre Société â tous les amis des sciences naturelles, par une révision complète de nos statuts; nous avons créé une catégorie de membres participant à la plupart des avantages de la Société, avec une cotisation réduite. Nos statuts révisés sont h Paris et nous espérons que leur retour du Ministère ne tardera guère, afin que nous puissions mettre en vigueur sans trop de délai nos disposi- tions nouvelles. Nous nous efforçons également d'obtenir certains avantages tant auprès des Compagnies de chemins de fer que d'autres administra- tions. Nous espérons voir la plupart de nos efforts couronnés de suc- cès. Notre échec auprès du Conseil général n'est pas dénature à nous PROCES- VERBAUX 19 décourager, et nous renouvellerons notre tentative avec l'espoir d'un meilleur résultat. Vous le voyez, mes cliers Collègues, nous devons être fiers de l'année écoulée, nous devons maintenant travailler sans relâche à accentuer encore les progrès accomplis. Je ne doute pas qu'avec voire concours éclairé et actif, l'année qui commence ne soit féconde et ne nous donne un ensemble de travaux, digne complément des précédents. COMMUNICATIONS M. MuRATET expose un nouveau procédé de recherche médico- légale du sang sur le linge et les objets, qu'il a établi en collabora- lion avec le docteur Pierre Lande. M. DoiNET présente deux champignons assez rares : Pleurolus geogenhis D C, Bebeloma fastibilis Fr. Compte rendu botanique de l'excursion du 18 juillet 1909 au Cap Ferret. Par M. Neyraut. L'excursion que nous avons faite, dans l'après-midi du 18 juillet, ne s'est bornée qu'à la partie du cap comprise, au sud du sémaphore, entre le bassin d'Arcachon et le littoral. Tout d'abord, nous avons exploré les prairies maritimes recou- vertes par les fortes marées et leurs abords : Frankenia hirsula L., var. Ixvis L. Bonckenya peploides Ehrh. Spergularia marginala Kittel, var. anguslata Clav. Corrigiola lilloralis L. Inula crithmoides L. Armeria inaritima Willd. Statice Limonium L., var. pseudo- limonium (Rchb.) Rouy. Statice Dubiji Godr. et Gr. Statice lychnidifolia Girard. Atriplex portulacoide L A triplex TornabeniTria. Atriplex patula L., var. A. salina Desv. Beta maritima L. Chenopodium album L. Salicornia herbacea L., var. ;S. stricta Dum. Salicornia radicales Sm. Suaeda fruticosa Forsk. Salsola Kali L. Agropyrum pungens Rœm. et Sch. Lepturus filiformis Trin. 20 PROCES-VEHBAUX Les sables plus ou moins fixés He.lianlhemum gultatum Mill. Silène Portensis L. Arenat'ia serpyllifolia L., var. A. leptoclados Guss. Ononis repens L. Lotus corniculalus L., var. crassi- folius Ser. Herniaria ciliala Babingt. Ruhia peregrina L. Galium arenarium Lois. Helichrysum Stsechas L: Filago minima Fr. Arlemisia campeslris L., var. ma- ritima Lloyd [A. crUhmifolia D. C). Hypochœris radicala L., var, sa- lina Gren. Hypochœris glabra L. Trincia hirla RoLh., var. arenaria D.C. Bieriacium eriophorum Sai n t-A m . Jasione monlana L , var. /. mari- lima Duf. Arbulus Unedo L. Convolvulus Soldanella L. Melampyrum pratense L. Rumex Acetosella L. Pinus Pinasier Soland. Carex arenaria L. Phleum arenarium L. Corynephorus canescens P. B. Scleropoa rigida Griseb. Dactylis glomerala L. Festuca arenaria Osbeck. Lolium rigidum Gaud. Polygonum vulgare L. Leurs dépressions humides ou leLtes Polygala vulgaris h.f^ P. dunense Dum. [P. aquilanica Clav.). Badiola linoides Uolh. Malva roiundifolia L. Allhœa officinalis L. Sarolhamnus scoparius Koch. Trifolium fragiferum L., var. pul- chellum Lge. Trifolium repens L. Trifolium pralense L., var. micro- phyllum Lej. el Court. Trifolium arvense L. f^ T. Brit- tingeri Weilenw. Lotus hispidus Desf. liuhus ulmifolius Scholt. f^ ... Lythrum Salicaria L. Hydrocolyle vulgaris L. Pulicaria dysenterica Gsertn. Xanthiuni sirumarium L. Lobelia urens L. Erica scoparia L. A7iagallis arvensis L. Anagallis tenella L. Samolus Valerandi L. Erythrœa chloodes Gren. et Godr. Chlora imper foliala L., var, lan- ceolata Koch. Odonliies serolina Reichb. Mentha aquatica L. Brune lia vulgaris L. Ajuga reptans L. PlantagocoronopusL.^avulg.G.G. PROCES-VERBAUX 21 Euphorhia pubescens Walil., var. subglabra G. G. Salix repens L. Sparlina œslivalis Rich. Epipaclis paluslris Crantz. Juncus capilalus Weig. Juncus maritimus Lamk. Juncus aculus L. Juncus lamprocavpus Ehrh. Juncus anceps La Harpe. Luzula campesiris D.C. Schœnus nigricans L. Sirpits Holoschœnus L. Carex trinervis Degland. Carex Œderi Ehrh. Cijnodon Daciijlon Rich. Agrosiis vulgaris Willi. Agrostis marilima Lamk. Aira carxjophyllea L. Holcus lanatus L. Hordeum maritimum With. el les dunes mouvantes proches de la nier, sans loulefois atteindre la dune littorale : Cakile marilima Scop., var. C. edenlula Jord. Silène inflata Sm., var. S. Thorei Diif. Eryngium mavilimum L. Linaria thymifolia D.C. Polygonum Convolvulus L. Polygonum marilimum L. Euphorbia Paralias h. Ammophila arenaria L. Autour des habitations voisines du restaurant Lavergne, oi^i nous avons déjeuné, croissent : Glaucium flavum Cranlz. Ilaphanus Raphanislrum L , s. var. ochrocyanea F. Gérard. Erodium cicularium L'Hérit., var. E. sabulicola Lge. Conyza ambigua D.C. Chondrilla juncea L. Lycium vulgare Dunal. Phytolacca decandra L. Hordeum murinum L. La partie du cap située au nord du sémaphore, qu'il ne nous a pas été permis d'exploier faute de temps, nous aurait donné en oulre : Sagina nodosa Fenzl. Spergularia Dillenii Ledeb. Tamarix anglica Webb. Astragalus bayone^isis Lois. Crilhmum marilimum L. Diolis marilima Coss. Baccharis halimifolia D.C. Sonchus arvensis L. Glaux marilima L. Erylhrsea pulchella Horn. Erylhnea Cenlaurium Pers. Cicendia filiformis Delarb. Suxda frulicosa Forsk. Suseda marilima Dum. 22 PKOCÈS-VERBAUX Euphorbia peplis L. Euphorbia polygonifolia L. 7'riglochin maritimum L. Carex exlensa Good. Sparlina slricla Roth. Glyceria convolula Pries. et un grand nombre de plantes plus communes ou déjà vues au cours de l'excursion. Sur un cas de floraison, à Bourg, d'un « Agave Americana ». Par M. F. Daleau. Permettez qu'un amateur de préhistoire, admirateur de la nature, vous signale un cas de floraison qui lui paraît curieux, bien qu'il soit peut-être sans intérêt pour les spécialistes : il s'agit d'un Agave Americana ?plante originaire d'Amérique, très répandue aujourd'hui en Espagne et en Algérie, où je l'ai vue employée comme clôture sur divers points. Un rejeton rapporté d'Alger vers 1S91, par un de mes compa- triotes, a été mis en pleine terre à Bourg, sur un rocher fort bien abrité. Depuis, cette plante a pris un grand développement et, au mois de mai dernier, une tige florifère, sorte de gigantesque asperge, est sortie du milieu de ses grandes feuilles si bien armées. Elle était en pleine floraison au mois d'août et, aujourd'hui, cette hampe haute de 7 à 8 mètres commence à perdre ses fruits. Ce cas de floraison en pleine terre ou mieux en plein air sur notre sol girondin me paraissant digne d'intérêt, j'ai fait appel au talent et à l'inépuisable obligeance de mon ami, M. Th. Amtmann, qui est venu à Bourg, le 13 août dernier, prendre la photographie que je vous présente. Il me souvient d'avoir vu, il y a des années, au Jardin Public de Bordeaux, un agave en fleur, sortant des serres et mis en pleine terre, en face de la terrasse du Musée colonial. ROCÈS-VERBAUX DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX T. LXIV, Pl. I Il lu \ IT HNN FLORAISON A BOURG-S/- GIRONDE D'UN «AGAVE AMERICANA> PROCÈS-VERBAUX 23 Séance du 1 9 janvier 1 91 0. Présidence de M. le D' Henri Lamarque, président. ADMINISTRATION M. Barrère, secrélaire général, donne lecture du compte rcuidu des travaux de 1909. M. Bardié tient ti remercier le Secrétaire général de son activité pendant l'année qui vient de s'écouler. La Société adople l'échange des publications avec celles d'une nouvelle Société : la Société Linnéenne de Provence, à Marseille. Par suite d'un relard imprévu, le rapport de la Commission des Finances ne sera lu qu'à la prochaine séance. Au nom de la Commission des Publications. M. le D'' Muratet dépose sur le bureau de la Société le volume de l'année, terminé le jour même. COMMUNICATIONS M. Bardié fait remarquer qu'il a trouvé, au mois de décembre 1909, dans les marais de Lège ainsi qu'à Piquey, VErica Lusilanica Rud., qui n'est signalée par Rouy, en Gironde, qu'à la Teste, Cazaux et Salles. Compte rendu des travaux de la Société Linnéenne pendant l'année 1909. Par M. le D"" P. Barrère. Messieurs, L'année qui vient de s'écouler comptera parmi les plus actives, les mieux remplies de la longue carrière de la Société Linnéenne. Vous avez pu vous en rendre compte chaque mois, en parcourant les pages de nos Procès-Verbaux et de nos Actes; vous avez surtout apprécié la valeur des travaux qui nous ont élé soumis, des commu- nications qui ont été lues à nos séances. C'est la preuve indiscutable des progrès que nous faisons, de l'extension scientifique que prend 24 PROCÈS-VERBAUX chaque jour noire Société. Pour répondre aux exigences nou- velles, nos publications se sont améliorées; elles ont regagné le ^emps perdu et paraissent avec une régularité presque mathémati- que. Nous voudrions mieux encore, sans rien sacrifier cependant à la valeur scientifique, et nous comptons pour cela sur l'exactitude empressée de tous nos collègues. Nous avons, au début de ce rapport, deux pertes douloureuses à enregistrer : celle du D'' Louis Amblard (d'Agen), celle du D'' Wes- lerlund (de Suède). I e Df Amblard a succombé à l'âge de quatre-vingts ans, après une carrière particulièrement bien remplie. Membre fondateur de la Société botanique de France, élève d'Adrien de Jussieu, il laisse une merveilleuse collection déplantes de notre pays. Zoologiste et botaniste éminent, notre collègue regretté, le D'' Westerlund, s'est occupé spécialement de l'étude des Mollusques de la Suède, de la Norwège, du Danemark et de l'Europe arctique. C'étaient deux travailleurs qui disparaissent du sein de notre Société. En votre nom, j'offre la meilleure bienvenue à nos quatre nou- veaux collègues: MM. P. Arné, Bargues, le D"" Charron et Lacouture. Ils sont les uns et les autres des fervents des sciences naturelles et ont trouvé déjéi, à ce titre, une place à nos côtés et dans nos cœurs. Montrant jusqu'où va son attachement pour la Linnéenne, notre généreux collègue, M. Maurice Lambertie, a tenu a devenir membre à vie de la Société. Il a manifesté ainsi, une fois de plus, son dévoue- ment à la science. Plusieurs de nos collègues ont été, en 1909, l'objet de distinctions flatteuses pour leur mérite et leur savoir. Notre ancien secrétaire général, M. le D^ Sabrazès et M. Peyrot ont été promus officiers de l'Instruction publique. Dans la Légion d'honneur, notre savant membre honoraire, M. Van Tieghem, a été élevé à la dignité de com- mandeur, et M. Péchoutre a obtenu la croix de chevalier. Pour ses travaux, M. l'abbé Labrie a reçu une médaille d'argent de la Société de géographie. Ces récompenses honorent en même temps notre Compagnie; que nos collègues reçoivent, à nouveau, nos plus sincè- res félicitations. Au point de vue administration intérieure, je vous rappelle que nous avons modifié nos statuts pour créer une nouvelle catégorie ■.PROCÈS-VERBAUX 23 de membres associés, destinée b. recruter, parmi les jeunes gens de nos écoles, des adeptes aux Sciences naturelles. C'est une sage innovation due à notre président qui s'est efforcé, cette année, de vulgariser le but de la Linnéenne et de faciliter son accès. Elle ne peut encore être mise en pratique, mais nous espérons bien l'appli- quer dès le mois d'octobre prochain. En attendant, une notice spé- ciale ira faire connaître, dans les milieux intéressés ou susceptibles de l'être, les avantages et les facilités de travail qu'offre la Société Linnénne de Bordeaux. Voilà pour l'avenir, un avenir très proche et plein de promesses ! Il me reste à vous parler du passé, c'est-à-dire de 1909. Biologie, botanique, conchyliologie, géologie, zoologie, préhistoire ont fait tour à tour l'objet de notes inédites. Aucune sélection n'est à faire parmi ces travaux; je me bornerai cependant à citer les plus importants. Fondée sous l'égide de Linné, la Société Linnéenne a conservé à la botanique une place d'honneur. Dans les Actes, MM. Gruvel et Chudeau nous donnent d'abord le compte rendu officiel de leur mis- sion en Mauritanie occidentale. Au cours d'une longue marche, dans la région littorale et sub-littorale entre Saint-Louis (Sénégal) et Port- Etienne (Baie du Lévrier), ils ont recueilli de nombreux matériaux botaniques qui leur ont permis de donner une idée assez exacte de la flore de ces contrées. L'étude systématique est présentée par M. Ed. Bonnet (de Paris) qui donne la diagnose d'une borraginée nouvelle : Leurocline mauritanica Ed. Bonnet. A cette liste de plan- tes phanérogames, M. R. Chudeau ajoute quelques traits caractéris- tiques, provenant de notes prises en cours de route et relatives sur- tout à l'aspect de la végétation du pays. L'abbé Hue décrit ensuite quelques lichens des environs de Tan- ger, dont une espèce rare : Ramalina tingilana Salzmann. Dans les procès-verbaux, M.VI. Bardié et l'abbé Vallet précisent les stations en Gironde de plusieurs plantes peu communes, deux tuli- pes en particulier; M. Motelay signale la trouvaille aux environs d'Arcachon de VAceras densiflora Boiss. encore inconnu dans notre département. Votre rapporteur a profité d'un séjour sur la Côte d'Argent pour faire avec M. Arné certaines observations sur la déformation des pins du littoral gascon. A ce propos MM. Devaux, Deserces, Doinet, Gouin et le D"" Lamarque ont apporté le fruit de leurs remarques personnelles. L'ensemble de cette discussion doit faire d'ailleurs 26 PROCÈS-VERBAUX ■ l'objel d'une note résumée que M. Llaguet a bien voulu se charger (le présenter, au nom des auteurs, au Congrès des Sociétés savantes de 1910. Notre distingué collègue, le D'" Lalanne, a renoncé aux attraits de ses études préhistoriques pour nous montrer deux spécimens remar- quables d'Orchidées, cultivés dans ses serres : un Cypripedhim et une variété blanche de Callleya labiala. Il s'est promis de nous dire si ces formes sont vraiment définitives. Fervents mycologues, MM. Boyer et Doinet ont continué toute l'année leurs recherches de champignons, puis M. Lacouture, notre nouveau collègue, s'est joint à eux; à. maintes reprises ils nous ont montré les échantillons qu'ils avaient récoltés, ainsi que leur vivante reproduction due au pinceau délicat de M. Doinet. Ces soirées ont été d'un vif intérêt, car elles nous ont permis de nous familiariser davantage avec cette partie de la botanique que nous regrettions de trop ignorer encore. De son côté, le D"" Boyer a continué ses recherches sur la germi- nation et la culture des spores de Morille. La découverte d'une truffe excessivement jeune lui a fourni l'occasion d'affirmer une fois de plus l'erreur de Tuiasne en ce qui concerne l'abondant feutrage mycélien que cet observateur attribuait h la truffe mélanospore. C'est la géologie qui vient ensuite, autant par le nombre des tra- vaux que par leur excellence. La place d'honneur de nos Actes doit, en effet, être réservée à la Conchologie néogénique de l'Aquitaine que publient MM. Cossmann et Peyrot. Jusqu'à ce jour, en dehors des deux travaux de Basterot et de Grateloup, il n'existait pour ce Bassin que des notes éparses dans les Actes de notre Société. Les auteurs se sont mis courageusement k l'œuvre et, pour faciliter leur tâche, la Linnéenne apporte à la publication de celte Monographie magistrale le soin qu'elle mérite. Complétant l'aperçu géologique qu'il avait donné, en 1908, sur la stratigraphie du Falun de Cestas, M. Degrange-Touzin donne une longue liste des différentes espèces de mollusques fossiles qu'il a rencontrées dans ce gisement. La partie géologique de la mission Gruvel fait le sujet d'un mémoire de M. Chudeau qui expose la structure de la Mauritanie. Son chapitre sur les dunes et les actions éoliennes est à rapprocher des idées émises par notre ancien président, M. Durègne, au sujet des dunes anciennes de la Gascogne, PROCÈS-VERBAUX '27 M. Bardié, qui est un fervent de rarchéblogie en nnême lertips que de l'histoire naturelle, a su nous intéresser en alliant utilement l'une et l'autre. A propos des fouilles nécessitées par l'agrandisse- ment des magasins des « Dames de France », il nous reporte au •Bordeaux gallo-romain et décrit, pièces à l'appui, l'alimentation de nos ancêtres; l'abondance des os d'animaux domestiques et des coquilles retrouvés dans les détritus ménagers fournit une preuve de l'importante consommation des Bordelais de l'époque en viande de boucherie et en mollusques. ]j'ostrea edulis abonde. Avec M. Daleau, M. Bardié a eu la patience de tout déterminer, de tout étique- ter. En zoologie pure, citons de curieuses remarques de M. Daleau sur les mœurs de certains volatiles et de M. Doinet sur le danger de la consommation de divers escargots Dans trois notes d'helminthologie africaine, le D"^ Gendre décrit plusieurs espèces nouvelles à^Atraklis et d'Heterakis, parasites de l'intestin des reptiles. Il nous fait part également de la liste des rep- tiles qu'il a collectionnés au Foula-Djalon. L'entomologie est toujours dignement représentée par MM. Brown et Lambertie qui nous mettent au courant des résultats de leurs chasses. En outre, M. Lambertie a pensé être utile aux entomolo- gistes débutants en dressant à leur intention la nomenclature, par régions, des Hémiptères de la Gironde avec l'indication des localités 011 on les trouve. Nos Actes se terminent par une étude biologique d'actualité à propos de l'influence de la lumière colorée sur l'éclosion des vers à soie. C'est un morceau détaché de la thèse médicale de M. Baudri- mont, qui nous en donne la primeur. Ainsi, aucune branche de l'histoire naturelle n'est restée en dehors de nos investigations. La préhistoire elle-même conquiert peu à peu droit de cité chez nous Nous avions, l'année dernière, les passionnantes communica- tions du D'' Lalanne ; deux nouveaux adeptes viennent de se révéler : MM. Daydie et Rozier. Avec la conscience qui le caractérise, M. Daydie nous a fait une description minutieuse de l'atelier préhistorique qu'il a découvert à Pessac-sur-Dordogne ; M. Rozier nous a soumis de magnifiques spécimens d'instruments néolithiques. C'est le D' Lalanne qui a su nous intéresser à ces captivants pro- 28 PROCÈS-VERBAUX blêmes des origines de l'humanilé; c'est encore lui qui nous a inspiré l'excursion des Eyzies, un autre succès de cette année! De nombreux invités nous avaient suivis ce jour-là, comme nous ont suivis d'antres compagnons à Saint-Brice et au Cap-Ferret. Us ont pu voir les Linnéens à l'œuvre, ainsi qu'en témoignent les comptes rendus de vos rapporteurs. Souhaitons, pour 1910, autant d'entrain et de fécondité. Rapport de la Commission des Archives. Par M. A. Baudrimont. Messieurs, La Commission des Archives s'est réunie le 6 janvier dernier au siège de notre Société. M. le D'' Boyer, retenu à la Faculté, s'était fait excuser. Etaient présents : MM. Peyrot et Baudrimont ; c'est à ce dernier qu'est dévolu l'honneur de soumettre à votre approbation les difïerentes décisions prises au cours de cette séance. Tout d'abord la Commission remercie au nom de la Société : M"^ Lecoinlre, MM. Bergeret, Carez, Daydie, Ferton, Lambertie, Muratet, Pitard dont les dons généreux sont venus accroître nos richesses bibliographiques (1). Ensuite la Commission a décidé de supprimer l'échange de nos Actes ou Procès-Verbaux avec les publications suivantes qui ne nous sont plus envoyées, les lettres de rappel de M. l'Archiviste étant res- tées sans réponse : 1° Zeitschrift fur eUinologie, Berlin (n'a rien envoyé depuis 1905). 2° Revisla de Sciencias naluraes de Collegio de San Fiel-Soalheira (n'a rien envoyé depuis 1906). 3° Anales del Museo nacional de San José Cosla-Rica (n'a rien envoyé depuis 1896). 4° Revisla Chilena de hisloria natural de Valparaiso (n'a rien envoyé depuis 1906). D'autre part, nous avons reçu un certain nombre de demandes d'échange de la part des Sociétés suivantes, auxquelles votre Com- mission vous propose de donner une suite favorable soit définitive, (1) Voir l'index bibliograpliique. PROCÈS-VERBAUX 29 soit temporaire, sauf en ce qui concerne la Société des Naturalistes de Bessarabie dont les travaux sont publiés en langue russe : 1° Bollelino ciel Laboralorio di Zoologia générale e agraria Portici (échange de nos publications accepté). 2° Travaux scientifiques du laboratoire de zoologie et de physio- logie maritimes de Concarneau (échange de nos publications accepté). 3° Annales de la slalion limnologique de Besse, Clermont-Ferrand (seul l'échange de nos Procès-Verbaux est accepté). De plus, comme tous les ans, votre Commission a eu le regret de constater que quelques ouvrages empruntés à notre bibliothèque mettent trop de temps à y revenir, à tel point qu'il est permis de penser que ces volumes sont égarés; elle estime que, dans ces con- ditions, il pourrait être demandé aux emprunteurs de les remplacer à leurs frais. C'est une idée que nous vous soumettons tout en espé- rant qu'il n'y aura pas lieu de recourir à une pareille mesure. Enfin, pour terminer, je suis chargé au nom de la Commission, et ce m'est un agréable devoir, de vous proposer de voter pour notre excellent archiviste, avec des félicitations pour l'ordre et la méthode qui régnent dans le classement de nos archives, nos sincères remer- ciements pour le zèle ardent avec lequel il accroît sans cesse nos richesses bibliographiques. Rapport de la Commission des publications. M. le D'' Muratet. Dans le rapport qu'il présentait à la Société Linnéenne, le 20 jan- vier 1909, IVl. le D'' Barrère faisait une juste critique de l'état et de la marche de nos publications. La Commission des publications, qui s'était elle aussi et depuis longtemps émue, mais qui était impuis- sante à réagir contre la force d'inertie des auteurs et de l'imprimeur, vous proposait le même jour un projet de règlement que vous avez bien voulu adopter. Ce règlement, la commission s'engageait à le faire respecter. C'était d'ailleurs pour elle une arme à la fois offen- sive et défensive unique dont elle comptait user pour assurer la publication régulière de nos travaux et réaliser le programme qu'elle 30 PROCÈS-VERBAUX s'élait imposé : faire paraître chaque mois soit un fascicule des Actes, soit une livraison des Procès-Verbaux. La Commission a le plaisir de constater qu'après l'épuisement des travaux dont la publication avait été relardée en 1908, neuf livrai- sons et quatre fascicules ont vu le jour en 1909, soit 480 pages de texte imprimé accompagné de nombreuses planches. La Commission remercie tout d'abord M. le D"" Barrère, notre secré- taire général, et M. Breignet, notre archiviste, de tout le bienveillant dévouement qu'ils ont mis à faciliter sa tâche. Elle remercie égale- ment MM. les Auteurs qui se sont plies de bonne grâce aux rigueurs d'une discipline un peu sévère et entremis leurs manuscrits, corrigé et expédié leurs épreuves avec une régularité qui n'a pas manqué de nous surprendre un peu, car nous n'y étions pas Ijabitués. Enfin nous n'aurions garde d'oublier noire imprimeur, M. Cadoret. Nous le remercions de la bonne volonté dont il nous a maintes fois donné des preuves, bonne volonté qui nous a permis de réaliser ce que, suivant l'expression même de notre vénéré président honoraire, on n'a jamais enregistré à la Société depuis cinquante-quatre ans. Tout dernièrement la Commission des publications, à l'occasion d'une affaire étrangère à ses attributions, a dû s'occuper incidem- ment d'une question assez importante. Il s'agit du prix de vente de nos volumes. Par volume il faut entendre les livraisons des Procès- Verbaux et les fascicules des Actes publiés dans le courant d'une année entière. Après une assez longue discussion en réunion plei- nière, la Commission a décidé de vous soumettre les conditions de vente suivantes, espérant bien que vous voudrez les ratifier et les mettre dès maintenant en application. Les volumes publiés au cours des cinq dernières années seront cédés au prix de : 1° 25 francs au moins pour les étrangers à la Société. 2° Au prix de revient pour les sociétaires. Chaque année la Commission des publications, assistée du tréso- rier, fixera le prix du dernier volume paru en tenant compte de son importance et de son prix de revient. Les volumes publiés antérieurement aux cinq dernières années seront cédés : i° Au prix de revient augmenté de 25 p. 100 pour les étrangers. 2° Au prix de revient pour les sociétaires. Pour l'établissement de ce tarif, la Commission ne s'est laissé gui- PROCÈS-VERBAUX 31. der que par Tinlérêt même de la Société et des sociétaires. Il lui a paru équitable qu'un étranger ne puisse payer l'ensemble de nos publications annuelles récentes un prix inférieur ou égal au prix de la cotisation. Mais la Commission a pensé que, dans certains cas intére.ssants, la Société pourrait consentir à céder un nombre très restreint d'exem- plaires récents au prix de revient augmenté de 25 p. 100 aux person-, nés étrangères à la Société dont la demande écrite aura reçu un avis favorable de la part de la Commission des publications. Tels sont les points que nous soumettons avec confiance ù. votre jugement. Il ne reste plus maintenant à la Commission des publications qu'un vœu à formuler : c'est que tous les sociétaires, rivalisant de zèle, nous apportent plus largement encore le concours de leur bonne volonté et de leur science afin d'accroître toujours la valeur et l'ampleur de nos publications, car ce sont elles qui vont de par le monde porter le bon renom de cette glorieuse -Société Linnéenne à laquelle nous sommes tous si fortement attachés. Rapport de la Commission des excursions. Par M. Maurice Lambertie. Après examen des localités où la Société pouvait faire des excur- sions en 1910, la Commission a l'honneur de vous faire les proposi- tions suivantes : 1° Le 17 avril : Excursion botanique à Saint-Brice, en suivant le Gourmeron jusqu'à Frontenac. Commissaires : MM. l'abbé Labrie et Bardié. 2° Le l""" mai: Excursion entomologique à l'étang de Cazaux. Com- missaires : MM. Rob. Brown et Lambertie. S*^ Les 15 et 16 mai, fêtes de la Pentecôte : Excursion générale aux îles de Ré et d'Oléron. Commissaires : MM. le D^ Barrère et. Rozier. 4° Le 5 juin : Excursion géologique à Salles. Commissaires : MM. Peyrot et Rozier. 5° Le 26 juin : Fête Linnéenne. Excursion générale à Léognan; 32 PHOCES-VERBAUX' déjeuner et banquet à Martillac. Commissaires : MM. Llaguet et Rozier. 60 Le 10 juillet : Excursion botanique et entomologique au Teich et à Lamolhe. Commissaires : MM. Lambertie et Neyraut. La Commission rédigera une plaquette indiquant les localités, les dates, les heures de départ et d'arrivée des excursions. Les étran- gers seront admis, sauf h la Fête Linnéenne. Séance du 2 février 1910. Présidence de M. le D'' Henri Lamahquk, président. CORRESPONDANCE La Société Entomologique de Russie invite la Société Linnéenne à envoyer un délégué à la séance jubilaire semi-centenaire, qui aura lieu le 11 mars (nouveau style) 1910, à Saint-Pétersbourg. PERSONNEL M. Feytaud, préparateur à la Faculté des sciences de Bordeaux, s'occupant de zoologie, présenté par MM. Breignet et Pérez, est admis comme membre titulaire. COMMUNICATIONS M. Breignet dépose sur le bureau de la Société un travail de M. Pérez sur les Vespides. M. Barrère donne lecture de la préface. MM. Breignet et Daydie sont chargés d'examiner ce travail qui sera réservé pour le l^"" fascicule des actes de 1910. PROCÈS-VERBAUX 33 Reboisement et Trufficulture. Par M. G. Boyer. Dans le guide pratique de trufficulture que j'ai publié en collabo- ration avec M. le D'' Pradel, de Sorges (Dordogne) et aussi dans diverses notes et communications (i), j'ai, à plusieurs reprises, attiré l'attention sur la question du reboisement, question que lés désastres présents rendent toute d'aclualité. J'ai indiqué dans ces publications certaines méthodes et des procédés de culture qui, s'ils étaient mis en œuvre, résoudraient le problème d'une manière pra- tique. Posant en principe que le reboisement est chose éminemment utile, nécessaire, en particulier, pour éviter les catastrophes causées par les inondations, on doit se demander comment on arrivera à le faire appliquer par les propriétaires; car si l'Etat, les sociétés peu- vent se passer de revenus pendant les longues années qu'exige la croissance d'un semis d'arbres, il n'en est pas de même des parti- culiers; et ce sont ces derniers qui détiennent la plus grande partie des terrains déboisés. La trop lente venue des arbres, la longue improductivité des terrains consacrés à la sylviculture, tel est l'obstacle le plus sérieux qui s'oppose au reboisement. Plutôt que d'attendre aussi longtemps la rémunération de leurs avances, beaucoup de propriétaires préfè- rent laisser en friche ou abandonner au pacage des terrains qui ont été imprudemment déboisés soit pour y planter des vignes, soit pour y faire d'autres cultures que le phylloxéra ou le trop faible rende- ment de ces sols maigres et souvent ravinés par les eaux ont forcé d'abandonner depuis. Rien de plus triste et de plus aride que ces coteaux ainsi livrés à tous les agents de destruction et d'entraînement des terres. Dans le Lot, la Dordogne, la Charente et ailleurs, maints terrains dénudés depuis que la culture de la vigne y a été abandonnée présentent ce désolant aspect. L'Etat et les sociétés qui ont eu le courage d'entreprendre l'amé- (1) V. Procès-verbaux de la Société des sciences piiysiques et naturelles et de la Société Linnéenne de Bordeaux, 1903 à 1909. Procès Verbaux 1910 3 34 PROCES-VERBAUX nagement de nos montagnes et de nos collines peuvent évidemment, en fournissant des plants, en allouant des subventions, etc., remédier dans une certaine mesure à ce fâcheux état de choses et nous souhai- tons, pour notre part, que les généreux efforts qui sont faits dans celte voie donnent des résultats encourageants. Mais il importe aussi et surtout d'intéresser suffisamment le pro- priétaire à cette œuvre de sécurité publique, et il n'est point indiffé- rent de lui donner à ce sujet quelques indications utiles. Les détenteurs de terrains siliceux et profonds trouveront dans la plantation des résineux et notamment des pins une culture qui, si elle est bien pratiquée, leur fournira, au bout de quelques années, une rémunération satisfaisante grâce aux éclaircissages et aux élagages. Les pins d'ailleurs sont d'une venue relativement rapide et leur valeur vénale est satisfaisante depuis quelques années. Si l'on pouvait faire quelque chose pour les préserver contre les chances d'incendie ou tout au moins pour dédommager les sinistrés des pertes qui en résultent, les propriétaires, dans la plupart des cas, ne négligeraient pas celte intéressante production. Mais il reste toute une catégorie de terrains pour lesquels ce mode de reboisement n'est pas applicable ; ce sont les terrains calcaires à sol peu profond où les résineux viennent mal ou très lentement. D'autres essences telles que le chêne, le chêne sessiliflore et l'yeuse principalement, s'en accommodent, mais leur croissance y est telle- ment lente que presque aucun propriétaire ne se soucie de faire les frais qu'exigent la plantation et l'entretien d'une culture à rémuné- ration aussi lointaine. Il est pourtant urgent de remédier k la dénu- dalion de ces coteaux qui chaque jour va s'accen tuant. Or il est une culture qui permet d'obtenir le reboisement tout en donnant, presque dès le début, une production rémunératrice. Cette culture est celle de la truffe. J'ai déjà indiqué à plusieurs reprises comment il convient d'y procéder. On plante le chêne Iruffier en l'entremêlant de vignes suivant les règles que j'ai indiquées; ces dernières sont choisies de préférence parmi les producteurs directs les mieux adaptés aux terrains secs et calcaires. On emploie rare- ment des cépages greffés, mais on pourrait le faire. Si la vigne est plantée dans de bonnes conditions, elle donnera pendant plusieurs années une récolte avantageuse. Et quand le chêne commencera à prendre le dessus sur la vigne, dont les produits diminueront par le l'ait même, alors commencera la production truffière qui, pendant PROCÈS-VERBAUX 35 toute la jeunesse de Farbre, fournira d'importants revenus. Lorsque celte dernière production cessera, l'arbre aura déjà atteint un déve- loppement assez considérable pour que le reboisement puisse être regardé comme définitivement constitué. Cette manière de reboiser se concilie parfaitement, comme on le voit, avec l'intérêt du proprié- taire, et elle a le grand avantage de ne pas entraîner une longue immobilisation d'importants capitaux, puisque les premières mises de fonds auront été amorties par les produits des vignes, des autres cullures intercalaires, comme on en fait souvent en Périgord, et sur- tout des truffes. Pour que ce résultat soil atteint, il y a lieu cependant de se garder contre quelques ennemis. Il n'en est pas de plus redoutable pour les jeunes arbres que l'industrie pastorale. C'est elle surtout qu'on doit rendre responsable du déboisement, car sans elle tous les terrains abandonnés se recouvriraient, spontanément, à la longue, de diverses essences d'arbres. Mais le mouton est là qui guette les jeunes plants. Il coupe le sommet des jeunes chênes et relarde ainsi considérablement leur croissance. Quand il s'attaque ainsi aux semis des résineux, c'est un véritable désastre, car on sait que le pin s'accroît en hauteur par son bourgeon terminal; celui-ci détruit, l'arbre, quand il en réchappe, reste ralenti et déformé pour sa vie. Non content de tels méfaits, le mouton, en s'altaquant à l'herbe, ne se borne pas à la couper ; il lire sur le pied, il en ébranle les raci- nes ou même l'arrache complètement, de telle sorte que la terre livrée au pacage perd sa végétation; ses particules les plus fines n'étant plus retenues par aucune racine sont à la merci des eaux de pluie qui ne tardent pas à les entraîner. C'est ainsi que nos montagnes et nos coteaux se dénudent. Et alors l'eau, qui aurait pu être retenue par imbibition par la terre, par les arbres, par l'humus, les herbes, les mousses, vraies éponges qui . l'auraient ensuite en grande partie restituée à l'atmosphère par éva- poration, glisse sur le roc mis à nu et se répand très rapidement dans les vallées où elle provoque des inondations parfois subites avec leurs terribles conséquences. Hâtons-nous donc de reboiser toutes les friches, tous les sols maigres et inclinés qui ne sont pas encore irrémédiablement dépouillés de toute terre végétale. Quand ces choses seront bien comprises, on prendra des mesures efficaces pour activer le reboisement et pour préserver les jeunes 36 PROCÈS-VERBAUX arbres une fois plantés contre toutes les causes de destruction qui les menacent. Séance du 16 février 1910. Présidence de M. le Df [Jenri Lamarque, président. CORRESPONDANCE Circulaire concernant le « Concorso inlernazionale al Premio Elia De Cyon » à Bologne, en 1910 (valeur 3.000 francs). PERSONNEL M. CossMANN a été nommé récemment vice-président de la Société géologique de France. ADMINISTRATION Au nom de M. Bial de Bellerade, M. Rozier donne lecture du rap- port de la Commission des finances. Après approbation du budget de l'exercice clos, la Société vote le projet de budget pour 11)10, accusant d'ores et déjà un déficit de 307 fr. 95. Rapport de la Commission des finances. Par M. Bial de Bellerade. L'examen des pièces comptables de l'exercice 1909 nous a donné la preuve de l'excellente gestion de notre Trésorier intérimaire ; aussi, avons-nous peu d'observations îi présenter sur les chitïres du bilan que nous soumettons à votre approbation. Nous remarquons cependant que, grâce à la décision qui a été prise de vendre à très bas prix certaines séries de nos Actes, nous avons réalisé une recette de 302 fr. 83, et nous enregistrons avec plaisir l'augmentation sensible du nombre de nos membres titulai- res. Mais si les recettes ont donné une légère plus-value, par contre les dépenses ont été plus considérables que nos prévisions ne l'indi- PROCES-VERBAUX 37 quaient : cela tient surtout au reliquat des publications de 1907- 1908, non entièrement réglé, et aux engagements nombreux que notre Société a pris envers une élite de collaborateurs. Comme vous pouvez vous en rendre compte, le tome LXII nous a occasionné une dépense de 1.174 francs au lieu deSoOfrancs [irévus, sans comp- ter une somme de 249 francs, reportée h nouveau pour 1910. Aussi devrons-nous ci l'avenir agir avec prudence, sans hésiter toutefois à accepter les travaux remarquables qui nous seront donnés. ÉTAT DES RECETTES ET DÉPENSES DE L'ANNÉE 1909 RECETTES DÉPENSES ARTICLES SOMMES prévues SOMMRS réalisées Dilférences. ARTICLES SÛMMKS prévues SOMMES dépen- sées Différences. En caisse au 31 cléccin- bre 1908 Revenus do la Société . Cotisations Vente de publications. Subventions : Conseil général . . 100 Conseil municipal 500 Profits et pertes 2.571 71 125 1.444 50 GOO 20 2.571 71 220 93 1.758 90 302 85 GOO 23 58 + 95 93 + 314 90 + 252 85 + 3 58 Frais généraux Envoi de publications . . Bibliothèque 400 71 50 500 100 150 5,50 2.000 500 500 519 59 53 119 ,30 100 105 35 1.174 17 1.942 05 041 46 763 05 + 58 88 + 3 -380 70 + 15 35 + 624 17 - 57 95 + 141 46 Employé de la bliotliè- que Souscriptions et Pète Linnéenne Publications : tome LXII... tome LXIII. . PInnches tome LXIII.. . Espèces en caisse Fonds de réserve 4.810 71 5.477 97 4.810 71 5.477 97 C'est ainsi que, pour cette année 1910, nous aurons de grosses dépenses au chapitre des publications, chapitre sur lequel porteront tous nos efforts. Wons savez que M. Gruvel, h. qui a été confiée la direction de la Mission en Mauritanie Occidentale, nous a réservé un choix d'études auxquelles ont collaboré plusieurs membres du Muséum d'Histoire naturelle de Paris; et que MM. Cossmann et Peyrol, continuant leur œuvre sur la Conchologie de l'Aquitaine, nous ont envoyé un manuscrit volumineux qui, h. lui s(!ul, pourra former trois fascicules de nos Actes. Ces divers travaux sont accom- pagnés de planches lithographiées ou phototypées, dont le coût est assez élevé; il y a également de nombreux dessins intercalés dans le texte. 38 PROCES-VERBAUX Vous voyez, Messieurs, que nous sommes amplement approvision- nés pour l'année en cours; et que, conformément aux engagements que nous avons déjà pris avec les auteurs, nous devons nous met- tre en mesure de publier leurs travaux. Malheureusement nos res- sources modestes ne nous permettent pas de vois présenter un budget équilibré, et nous sommes forcés de constater que nous serons en déficit. Nous espérons que notre Conseil d'administration, frappé de l'in- suffisance de nos moyens, appellera la bienveillanLe attention des pouvoirs publics, qui nous donneront l'aide financière indispensable au bon fonctionnement de notre Société qui, depuis de longues années, produit tant d'œuvres scientifiques remarquables. PROJET DE BUDGET POUR 1910 RECETTES DÉPENSES Solde en caisse au 31 décem- Frais généraux et envois de bre 1909 763 05 125 » publications Publications : 400 .. Revenus de la Société Cotisations : 53 à 24 fr 1 .272 ) Arriéré sur tome L'.'CII 249 .. 13 à 15 fr 3àl2fr 195( 36( ; 1.503 .. TotiE LXIV : Colisalioas arriérées 50 .. Impresiiion typo. . 1 .700 , 2.500 » Ventes de publications . . 100 .. Planchas 800 Subventions : Bibliothèqje Rémunération employé bi- ' 150 .. Conseil général Conseil municipal.. 100 l 600 .. ' 307 95 bliothèque 100 » 500 Souscriptions et Fête Lin- Déficit 50 .) 8.449 >. 3.449 » Au nom de la Société, M. Lamarque remercie M. Doineï d'avoir bien voulu accepter, pendant la fin de l'arinée 1909, l'intérim des finances. M. Peyrot dépose sur le bureau de la Société la deuxième partie du travail sur la « Conchologie néogénique de l'AquIlt.ine ». PROCÈS-VERBAUX 39 M. DoiNET montre plusieurs champignons : Pohjporus versicolor L., Polyporiis velutinus Fr., Mijcena mgosa Fr., Slereum tabacinum, var. crocalum Fr., Naucoria?, Laccaria?, recueillis à Lafon-Féline, dans les bois de chênes. Une planche représente un Polyporus Wynnei, champignon extrê- mement rare, à consistance d'un liège un peu dur. Hémiptères nouveaux ou rares pour le département de la Gironde. Par Maurice Lambertie. Comme suite à ma communication du 20 janvier 1909, je viens vous énumérei^ les nouvelles espèces que j'ai prises l'année dernière avec l'indication des nouvelles localités des espèces rares pour le département. Je compte faire cette année des excursions intéressantes dans des localités non encore explorées et j'espère qu'elles seront favorables aux recherches des entomologistes. A citer, en passant, les captures qu'a faites notre collègue M. A. Jean, à Magudas, localité à quatre kilomètres de Saint-Médard- en-Jalles, de VAphodius conjugatus Panz. et à Ondes (Haute-Garonne) du Callicnemis Latreillei Lap., localités nouvelles pour ces rares coléoptères. Gnathocomus albomarginatus Gœze. — Saint-Médard-d' Eyrans, en mai, en battant les haies. Nysius Ericse Schill. — Nouvelle espèce, Cazaux, en juillet, sur le Pin maritime. Dictyonota fuliginosa Costa. — Cazaux, en juillet, sur le Genêt. Ploiariola culiciformis de Geer. — Nouvelle espèce, au Haillan, en août, dans du fumier. Salda melanoscela Fieb. — Nouvelle espèce, Cazaux-lac, en juillet, au bord de l'étang, en deux exemplaires. Lygus rubicundus Fall. — Gajac, en juillet, sur le Peuplier. L. Spinolse Mey. — Nouvelle espèce, Cazaux, en juillet, sur Y Aulne. Pilophorus clavatus L. — Cazaux, en juillet, sur V Aulne. Halticus saltaior Fourc. — Nouvelle espèce, Camarsac, en avril, sous les mousses au pied des arbres, un seul individu. 40 PROCÈS-VERBAUX Psallus lepidus Fieb.? — Nouvelle espèce, Cazaux, en juillet, sur V Aulne, un seul individu. Tupoyiia Hippophaês Fieb. — Nouvelle espèce, au Haillan, en août, sur V Aulne. Alebra albostriella, var. discicollis H. -S. — Haillan, en août, sur V Aulne. lyphlocijba jucunda H. -S. — Gajac, en août, sur V Aulne, en plu- sieurs exemplaires. T. sexpunctata Fall. — Cazaux, en juillet, sur V Aulne. Zygina flammigera Fourc. — Gajac, en août, sur V Aulne. Alhysanus striola Fall. — Nouvelle espèce, sur Rhynchospora fusca, en juillet, à Cazaux-lac. Platymelopius gultatus Fieb. — Nouvelle espèce, Cazaux, en juillet, sur Y Aubépine. Acocephalus fuscofasciatus Gœze $ — Cazaux, en juillet, sur le Chêne. Idiocerus cognalus Fieb. — Nouvelle espèce, Gajac, en juin, sur le Bouleau. 1. uslulalus M.-R. — Gajac, en août, sur le Bouleau. Pediopsis ceren Germ. — Cazaux, sur Y Aulne, en juillet. P. nassala, var graminea Fabr. — Cazaux, en juillet, sur Bhynchos- pora fusca. P. sculellala Boh. — Cazaux, en juillet, sur le Saule. Homoptère nouveau de la faune française. Macropsîs scutellarîs var. purpiirata Horv. (Hémiptère). Par WI. Lambertie. Vertice, pronolo et scutello purpureis ; lateribus pronoti anguste viridibus (1). Tête et corselet larges, élytres d'un ocre jaune clair, présentant des bandes ocre orangé sur la moitié de l'abdomen, avec la tête, le corselet et l'écusson pourpre; cuisses d'un blanc opaque, jambes jaunes et tarses rouges. Cette variété n'était signalée que de Hongrie; elle fut capturée en plusieurs exemplaires au Beausset (Var) (Ancey, ma collection). (1) D"" G. HorvâLh, Homoplera nova ex Hungaria [Természeirajzi fiizetek, vol. XX, 1897). PROCÈS-VERBAUX 41 Séance du 2 mars 1910. Présidence de M. le D'' Henri Lamaeque, président. CORRESPONDANCE LeUre de démission de M. de Luslraç. Considérant que M. de Lustrac est membre titulaire depuis 1882, la Société décide de le maintenir parmi ses membres à titre honoraire. Lettre de faire part annonçant la mort de M. Debeaux, membre correspondant cotisant depuis 1860. M. MoTELAY dépose une demande d'échange de nos Actes avec les Nolulse systemalicse de M. H. Lecomte, publication non périodique du laboratoire et de Tlierbier du Muséum. COMMUNICATIONS M. Bardié signale la précocité des plantes bulbeuses; dès le mois de février, il a pu en recueillir un certain, nombre, entre autres Nar- cissus Pseudo-Narcissus, Galanlhus nivalis, dans les bois de Paillet. M. DoiNET présente des Polyporus aplanatus Fers, et igniarius L. M. Maurice Lambehtte, ayant reçu de M. Doinet une galle trouvée à Lafon-Féline, au pied d'un chêne, a pu l'identifier, dans l'ouvrage de M. C. Houard, avec la cécidie produite par Andricus radicis Fabr. (Hym. Cynipide). Cette galle est pluriloculaire, d'abord blanche ou rosée, et peut atteindre le volume d'un coing. sur les racines et au voisinage de la surface du sol. Il signale, en outre, que, dans une note parue le 8 décembre 1909 dans le Bulletin de la Société eniomologique de France, M. Lesne rap- porte l'intéressante capture au mois de juillet, k Cazaux, dans les petits marais des bords de l'élang, de la Forficula Lesnei Finot. Cette espèce fut décrite en 1887, à propos d'individus trouvés au Mont Canisy, près Benerville, par M. P. Lesne. Dans le Sud-Ouest, elle a été capturée à Hendaye, Irun (^Lesne, 1909); Madrid et Galice (Boli- var, 1897). Procès Verbaux 1910 3' 42 PROCÈS- VERBAUX Sur la ce Mantis religiosa h. var. brune « dans le département de la Gironde. par M. M. Lambentie. Dans une excufsion au Haillan, j'ai pris, en 1909, un exemplaire de la variété brune de la Manlis religiosa L. L'espèce, commune dans notre déparlemenl, et dans le midi de la France, est plus rare dans le nord. La Mante religieuse n'est pas nuisible à l'agriculture. Quant à la variété, je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois dans un bois de chênes, à proximité de la route de Saint-Médard-en-Jalles. Bien moins commune que l'espèce, je ne l'ai trouvée signalée que dans une douzaine de localités : Mont-Aimé, près des Vertus, Riliy (Believoye), Sens (Houlbert), Saint-Martin-le-Beau (Lelièvre), Les Eyzies (A.-D.), Toulouse (Clermont), Poix (Langlasse), Saint-AfTrique (D"" Rabaud), Dun-sur-Auron (Faure), Sologne (Larchevêque), Marti- gny (Wolffj, Perpignan (Combes), Bézannes (Believoye), Aix-les-Bains (Agassiz). Séance du 16 mars 1910. Présidence de M. le D^ Henri Lamarque, président. CORRESPONDANCE Lettre de M. Guérin-Ganivet, remerciant d'avoir accepté l'échange des publications avec le Laboratoire de zoologie et de physiologie maritimes de Concarneau et mettant le Laboratoire à la disposition des membres de la Société qui désireraient y poursuivre des recher- ches. COMMUNICATIONS M. le D'" BoYER présente quelques champignons trouvés avec M. DOINET. Lycoperdon mammœformis Pers. PROCÈS-VERBAUX 43 Geaster Schmideli Vilt (rare). Hygrophorus (sp.?) (rare) et Gyromitra (sp.?). M. Lambertie montre les insectes qui sont sortis des cécidies dont il a parlé antérieurement. M. Barrère donne connaissance du programme détaillé des excur- sions. Pour la Pentecôte, la Société admet définitivement le projet des gorges de Kakueta et d'Holcarte. CONTRIBUTION A l'ÉTUDE MÉDICO-LÉGALE DU SANG Techniques pour la recherche microscopique du sang sur des étoffes : raclage, lavage, inclusion. Par les D'' Léon Munatet et Pierre Lande. La recherche du sang présente, en médecine légale, une impor- tance capitale. Non seulement il est souvent utile de savoir si des taches de sang existent sur des armes, des vêtements, des meu- bles, etc., mais encore il peut être du plus grand intérêt de savoir d'une façon indiscutable à quelle espèce animale appartient ce sang. Certaines méthodes permettent d'arriver à cetle détermination, mais elles sont d'un emploi assez délicat et demandent un temps considérable. Le procédé le plus connu, et, à l'heure actuelle, le plus précis, est celui que l'on appelle : réaction de Bordet-Uhlenhuth. Celte réaction est basée sur la formation d'un précipité volumineux, de nature albuminoïde, obtenu en mélangeant le sang d'un animal d'espèce A avec le sérum d'un animal d'espèce B auquel on a, à plu- sieurs reprises, injecté du sérum de l'espèce différente A. Cetle réac- tion présente un 1res grand intérêt; positive, elle est un des plus gros arguments de probabilité, mais elle ne suffit pas à elle seule pour affirmer la présence du sang et encore moins son origine. L'expert doit toujours se livrer i\ d'autres recherches complémen- taires avant de se prononcer (1). Parmi celles-ci, il faut placer l'exa- men microscopique qui peut fouinir des indications premières de réelle valeur. C'est ainsi que, dans cerlaines conditions, on peut arriver à savoir si une étoffe est tachée de sang et si ce sang pro- (1) V. D'' P. Lande, Mémoire sur l'élude des lâches de sang au poinl de vue médico- légal, Faculté de médecine de Bordeaux, prix Godard, 1909. M. PROCÈS-VERBAUX vient d'un animal k globules rouges anncléés (homme, mammifères en général, sauf le chameau) ou à globules rouges nucléés (oiseaux, reptiles, poissons). Un très grand nombre de travaux ont été faits sur cette question; beaucoup de techniques ont é(é indiquées, mais elles sont déjà anciennes. Nous avons voulu nous rendre compte si les résultats obtenus n'étaient pas meilleurs et plus régulièrement certains quand on utilise les méthodes nouvelles hémalologiques et histologiques, tant au point de vue du mode de faire les prépara- tions que du mode de leur coloration. Les procédés auxquels nous nous sommes arrêtés sont au nombre de trois : i° Raclage. — On gratte la tache suspecte ou on dissocie à son niveau un friigment d'étofTe. Le produit du raclage ou de la dissocia- tion est recueilli en entier sur une lame de verre, bien nettoyée à l'alcool et à l'éther, dans une goutte d'alcool absolu. On chauflfe très légèrement à trente centimètres au-dessus de la flamme d un bec Bunsen. L'alcool s'évapore rapidement et les échantillons ainsi pré- levés restent adhérents à la lame. 2*^ Lavage. — Un fragment d'étofFe suspect est découpé puis immergé pendant une heure environ dans une solution de chlorure de sodium à 9 p. 1000 ou dans un des sérums isotouiques artificiels employés en hématologie pour les numérations globulaires. On agite énergiquement après avoir même quelque peu dissocié l'étoffe et on centrifuge. Le dépôt obtenu est étalé sur lame, fixé, coloré et examiné. Ces deux premières méthodes, extrêmement simples, donnent le plus souvent des résultats satisfaisants. 3° Inclusion. — Enfin, un autre procédé, plus long, plus délicat, dont l'emploi nous a été suggéré par M. le professeur agrégé Sabra- zès, consiste à inclure et mettre en coupes les fragments d'étoffe suspects. Ces ; fragments, assez petits, sont plongés pendant une heure dans l'alcool absolu, puis une heure dans la benzine ou le xylol. L'inclusion se fait à une température voisine de 58" dans la paraffine fusible à o4o, après un séjour de deux heures à l'étuve. Les coupes que l'on obtient ainsi sont généralement assez épaisses et très fragmentées. Mais l'état du tissu importe peu. Seule la con- servation des globules sanguins présente de l'intérêt et par cette méthode elle est assurée. On pourrait d'ailleurs remédier dans une certaine mesure à l'inconvénient que nous signalons et obtenir des coupes plus fines et plus homogènes en traitant les morceaux de PROCÈS-VERBAUX 45 tissu par l'acide formique 0(i le formol et en remplaçant la benzine ou le xylol par l'acétone. Les coupes flxées sur lame par la gélatine formolée sont débarrassées de la paraffine puis lavées avec une très grande précaution à l'alcool absolu. Pour la coloration de ces diverses préparations on peut employer toutes les méthodes hématologiques classiques (Leishmann, Giemsa, etc.), ou la Ihionine phéniquée et l'éosine. Mais nous conseillons tout particulièrement la méthode de M. le professeur agrégé Sabrazès, au bleu de méthylène à J/oOO sur préparations bien desséchées et non fixées, entre lame et lamelle (1), Outre que cette méthode, extrêmement simple et peu coûteuse, permet de distinguer admirablement les éléments cellulaires, elle présente dans le cas particulier le très grand avantage d'éviter les lavages multiples à l'eau ou à l'alcool qui détachent et entraînent toujours un bon nombre des éléments dissociés insuffisamment fixés sur la lame. ' Les résultats fournis par ces trois procédés permettent une pre- mière orientation avant de s'adresser à des méthodes d'investigation plus compliquées, d'ordre physique, chimique ou biologique. Les figures qui accompagnent cette note donnent une idée assez exacte dé l'aspect de nos préparations. La figure 1 représente un point de préparation faite par inclusion et coupes, avec un fi-agment de chemine tachée de sang, chemise qui provient du Laboratoire de médecine légale oii elle est conservée depuis quinze ans. La colora- tion a été faite par la thionine phéniquée et l'éosine. Nous tenons à signaler ici un fait intéressant. Sur une préparation par raclage d'une des taches qui souillent cette chemise, après coloration au bleu de méthylène à 1/500, outre un certain nombre de globules rouges, nous avons trouvé des leucocytes polynucléés neutrophiles d'une authenticité indiscutable. Ce fait indique bien la grande résis- tance des éléments figurés du sang desséché. Les figures 2 et 3 représentent des points de préparations obtenues par le procédé des coupes, avec des linges sur lesquels nous avons placé nous-mêmes, un mois avant l'inclusion, du sang de brochet et du sang d'homme. Dans la figure 2, las globules rouges du brochet (1) V. Gazelle hebd. des se. méd. de Bordeaux, 10 nov. 1908; 28 févr., 4 avril, 11 avril, 9 mai, 12 déc. 1909; 2 janv. 1910, et Arch. des mal. du cœur, des vaisseaux el du sang, n° 3, mars 1910, p. 168171. PROCES-VERBAUX sont très apparents et très reconuaissables à leur noyau se détachant en bleu sur le fond vert du protoplasma globulaire. Ces deux prépa- rations sont colorées par le bleu de méthylène à J/oOO. Séance du 6 avril 1910. Présidence de M. le D^ Henri Lamarque, président. CORRESPONDANCE Lettre de M. Lecomte acceptant l'échange avec le&Nolulœ syslema- ticx du Muséum. Lettre de Broteria acceptant l'échange de ses fascicules botaniques et zoologiqiies. Lettre d'invitation au XI® Congrès géologique international à Stockholm, du 18 au 25 août prochain, avec excursion dans la Suède septentrionale. PERSONNEL M. Neyraut est nonmié Officier d'Académie, à propos du Congrès des Sociétés savantes. ADMINISTRATION M. Lamahque informe la Société des observations soumises par le Conseil d'Etat sur les modifications des statuts. Le Conseil a apporté les changements de détail demandés. COMMUNICATIONS M. IjAMBErtie montre deux galles : Drijophanta folii L. et Cynips Kollari Ilartig. Il donne aussi le nom du chalcidien qu'il a montré à la dernière séance : c'est le Torymus erucarum çf 2 • M. BoYER dit quelques mots des recherches qu'il poursuit sur des morilles trouvées près de Périgueux à la fin de mars 1910, petites moi-illes noires spéciales à la région truffière. PROCÈS-VERBAUX 47 Séance du 20 avril 1910. Présidence de M. le Dr Henri Lamarque, président. DONS M. Llaguet otïVe à la bibliothèque le fascicule des médaillons bor- delais consacré au regrellé président de la Société, M. de Nabias. PERSONNEL M. BouTAN, professeur de zoologie à la P'aculté des Sciences de Bordeaux, présenté par MM. Lamahque et Feyïaud, est noaiiné mem- bre titulaire de la Société. COMMUNICA.TIONS M. DoiNET montre divers champignons : Tricholoma Georgii Fr. ; Exidia glandulosa B. ; Crepidotus mollis Sch. ; Trameles inodora Fr. ; Coprinus comatus var. ovatus Sch. Compte rendu de Texcursion botanique à Saint-Brice et à Frontenac. Par E.-J. Neyraut. Le 17 avril, la Société Linnéenne, de concert avec le Club Alpin, faisait sa première excursion de l'année sur le trajet de Frontenac à Saint-Brice, par le moulin de Lassijean, les bords du Gourmeron, les dolmens de Bignon, Sainte- Préséntine et le château de Semens. Partie de Bordeaux par le train de 7 li. 26', elle arrivait h Fron- tenac à 8 h. 55' et, sous la conduite de M. l'abbé Labrie, qui connaît admirablement ce coin de la Gironde, elle se dirigeait vers Saint-Brice. Le long du chemin parcouru, elle a pu récolter ou noter un bon nombre de plantes dont la plupart sont fort intéressantes pour la flore de la Gironde. C'est surtout entre ChoUet et Tifïaut que la récolte a été fructueuse 48 PROCES-VEHBAUX Là viennent, en efïet, sur les rives du Gourmeron : A7iemo7ie nemorosa L. Anémone ranuncidoides L. Corijdalis solida Smilh. hopyrum Ihaliciroides L. Narcissus Pseudo-Narcissus h. déjà passés fleurs le 17 avril, à l'exception de quelques rares ané- mones et de quelques narcisses; puis, en pleine floraison : Ikinuncidus auricomus L. Helleborus viridis L. Fumaria of/îcinalis L. yiilaspi arvense L. Stellaria holoslea L. Viola odorola L. Viota pennixta Jord. Viola Reichenbachiana Jord. Polenlilla fragariaslrum Ehrh. Lonicera Xylosleum L. Symphylimi tuberosttm Ij. Lalhraia clandesiina L. Veronica Chamxdnjs L. Primula ofpcinalis Jacq. Lamium niaculalum L. Lamiwn purpureum L. Mercurialis perennis L. Ophyoglossuni vulgaium L. Enfin, non encore en fleurs ou prêt à fleurir : Cardamine impatiens L. Orobus niger L. Asperula odorata L. Lacluca, muralis Fresenius. Euphorbia didcis L. Gladioius segeium Gawl. Ornilliogalum sulfureum Rœmer. Allium ursinum L. et le rare Allium siculum Ucria. Au delà de Tifîaut, la Société a pu cueillir, dans les prés ou dans les bois : Ranunculus nemorosus D. C. Plerotheca neniausensis Cassini. Ajuga genevensis L. Orchis Morio L. Orchis mascula. L. Orchis puvpurea Huds. Orchis uslulala L. Ophrys muscifera Hiids. Muscari comosum Mill. Muscari Molelayi Fouc. Tulipa prœcox Teti. Tulipa silveslris L. el constater la présence, le long de la route suivie, de : Spirœa Filipendula \j. Heracleum Lecokii Godr. et Gr. Tanaceiam vulgare L. Chrysanlhemum corymbosum L. Xeranlhemum cylindricum L. Melissa officinalis L. qui ne fleuriront que plus tard. A ces récoltes, il y a lieu d'ajouter : Adonis aulumnalis, Astragalus ghjcyphyllos, Asperula avvensis, indiqués au programme. PROCÈS-VERBAUX 49 Bupleurum prolracium, Bupleurum ro lundi folium, Brunella grandiflora L'excursion, faite trop à la hâte, n'a pas permis aux membres de la Société de les voir sur place. Séance du 4 mai 1910. Présidence de M. le D"" Henri Lamarque, président. PERSONNEL MM. Paul Bergon et J. Clermont sont élus membres titulaires de la Société. COMMUNICATIONS La deuxième sortie de la Société a eu lieu, le dimanche l®f mai, à l'Etang de Cazaux. Malgré l'inclémence du temps, neuf excursionnis- tes étaient au rendez-vous. Dès l'arrivée trois groupes se sont for- més : MM. Brown, Lacouture et Lambertie ont fouillé sans relâche, matin et soir, les dunes et les marais dans les environs du lac; MM. Daydie, Llaguet et Rozier ont fait, à la drague, une ample mois- son dont les résultats seront donnés ultérieurement; enfin, plus intrépides nochers, M. Muratet et ses deux compagnons ont cinglé vers les parages les plus lointains de l'étang. En somme, aimable journée dont chacun a rapporté un excellent souvenir. M. Feytaud signale quelques espèces trouvées sur les plantes aqua- tiques de l'étang, au cours de cette promenade. Hémiptère : Naucoris cimicoïdes Lin. Amphipode : Gammarus pulex Fabr. Gastéropodes : Limnœa auricularia Lin. » Planorbis carinatus Mtiller. HiRUDiNÉES : Glossiphonia sexoculala Bergm. » Nephelis octoculata Lin. Procès Verbaux 1910 4 50 PROCÈS-VERBAUX M. DoiNET a l'écollé dimanche dernier : Bolelus armeniacus Q. R., Psalhyrella gracilis Fr. M. Neyraut offre aux botanistes quelques exemplaires du rare Prunus lusitanica L. (Cerasus lusitanica Lois.) qu'il a récolté spécia- lement dans les bois de la vallée d'Haïra, près de Blanca, entre les métairies de Baberaenia et de Muticaenia (vers 400 à 450 mètres), Basses-Pyrénées. Séance du 18 mai 1910. Présidence de M. le D^ Henri Lamarque, président. CORRESPONDANCE Circulaire concernant le Congrès préhistorique de France, VP ses- sion, 1910, à Tours. Circulaire relative au 1°'' Congrès International d'entomologie à Bruxelles du 1" au 6 août 1910. La Société décide de s'inscrire comme membre du Congrès. COMMUNICATIONS M, DoTNET montre des diptères et des chrysalides provenant de champignons récoltés au Vigean. De ses dernières excursions, il rapporte : B ijplwloma fasciculare, Hijpholoma appendiculalum, Ino- cybe peliginosa^ Panxolus campanulaius. Comme complément à ses communications précédentes, M. Lam- bertie montre deux autres cécidies : Rhodites rosse L., sur le rosier, ei Schizoneura lanuginosa Hartig., sur l'aulne. M. RoziER a trouvé entre Mios et Salles, sur les bords du ruisseau « la Surgenne », un gisement fossilifère qu'il croit ne pas avoir encore été signalé. Ce gisement paraît appartenir à l'Helvétien infé- rieur, et contient en abondance, comme tous les gisements helvé- tiens de la région : Cardila Joucmneli, Lucina borealis, Glycimeris Rudolf!, etc. Les fossiles reposent sur une molasse stérile de teinte verdâtre, semblable à celle que l'on rencontre à Saucats, immédia- PROCÈS-VERBAUX 51 temenl au-dessus du burdigalién supérieur. La couche fossilifère a environ cinquante centimètres d'épaisseur. Au-dessus se trouve une autre assise de molasse stérile d'une épaisseur visible de 3 à 4 mè- tres, recouverte par le sable des Landes. Cette couche fossilifère paraît correspondre stratigraphiquement à celle de la Sime, à Sau- cats, et serait par conséquent inférieure au niveau stratigraphique des couches du moulin de Débat, près de Salles. M. le D'^ BoYER présente à la Société des champignons de couche, de belle venue, obtenus en carrière au moyen d'un blanc stérilisé. Il montre également un échantillon cultivé sur du fumier en matras Pasteur. Il accompagne cette présentation de la communication suivante : De l'utilité de l'emploi du blanc pur dit stérilisé dans la culture du champignon de couche. Par M. G. Boyer. J'ai l'honneur de présenter à la Société des champignons récoltés sur la couche qui m'a également fourni les échantillons montrés par moi à la précédente séance. Cette couche a, depuis le milieu du mois de mai, donné une pro- duction ne le cédant en rien à celles des meilleures couches voisines, ensemencées en même temps qu'elle. Ce qui fait l'intérêt de cette présentation, c'est que les champi- gnons en question sont issus d'un mycélium ou blanc dit stérilisé, obtenu en cultures pures par un procédé nouveau, entièrement différent de celui indiqué par MM. Costautin et Matruchot et pour lequel les inventeurs ont pris un brevet (Brevet d'invention n° 236349, 17 février 1894.) L'utilité de pareil blanc est bien mise en évidence dans ce brevet. Pour en faire saisir l'importance au lecteur, je ne saurais mieux faire que de reproduire la partie du texte du brevet qui s'y rap- porte : <■ La méthode précédente, écrivent MM. Matruchot et Costautin, après l'indicaliou sommaire de leur découverte, présente sur le pro- cédé empirique de culture actuellement employé les avantages sui- vants : 52 PROCÈS-VERBAUX » 1° Elle fournit du blanc vierge à coup sur. Or, les champignon- nistes ont constamment besoin d'un tel blanc et ne peuvent souvent pas s'en procurer au moment voulu; » 2" Elle permet d'en préparer des quantités considérables, le blanc naturel ne se récolte, au contraire, qu'en quantité limitée ; » 3° Elle permet d'en fabriquer en toute saison, ce qui n'a pas lieu pour le blanc naturel; » 4° Le blanc obtenu par notre procédé est pur, exempt de mala- dies. Au contraire, le blanc naturel est souvent souillé par des para- sites qui l'affaiblissent et diminuent ou annihilent même son rende- ment commercial; » 5*' Notre méthode fournit du blanc vierge toujours identique à lui-même. Le blanc naturel, au contraire, est souvent épuisé par plusieurs cultures antérieures ; » 6° Notre méthode permet de choisir pour la culture les variétés les plus avantageuses au point de vue de la grosseur, du parfum, de la saveur et de l'aspect extérieur. Avec le blanc naturel, on ignore, au contraire, au début, quelle variété on récoltera; » 7° Avec notre blanc, on peut garder indéfiniment la même variété, si elle se montre favorable à l'industrie, tandis qu'avec le blanc naturel, au bout d'un petit nombre de cultures, la variété cesse de produire et la race est perdue; » 8" Enfin le rendement fourni parle blanc vierge pur est constant et très élevé, tandis que le blanc naturel fournit un rendement variable et en moyenne notablement inférieur au nôtre ». On n'ignore pas que le champignonniste produit habituellement lui-même son blanc. Pour cela, il lui suffit de le prendre à une meule cultivée à cet effet et bien envahie, un peu avant le moment de la fructification. Ce blanc, transplanté dans des meules nouvelles de fumier préparé, propagerait indéfiniment la variété, s'il ne venait à s'épuiser, ce qui arrive au plus lard au bout de quelques années; on constate qu'après sept, huit, dix bouturages successifs, souvent après trois ou quatre seulement, un blanc, de bon rendement au début, ne donne plus que peu de champignons ou même n'en pro- duit pas du tout; et force .est bien de l'abandonner. Le champignonniste le fait à regret si la variété était bonne. Il en est réduit alors h essayer d'un autre blanc trouvé souvent par hasard sur du fumier à l'extérieur, généralement en automne seulement et en quantité minime, ce qui exige une longue culture. PROCES-VERBAUX 5d Il ignore si ce blanc donnera une bonne production. Si elle est mauvaise, il en résultera un notable dommage pour lui; ses frais et ses peines seront perdus. Les champignonnistes possèdent bien quelques méthodes d'obten- tion de blanc supposé vierge, de blanc, dit rajeuni; mais ces procé- dés sont incertains, car leurs cultures faites en carrière ou à l'exté- rieur peuvent toujours être envahies par les moisissures et autres maladies qui sont les grandes causes d'épuisement des blancs. L'emploi d'un blanc malade est le principal agent des insuccès et des ruines qui en sont si fréquemment la conséquence. En produc- tion normale, la culture du champignon est très rénmnératrice. Mais si le produit vient à faire défaut, comme les frais courent toujours et qu'ils sont assez élevés, le champignonniste n'est pas loin de sa perte. On saisit donc toute l'importance qu'il y a pour lui à posséder un blanc exempt de germes étrangers et de maladies, causes de tous les désastres. MM.Costanlin et Matruchot ont réussi à préparer un blanc ou plu- tôt des blancs (car les variétés sont nombreuses) ayant toutes les qualités requises pour donner indéfiniment de bons résultats. Leur procédé repose, d'après leurs écrits, sur la germination des spores. Notre nouveau procédé n'a pas le même fondement et, de ce fait, il est plus rapide et plus parfait. Il nous permet de. propager avec plus de sûreté les diverses variétés choisies, bien entendu, pour la culture, parmi celles qui donnent le meilleur rendement. Les échantillons que je vous ai présentés vous permettent déjk de vous faire une idée de sa valeur. Les expériences en cours vous fixe- ront définitivement sur ce sujet. 54 PROCÈS-VERBAUX Séance du 1 ' juin 1910. Présidence de M. le Df Henri Lamarque, président. DONS M. Lambertie offre h la Bibliolhèque plusieurs fascicules : 1° Matériaux pour servir h l'hisloire des hémiptères de la flore alpine, par M. J. Guérin ; 2° Entoniologische Blâtter, n°= 1, 2, 3, 4 et 5. M. Clermont offre quelques tirages à part concernant des coléop- tères recueillis dans diverses excursions. PERSONNEL Sur rapport du Conseil d'administration, sont nommés membres de la Société: M. Castex, étudiant en médecine, s'occupant de géo- logie, présenté par MM. Barrère et Rozier, et M. le D"^ Manon, s'occu- pant d'entomologie, présenté par MM. Boyer, Clermont et Lambertie. DISTINCTIONS M. Lamarque a le plaisir d'annoncer à la Société la nomination de M. Pérez comme membre correspondant de l'Académie des sciences. Le président félicite M. Boyer de la communication qui a été présentée à l'Académie des sciences par M. G. Bonnier sur ses recherches concernant la vie des truffes. COMMUNICATION M Lambertie présente trois Cecidies nouvelles pour la région : Eriophyes Tilise Pagenst (Acarien) sur le tilleul. Schizoneura lleaumuri Kalt (Hém. Aphidide) sur le tilleul. Pemphigus bursarius L. (Hém. Aphidide) sur le peuplier. PROCES-VERBAUX Séance du 1 5 juin 1 91 0. Présidence de M. le D'' Henri Lamarque, président. COiMMUNICATIONS M. Lamarque dépose sur le bureau de la Société, au nom du doc- teur Baudrimont, sa thèse de doctorat en médecine, traitant « de l'influence de la lumière et de ses radiations sur les êtres vivants ». M. le Président fait remarquer l'inlérêt de ce travail dont la Société a déjà publié des extraits dans ses Actes. M. le docteur Manon signale, à ce propos, qu'il a, dans sa collec- tion, au moins dix spécimens devers à soie d'Indo-Chine présentant des colorations différentes, suivant les milieux éclairés dans lesquels ils ont éclos. le transport brusque de cocons, de l'ombre à la lumière, détermine des monstruosités dans la proportion de 10 p. 100. De même que la lumière, la nourriture fait sentir son influence, surtout sur la difl"érenciation des sexes. Des feuilles bien grasses, de chêne par exemple, données aux chenilles qui vivent sur le chêne entraînent une augmentation du nombre des femelles. M. DoiNET apporte quelques champignons : Laclarius milissimus Fr., Galera Bypnorum Batsch., Panœolus campanulatiis, var. sphincliniis Fr., Melanogasler luberiformis Corda et fait circuler diverses planches récentes. Compte-rendu entomologique de l'excursion à Salles le 5 juin 1910 Par M. Maurice Lambertie. La Société Linnéenne ayant fait sa quatrième excursion à Salles, je me permets de vous énumérer les quelques espèces de Coléoptères et de galles que j'ai rencontrés dans cette région. Le mauvais temps de la fin de la semaine avait découragé certains de nos collègues, et, à notre grand regret, nous ne nous sommes trouvés que quatre à la gare de Facture : MM. Rob. Brown, Lacou- ture, Rozier et votre rapporteur. 56 PROCÈS-VERBAUX La forêt et les prairies étant détrempées, les entomologistes n'ont pas pu battre et filocher à leur aise, mais j'ai l'intention de refaire plus utilement cette promenade dans le courant de l'été. En fait de galles j'ai rapporté : Eriophyes Nalepai Focken sur Mnus glutinosa Gaertn. Perrisia Alni F. Lôw. » » Biorrhiza pallida Oliv. sur Quercus Tozza Bosc. » optera Bosc sur les racines de Quercus. Dryophanta divisa Hartig sur Quercus Tozza. Neurolerus baccarum L. » » Cynips Quercus-Tozx Bosc » » Comme Coléoptères je citerai: Harpalus melancholicus Déj. Elaler pneustus F, dans une souche de pin décomposée. Zonahris geminala F. sur la fleur d'une composée. VEiater prsemtus F. a été déjà trouvé par Gourguechon à la Teste. Capture du Maisicarauxia eyrtîca Desb. {Coléoplère Curculio- nide) dans les Landes. Par J. Clermont. Cette intéressante espèce fut découverte il y a quelques années en un seul exemplaire par M. Mascaraux en fauchant sur des bruyères dans la lande marécageuse, à Cassen, près Monfort, en Clialosse. Le fascies insolite et les caractères bien tranchés de cette espèce déterminèrent Desbrochers à créer un genre nouveau qu'il dédia à Mascaraux en souvenir de sa riche trouvaille. En 1908, un entomologiste de passage à Dax, M. Nicod, eut la bonne fortune de trouver sous l'écorce d'un platane un couple de Charançons au fascies des Dorylomus que notre collègue, M. Hus- tache, reconnut bien être Mascarauxia, d'après l'excellente descrip- tion de l'auteur {Le Frelon, t. VU, p. 53). Une récente note d'Hustache sur cette capture {L'Echange, n. 305, p. 34) attira vivement mon attention. L'analyse attentive de la des- cription et les judicieuses observations de notre collègue me rappe- PROCÈS-VERBAUX 57 lèrent un Rhynchophore que je n'avais pu déterminer l'an dernier et que j'avais, depuis, perdu de vue, pensant du reste avoir affaire à un Don/tomus ou à un représentant de l'innombrable légion des cha- rançons inconnus pour moi. J'examinai soigneusement les trois exemplaires que j'avais en col- lection de cette bestiole et j'eus la certitude que j'avais bien reçu d'un ami, M. Degland, de Saint-Vincent de Paul, près Dax, le raris- sime Mascarauxia. Pour plus de certitude, je priai notre excellent et savant collègue, M. Sainte-Ciaire-Deville, de vouloir bien vérifier ma détermination qu'il reconnut exacte. Je priai aussitôt mon zélé correspondant de Saint-Vincent de Paul de rechercher l'insecte. Il ne larda pas à m'en envoyer plusieurs douzaines!... C'était véritablen)ent une fortune!... Et toujours M. Degland délogeait le Mascarauxia de sa retraite : les écorces de platane. Tout le monde sait que les écorces de platane constituent un habitat de fortune pour les insectes qui hivernent dans ce milieu hospitalier. J'ai prié notre heureux chasseur de vouloir bien observer cet insecte dont il serait intéressant de connaître les mœurs et la larve. M. Degland serait porté à croire qu'il vit sur le Senecio erraticus Berst ou S. aquaiicus Huds., espèces voisines du Senecio jacobxa L., plante à croissance rapide qui pousse dans les prairies souvent inon- dées des plaines de l'Adour. Reitter, dans son Calalogus Coleopteroruni Europx Caucasi et Armeniœ Rossicse (IQOlj) classe ce genre entre les Procas et Arlhros- lenus. M. Hustache en fait un genre proche des Borxjlomus. Je pense, avec M. Sainte-Claire-Deville, que sa place serait plutôt k la suite des Pseudolijphlus, Dorylomus et des Oryx. Quand nous aurons découvert sa manière de vivre et sa larve, nous serons rapidement fixés. Procès Verbaux 1910 58 PROCÈS-VERBAUX Séance du 6 juillet 1910. Présidence de M. le D'' Henri Lamarque, président. COMMUNICATIONS M. Bardié lit une intéressanle note sur la disti-ibution de plusieurs plantes dans la Gironde et notamment de diverses orchidées. C'est un résumé succinct d'herborisations au ïhil, à Léognan, à Saint- Côme et à Sauviac dans le Bazadais; c'est aussi la confirmation de l'existence, à Paillet, du rare Scorpiurus subvillosa L. Récolte de Cécidies dans le département de la Gironde. Par M. Maurice Lambertie. Dans une excursion que j'ai faite à Camblanes, j'ai récolté, celle année, plusieurs espèces de Cécidies, dont Fénumération suit : Pemphigus bursarius L. — Celle galle est formée par une aphidido qui transforme la feuille du peuplier en une vessie dont l'orifice est tourné vers le sol. Il y en a quelquefois plusieurs accolées sur la même branche. Pemphigus spirothecse Pass. — Celte aphidide transforme le pétiole du tremble en spirale. Pemphigus marsupialis Courchet. — La nervure médiane de la feuille du tremble, épaissie et pliée parallèlement à sa longueur, forme une gousse rouge s'ouvrant en fente sur l'autre face. Pemphigus affinis Kalt. — Sous l'influence des pucerons qui vivent à la face inférieure du limbe du peuplier, les deux moitiés de la feuille se recourbent, s'accolent par leurs bords et se couvrent de petites boursouflures jaunes et rouges. Eriophijes diversipuncialus Nal. — La galle est formée par un aca- rien qui transforme en petites productions rouges, irrégulièrement arrondies ou mammelonnées, le limbe des feuilles du peuplier, de part et d'autre de l'extrémité du pétiole. Eriophyes macrorrhijnchus Nal. — Cette galle se montre sous la forme de petites éminences corniculées, généralement réunies en PROCÈS-VERBAUX 59 grand nombre sur la face supérieure de la feuille de l'Acer Pseudo- platanus L. Eriophi/es Ulmi Nal. — Ces petites galles, vertes on rouges, sont souvent en 1res grand nombre sur les feuilles de l'ormeau. Télraneura Ulmi de Geer. — Cécidies subglobuleuses, de couleur vert pâle ou roussâtre, sur le limbe de la feuille de l'ormeau. Schizoneiira Ulmi L. — Cette galle est provoquée par un puceron qui transforme la feuille de l'ormeau par le reploiement de la partie marginale du limbe sur la face inférieure. Schizoneura lanitginosa Hartig. — Cette cécidie, en forme de vessie, atteint parfois 60 à 80 millimètres de diamètre et résulte de la défor- mation complète du limbe de la feuille de l'ormeau. Trioza alacris Flor. — La feuille du Laurus nobilis s'enroule par la partie marginale du limbe et présente de la décoloration, en même temps qu'une forte hypertrophie. Perrisia rosarum Hardy. — Les deux moitiés de la foliole viennent s'appliquer l'une sur l'autre, de façon à former une galle en forme de gousse aplatie, un peu renflée au milieu. Ayant reçu de notre collègue, M. Doinet, diverses galles récoltées dans les bois du Vigean, je viens vous en donner les noms avec l'indication des arbres où elles ont été cueillies. Cynips Kollari Hartig. (Hyménoptère Cynipide). — Galle sphéri- que sur les branches du chêne pédoncule. Cynips calicis Burgsb. — Cécidie fixée à la cupule du gland du chêne. Cynips Quercus-Tozse Bosc. — Galle sphérique marron, avec ivpe couronne de nodosités, sur les rameaux des chênes. Biorrhiza pallida Oliv. (Hyménoptère Cynipide). — Cécidie en ovoïde, sur le limbe du chêne pédoncule. Andricus fecundalor Hartig. (Hyménoptère Cynipide). — Cécidie en cône de houblon sur le chêne pédoncule, à la place d'un bour- geon. Andricus curvator Hartig. — Cécidie ayant la forme d'un pois, sur le limbe du chêne pédoncule. 60 PROCÈS-VERBAUX Séance du 20 juillet 1910. Présidence de M. le D"" Henri Lamarque, président. DONS M. RoziER présente deux boîtes de coléoptères du Sénégal qu'il offre à la Société. M. le D*" Manon se charge de les déterminer. PERSONNEL Sur rapport du Conseil d'administration, M"" Maysonnade, s'occu- pant de botanique, présentée par MM. Bouygues et Devaux, est nommée membre titulaire de la Société. COMMUNICATIONS M. DuBALEN signale la capture à Mont-de-Marsan, le 25 juin, d'un Rollier [Coracias garrula L.), espèce rarissime en France. A ce pro- pos, M. Dubalen ajoute qu'il est singulier d'avoir capturé deux: espèces africaines (Rollier et Guêpier) dans le courant d'une année aussi froide et pluvieuse que 1910. M. BoYER présente, au nom de M. Doinet, un champignon infini- ment petit, variété de Marasmius Rolula, et une Cécidie. Compte rendu de la 93" fête linnéenne à Léognan et Martillac. Par M. G. Boyer. La 93^ fête linnéenne a eu lieu le dimanche 26 juin 1910 à Léognan et à Martillac. Le départ devait se faire place de la Comédie, en voiture, à 7 heures du matin. Avant l'heure fixée, les organisateurs, MM. Rozier et Llaguet et plusieurs zélés linnéens, parmi lesquels MM. Neyraut, Brown, Doinet, Bial, Dubalen, venu tout exprès de Mont-de-Marsan, Lacouture, Lambertie et votre serviteur se tenaient prêts pour le départ. Notre président honoraire, M. Motelay, qui ne pouvait nous accompagner, PROCÈS-VERBAUX 61 avait tenu, cependant, à donner une nouvelle preuve de sa sympa- thie et de son attachement à la Société, en venant malgré l'heure matinale s'entretenir avec ses collègues et leur souhaiter bonne et fructueuse excursion. Nous l'en remercions bien sincèrement. Une longue station de plus d'une heure sur la place de la Comédie nous apprit qu'il ne fallait nullement compter sur l'exactitude des voituriers. Nous désespérions de pouvoir nous mettre en roule, lorsqu'enfin on se décida à requérir d'urgence, à la gare du Midi, un spacieux omnibus. Pendant que nos loisirs étaient occupés à supputer le temps qu'il faut à des chevaux de voitures publiques pour venir de la gare Saint-Jean à la place de la Comédie, suivant qu'ils vont au trot ou au pas, que leur conducteur est ou n'est pas altéré, deux de nos collègues partaient en automobile exhorter à la patience ceux des Linnéens qui attendaient sur les boulevards le passage de notre cohorte. Ces derniers avaient déjà disparu, mais nous eûmes la joie de les retrouver sains et saufs, à Léognan. Enfin notre patience est récompensée. Le spacieux véhicule vient, sans heurts ni cahots, se mettre k notre disposition et nous nous y y installons. De suite le train de la diligence nous parut plein de sécurité, et désormais sans crainte nous pouvions causer. Le charme de la conversation engagée et soutenue par nos collè- gues, notamment par MM. Rozier et Dubalen, MM. Doinet et Lacou- ture, ne nous permit pas d'apprécier la longueur du trajet. Pressés par le temps, nous brûlâmes le château Olivier, et nous nous fîmes directement déposer près des dolmens du Bicon. Le groupe mégalithique de Bicon-Couhens a été décrit par M. Sansas, en 1863, et par M. Augey, en 1905. Il se présente sous l'aspect de pierres et de tables peu élevées, enfouies en partie dans le sol, et formant quatre groupes. D'après M. Augey, ce sont là les restes d'une allée couverte à deux ailes partant d'un édifice central. Ce. groupe est construit avec de la roche poudingue, fait curieux, car cette pierre n'existe pas dans la région. La main des hommes en a, peu à peu, distrait les matériaux utilisables pour ne laisser que les gros blocs qu'il nous a été permis d'examiner en détail. Des monu- ments aussi respectables ont été défruits pour édifier des chaumières. Quelle profanation et quelle déchéance! Après quoi, départ pour Léognan; arrêt au restaurant Patrouilleau dont le tenancier, digne amphylrion d'une région fossilifère, possède une belle collection géologique de la contrée. Sa joie serait complète si, après nous avoir 62 PROCÈS-VERBAUX fait contempler les coquilles, il pouvait nous faire déguster les anti- ques mollusques qui les habitèrent. Mais hélas! il ne possède point de conserves datant de ces époques anceslrales! Honneur aux chercheurs, aux géologues fouilleurs du Coquillat, qui ont fait germer dans une âme paraissant destinée seulement aux ardeurs culinaires, un tel zèle pour les curiosités scientifiques! Honneur aussi à celui qui, malgré les occupations professionnelles, a eu à cœur de réunir une collection dont nous avons pu apprécier tout l'intérêt! Nous nous sentons réconfortés par de tels exemples qui nous pénètrent de tout l'intérêt de notre œuvre, l'œuvre linnéenne. Nous en recueillons une légitime fierté, en même temps qu'une noble émulation ! Aussi, sans perdre de temps, nous dirigeons-nous vers le théâtre de nos exploits, je veux dire de nos recherches. Pendant que myco- logues et entomologistes s'occupent à explorer les champs et les sou- ches d'arbres (bonne récolte de champignons lignicoles sur les troncs d'énormes peupliers sans pitié sacrifiés), le gros de la bande se dirige vers la fontaine de la Vierge. M Daydie s'y livre à la pêche des mollusques; mais ses compagnons vont plus loin, abandonnant le fervent malacologiste qui, las d'attendre, nous reviendra tardive- ment, riche de butin, mais l'estomac creux : heureusement qu'il restait sur la table autre chose que des os, malgré le proverbe : Tarde venienlibus ossa. Où s'étaient dirigés nos excellents Linnéens? Dieu seul le savait et M. Rozier ! Mais, quoique n'ayant pas été de la fête, nous nous plaisons à rapporter que notre sympathique Tréso- rier voulut bien répandre sur ses compagnons une 7'osée auprès de laquelle celle que nous dispense si largement, cette année, l'Econome Souverain de toute chose, peut ajuste titre être qualifiée de liqueur plate et sans saveur. Car ce fut avec un excellent mousseux que, dans sa « Coquillère «, M. Rozier régala ses hôtes et fit l'appel de leurs sucs gastriques. Combien de fossiles du Coquillat furent, à cette heure, ramenés à la douce lumière du jour qu'ils n'auraient sans doule jamais revue sans nos intrépides chercheurs? Je ne sais. Constatons cependant que, â part M. Daydie, tous sans s'attarder davantage sur les rives humides de » L'Eau Blanche » furent exacts ou â peu près au rendez-vous du déjeuner, à Léognan. Notre groupe s'accrut alors, par suite de leur arrivée, de M. Llaguet, notre sympa- thique vice-président ; du D"" Manon, notre nouveau collègue, dont nous nous proposons d'aller admirer la belle collection entomolo- PROCÈS-VERBAUX 63 giqiie;de M. Peyrot, professeur agrégé au Lycée; de M. Baltut, iiolaire à Léognan, invité par M. Rozier. Le repas fut cordial et plein d'entrain, menu simple et de bon goût, abondant et préparé d'une excellente façon sous les ordres j'allais dire de notre « collègue » M. Patrouilleau. Bon appétit surtout, excursionnistes n'en manquent pas. Excellent vin vieux, cru de l'Hôtel. 'Vers deux heures et demie, départ pour Martillac en voiture. Seuls les géologues, leurs instruments de travail sur le dos, vont à pied et explorent les gisements des sables du Thil et de Rochemorin. En cours de route, les botanistes et entomologistes descendent de voiture pour visiter les bois de pins et les landes. En arrivant à Tartavizat, M. Llaguet, toujours affable, veut bien nous offrir, quelques instants, l'hospitalité chez son parentM. Léglise. Puis, nous allons visiter les alentours du Couvent, actuellement sous séquestre ; nous admirons une chapelle rustique dans les landes, dite Notre-Dame des Bois, aujourd'hui presque délaissée. Nous explorons les couverts, et faisons de bonnes récoltes. MM. Doinet et Lambertie qui ont pris une autre voie à partir de Tartavizat, nous rejoindront à Martillac bien pourvus de champi- gnons, galles et insectes. A six heures et demie, après l'arrivée de M. le D"^ Lamarque, pré- sident, du D"" Lalanne, de M. Bardié, l'Assemblée générale est tenue à Martillac, sous la présidence du D' Lamarque, dans une grande salle mise gracieusement k la disposition de la Société par M. Vays- sière, maire de la commune et conseiller général. M. Peyrot donne lecture d'une communicattion de M. Bargues sur V E oolulion de l'amidon dans les feuilles du pin marilime. M. Doinet montre à ses collègues les champignons que les myco- logues et lui ont trouvés pendant la journée. Il en indique les prin- cipaux caractères et en donne la détermination. MM. Neyraut et Daydie font part à leur tour de leurs récoltes bota- niques et enlomologiques, tandis que M. Dubalen lit une intéres- sante notice sur les sables fauves de Salles. A l'issue de la séance, réunion à la salle des Lilas pour le banquet. Là, une agréable surprise nous attendait; la salle avait été admira- blement décorée à notre intention. Partout des fleurs, fleurs de cul- ture et fleurs des bois, palmiers, bruyères et osmondes royales. Tous nos remerciements aux organisateurs pour cette délicate attention. A la table d'honneur prirent place le docteur Lamarque, notre 64 PROCÈS-VERBAUX dévoué président, ayant : h sa droite, M. Vayssière, que nous ne sau- rions trop remercier de son si cordial accueil. Près de lui M. Pey- rot, professeur agrégé au Lycée, récemment promu officier de l'Instruction publique; à sa gauche. M, Neyraiit, dont nous fêtons aussi la récente nomination, si bien méritée, au titre d'officier d'Aca- démie. Nous ne rappellerons ni les travaux de M. Peyrot, dont les plus récents, en collaboration avec M. Cossmann, sont en cours de publication dans nos Actes, ni tous les titres de M. Neyraut, le bota- niste bien connu. Venait ensuite M. Dubalen, qui le matin nous avait présenté de curieux échantillons de chênes tauzin dont les uns étaient atteints par l'oïdium du chêne, les autres paraissant consti- tuer des variétés aptes à résister à cette maladie, constatation pré- cieuse pour la sylviculture. Citons en outre notre collègue le docteur Lalanne, le distingué directeur de Castel d'Andorte, connu à bien des litres, notamment par ses publications sur ses recherches préhis- toriques, parues dans nos Actes et nos Procès-Verbaux; M. Boisvin, instituteur à Martillac et géologue. C'est grâce à son concours et à celui de MM. Vayssière, LIaguet et Léglise que nous devions de recevoir une aussi large hospitalité dans la bonne ville de Martillac. Puis venaient MM. Rozier, Bial de Bellerade, Daydie, le docteur Manon, Bardié, LIaguet, Brown, fidèle linnéen, Lacouture, Lam- bertie, Doinet, le zélé mycologue, Léglise, et votre serviteur. S'étaient fait excuser MM. le professeur Devaux, ancien président de la Société, le professeur agrégé Sabrazès, Breignet, frappé d'un deuil cruel au- quel nous compatissons bien sincèrement, Gouin, Motelay, Degrange- Touzin, le docteur Barrère, notre dévoué secrétaire général, dont on comprend tout le regret de ne pouvoir assister, par suite d'indis- posilion, à cette fête de famille. M. le D"" Barrère n'a jamais mar- chandé, au service de la Société, ni son temps ni sa peine; à ce titre nous lui devons beaucoup. Qu'il veuille bien accepter tous nos vœux de prompt rétablissement. Le dîner, brillamment décoré et bien servi, fut excellent en tous points. jNos félicitations au dévoué restaurateur. Nous nous garde- rons d'oublier les vins i-enommés qui nous furent offerts par les propriétaires de la localité, car nous avons la reconnaissance de palais agréablement flattés par ces délicieux nectars. Citons : Châ- teau Ferrau 1893, Lespault 1899, 1900, 1903, La Roche 1904, Smith- Lafitte 1904, Nachet 1899, Clos Lagarde 1890. Nous adressons aux donateurs nos bien vifs remerciements. Au Champagne, le Président, PROCÈS-VERBAUX C5 après avoir rendu un juste hommage à nos liôles, énumère les der- niers travaux des sociétaires, les distinctions et récompenses qu'ils ont obtenues. Il rappelle les faveurs offlcielles dont la Société Lin- néenne vient d'être l'objet et auxquelles, soit dit en passant, le bu- reau et son Président ne sont pas étrangers, puis il exprime l'espoir de résultats encore plus brillants pour rehausser l'éclat du prochain centenaire de la Société. M. le maire de Marlillac, dans une allocution très remarquée, affirme aimablement au docteur Lamarque qu'en s'efForçant d'hono- rer la Société, il n'a fait que rendre hommage aux intérêts moraux, sociaux et scientifiques qu'elle représente et aux bienfaits qu'elle répand. Il se plaît à constater que la Société continue les brillantes traditions de ses membres les plus réputés, de Broclion en particulier, dont il a l'honneur d'être l'un des successeurs au Conseil général. M. Llaguet adresse ensuite quelques paroles de remerciements à tous ceux qui ont contribué à la réussite et à l'éclat de cette fête : M. le Maire, M. Boisvin, les donateurs, notre Président qui offre le Champagne. M. Llaguet n'oublie que lui-même! Le retour fut gai, bien que nous fussions emportés, au petit trot, dans la nuit noire. Notons cependant que le Trésorier, qui ne perd jamais ses droits, ayant décidé que la lumière fût, sut la faire jaillir comme par enchantement pour éclairer, une flamberge au poing, le quart d'heure de Rabelais, puis tout retomba dans l'ombre, mais non dans le silence et encore moins dans la somnolence. A partir du Pont-de-la-Maye, où descend M. Léglise, peu à peu notre voiture se vide; onze heures et demie étaient déjà sonnées lorsque iiotre om- nibus dépose les derniers d'entre nous place de la Comédie, où nous nous séparons en souhaitant, pour l'année prochaine, une fête Lin- néenne aussi bien remplie, aussi fructueuse et aussi heureuse. Rappoi*t entomologique de rexcursion de la fête Linnéenne le 26 juin 1910 Par M. Maurice Lambertie. Voici la liste des espèces de galles que j'ai rencontrées au cours de cette excursion : Pemphigus bursarius L. (Hém. Aphidide) sur Populus, » affinis Kalt. » » 66 PROCÈS-VERBAUX Pontania proxima Lepel (Hym. Tentlirédinide) sur Salix, Oligotfophus caprese, var. major Kieff (Diptère Cecidomyide) sur Salix. Cynips Quercus-Tozse Bosc (Hym. Cynipide) sur Quercus. Andricus curvalor Hartig » » » Irilinealus Harlig » » » Maipighii Adier « » Phylloxéra acanlochermes Licht. (Héin. Aphidide) sur Quercus. Dryophanla longioentris Hartig (Hym. Cynipide) » Teiraneura Ubni de Geer (Hém. Aphidide) sur Ulnius. Eriophyes Ulmi Nat. (Acar. Eriophyide) » Perrisia filicina Kiefî(Dipt. Cecidomyide) sur Pteris aquilina. Rhodiles rosse L. (Hym. Cynipide) sur Rosa. Eriophyes Tiliœ Pagenst, sur Tilia. Psylla Buxi L. (Hém. Psyllide) sur Buxus. Les sables fauves de Chalosse à SaUes (Gironde) Par M. P.-E. Dubalen. Je dois tout d'abord témoigner toute ma reconnaissance à M. Rozier qui a bien voulu organiser pour moi une excursion aux faluns hel- vétiens de Salles. Le samedi 25 juin, veille de la Fêle linnéenne, nous partions de Facture avec M. Neuville qui s'était joint à nous. Au lieu dit « Peyot n nous reconnaissions une mollasse avec quel- ques débris de fossiles, et au-dessus un sable fortement coloré en jaune, un peu argileux, et ça et là des plaquettes très dures de même composition avec des éléments plus fins; j'eus une vague idée que nous pouvions avoir là nos sables de Chalosse. Un second gise- ment d'helvétien bien caractérisé se trouvait encore surmonté par des sables semblables, autorisant presque une identification avec les sables fauves de la Chalosse; j'acquis même de la confiance, lorsque je trouvai la grenaille caractéristique de ce niveau, grenaille à reflets rosés dûs aux sels de manganèse. Ma conviction devint certaine à une exploitation située sur le bord d'une prairie au lieu dit « La Caze ». Dans un arrachement important, nous pûmes voir les grès fauves de la Clialosse qui sont toujours à la partie supérieure de ces dépôts, prendre une réelle importance et servir de pierre à bâtir. Nouscons- PROCÈS-VERBAUX 67 talâmes, en outre, qu'au point de contact de ces sables avec Thelvé- tien coquillier, un remaniement sur place de l'helvétien avait fait entrer les coquilles fossiles dans ces sables qui, après décalcification, n'offrent plus que leurs empreintes. C'est bien avec cet arrachement que l'on peut expliquer la méprise de MM. Jacquot etRaulin {Statis- tique géologique et agronomique des Landes); ces auteurs, en effet, ont réuni sous la détermination P' tout l'helvétien et le sable de Chaiosse, considérant même ce faciès supérieur comme marin, parce que çà et là, quoique très rarement, on y rencontrait des mollusques marins. J'avais déjà trouvé dans ces sables une empreinte qui rappe- lait un genre de l'Eocène lorsque, accompagnant M. Hébert dans ses études de l'Eocène de Saint-Sever, nous trouvâmes à Montsoué, non loin de la craie, un fragment de roche décalcifiée laissant voir bien nettement l'empreinte d'une Janire crétacée. Pour une seconde raison, on ne peut plus assimiler les sables fauves à VHelvélien, parce qu'ils reposent sur tous les étages de la protubérance de Saint-Sever, depuis l'A/ôien jusqu'au Tongrien, et, en dehors des diverses protubérances, sur V Aquitanien et sur VHel- vétien véritable. En deux mots, ils recouvrent toute la Chaiosse et ce n'est que le démantèlement des vallées qui permet de voir les cou- ches sous-jacentes. Ces sables, dont la puissance diminue en s'éloignant des Pyrénées, accusent encore, sur les coteaux qui bordent l'Adour, une épaisseur de 15 à 20 mètres. A. Saint-Pierre de Mont-de-Marsan, leur épaisseur est moindre et peut être estimée, ainsi qu'à Ygos où ils forment un îlot de plusieurs kilomètres carrés, à 10 mètres au maximum. A Uchacq, Cère, Brocas et Labrit, où les signalent MM. Jacquot et Raulin, leur épaisseur serait encore moindre ! On aurait pu penser que dans ces dernières localités, ces îlots, épargnés par la dénudalion, marquaient la fin de ce système. Aujour- d'hui, nous avons la pi'euve qu'ils s'étendent jusqu'à Salles avec une épaisseur de quelques mètres et que de nouvelles observations les feront connaître encore plus près de la Garonne, région vers laquelle ils finissent en biseau. Quoique avec quelques doutes, nous les considérons comme le résidu des glaciers boueux qui ont entraîné vers la plaine tous les matériaux friables qui recouvraient les Pyrénées après leur bombe- ment. Immédiatement après les blocs de la partie supérieure de ces 68 PROCÈS-VERBAUX sables, nous trouvons en place les instruments en silex et quartzites qui correspondent très bien au Slrépyien de M. Rutot, le Chelléen classique faisant suite immédiatement, c'est-à-dire le quaternaire moyen pour le point de passage des sables fauves aux argiles bario- lées qui les surmontent toujours, lorsqu'il n'y a pas eu démantèle- ment. Le Nummulitique dans la région du sable des Landes (rive droite de l'Adour) Par M. P.-E. Dubalen. Il y a quelques jours, M. Lartigau, maire de Dax, me donnait mis- sion de lui présenter un rapport géologique sur la possibilité de trouver aux environs de la ville de l'eau potable. Laissant de côté, pour ces études, toute la région où se montrent le crétacé et, çh et là, l'ophite, nous dirigeâmes toutes nos recherches dans le tertiaire supérieur, c'est-à-dire vers le Nord. Un pointement marqué sur la carte géologique des Landes par M. Raulin, comme appartenant au Tongrien sans fossiles, me préoccupait. Accompagné de MM. Foucaud et Cazalis, qui s'intéressent à la question de l'eau et aussi à la géo- logie de la région, nous visitâmes le pointement marqué tongrien (gris bleu plus ou moins dur), situé sur le côté gauche de la route nationale de Dax à Pontonx, 500 mètres avant d'arriver dans cette dernière ville. M. Lassalle, propriétaire exploitant, voulut bien nous accompagner et mettre à notre disposition les rares fossiles mis de côté; nous-mêmes fûmes assez heureux pour recueillir cinq ou six espèces, sous forme d'empreintes qui rappelaient les espèces aqui- ianiennes. M. Destouesse, de Pontonx, nous conduisit à quelque cent mètres plus à l'Est et mit à notre disposition des sables bleus retirés d'un puits à quelques mètres de profondeur; ils contenaient divers très petits exemplaires de Cenlhhim plicatum, Neritina picla qui confirmèrent le dépôt aquilanien. Une ancienne mar- nière nous fut signalée dans la direction de Dax, près de Téthieu, boui-g situé à moitié chemin entre Pontonx et Dax; nous revînmes sur nos pas et à un kilomètre au nord de l'église de Téthieu, à 300 mètres de la route nationale, près de la ligne de séparation des ariondissements de Dax et de Saint-Sever, au fond d'un vallon étroit et profond, nous trouvâmes une ancienne exploitation d'une marne PROCÈS-VERBAUX 69 bleue gréseuse, pétrie de nummulites (deux ou trois espèces non encore étudiées). Eu remoulant vers le Nord, près de la route natio- nale et longeant les petits coteaux de la rive gauche de l'Adour, nous reconnûmes une longueur de 1 kil. 500 mètres de nummulitique sur 1500 mètres environ de largeur. La carte géologique des Landes marque la fin de VEocène à 4 kilomètres de cet alignement, sur la rive droite de l'Adour. Il y avait donc intérêt h aller reconnaître les pointements de la rive droite. A Giibehaoute Caplanne nous ne fûmes pas moins sur- pris de trouver les grès à paver que M. Jacquot, avec raison, avait placé en dernier lieu à la base du tertiaire. Tout à côté, h Peyré, une ancienne carrière nous donna quelques échantillons de calcaire h Milioles, semblables à ceux de Baraque de Classun et à la même place par rapport aux grès à paver. Ces mêmes calcaires avaient été trouvés dans une place semblable, par M. Reyt et moi, à la Peyra- dère de Saint-Aubin. Me souvenant des conseils qui m'avaient été donnés par MM. Hébert et Tournouer, d'étudier en détail la région Gamarde, Louer, etc., j'ai poursuivi mes investigations. Pour le moment, je rapporte l'impression que les plongemenls des couches qui paraissaient assez désordonnées, rentrent bien dans le système d'un bossellement propre à cette région, qui serait parallèle au plis- sement de Rivière Tercis Saint-Paudelon. Une ligne anticlinale parti- rait un peu plus bas que le moulin de Gamarde dans la direction du pont de Louer (au Sergent) pour prendre fin à Gribehaoute au con- tact de la faille de Saint-Sever, Peyradère, bains de Préchacq, etc. Les grès apparaissent dans un ovale s'élargissant vers l'extrémité S au moulin de Gamarde (1.200 mètres). Les couches éocènes du revers S.-O., côté de Dax, sont plus fortement relevées que les couches S.-E. du côté de Saint-Sever. Près de la faille, à Tambourin, à l'Est de Gribehaoute, de grands blocs craquelés plongent en sens assez divers. La note d'aujourd'hui doit être considérée comme donnant une vue d'ensemble et ce ne sera qu'après des études très minutieuses des détails que nous pourrons donner un travail définitif sur cette inté- ressante région. 70 PROCES-VERBAUX Succession des couches (de bas en haut). POUR M. TOURNOUER POUR M. HÉBERT POUR NOUS Oslrea rarilamella. Serpula spiruleea. Nuininulites perJ'orala. NaLica crassalina. Cale. Oriolampas Miclie- lini. Xanlliopsis Dufourii. Conoclypus conoïdens, Nummiililes complanala Serpula spirulaea. Calcaire à Macropneusles. Grès à paver avec Cerilhes, calcaire à Milioles. Calcaire à Oriolampas Mi- clielini. Xanlhopsis Dufourii, Ost. rarilamella. Conoclypus conoïdeus el Ecliiiiides nombreux. Serpula spirulaea et Cnis- lacés nombreux, « Har- paclocrinus ». Nummulites perforata, Macropneusles. Nalica crassalina. Recherches sur révolution de ramidon dans les feuilles de Pin maritime. Par M. A. Bargue. Objet de ces recherches. Procédés d'examen. Aucune élude complète de l'évolution de Famidon dans les feuilles des Conifères et spécialement du Pin maritime n'a été publiée jus- qu'ici, à ma connaissance. C'est cette élude que j'ai entreprise en considérant à la fois l'intérêt théorique et les facilités pratiques qu'elle présente. D'une part, en effet, les plantes gymnospermes, par leur situation exceptionnelle entre les Angiospermes et les Cryptogames vasculai- res, méritent qu'on recherche si l'évolution d'une substance com- mune, comme est l'amidon, y subit des variations semblables. D'autre part, les Pins ont des feuilles persistantes, ce qui permet de suivre l'évolution dans une même feuille pendant plusieurs années. De plus les feuilles y sont disposées par groupes de jumelles aussi identiques que possible, circonstance très favorable à l'observation et à l'expérimentation : on possède ainsi un sujet de variation et un témoin non variant tout à fait comparables. Nous choisissons, par exemple, deux feuilles de la même paire; PROCÈS-VERBAUX 71 l'une est immédiatement cueillie, l'autre est soumise à l'influence à étudier, puis elle est ensuite cueillie à son tour. L'expérience a mon- tré que le fait d'enlever l'une des feuilles d'un couple, ou l'un des couples de feuilles d'une même branche, n'influe pas sur les feuilles qui restent. Dans tous les cas, les feuilles sont plongées aussitôt cueillies dans l'alcool <à 90°. La comparaison se fait au moyen de coupes minces pratiquées au mémo niveau dans la feuille ayant varié et dans sa jumelle ayant servi de témoin. I. Evolution dans les conditions naturelles. a) Variation avec l'âge des feuilles. — Pendant l'année de leur naissance, les feuilles ne possèdent d'amidon que tardivement et en très faible quantité: quelques grains, petits et peu nombreux, appa- raissent au mois de juin et de juillet dans leur tissu de transfusion. Le tissu chlorophyllien en demeure entièrement dépourvu pendant toute la première année. Les années suivantes, au contraire, le développement de l'amidon est considérable dans tous les tissus pendant la belle saison, comme nous allons le voir. b) Variation saisonnière. — Dans les feuilles âgées d'un an et plus l'amidon apparaît au printemps et subit ensuite une évolution dont voici les phases : l'Apparition en mars, croissance et multiplication des grains; maximum en mai (premier maximum); 2° Résorption partielle coïncidant avec la croissance des pousses nouvelles; minimum à la fin du printemps ; 3° Nouvelle croissance jusqu'à la fin d'août; deuxième maximum ou maximum d'été, plus élevé que celui du printemps. Etat station- naire jusqu'à la fin de septembre; 4° Résorption brusque aux premiers froids d'octobre ; absence complète d'amidon pendant tout l'hiver. Au point de vue topographique, l'apparition de l'amidon progresse* dans la feuille en direction basifuge suivant la longueur et en direc- tion centrifuge suivant l'épaisseur. Elle se propage de la base vers le sommet pour les diverses feuilles d'une même branche. Les premiers grains apparaissent dans le tissu de transfusion, dans les cellules qui bordent extérieurement le liber. Ils sont très petits. Plus tard, on en voit d'autres envahir les cellules voisines, de proche en proche jusqu'à l'endoderme qui, lui-même, en est bientôt rempli. 72 PROCES-VERBAUX D'abord ti'ès petits et collés aux parois, les grains grossissent, prennent une forme ovale; ils finissent par remplir louLe la cavité des cellules où ils se trouvent. Les cellules à ponctuations aréolées n'en contiennent jamais. Dans le tissu chlorophyllien, l'apparition de l'amidon est plus tar- dive et les grains, sphériques, restent toujours plus petits que dans le tissu de transfusion. Les premières cellules où il se montre sont celles qui touchent ci l'endoderme; les dernières sont celles de la périphérie. On les voit toujours se développer dans les chloroleucites. D'abord le centre de ceux-ci bleuit par l'iode; puis le noyau amylacé grossit, distend le chloroleucite qui devient moins visible. La disparition aulomnale se fait, dans tous ses détails, seloyi le pro- cessus inverse de celui de l'apparition printanière. c) Variation diurne. — La variation diurne, surtout visible aux époques maximales, n'atteint que la partie périphérique du tissu vert, c'est-à-dire précisément celle où, dans le courant de l'année, l'amidon apparaît en dernier lieu et disparaît en premier lieu. L'ami- don s'y résorbe pendant la. nuit et s'y reforme pendant le jour. C'est dans les cellules sous-stomatiques que la résorption nocturne de l'amidon paraît s'opérer tout d'abord, et dans la partie plate de la feuille elle est en général plus avancée que dans la partie convexe. Dans le tissu de transfusion, au contraire, l'amidon reste sans modification. Un fait remarquable accompagne du reste les oscillations diurnes de l'amidon : des gouttes, probablement oléo-résineuses, et qui sont par- ticulièrement abondantes à ces époques dans la feuille de Pin, subis- sent des fluctuations inverses de celles de l'amidon, c'est-à-dire, diminuent pendant le jour et augmentent pendant la nuit : il y a là un balancement physiologique intéressant. d) Variations accidentelles. — Quelques cas accidentels ont été observés. Sous l'influence de variations brusques de température, d'orages, de mutilations, la marche de l'amylogenèse subit des varia- tions sensibles, mais que je ne puis décrire ici. II. Variations expérimentales. Puisque l'amidon varie dans la feuille selon l'âge, la saison, et même du jour à la nuit, on doit pouvoir le faire varier aussi expéri- mentalement, en modifiant artificiellement la lumière, la tempéra- ture et aussi l'alimenlation de la feuille. PROCÈS-VERBAUX 73 a) Expériences d'hiver. — J'espérais obtenir l'apparition expéri- mentale de l'amidon en hiver. En réalité, rien n'est plus difficile et j'ai constamment échoué sauf dans les cas très rares que voici : 1° Jeunes pins en pot, alimentation sucrée, culture en serre à 15° depuis octobre. En février, apparition de l'amidon, très précoce mais très fugace; la végétation, très hâtive dans ces conditions, consomme l'amidon aussitôt formé. 2° Branches coupées, soumises par leur section à l'alimentation sucrée, maintenues à la lumière et à une température de 15 à 20°. 1^'amidon apparaît une seule fois, le 18 décembre, après trois jours d'alimentation avec une solution à 15 p. dOO de glucose. 3° Feuilles détachées, plongées dans des solutions sucrées à des concentrations variées et à la lumière, ù une température de 15 à 20°. Une seule fois, le d2 décembre, il y a formation d'amidon après immersion depuis vingt-quatre heures dans solution à Jo p. 100 de glucose, à une température de 12 à J6°. Dans ces deux derniers cas, l'amidon était très peu abondant et limité à quelques cellules. b) Expériences d'été. — En été, l'inertie de la feuille au point de vue de l'amidon existe encore, à certains égards, pour l'action de la lumière, mais non pour celle de la température. 1° On sait qu'il suffit de quelques heures pour que, dans les feuil- les des dicotylédones mises à l'obscurité, l'amidon disparaisse com- plètement. Au contraire, celui des feuilles de pin présente une résis- tance remarquable : il subsiste même à l'obscurité complète, dans le tissu chlorophyllien, pendant plus d'une semaine. Dans le tissu de transfusion, il en subsiste encore dans plusieurs cellules, même après un mois de séjour à l'obscurité. La fanaison des feuilles a empêché de prolonger les expériences plus longtemps. 2° Une élévation artificielle de température, sans variation d'éclai- rement (lumière solaire, lumière diffuse ou obscurité), a permis au contraire de constater la complète disparition de l'amidon, même en pleine lumière, au bout de douze heures, par l'effet d'une tempéra- ture de 30° sur des branches feuillées, au mois de juillet. La même action se produit d'autant plus rapidement que la lumière est moins intense; elle est plus lente sur les feuilles détachées que sur les branche feuillées. Procès Verbaux 1910 6 74 PROCES-VERBAUX L'amidon disparu dans ces conditions reparaît abondamment et vite si la température est convenablement abaissée (10 à 15°). La disparition de l'amidon est accompagnée d'une abondante apparition de globules oléo-résineux ; inversement la réapparition de l'amidon est marquée par la diminution de ces mêmes substances. 3° En juin, l'alimentation sucrée, établie sur des branches où l'ami- don a été très réduit par un séjour prolongé à l'obscurité, a pi-oduit dans les feuilles une réapparition très abondante de l'amidon dans tous les tissus. Même dans les jeunes feuilles de l'année il s'est mon- tré en quantités très grandes, bien que, normalement, il n'y appa- raisse pas à ce moment. La solution de glucose à 15 p. 100 s'est montrée plus favorable à ce phénomène que celle de saccharose à la même dilution; au bout de douze jours (du l'^'' au 13 juin 1910), la production amylacée a paru, dans ces conditions, atteindre son maximum. Conclusion. Indépendamment des conclusions partielles que nous avons résu- mées dans ce qui précède, une conclusion d'ordre général ressort nettement de nos observations et expériences : c'est que les facteurs essentiels de l'amylogenèse sont internes, et que ces facteurs sont tantôt fort peu sensibles aux actions extérieures (amidon du tissu de transfusion, absence totale d'amidon en hiver), tantôt, au contraire, très sensibles à ces mêmes actions (amidon du parenchyme chloro- phyllien, présence de l'amidon en dehors de l'hiver). Séance du 5 octobre 1910 Présidence de M. le D^' Henri Lamarque, président. CORRESPONDANCE Programme du Congrès des Sociétés savantes, à Caen, en 1911. COMMUNICATIONS MM. Lamarque et BARRiiRE relatent leurs dernières excursions bota- niques dans la vallée d'Ossau, aux environs des Eaux-Chaudes et de PROCÈS-VERBAUX 7S Gabas. Ils s'esliment satisfaits d'avoir pu remettre la main sur V Orobanche CaslellanaquUs reclierchaieiiL depuis trois ans, et d'avoir récolté en abondance sur le Cézy l'intéressant IJlhospeinnum Gas- lonis. De la pullulation des mouches et autres insectes ailés. Par M. Léopold Doinet. L'été dernier, pendant un séjour à Ax-les-Thermes (Ariège), j'ai été très fortement incommodé par les mouches et les taons qui pul- lulent dans cette rép,ion des Pyrénées, et particulièrement près des habitations. En certains endroits où je m'étais rendu pour faire des éludes, j'ai dû me retirer devant les attaques multipliées de ces insectes voraces. L'un d'eux, de la grosseur d'une cigale, en enfon- çant son rostre dans la veine d'un de mes poignets, m'a occasionné une induration qui n'était pas encore dissipée un mois après la piqûre. D'autre part, j'ai eu l'occasion de voir, dans les environs d'Ax, des ânes recouverts d'un véritable vêtement destiné à mettre ces animaux à l'abri des attaques des taons. Il faut évidemment que ces ennemis soient redoutables pour que dans ce pays, qui est un pays pauvre, les agriculteurs aient été obligés de faire une dépense semblable pour protéger leurs bêtes de somme. Dans sa lutte contre les insectes ailés, les meilleurs auxiliaires de l'homme sont les oiseaux de la famille des passereaux; les chauves- souris; les araignées, ces ingénieux animaux dont on méconnaît l'utilité et contre lesquels on a de si injustes préventions; certaines espèces de caméléons qui vivent à l'état apprivoisé dans divers pays méridionaux; plusieurs espèces de geckos que l'on rencontre égale- ment dans les habitations de certaines régions intertropicales, où ils font entendre leur cri, analogue au bruit produit par deux gouttes d'eau tombant dans un vase rempli de ce liquide, et où on les voit, dès la chute du jour, commencer leur chasse aux insectes en se pro- menant en tous sens sur les murailles et au plafond, grâce à leurs pattes à ventouses. On a reconnu depuis longtemps le rôle que jouent dans la trans- mission des maladies contagieuses les mouches et autres insectes ailés. Il est inutile d'insister sur les conséquences que leur affluence 76 PROCÈS-VERBAUX peut occasionner en temps d'épidémie. On ne saurait donc trop recommander de laisser vivre les animaux utiles qui concourent à la destruction des insectes nuisibles. D'autre part, le grand nombre de mouches à Ax et dans ses envi- rons provient beaucoup des déplorables habitudes de malpropreté d'une certaine catégorie des habitants. Une bonne administration doit surtout prévoir. Certaines muni- cipalités agiraient sagement en prenant les mesures nécessaires pour faire cesser les dépôts immondes qui souillent le territoire de leur commune, pour généraliser des règles d'hygiène et de propreté dont l'observation est utile partout, et principalement dans les loca- lités qui désirent adirer des étrangers. Séance du 19 Octobre 1910 Présidence de M. le D^" Henri Lamarque, président. COMMUNICATIONS M. Daydie désirerait savoir à quel endroit il pourrait trouver, en ce moment, et en abondance, le Scabiosa Succisa Un. M. Bardié dit avoir observé en grande quantité cette plante commune dans les environs immédiats de Saint-Mariens. M. Barrère fait d'ailleurs remarquer que Laterrade la signale comme répandue, de juin à octobre, dans les bois de tout le département. M. DoiNET a récolté h nouveau : Pholiola œgerila, Pholiota aurea, Lactarius deliciosus, Laclarius piperalus et divers autres champi- gnons : Hygrophorus, Collijhia, Mycena, Hebeloma, Slropharia, encore indéterminés. M. le Docteur Manon présente à la Société une douzaine d'exemplai- res du grand Blastophage des pins [Blaslophagus piniperda) et de nombreux spécimens de branches ravagées par ce coléoptère. Ce grand dévastateur de nos forêts des landes apparaît dès mars, si le temps est favorable; on le trouve, en nombre, durant toute la belle saison, jusqu'en septembre, octobre. Sa présence dans les forêts de pins est décelée par le jaunissement des jeunes pousses qu'il attaque et perce tout d'abord transversalement pour, ensuite, y pratiquer, PROCES-VERBAUX 77 de bas en haut, de longues galeries longitudinales. A Feutrée du trou, et souvent aussi à l'orifice de sortie, s'élève une éminence rési- neuse produite par exsudation de la sève; le centre de cette émi- nence est lui-même percé d'un trou, l'animal se gardant bien de se laisser emprisonner par agglutination de la résine. Ces insectes à mandibules puissantes, que l'on trouve presque toujours tapis dans leurs trous, lorsqu'on divise les branches atteintes, ne paraissent pas, en effet, aimer la réclusion complète, et sont susceptibles de forer autre chose que du bois de pin, si on en juge par ce fait qu'un certain nombre d'entre eux enfermés dans un tube bouché avec un long bouchon de liège ont, en quelques heures, repris leur liberté, en perçant le bouchon de part en part. J^e Olaslopliagus piniperda se déplacerait donc assez facilement et serait susceptible de forer et de perdre successivement plusieurs pousses du même arbre et d'arbres avoisinants, dont l'évolution se trouverait ainsi singulièrement retar- dée, si les éclosions sont nombreuses. On ne connaît guère de remède à l'invasion de ce petit coléoptère. On a conseillé de multiplier, dans la mesure du possible, un autre coléoptère qui ferait une guerre acharnée au blastophage et à sa larve, nous avons nommé le Clairon formicaire {Clerus formicarius) qui fait, des vieilles souches, son habitat ordinaire : il suffirait de transporter un certain nombre de ces vieilles souches formicariées sur les lieux contaminés ; mais combien aléatoire est pareil remèdel Contre une invasion trop grande il ne reste guère que l'abatage. Herborisation du 26 Juin 1910 (93« fête Linnéenne, à Léognan et à Martillac) par M. G.-J. Neyraut. Bois autour des dolmens de Bicon Helianthemum gultalum Mill. Dianthu^ prolifer L. Linum angustifolium L. Trifolium sublerraneum L. Trifolmm angustifolium L. Œnanthe pimpinelloides L. Conopodium denudalum Koch. Scorzonera humilis L,. Hieriacium Pilosella L. Hieriacium vulgalum Fr. Campanula patula L. Mêlampyrum pralense L. Brunella alba Pall. Anlhericum planifolium L. [ PROCÈS-VERBAUX Léognan, aux abords du ruisseau de l'Eau-BIanche : Radiola linoides Rolh. Carum verlicillalum Koch. Hieriacium murorum L. Cynoglossiim pictum Ait. Sur le parcours de Léognan les champs, elc. Fumaria officinalis L. Raphanus Raphanistrum L. Helianthemum nhjssoides Vent. Lychnis Gilhago Scop. Mœhringia trinervia L. Hypericum humifusum L. H\ipericum perforalum L. Hypericum pulchrum L. Lotus hispidus Desf. Lotus uliginosus Schk. Centaurea C g anus L. Silybum Marianum Ga^rtn. Lampsana communis L. Crépis virens L. Andrgala integrifolia L. Linaria s triât a DG. Euphrasia nemorosa Pers. Orobanche minor Suit. Stacliys arvensis L. Thesiam humifusum De. Carex panicea L. Carex Œderi Ehrh. Equisetum ramosum Schleich. à Martillac ; dans les bois, — dans Teucrium Scorodonia L. Vicia Cracca L. Lathgrus Aphaca L. Alchemilla arvensis Scop. Scleranthus annuus L. Galium palustre L. Scabiosa Coiumbaria L . Erigeron canadensis L. Filago minima Fr. Chrgsanthemum segetum \j. Thesium humifusum DC. Pohjgonatum officinale AU. Carex hirta L. Alopecurus pratensis L. Agrostis setacea Curlis. Avenu longifolia Thore. Holcus lanatus L. Gbjceria fluitans 11. Br. Bromus slerilis L. Autour du village de Martillac; sur les murs et dans les haies Arenaria leploclados Guss. Lathyrus pratensis L. liubia peregrina L. Iris fœtidissima L. PROCES-VERBAUX 79 Séance du 9 Novembre 1910 Présidence de M. le D^ Henri Lamarque, président. ADMINISTRATION La Société procède aux élections pour l'année 1911. Sont élus : Membres du Conseil d'Adininistration. MM. Bardié, Barrère, Breignet, Boyer, Daydie, Degrange-Touzin, Devaux, Lamarque, Lambertie, Llaguet, Muratet, Rozier. Membres de la Commission des Archives. MM. Boyer, Feyïaud, Peyrot. Membres de la Commission des Finances. MM. Baudrimont, Daydie, Lacouture. Membres de la Commission des Publications. MM. Doinet, Muratet, Rozier. Membres de la Commission des Excursions. MM, Bardié, Barrère, Feytaud, Lacouture, Lambertie, Motelay, Rozier. A propos des élections, M. Gouin soutient à nouveau le vœu du vote par correspondance. M. le Président fait remarquer que cette discussion ne peut venir utilement qu'après l'approbation définitive des statuts qui sont actuellement soumis au Gouvernement. COMMUNICATIONS M, Lacouture montre un Volvaria gloiocephala. M. Doinet, à son tour, fait circuler quelques champignons : Ama- ni(a phalloïdes Fr., Lepiola pudica B., Lepiolaerminea ¥v..,Armillaria PROCES-VERBAUX rohusta k. et S., CoUybia difforrnisPe.rs., Tricholoma nudum, Hygro- p Iwrus virgineus 'WiûL, Stropharia coronilla , Stropharia xruginosa, Bolelvs bovinus, var. milis K., Bolelus luleus h., Bgdnum graveolens Del., Polyporus lucidus, Clavaria pislillaris L., Clavaria cinerea B., Xylaria hjpoxylon h., et une forme curieuse de Laccaria laccata. Séance du 23 Novembre 1910 Présidence de M. le Dr Henri Lamarque, président CORRESPONDANCE Lettre de la Faculté de Médecine de Toulouse demandant l'aide de toutes les Sociétés scientifiques pour la reconstitution des bibliothè- ques de Médecine et des Sciences qui ont été anéanties par le récent incendie de l'Université. M. Breignet fait remarquer que la Société Linnéenne n'avait jamais fait le service de ses publications à la P'aculté de Toulouse, mais avec Fassentiment de la Société, il estime que la bibliothèque pos- sède un assez grand nombre d'exemplaires de certaines années pour en faire profiter la bibliothèque universitaire, sans dépareiller elle-même ses collections. Sur la proposition du Président, il est décidé que l'envoi sera fait dans ces conditions. DONS D'OUVRAGES M. Feytaud offre à la Société un certain nombre de ses dernières publications : Eudémis et cochylis, en collaboration avec M. Capus. La lutte contre V eudémis et la cochylis, des mêmes auteurs. Expériences contre r eudémis et la cochylis, en 1903. Insectes parasites du liège. Les chrysomèles de l'osier. Le traitement de l'osier contre les chrysomèles. PROCÈS-VERBAUX 81 ,'M. Lambertie donne égalemeul : Mœurs et mélamorphoses des insectes (2* fasc), par le capilaine Xambeu. PERSOPS'NEL M. le Président souhaite la bienvenue à M. le D'" Charron qui assiste pour la première fois aux séances. Notre collègue remercie le président et rappelle que son éloignement de Bordeaux ne lui permet pas d'être plus régulier. Il profite de la circonstance pour inviter la Société, au nom du maire de Saint-André de-Cubzac et au sien, à célébrer si possible sa fête annuelle dans celte région giron- dine ou, tout au moins, à, y faire une excursion. M. Lamarque remercie M. Charron et accepte l'invitation au nom de la Société. La commission des excursions fixera, au mois de jan- vier, la date précise de ce déplacement. La Société enregistre avec satisfaction la nouvelle distinction accor- dée par le gouvernement à notre collègue et collaborateur, M. Gruvel, qui vient d'obtenir la médaille coloniale avec agrafe « Mauritanie ». M. le Président a le regret de porter à la connaissance de la So ciété les démissions de deux de ses membres : MM. Deserces et Pierre ÎNadal. Enfin M. Lamarque proclame la constitution du bureau pour l'an- née 1911. Ont été nommés par le Conseil, dans sa séance du 15 novembre : Président MM. A. Bardié. Vice-Président B. Llaguet. Secrétaire général. ..... Pi Barrère. Secrétaire adjoint Muratet. Trésorier X. Rozier. Archiviste Breignet. COMMUNICATIONS M, le Président dépose sur le bureau de la Société une nouvelle suite aux travaux de la mission Gruvel, portant sur la chimie des sources minérales de la Mauritanie, et le phytoplancton de cette région. M. DoiiNET parle d'un empoisonnement par Amanila Muscaria, à 82 PROCÈS-VERBAUX Morlaas (Basses-Pyrénées). Il étudie ensuite, pièces en main, une longue et intéressante série de champignons, dont il a fixé avec le pinceau les caractéristiques en de délicates aquarelles. Grâce à ses démonstrations pratiques, la flore mycologique ne peut que faire des adeptes pour le plus grand intérêt de la région girondine. Séance du 7 décembre 1910. Présidence de M. le D^" Llaguet, vice-président. CORRESPONDANCE Circulaire de la « Société préhistorique de France » qui combat le texte du projet de loi, relatif aux fouilles intéressant l'archéologie et la paléontologie, déposé par le gouvernement. Protestation dans le même sens de la Société polymathique du Morbihan. COMMUNICATIONS M. DoiNEï présente les champignons, dont les noms suivent, récol- tés par MM.leD'' Boyer et Lacouture, dans leurs excursions mycolo- giques du 4 décembre I9I0 : Amanila citrina var. mappa Fr. » ruhescens Fr. Lepiota granuJosa var. mesomorpha B. Laclarius iheiogalus B. » mitissimus Fr. Collybia dryophila Fr. Russula nigricans B. » heterophylla R. » cganoxantha Sch. » lepida Fr. » liUea Huds. Bygrophorus aitreus Arrh. PROCÈS-VERBAUX 83 Mycena (sp.?). Laccaria laccala var. amellvjslina Vaill. Niclalis aslerophora Fr. Hijpholoma hydrophilum B. Bolelus sublomenlosus L. Trameles socialis Fr. 7'elephora Sowerbii B, et Br. M. DoiNET fait passer sous nos yeux vingt-cinq aquarelles repré- sentant quelques champignons intéressants, dont il doit la plus grande partie k l'amabilité de nos collègues, MM. le D'" Boyer, Lacou- ture et Lambertie, qui ont bien voulu lui offrir le résultat de leurs excursions mycologiques. M. Bardié lit le compte rendu du VI'' Congrès préhistorique oîi il avait été délégué par la Société Linnéenne. Il insiste en particulier sur la découverte, par M. le D"' Léveillé, des gisements du Grand Pressigny. M. DoiNET expose rapidement une nouvelle méthode personnelle, permettant de préciser pratiquement la forme exacte de quelques champignons supérieurs. M. Boyer montre des œufs d'insecte supportés par un long pédi- cule et ressemblant à des sporanges de mousses ou de moisissures. Ils proviennent de la monture du bec de gaz d'une officine pharma- ceutique. M. Castex apporte un magnifique échantillon du très rare Clijpeas- ier intermedius, trouvé par lui dans le Burdigalien supérieur de Cestas. Il le met en opposition avec le Ctijpeasler marginalus de l'Helvétien, et le Clijpeaster Scillœ du Burdigalien inférieur. Note sur l'habitat de l'Apion Chevrolati Gyll. et du Gronops lunatus F. par M. Maurice Lambertie. Je possédais deux Apion Chevrolati Gyll. qu'accidentellement, sans doute, j'avais capturés, l'un en 1891 et l'autre en 1902, à Cazaux, en liiochant sur les rares brindilles des clairières, en juillet ; et deux Gronops lunalus F. dont uii très frais, pris en 1903, dans le sable, au ^4 PROCÈS-A'ERBAUX pied d'un pommier, à Sl-Médard-d'Eyrans. Depuis lors, pas d'autre capture. Cette année, je suis allé passer la première quinzaine de juillet k Soulac, dans le but de rechercher le Callicnemis Latreillei Lap., mais je n'ai pu le rencontrer. Logé non loin des dunes, et ayant sur le côté du chalet, opposé à la mer, une superbe étendue de bois de pins et de chênes verts, j'en fis le but de mes excursions journalières. Un jour de forte chaleur, m'étant assis à l'ombre d'un chêne vert, je grattai machinalement au pied des Helianthemum gullalum Mill. qui tapissaient le sol, et j'eus la surprise de capturer un Apion CJie- vrolali Gyll. Encouragé par ce résultat, je fouillai de plus belle et à la fin.de la journée j'en possédais une douzaine. Le lendemain, je recommençai, mais avec une nouvelle lactique ; en effet, j'avais remarqué que c'était sous les touffes les plus épais- ses, oîi se trouvaient en tas les feuilles sèches et oii les tiges n'étaient pas enveloppées d'une couche de mousse ,que j'avais pris presque tous les Apions. J'avisai alors quelques buttes de sable isolées, tapissées d'Hélianthemum et de quelques géraniacées, et commençai mes recherches qui dépassèrent considérablement mon attente ; non seulement je retrouvais mes bestioles, mais par douzaine au pied de chaque touffe; en compagnie, de temps en temps de quelques Gro- nops et aussi quelques Limobius mixlus Boh. et borealis Payk. F'inalement, je dus renoncer à poursuivre ma chasse, me conten- tant pour l'instant de deux à trois cents Apions, d'une trentaine de Gronops et de quelques Limobius, que j'avais récoltés en assez grand nombre, en grattant les lichens des pommiers, à St-Médard-d'Eyrans, en novembre. J'espère que ces indications permettront à bon nombre de collè- gues de capturer ces bonnes espèces qui, somme toute, ne sont pas plus rares que les autres. Il faut connaître l'habitat et la date d'ap- parition, voilà tout! PROCÈS-YERBAUX 85 Séance du 21 décembre 1910. Présidence de M. D'' Henri Lamarque, président. PERSONNEL Sur rapport du Conseil d'administration, sont nommés membres titulaires de la Société : M. Jacob (Charles), maître de conférences à la Faculté des Sciences, s'occupant de géologie, présenté par MM. Devaux et Lamarque. M. SouLEAU (Joseph), s'occupant de biologie, présenté par MM. Brei- gnet et Llaguet. ADMINISTRATION Les dates des séances pour l'année 1911 sont ainsi fixées : Janvier 4-18 Juin . 7-21 Février 1-15 Juillet ...... 5-19 Mars 8-22 Octobre 4-18 Avril. 5-19 Novembre. . . . 8-22 Mai 3-17 Décembre . . . 6-20 COMMUNICATIONS M. Daleau donne le compte-rendu anthropologique du Congrès de l'Association Française, à Toulouse, en août 1910, auprès duquel il représentait la Société Linnéenne. M. Daleau, à ce propos, déplore l'étroitesse et le mauvais état des salles du Musée d'Histoire Naturelle d'une grande ville comme Bor- deaux, M. DoiNET rappelle, en la renouvelant, une de ses motions précé- dentes, tendant à organiser annuellement entre certaines sociétés savantes de Bordeaux, une réunion générale, sorte de congrès, où seraient étudiées en commun les questions intéressant également ces sociétés, et particulièrement celle des musées. M. LE Pbésident approuve l'idée de M. Doinet; il a d'ailleurs la 86 PROCÈS-VERBAUX satisfaction d'annoncer à l'Assemblée que le Conseil municipal a l'intention de consacrer un crédit h la réfection des salles du Musée. M. Bardié présente deux curieux manuscrits d'histoire naturelle de la fin du xvm" siècle. Ils ont été rédigés par un érudit naturaliste de l'époque qui avait voyagé dans les Indes. On y trouve un aperçu des connaissances, surtout botaniques, de ce temps, exposé en ter- mes simples et clairs, sous forme de cours à l'usage de la jeunesse. Les figures coloriées sont nombreuses pour les familles et les espè- ces. Par leur vérité, leur finesse, leur exécution en grandeur natu- relle, ces figures sont tout à fait comparables aux meilleures repro- ductions modernes. M. Bardié, en terminant, offre ces deux volumes à la bibliothèque de la Société, qui aurait intérêt à ne pas s'en dessaisir. M. LE Président remercie vivement M. Bardié de sa générosité et l'assure que les manuscrits auront une bonne place parmi les raretés de la bibliothèque, que l'on vient consulter dans nos salles. M. DoiNET présente divers champignons. M. Castex montre une molaire, une incisive et la mandibule pro- bablement d'un cervidé, provenant de Gans, près Bazas, et trouvés dans du gravier argileux. A ce propos, M. Manon dit qu'il a trouvé à la frontière tunisienne, près de Tebessa, des corps organiques silicifiés qu'il présentera aune prochaine séance. M. Peyrot a le plaisir d'annoncer à la Société que la " Concholo- gie » qu'il rédige avec M. Cossmann, avance rapidement. TABLE DES MATIÈRES**) (PROCÈS-VERBAUX 1910) BOTANIQUE Bardié Evica Uisitanica à Lège el à Piquey .......... 23 — Précocité de plantes bulbeuses en 1910 41 — Distribution de plantes dans la Gironde. Scorpùo'MS sî<6î)i/- losa L , 58 — Présentation de deux manuscrits d'histoire naturelle. ... 86 Bargue Evolution de l'amidon dans les feuilles du pin maritime. 70 BoYER (D') l'résentation àe Marasmius Rotula 60 — Reboisement etTrufficulture 33 — Morilles noires spéciales k la région truffière . 46 — De l'utilité de l'emploi du blanc pur, dit stérilisé, dans la culture du champignon de couche. Présentation de ces champignons 51 BoYER(D'')et DoiNET Présentation de champignons 42 BoYER (Dr) et Lacouture. Présentation de champignons . 82 Daleau Floraison à Bourg d'un ^^aue americrt/ja (avec planche) 22 Daydie Au sujet de Scabiosa succisa 76 DoiNET Présentation de champignons. 19, 39, 41, 47, 50, 55, 76, 79, 82, 86 — Présentation d'aquarelles 39, 55, 82, 83 — Empoisonnement par Amanita miiscaria 81 — Méthode pour préciser la forme de certains champignons supérieurs 83 Lacouture Présentation de Volvaria gloiocephala • . . . . 79 Lamarque (D"") et BARRÈRE(Dr). Excursions botaniques dans la vallée d'Ossau . 74 Neyraut Compte rendu botanique de l'excursion du 18 juillet 1909 au cap Ferret 19 — Compte rendu de l'excursion botanique du 17 avril 1910 à Saint-Brice et à Frontenac 47 — Prunus lusitanica L 50 — Compte rendu botaniquedelaFêtelinnéennedu26juin 1910 77 (1) La table des matières contenues dans les Actes se trouve page 447, à la fin de la première partie du volume. 88 PROCES-VERBAUX ENTOMOLOGIE Pages BoYER (D"") Présentation d'œufs d'insecles supportés par un long pédi- cule 83 Clermont Capture du Mascavauxia cyrlica Desb, dans les Landes. . 56 DoiNET. ....... Présentation de chrysalides et de diptères provenant de champignons 50 — De la pullulation des mouches et autres insectes ailés. . . 75 Lambertie Hémiptères nouveaux ou rares de la Gironde 39 . — Macropsis scutellaris var purpurata Horv 40 — ...... Galle de Andricus radicis Fabr. Forficula Lesnei Finot. 41 — Mantis religiosa L. var. brune 42 — Présentation d'insecles provenant de cécidies 43 — — de DryopJianla foUi L \ Cynips Kollari Hartig- 46 — Y'Të.sen\di\,\onàBRIiodilesrosse\j.\Schizoneuralanuginosa Hartig 50 — . . . i . . Présentation de trois Cécidies nouvelles pour la région. . 54 — Compte rendu entomologique de l'excursion à Salles, le 10 juin 1910 ! 55 — Récolte de Cécidies dans la Gironde • • • 58 Compte rendu entomologique de la 93^ Fête linnéenne. . . 65 — Viah'ûaX ûe y ApionChevrolali G'^W.el au. Gronops lunalus Fr 83 Manon (D"") De l'influence de la lumière et de la nourriture sur les vers à soie 55 — Présentation du B/as/ojo/irt,9MSjDÙu'pe?'da. Renseignements sur ce coléoptère 76 GÉOLOGIE, PALÉOCONCHOLOGIE Castex Présentation de Clypeasler inLermedius 83 — . — d'une molaire, d'une incisive, d'une mandi- bule trouvées dans du gravier argileux. ......... 86 DuBALEN. ...... Les sables fauves de Chalosse, à Salles (Gironde). .... 66 — ....... Le Nummulitique dans la région du sable des Landes. 68 RoziER Nouveau gisement fossilifère de l'Helvétien inférieur.. . . 50 ZOOLOGIE DuBALEN Capture de Coracias garrida L. à Mont-de-Marsan. .... 60 Feytaud Espèces trouvées sur les plantes aquatiques, à Cazaux. . . 49 SUJETS DIVERS Adminislralion : Membres du Conseil et des Commissions.pour 1911. ...... 79 Constitution du bureau pour 1911 81 Dates des séances pour 1911 85 PfiOCES-VERBAUX 89 Pages Bulletin bibliographique \ 7 Distinctions lionorifiques 36 46 54 81 Dons divers 47, 54, 55, 60, 80, 81, 86 Excursion du l*^'' mai 1910 à l'étang de Gazaiix 49 Installation du bureau (1910) 17 Personnel de la Société 3 Admissions 32, 47, 49, 54, 60, 85 Démissions 17 41, 81 Décès 41 Bardié V^ Congrès préhistorique (compte rendu; 83 Baudrimont (Di') . . UapporL de la Commission des archives.- 28 BARRÈRE(Dr) Compte rendu des travaux pendant Tannée 19U9 ..... 23 BiAL DE Bellerade. Rappoi t de la Commission des finances , . 36 BoYER (D') Compte rendu de la 93e Fête liunécnne h Léognan et à Marlillac 60 Daleau Compte rendu anthropologique du Congrès de Toulouse. 85 DoiNET Réunion générale des sociétés savantes de Bordeaux. . . 85 GouiN Vote par correspondance. 79 Lambertie Rapport de la Commission des exiursiuns 31 MuHATET (Di"). . . . Rapport de la Commission des publications 29 MuRATET (DO et Lande (P.). Nouveau procédé de recherche médico-légale du sang 43 32,443. — Bordeaux, Y. Cadoret, impr., rue Poquelin-Molière, 17. POUR LA VENTE DES VOLUMES S'adresser : ATHÉIVÉB rue des Trois-Conlls, 53 BORDEAUX 32.518 Pi -._ «i( ^r:.jsK£K H 1 ^ JJ'^ -. J .«!?:. T~^ . -SF ^1. ^ ►■■•• J f ^ T^ —5 .«J .._ —S r—^TT" t - i f- — t| 1 ^ j 3 ^ ? J ^^^p^ — ^ ^=M^m= >s -s -Xz P# —4— .^\ ifcr— '^^~~' , -«r' ?»sai ÉÊM' f'^i' ï A mM-^ J- -JP ? r"^^H '" W .^^\. V ^isP g \^ il i ^. J-^ V >^ . ^ fi^ ) J» W «TV. > j» :?? -^ îi 5 ^ > =3 |3 IVy 5 e? -— ^ - — =_ ,41 ■^^-w. 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